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Projet n°1285 | BÉNIN
Agriculture

N° 1285 : Formation en maraichage et techniques de production agricole en faveur d'une association villageoise d'ecotourisme

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

Les villageois maraichers participants au projet ecotouristque

Nombre de participants

10

Niveau des participants

Les bénéficiaires sont des maraîchers, hommes et femmes, qui cultivent des produits tels que la pomme de terre, le piment, la tomate, le haricot vert, la salade.
Ils sont à l’origine des agriculteurs qui pratiquent cette activité pour compléter les revenus issus des cultures champêtres et d’élevage.
Ils ont entre 22 et 45 ans et parlent français. Les bénéficiaires ont quelques connaissances en maraîchage déjà acquises sur le tas mais ont besoin de se perfectionner.

Formation des participants

Ils n’ont aucune formation de base. Ils ont appris l’activité sur le tard.

Motivation des participants

Volonté de compléter leurs revenus traditionnels liés aux activités agricoles.

Historique

Benin Ecotourism Concern (Eco-Bénin) est une Organisation Non Gouvernementale ( ONG ) créée au Bénin en 1999 par un groupe de professionnels exerçant dans différents domaines relatifs à l’écotourisme. Eco-Bénin entend donner une impulsion au processus de développement local grâce à l’introduction auprès des populations des savoir-faire nécessaires à la promotion de l’écodéveloppement. Ce développement a pour double vocation de garantir la préservation des ressources naturelles et de créer de la valeur ajoutée pour les populations locales, tout en s’appuyant sur la culture et les traditions des populations par le biais d’un processus participatif de décision et d’apprentissage.

En d'autres termes, la mission d'Eco-Bénin est de promouvoir le développement communautaire à travers l’aménagement et la valorisation des ressources naturelles du pays à des fins d’écotourisme et d’écodéveloppement via :

- l’aménagement, la planification et la gestion de sites éco touristiques en coopération avec leurs habitants organisés en comités villageois,
- le développement de l’expertise locale dans la gestion communautaire d’espaces,
- la formation d’éco-guides locaux,
- l’éducation formelle et informelle de base en matière d’écotourisme et d’environnement.

Par ailleurs, Eco-Bénin travaille à la mise en place d’actions marketing et à l’organisation de voyages responsables, équitables et solidaires. L’ONG mène également des actions d’assistance-conseil en écotourisme et écodéveloppement, et organise des événements (ex : tables rondes) autour de ces thèmes . Enfin, Eco-Benin mène des chantiers d’installation de circuits éco touristiques pour lesquels ont déjà été reçus plusieurs volontaires et stagiaires afin de renforcer les capacités des éco guides locaux et la collecte de données spécifiques sur les attractions éco touristiques.

Le siège de l’ONG se trouve à Abomey-Calavi au sud du pays, mais elle travaille dans plusieursautres localités à grand potentiel éco touristique : l’organisation développe aujourd’hui des projets à Koussoukoingou (www.ecobenin.org/koussoukoingou), un village du nord ouest caractérisé par ses habitations particulières « Tata Somba », ainsi qu'au niveau des parcs nationaux du W et de la Pendjari ; elle intervient également au sud, à proximité de la mangrove de Togbin, et au Lac Ahémé (www.lacaheme.com), projet pilote le plus abouti.

La présente fiche projet a lieu dans la région de l'Atacora, au nord ouest du pays. Elle est conçue pour venir en soutien au projet ecotouristique porté par l'association villageoise locale d'ecotourisme, dénomée " La Perle de l'Atacora" , association soutenue par Eco-Bénin et Planète Urgence depuis 3 ans.

Dans cette région, les fameuses habitations à étages de l'Atacora ( autrement appelées "Tata Somba") sont éparpillées à la fois sur la montagne et dans les plaines sur une superficie d'au moins 400 kilomètres carrés. Les ethnies Bétiabé, Bètammaribè et Bésorbé ont adopté cette forme d'architecture avec des particularités propres à chacune d'elles. Les Tata Somba sont en quelque sorte les témoins du passé, l'identité première des Bètammaribè. La chaîne de l’Atacora avec 700 mètres d’altitude représente le « château d’eau du pays », d’où coulent les grands fleuves du Bénin. Ce trait physique explique non seulement le caractère très accidenté du relief, mais aussi l’insuffisance des terres cultivables qui, dégradées par l’érosion, sont plus ou moins infertiles et inaptes aux cultures. La végétation caractéristique est la savane arborée, arbustive et herbacée dominée par les espèces ligneuses comme le Néré, le karité, le baobab, le faux acajou, le tamarinier, le kapokier, le caïlcédrat et le rônier. Les forêts tropicales qui existaient ont été détruites et il ne reste que quelques bosquets qui abritent les fétiches ou qui sont des sanctuaires conservés, ainsi que des forêts galeries en voie de disparition. Au niveau de la faune, on trouve quelques biches, des singes, des lapins, des reptiles, de petits rongeurs, et une grande diversité d’oiseaux. La zone est très arrosée (1400 mm d’eau par an). Les plus fortes quantités d’eau sont enregistrées au cours des mois d’août et de septembre. La température moyenne est d’environ 27°C avec des variations de 17°C à 42°C pendant l’harmattan. Les cultures agricoles locales sont celles des tubercules et des plantes à racine (igname, manioc et patate douce), des céréales (mil, maïs, fonio, sorgho) et des légumineuses (haricot et voandzou).

Ce projet a pour objectif d’aider les communautés à s’organiser afin de gagner des revenus complémentaires grâce au tourisme. Il comprend 3 volets spécifiques :

- le renforcement des capacités axé sur la mise en place de circuits éco touristiques,
- la sensibilisation de la population aux enjeux de l’écotourisme,
- la formation de guides villageois à la conduite de randonnées et à l’interprétation de patrimoine naturel et culturel.

Au nombre des offres proposées aux touristes figure la restauration locale. Elle est assurée par les femmes du village qui éprouvent souvent des difficultés pour l’approvisionnement de certains produits dont les légumes parce qu’ils ne sont pas toujours disponibles au village. Or ce problème pourrait être résolu si elles avaient accès aux produits maraichers directement sur place au village.
Une partie des légumes consommés par les habitants est toutefois produite dans le village mais la plus grande partie est achetée à Kouaba ( à2 km ) et à Boukombé ( à 5 km ). La production réalisée en saison sèche est très faible car il n'y a pas d'irrigation et de semences de bonne qualité. La production locale que le projet entend développer devrait donc permettre de produire à partir de semences de qualité une quantité et une variété suffisante de légumes pour combler la demande du village et celle de Natitingou, surtout en période sèche. En saison sèche, les maraîchers seront dotés de motopompe pour faciliter l'arrosage.

Dans le souci d’augmenter la satisfaction des touristes venant à Koussoukoingou ( données 2009 ), il est important que les membres de la communauté impliqués dans les activités touristiques acquièrent les compétences nécessaires afin de s’autogérer à long terme dans les divers secteurs du tourisme. Ainsi, depuis le lancement du projet ecotouristique de l'association La Perle de l'Atacora en 2006, 1250 vacanciers ont séjournés en 2010 à Koussoukoingou, contre quelques dizaines à peine la première année du projet. La saison touristique 2010-2011 a enregistré 1247 visiteurs ayant acheté les circuits touristiques contre 312 ayant consommé la restauration locale et 206 ayant passé la nuit dans les Tata.

Le but de la formation en maraîchage sera donc de permettre aux restauratrices et aux villageois d’avoir accès plus facilement aux produits maraîchers.

En mars 2010, les maraîchers ont récolté et vendu plus d’une tonne de pomme de terre et plusieurs continuent à vendre le piment récolté. Cette année, la production de pomme de terre sur un quart d’hectare a donné prêt de deux tonnes dont une tonne huit cent est commercialisable. Ils sont installés non loin d’une rivière d’où ils prennent l’eau pour arroser leurs champs. Une étude est actuellement en cour pour connaître le coût d’un éventuel système d’irrigation à installer. En attendant de pouvoir rassembler cet argent les maraîchers font l’arrosage eux-mêmes. Il faudrait également renforcer le matériel de pompage d’eau et d’arrosage. La perle de l’Atacora dispose de l’argent pour l’achat des semences et les subventions de Planète Urgence pourront permettre de renforcer ces fonds et d’acheter les outils de travail.

Deux périodes de mission sont souhaitables:
1) de mai à septembre: saison pluvieuse où les maraîchage sont fait partout même à toute proximité des concessions.
2) d'octobre à avril : saison sèche où le maraîchage se pratique au bord de la rivière à Koubirikou, non loin de Koussou, où se trouve deux membres de la Perle de l'Atacora accueillant les touristes. Les volontaires pourront y dormir ou faire la navette avec le village, selon leur choix. Cette période correspond à la période d'arrosage des cultures avec motopompe.
Le traitement des cultures contre les insectes est valable pour les deux saisons puisqu'il y a des ravageurs spécifiques aux deux saisons.

Les interventions des volontaires auront lieu dans l’arrondissement de Koussoucoingou, constitué de 9 villages qui s’étendent sur 278 km² et comptent environ 6 600 habitants dont la moitié à moins de 15 ans. Cet arrondissement est doté d’ un hôpital à Koussou-centre et prochainement d’un marché qui s’animera tout les cinq jours. Chaque village a son école primaire et est sous l’autorité d’un chef élu pour 5 ans aidé de conseillers (un par quartier normalement).



Objectif

renforcer les aptitudes des paysans en maraichage

A terme, il s'agira de leur procurer des revenus plus importants, de renforcer l'autonomie alimentaire du village et d'attirer plus encore les touristes pris en charge par l'association ecotouristique locale "La Perle de L'Atacora".

plus particulièrement, il est attendu que :

les participants aient acquis des aptitudes en termes de maraîchage et d’agriculture biologique afin de produire des légumes de qualité et en quantité suffisante pour nourrir le village et éviter de devoir les acheter aux marchés des villages voisins.

L’Association Perle de l’Atacora puisse diversifier les activités et les sources de revenu des villageois.

Une nouvelle zone maraîchère existe dans la région et que le marché de Koussoucoingou vende des légumes produits au village.

A long terme, des contacts seront noués avec des organismes étrangers pour faciliter le marketing et l’accueil d’éco-voyageurs (voyage des membres, voyages dans le cadre des projets, séjours d’étude, etc.).
Des sources de financements supplémentaires pourront être ouvertes au projet et mobilisables également pour la réplication de l’action sur d’autres sites (terroirs villageois et périphéries d’aires protégées).

Intervention du volontaire

Le/la volontaire interviendra selon les axes suivants :

- apprentissage de la mise en place de pépinières,
- apprentissage du calendrier des cultures (à quel moment planter etc.)
- traitement biologique ou raisonné des plantes contre les insectes
- apprentissage de la culture des tomates, des oignions, des carottes, des choux, des haricots verts, des pommes de terre et des piments,
- techniques d’irrigation.
- techniques de production des semences de certaines cultures locales

Aéroport / Lieu d'arrivée

Cotonou

Transfert sur le lieu de mission

Le transfert de l’aéroport vers le lieu d’hébergement se fait en véhicule. Mlle Sylvie Noumonvi, la secrétaire de l’ONG ou un membre du staff accueillera les volontaires à l’aéroport et les accompagnera jusqu’à l’hôtel à Abomey-Calavi.
Le village d’accueil appelé Koussoucoingou abrite la maison des volontaires construite par les villageois. Il est situé à 32 km de Natitingou qui est à 560 km de Cotonou, la capitale économique du pays.

Condition d'hébergement et d'intendance

Les volontaires seront logés à l’écolodge de l’association, fonctionnel depuis décembre 2011. Toute fois, si les volontaires le désirent, ils pourront passer des nuits en tata mais le confort est minimum (pas d’électricité, pas d’eau courante). Les repas sont préparés par les membres chargés de la restauration au sein de l’association locale. Un membre de l’ONG accompagne les volontaires. Il les appuie dans leurs interventions en collaboration avec le président de l’association locale.

Moyens mis en oeuvre

L’association dispose d’un ordinateur, d’un portable, et d’une imprimante, le tout en bon état.
La formation se déroulera dans dans les salles de cours des écoles comprenant tableaux et craies, tableaux de conférence et marqueurs ainsi que dans les zones de maraîchage chez les particuliers et dans le jardin commun.

Organisation

- Jour 1 : Arrivée et accueil à l’aéroport par un membre du staff de l’ONG.
- Jour 2 : Présentation d’Eco-Benin et des attentes de la mission
- Jour 3 : Voyage sur Natitingou et le village d’accueil, repos
- Jour 4 à 12 : Déroulement des activités de la mission.
- Jour 13 : Bilan /Evaluation des activités avec les bénéficiaires. (nuit à Natitingou).
- Jour 14 : Voyage retour sur Cotonou et restitution de la mission
- Jour 15 : Préparation et voyage retour

Le week end est libre. Curiosités à visiter : Parc National de la Pendjari, Tanongou, les chutes de Kota, les villages Tanéka (Se référer aux pages web : www.ecobenin.org).

Remarques

Les volontaires devront avoir des connaissances d’ordre général (formation ou expérience) sur les domaines suivants :
Maraîchage et jardinage
Agriculture biologique
Cultures en milieu subaride


Qualités nécessaires:
Bonne aptitude à la communication
Travailleur et persévérant
Accepter de travailler en zones sub-arides
Bonne adaptation au milieu villageois avec un minimum de confort


Outils à préparer et/ou à apporter par le volontaire
-Jumelles, appareil photo/camera, chaussures de terrain.
-Tenues légères (voir températures ci-haut)
-Manuels simples de formation ou supports pédagogiques.
-CD Vidéo de formation et de mise en situation
-Cahiers, bloc-notes, stylos, crayons, gommes
-Besoin important en râteaux, pioches, arrosoirs …


Effets personnels à ne pas oublier par la/le volontaire
-Tenues légères (voir températures ci-haut) mais à manches
-Crèmes solaires et crèmes écran insectes
-Moustiquaires imprégnées
-Draps + couvertures
-Lampes frontales ou lampes torches manuellement rechargeables ou solaires
-Sac de couchage ou sac à viande
-Nécessaire de douche (serviettes, savons, etc.)

Les prochains départs

Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.

Urgence

Date de début

Durée

Choix

En 20121 16 jours2
Je sélectionne
 

1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission.

2. 16 jours = durée moyenne d'une mission.

Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72.

▼ 5 rapports de volontaires partis auprès du partenaire "ECOBÉNIN"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
ANNE MARIE D. Apprentissage du français en faveur des femmes de l’Association ecotouristique villageoise La Perle de l’Atacora (BÉNIN) 10-04-2011
LUCIE M. Apprentissage du français en faveur des femmes de l’Association ecotouristique villageoise La Perle de l’Atacora (BÉNIN) 26-09-2010
MARIE-PIERRE N. Formation en secourisme du personnel des structures écotouristiques Tata Somba (BÉNIN) 29-11-2009
CATHERINE L. Formation en comptabilité et gestion des revenus de l'écotourisme (BÉNIN) 19-07-2009
ELISE A. Appui au montage et à la gestion de projets communautaires (BÉNIN) 05-04-2009

▼ 4 rapports de volontaires partis en "AGRICULTURE"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
KARIMA K. Formation à la conservation de fruits et confiture (BURKINA FASO) 17-07-2010
MARIE-FRANÑOISE M. Formation à la conservation de fruits et confiture (BURKINA FASO) 17-04-2010
SYLVIE D. Création d'une ferme-école de formation au petit élevage et à l'agriculture urbaine et périurbaine (CAMEROUN) 16-10-2009
LOUIS P. Approfondissement de formation en apiculture à Madagascar (MADAGASCAR) 29-09-2007
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