Nos actions
Projet n°1222 | FRANCE
Faune marine et flore
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Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.
Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.
En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.
Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.
Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.
Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.
Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :
L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.
Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :
Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :
Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.
Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.
Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.
Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.
Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).
Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.
La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).
La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).
Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.
Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.
Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.
A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.
Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.
A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.
Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.
Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.
Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.
Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :
Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…
Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :
| Votre don pour une mission de Congé Solidaire | ||
| 73% 1 | 1645€ 2 | Congé Solidaire individuel |
| 98% 1 | 2200€ 2 | Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur |
| 1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence 2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts) |
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Les associations ABC, GECEM et MerTerre / Le Conservatoire du littoral
ABC, Gecem et Merterre sont des associations locales reconnues, composées notamment de scientifiques engagés dans la lutte pour la préservation du milieu marin.
GECEM oeuvre à la protection des mammifères marins notamment par le suivi-identification et comptage.
MerTerre est positionnée dans la lutte contre la pollution des eaux par les macro-déchets.
La mer Méditerranée est menacée par de nombreux facteurs, dont la surpêche, la pollution, et les changements du climat. Les 3 continents qui délimitent le bassin, la proximité immédiate de millions de personnes qui y vivent ou ne font que la visiter (la côte Méditerranée attire un quart des 900 millions de touristes dans le monde), ainsi qu'une exploitation massive des ressources marines exerce une très forte pression menaçant gravement l'environnement marin.
21 pays côtiers se partagent les ressources de cette mer dont les eaux mettent en moyenne 70 à 100 ans pour se renouveler complètement via l'étroit détroit de Gibraltar. Cette séparation qui s'est opérée entre les bassins Atlantique et Méditerranéen se traduit par la présence en Méditerranée de nombreuses espèces qu'on ne trouve nulle part ailleurs : plus d'une espèce sur quatre présente sur le bassin n'existe qu'en Méditerranée (au total plus de 10 000 espèces ont été identifiées soit 8 à 9 % de la biodiversité marine totale sur 0,7% seulement de la surface des océans !). On y compte également plus de vingt espèces de cétacés (dauphins, baleines, marsouins) dont 18 sont classées parmi les espèces en danger ou menacées.
- l'une des espèces les plus caractéristiques et menacées de la région est le phoque moine, aujourd'hui très rare bien que protégé depuis 1966. Autre espèce emblématique, le thon rouge est actuellement en voie de disparition car désormais surpêché par des industriels de la pêche (déclin de 80% de la biomasse de thons rouges adultes en 20 ans).
- la surpêche : des données de l'Organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) suggèrent que dans l'ensemble constitué par la Méditerranée et la mer Noire, 20% des ressources en poisson sont presque épuisées, 15 % sont surexploitées et 50% exploitées au maximum. Ainsi, le total des captures officiellement enregistrées décline et se maintient autour de 1 500 000 tonnes depuis quelques années. C'est plus du double des 700 000 tonnes débarquées en 1950 mais bien en dessous du maximum de 2 millions de tonnes atteint entre 1982 et 1988.
- les filets dérivants, souvent longs de 10 à 12 km et véritables murs de la mort pour les poissons de toutes tailles et espèces ainsi que pour les mammifères marins ont toujours cours en Méditerranée, bien qu'ils aient été interdits tant par les législations régionales que par celle de l'UE.
- La Méditerranée est un des bassins semi fermés les plus pollués au monde : la pollution quotidienne par les eaux usées et les produits chimiques déversés depuis la terre ferme (industrie, agriculture, centres urbains) est encore accentuée par l'insuffisance des règles d'aménagement du littoral.
- 200 000 navires sillonnent la Méditerranée chaque année (1/3 du trafic marchand mondial) ce qui entraîne une pollution par rejets de pétrole. Ainsi, 16% du total des rejets d'hydrocarbures en mer se trouveraient concentrés sur le bassin méditerranéen qui, rappelons-le, ne représente que moins de 1% de la superficie des océans...
Il est donc urgent de contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine naturel et culturel unique. Avec les associations locales de défense de la mer GECEM et MerTerre, Planète Urgence met en oeuvre des missions de recensement et de protection de la biodiversité marine.
Le GECEM est une association de protection de mamifères marins dont la mission est notamment de procéder à leur comptage et suivi-identification. L'association MerTerre est quant à elle investie dans la lutte contre la pollution marine par les macros déchets. Ces deux associations ont besoin d'être épaulées dans leur mission. Elles ont pour cela constitué un protocole d'interventions et identifié des actions que les volontaires de Planète Urgence mettront en oeuvre dans la zone du parc national grâce à la logistique et l'encadrement fourni par l'association ABC.
L’association ABC créée en 1991 dans le Sud Est de la France s'est d'abord mobilisée dans l'aide médicale aux pays en voie de développement puis dans l'aide aux plus démunis en région PACA. Antenne régionale de Planète Urgence, l’équipe d’ABC en pilote les missions Méditerranée sur deux sites régionaux (les îles d’Or à Hyères et la zone Natura 2000 lagune du Brusc à Six Fours).
Recenser et protéger la biodiversité marine
Planète Urgence a établi un partenariat avec le Conservatoire du littoral et la ville de Six Fours les Plages afin de s’intégrer dans une démarche d’éco-responsabilisation pour protéger les habitats naturels de cette petite île Méditerranéenne ainsi que ceux de ses alentours.
Préserver la richesse biologique du milieu marin et terrestre constitue l’objectif du comité de pilotage du site Natura 2000 lagune du Brusc auquel participe Planète Urgence.
Site en proie à une pression démographique et touristique intense, son écosystème reste fragile et doit être surveillé et protégé. Certains jours on peut compter jusqu’à 260 bateaux ancrés autour de l’archipel des Embiez (plaisanciers ou plongeurs sous-marins).
- Les herbiers de posidonies sont menacés non seulement par les algues envahissantes (Caulerpa Taxifolia et Caulerpa Racemosa), mais également par les mouillages forains des plaisanciers ou des plongeurs sous-marins, le site étant avec celui des îles d’or (Port Cros, Porquerolles, le Levant), un des plus fréquentés de la côte d’azur. L'antenne régionale de Planète Urgence (ABC) membre du Comité de pilotage Natura 2000 lagune du Brusc a toujours plaidé pour la création de mouillages écologiques sur ce site très fréquenté.
- Les macro-déchets sous-marins et côtiers constituent une autre menace du fait des re-largages de composés chimiques et de blessures ou de contamination sur les animaux (étouffement par ingestion, coupures mortelles ).
Toute agression des herbiers de posidonies ainsi que tout rejet de produits toxiques en mer a ensuite une incidence sur le maintien des espèces et donc sur la chaîne alimentaire marine. Si de surcroît des quotas raisonnables et des pratiques de pêche vertueuses ne sont pas appliqués, l’appauvrissement de la faune ne peut alors que s'amplifier. C'est pourquoi la présence ou non de cétacés, situés en bout de chaîne alimentaire, représente un indicateur intéressant quant à l’état de la flore et de la faune sous-marine. Selon la FAO près de 85 % des espèces de poissons sont épuisées, en voie d'exctinction ou en passe de l'être. Ces chiffres affolants ont des conséquences économiques, sociales, et écologiques desastreuses et permettent de comprendre notament que certains dauphins n’arrivent déjà plus à s’alimenter correctement. Leur recensement basé sur la photo-identification nous permet d’extrapoler la qualité de la chaine alimentaire (donc de la faune et de la flore) sous-marine.
La grande nacre, espèce protégée, n’est pas non plus à l’abri des espèces invasives et de la pollution biochimique. La grande nacre, ou « pinna nobilis », est un bi-valve de grande taille (50 à 60 cm). C’est le plus grand coquillage de Méditerranée, elle vit plantée verticalement dans le sol (herbier ou fond meuble) à des profondeurs de 1 à 40 mètres. Cette moule géante s’alimente de plancton et de particules organiques. Les scientifiques du laboratoire océanographique des Embiez l’étudient et la considèrent comme un des indicateurs de la qualité des eaux autour des côtes Méditerranéennes : côtes trop souvent contaminées par l’insuffisance de stations d’épuration ou lorsque le réseau hydrique est saturé par de fortes précipitations.
Dans le cadre de sa mission, le comité Natura 2000 lagune du Brusc coordonne, en partenariat avec des associations locales (GECEM, MerTerre, ABC) et des institutions (Conservatoire du littoral, TPM Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée, l’Institut océanographique des Embiez) des actions destinées à la protection des espèces marines et de leur habitat.
Planète Urgence s’inscrit dans ce programme en proposant pour l'année 2012 deux missions (1 en juillet et 1 en août).
Contribuer à la collecte d'informations sur :
- la présence des grands dauphins et de la faune marine rencontrée (oiseaux, cétacés, tortues, thons, etc ...)
- l'évolution de l'algue toxique Caulerpa,
- l'évolution des macro-déchets autour des îles,
- la quantification des grandes nacres,
- l'éradication des griffes de sorcière.
a/ Compter, identifier les grands dauphins et effectuer des relevés sur la présence, lors des sorties, de toutes les espèces d'oiseaux, cétacés, tortues, thons, etc ... rencontrées :
menée avec le groupe d’étude des cétacés en méditerranée (GECEM) qui étudie et photo identifie ces espèces, l'intervention du volontaire contribuera à l'étude de ces animaux. Concernant les grands dauphins, les photos prises serviront à identifier chaque individu rencontré ce qui permettra de mieux quantifier l'espèce évoluant dans la zone, ses habitudes migratoires proches ou plus lointaines.
Concernant les autres espèces rencontrées, les relevés permettront de dresser un cliché instantané utilisable par les scientifiques du GECEM.
Les observations seront menées en voilier (moins de nuisance sonore lors de l'approche des cétacés).
b/ Détecter la progression de l'algue Caulerpa : les éco-volontaires localiseront les zones de développement de l'algue toxique, sous le contrôle d’un guide du parc et dans le respect du protocole d'étude en vigueur. Ils la photographieront et noteront le point GPS lorsque celle-ci sera présente sur des sites non répertoriés. Les zones explorées seront les mêmes que celles des macro-déchets, et délimitées par des flotteurs adaptés, auxquelles s’ajouteront les zones avoisinantes qui seront balayées en même temps que la localisation des grandes nacres.
c/ A l’image des moules, la grande nacre est le reflet de la qualité biologique et microbiologique du milieu marin. Son repérage, sa quantification et sa localisation GPS sont utiles pour les scientifiques.
d/ Détecter et réduire les macro-déchets : le ramassage s’effectuera selon le protocole établi en 2009 avec l'association MerTerre. Après repérage ils seront collectés en apnée sur des zones côtières entre 0 et 8 m de fond, puis stockés à bord d’une unité adaptée et transportés vers des lieux de ramassage accessibles aux structures chargées des déchets. Les interstices rocheux seront aussi nettoyés par les éco-volontaires Planète Urgence grâce à un accès facilité par l'utilisation de kayaks.
e/ 1 volet d’intervention à terre : les griffes de sorcières (carpobrotus edulis) sont des plantes terrestres très résistantes au vent et aux embruns salés ; elles prolifèrent au détriment d’espèces endémiques. Une journée de la mission sera consacrée à l’éradication de cette espèce invasive sur l’île du Rouveau. Sur les indications du Conservatoire du Littoral, une surface géographiquement localisée sera l’objet de ce volet d’intervention à terre. L’éradication se fait manuellement par l’arrachage des pieds de Carpobrotus.
Le temps de partage de ces différentes opérations durant la mission est guidé par la météo.
Conditions particulières : les risques éventuels sont liés à une météo défavorable ne permettant pas un déroulement convenable de la mission. Quelle que soit la météo, les plongées en apnée, les activités menées en kayak et sur voilier doivent être pratiquées avec la prudence adaptée à ce type d’activité.
Gare de toulon
A leur arrivée en gare de Toulon, les volontaires sont pris en charge par une navette pour se rendre jusqu'au port du Brusc, à la chambre d’hôtes.
L’hébergement (nuitées) se fera à terre au sein d’une chambre d’hôte locale située à 30 m de la zone Natura 2000.
Le petit-déjeuner (en dehors des matins d’observation) et le repas du soir seront pris sur place à la chambre d’hôte.
Matériel disponible sur place : un appareil photo avec zoom adapté à la photo identification (cf. Gecem et ABC). 4 paires de jumelles, 1 kayak de mer, 1 appareil photo sous-marin, 1 GPS, ceintures de plomb, filets à oursins pour ramasser les macro-déchets, bouées pavillons alpha pour sécuriser la zone.
La mission commence le vendredi soir (jour 1) et se termine le 2è dimanche (jour 10) à midi (total 9 nuitées et 10 jours). Les éco-bénévoles doivent arriver en TGV à la gare de Toulon (cf horaires) et sont pris en charge par une navette pour se rendre sur le port du Brusc, à la chambre d’hôtes. Le dimanche après-midi ils sont raccompagnés par la navette à la gare de Toulon. Le samedi (jour 2) sera consacré à une formation spécifique concernant l’objectif général de mission PU ainsi que les protocoles de la mission Méditerranée 2. Le dimanche (jour 3) sera une journée consacrée à l’évaluation des capacités apnéiques individuelles et à la mise en pratique des protocoles de collecte des macro-déchets.
Un maximum de 6 volontaires est accepté lors d’une mission. Un minimum de 4 volontaires pour effectuer la mission.
Les obligations du volontaire avant de partir en mission :
Effectuer une visite médicale chez un médecin spécialisé plongée (ou un ORL), afin de garantir les capacités individuelles à pratiquer l’apnée et à prévenir d’éventuels incidents liés à des fragilités auriculaires méconnues.
Chaque volontaire devra prévoir d'emporter un duvet, une taie d’oreiller, 1 cahier, 1 stylo, 1 appareil photo numérique ou argentique (étanche si possible), 1 ensemble masque, palmes et tuba, 1 combinaison néoprène de 3 à 5 mm (selon la résistance personnelle au froid), 1 paire de gants, des chaussons néoprène, 1 paire de tongs. Lunettes solaires, crèmes anti-uv et casquettes ou chapeaux sont fortement recommandés. Le climat autour des îles des Embiez est relativement clément mais un coup de mistral peut refroidir rapidement la température de l’eau et de l’air.
Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.
Urgence |
Date de début |
Durée |
Choix |
| 30-06-2012 | 8 jours | ||
| 04-08-2012 | 8 jours |
Nom du bénévole |
Date de départ |
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |