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Environnement & Développement : programme de reboisement et efficacité énergétique
Le programme 'Environnement et Développement', créé par Planète Urgence en 2006, fait partie de la campagne 'Un milliard d'arbres' lancée par Wangari Maathaï – prix Nobel de la paix en 2004 et fondatrice du Green Belt Movement au Kenya – et géré par la fondation Plant for the Planet et soutenu par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).
Ce programme, mené sur le terrain en lien avec des associations locales, vise à appuyer le développement des communautés et leur adaptation au réchauffement climatique par des actions permettant la protection, la restauration et la valorisation économique de leur cadre de vie par des projets de reforestation et d'efficacité énergétique.
Environnement et développement sont liés, le premier fournissant aux populations les ressources (alimentaires, énergétiques, matériaux de construction, cadre de vie…) nécessaires à leur vie quotidienne. Mais parce que les besoins essentiels des populations ne peuvent être sacrifiés, le programme vise à soutenir l’émergence d’alternatives permettant de répondre aux besoins à court terme (efficacité énergétique, diversification et efficacité dans la production alimentaire…) tout en investissant sur l’avenir par des actions de protection des forêts et de restauration de celles-ci par le reboisement.
Ce lien fort entre les actions de plantation et les ressources qu’en tirent les populations est aussi la meilleure garantie de leur pérennité.
Au travers de ses 5 objectifs 'CADRE', le programme 'Environnement et Développement' intervient sur les problématiques suivantes:
Les arbres ont une double fonction : économique et écologique.
Outre son rôle de productrice d’oxygène (par la photosynthèse) indispensable à notre vie, la forêt contribue au maintien des espèces animales et végétales, à la régulation du cycle de l'eau, à la protection des sols et aux grands équilibres naturels et climatiques.
A l’échelle régionale, l’ensemble de strates (herbacées, arbustes, canopée...) qui composent la forêt présente une réelle stabilisation du climat local, un pouvoir tampon vis à vis des variations climatiques extérieures. A l’échelle planétaire, les forêts permettent de séquestrer le carbone dans sa biomasse végétale puis dans le sol, ce qui réduit la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, tel le dioxyde de carbone (CO2), et contribue donc à ralentir le réchauffement climatique.
La matière organique, provenant de la biodégradation, joue un rôle bénéfique sur la stabilité de la structure des sols. La présence d'un réseau racinaire dense et d'une couche d'humus augmente la capacité de rétention de l'eau. La couverture forestière réduit le ruissellement et atténue les fluctuations du débit des rivières. En facilitant l'infiltration de l'eau dans le sol, les forêts contribuent également à filtrer les polluants et à alimenter les nappes phréatiques en eau de qualité, minérale et organique, très stable.
Actuellement, 1.5 million d'espèces végétales et animales sont scientifiquement décrites. Selon les estimations les plus timides, le nombre total d'espèces se situerait entre 3 et 10 millions. Une des caractéristiques les plus remarquables des forêts, notamment tropicales, est leur énorme biodiversité. Il est présumé que sur le nombre total d'espèces vivant sur terre, 50 à 75 % sont originaires des forêts tropicales humides. L'imprécision de ces estimations est due à l'incertitude quant au nombre actuel d'espèces.
Pour la majorité des habitants des régions tropicales, le bois et le charbon restent le plus souvent les uniques sources d'énergie économiquement accessibles et culturellement acceptées. De manière très approximative, pour l'année 1995, la FAO estimait à 1,9 milliards de mètres cubes la consommation mondiale de bois de chauffe. Dans ce bilan, la part des pays tropicaux s'élevait à environ 70 %, soit 1,3 milliards de mètres cubes. Ce qui fait dire à certains observateurs que l'approvisionnement en bois énergie constitue la fonction majeure des forêts tropicales.
80% de l'exploitation annuelle des forêts tropicales au début des années 90 étaient utilisés pour les besoins énergétiques. La fabrication de papier et de carton demeurant marginale ou très localisée, on peut considérer qu'un peu moins des 20 % restants correspondent aux bois d'oeuvre et d'industrie. Ceux-ci constituent le matériau de fabrication des sciages, placages et contreplaqués, puis ultérieurement des menuiseries et des bois de construction. Au regard de la seule production mondiale de bois d'oeuvre, évaluée pour la même période à 1,6 milliards de mètres cubes, la contribution des pays tropicaux peut être appréciée à environ 20%.
Au-delà de la production de bois qu'elle assure et de la réserve de terres qu'elle constitue, la forêts est la source d'une large gamme de produits, dits produits non ligneux, comprenant des fruits, des gommes, des résines, des écorces, des essences, des fibres, des substances médicinales, des colorants, du gibier... L'usage de cette ressource est séculaire. On peut affirmer que plusieurs de ces secteurs de production furent, bien avant le bois, une motivation pour entreprendre l'exploration des forêts tropicales et l'objet d'un commerce international lucratif animé par les marchands des pays colonisateurs.
Documents |
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Plaquette de présentation du programme Environnement et Développement |
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