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Projet n°1359 | CAMEROUN
Formation de formateurs

N° 1359 : Formation en techniques d'animation des membres de l'association Global Village Cameroon (GVC), spécialisée dans la protection de l’environnement

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

Les membres actifs de l'association Global Village Cameroon

Nombre de participants

10

Niveau des participants

10 bénéficiaires dont 3 femmes : 5 employés, 3 stagiaires et 2 membres bénévoles de l'association.

- M.THANG Dieudonné, Bac + 3 en lettres modernes françaises, secrétaire exécutif ; employé depuis 1996, en charge des projets communautaires, plaidoyer environnement, renforcement des capacités environnementales et sociales dans le cadre des grands projets d’infrastructures.
- Mme MAFFO TADAHA Rusette, Bac + 2 comptabilité, secrétaire de bureau ; employée depuis 1996, renforcement des capacités des femmes en TIC - formation sur les bases de la bureautique : allumer un ordinateur, rédiger un document, l’enregistrer et l’envoyer par email.
- Mme NDAGHA Shirley Brown, Bac + 4 en droit et condition féminine, chargée des projets, employée depuis janvier 2009, Education environnementale des Femmes et des jeunes, renforcement des capacités des femmes en matière de défense de leurs droits dans le cadre des grands projets d’infrastructures.
- M. LONTSI SOB Hubert, Bac + 4 en droit, chargé des projets, employé depuis mars 1998, projets socio-économiques, plaidoyer dans le cadre des actions de protection de l’environnement, renforcement des capacités environnementales et sociales dans le cadre des grands projets d’infrastructures.
- M. MUNANG CHANDIM Milton, chargé des projets, Bac + 5 en gestion des ressources naturelles et environnement, chargé des projets, employé depuis janvier 2009, gestion des ressources naturelles, lutte contre le changement climatique et la pauvreté.
- M. FOUODJI TOCHE Fabrice, Bac + 4 en sociologie, chargé des projets et stagiaire depuis janvier 2010, Projets socio-économiques.
- M. FOUOTSAAH TAKOUO Prudence, Bac + 3 en sociologie, chargé des projets, stagiaire depuis 2010, Projets socio-économiques.
- M. MEWOUTH Armel Gilles, Bac + 3 en psychologie, chargé des projets et stagiaire, projets socio-économiques)
- M. TATSITSA Jacob, Bac + 5 en Histoire, chargé des projets (membre bénévole)
- M.TATSABONG Basile, Bac + 5 en géographie, chargé des projets (membre bénévole)

Motivation des participants

Chacun des membres de l’équipe de GVC est amené à participer aux ateliers et à leurs animations.
La formation académique des différents membres dans des domaines divers n’a malheureusement pas donné lieu à l’acquisition de connaissances fiables en matière d’animation des ateliers. Les quelques connaissances du personnel de GVC qui permettent de mener ses activités avec plus ou moins de satisfaction, sont plutôt de l’ordre du bon sens, de la logique et de quelques exemples pris ça et là. Tout ceci ne peut en aucun cas remplacer une formation appropriée dans le domaine d’animation des groupes. Etant entendu que les activités d’animation des ateliers sont des activités les plus pratiquées par l'organisation dans la mise en oeuvre des projets.

Historique

Dans les années 1980, alors que la question de la pollution et de la préservation de l’environnement entrait progressivement dans les préocupations quotidiennes des pays du Nord, elle demeurait largement peu developpée en Afrique. Ce n’est qu’à partir du Sommet de la Terre tenu à Rio en 1992 que ces thématiques ont commencé à se vulgariser dans les pays du sud. Ces années-là, le Cameroun rencontrait, par ailleurs, de sérieuses difficultés en matière de gestion des déchets urbains et de coupe exponentielle du bois d’exportation. C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de créer en 1996 l'association « Global Village Cameroon » (GVC), spécialisée dans la protection de l’environnement à Yaoundé. L'associtaion GVC compte 7 membres fondateurs aux profils socio- professionnels et aux parcours variés: étudiants, fonctionnaires ou professions libérales, francophones comme anglophones.
Le nom de « Global Village Cameroon » a été choisi pour illustrer le faît que l’écologie est une préoccupation tout à la fois planètaire et locale, qui dépasse les limites de la ville et les frontières du pays.

Au début de sa création, les membres de GVC s’impliquaient bénévolement dans des activités d’éducation environnementale au Lycée de la Cité Verte et à l’Ecole primaire de la Cité Verte à Yaoundé. Il s’agissait de collaborer avec les enfants et les responsables du lycée pour planter des arbres dont l’entretien et le suivi incombaient aux élèves. Parfois, des jeux concours radiophoniques portant sur des questions environnementales étaient organisés. D’autres activités ont eu lieu dans des hôpitaux, notamment celui de Biyem Assi en 1998, ainsi qu'à l'hôpital de la Cité verte en 1999 et de Nkomo en 2000 : GVC y a procédé à la création d’espaces verts pour le repos des malades ainsi qu'au nettoyage des alentours et à la dotation en petit équipement de nettoyage aux équipes.
En 1997, l’association reçoit son premier financement triennal de 50 millions de FCFA du Réseau « MDB Energy Project » basé à Amsterdam. Ce financement a permis la réalisation d'une étude portant sur l’impact des grands projets d’infrastructures énergétiques en faveur du Cameroun financés par la Banque Mondiale et sur l’environnement et le développement social du pays. Ce projet visait également la promotion des énergies renouvelables en faveur des populations à faible revenu. Le rôle de GVC était alors d’identifier les potentielles sources d’énergies renouvelables exploitables et d’analyser la politique de soutien énergétique des banques multilatérales de développement. L’étude menée a conclu que ces banques, tout comme toute autre banque « classique », sont à la poursuite d’intérêts économiques immédiats plutôt que de favoriser une démarche de promotion des énergies renouvelables et de lutte contre la pauvreté de plus long terme..

En 1997 GVC a été identifiée par le Centre d’Information des Nations Unies comme association agissant pour l’environnement, ce qui lui a permis de bénéficier d'un partenariat avec l'agence onusienne PNUE permettant d'accéder à des micro finacements variant entre 2 à 3 millions de FCFA destinés à la sensibilisation et à l'’éducation environnementale à l’intention des élèves et leurs enseignants. Cette même année Global Village s’engage au sein d’un réseau d’organisations de la société civile camerounaise, le Groupe de Concertation et d’Action (GCA), financé par Catholic Relief Services, dans un processus de plaidoyer relatif au projet Pipeline Tchad/Cameroun. L'expertise indépendante produite par l'association a notamment eu pour résultat d'améliorer le niveau des compensations attribuées aux populations des zones concernées par la mise en place de ce pipeline.

GVC est passée du statut d’association à celui d’ONG en octobre 2008. Aujourd’hui, ses domaines d’intervention couvrent :

- le plaidoyer dans le cadre des grands projets d’infrastructures du secteur de l’énergie en vue de minimiser les impacts sur l’environnement et les communautés riveraines,
- l’assistance aux associations de développement dans le cadre de projets de désenclavement et de lutte contre la pauvreté en zone urbaine et rurale,
- la promotion des énergies renouvelables (solaire, micro-barrage, etc) par le développement de projets concrets sur le terrain et via la sensibilisation des décideurs sur l’importance d’investir dans ce secteur.

Trois projets sont actuellement en cours de réalisation :

- GVC intervient depuis 2000 en collaboration avec l’ONG CAFER (Centre d’Appui aux Femmes et aux Ruraux qui oeuvre pour le développement durable, le soutien aux femmes et les populations pauvres du milieu rural) pour appuyer des populations de zones enclavées de Yaoundé afin qu’elles élaborent des projets d’aménagement (routes, électricité, points d’eau potable, etc). CAFER reçoit pour ce projet un financement de Cordaid, une organisation néerlandaise d’aide au développement, et s’appuie sur des structures qui ont les compétences techniques nécessaires, comme Global Village Cameroon, pour l’aider à organiser et rassembler les populations autour du projet. Le rôle de Global Village sur le terrain est d'encourager les populations des quartiers à la réalisation de micro-projets regoupant 50 à 100 personnes, contribuer financièrement pour un 1/3 des sommes engagées ainsi qu'à s'assurer du suivi de l’exécution. Global Village intervient dans 4 à 5 quartiers par an.

- Depuis février 2009 et jusqu’en fin 2010, GVC élabore une étude portant sur la production et la commercialisation des plantes utiles à la production de biocarburant. Ce projet est financé par EGP « Ecosystem Grant Program » (Pays-Bas), à hauteur de 30 millions de CFA pour 18 mois. L’objectif final de l'étude est d'obtenir du gouvernement une loi qui organise et oriente le secteur du biocarburant au Cameroun.

- En 2008, Global Village a obtenu un financement de la Banque Mondiale dans le cadre d’un appel à projets organisée par Lighting Africa Development Market Place (LADM). Ce financement de 100 millions de Francs CFA doit permettre l'approvisionement en énergie solaire à environ 100 foyers du village de Ngan-Ha dans la région de l’Adamaoua, au nord du pays.

L’ONG compte aujourd’hui une vingtaine de membres. Elle rassemble 5 salariés, 3 stagiaires et 2 bénévoles.

Objectif

Formation des membres de GVC en techniques d'animation de réunion et prise de parole en public.

Cette mission a pour but de former les membres de GVC aux techniques d’animation pour mener au mieux les ateliers d’information, de formation et de sensibilisation mis en place par l’association en faveur des populations et des décideurs. Aujourd'hui, les membres de GVC ont besoin d'améliorer leurs techniques d'animation afin de rendre leurs ateliers plus attrayants et efficaces. En effet, il demeure difficile pour les animateurs de faire passer leurs messages aux populations bénéficiaires et à l’auditoire en général. Le but de la formation est de renforcer les capacités et compétences de l'équipe en techniques d'animation afin que les animateurs sociaux puissent ainsi atteindre les objectifs identifiés dans la conception des projets.

L’équipe de GVC anime différents types d’ateliers, en direction de duifférents types de publics :
- GVC mène beaucoup de formations/sensibilisations auprès des populations villageoises. Par exemple, dans le cadre du projet portant sur les biocarburants, GVC réalise des formations, généralement d'une durée de 3 jours à raison de 6 heures par jour, portant sur les impacts environnementaux et sociaux des biocarburants sur les communautés riveraines des zones de production. Elle organise également des sensibilisations sur les droits et intérêts des populations.
Les communautés concernées par ce projet se situent à Kribi dans les villages de Fifinda 1, Fifinda 2, Ebéa et Pama, et à Kumbo dans les villages de Tobin, Jakiri et Mbongsoh (souvent des paysans). Les groupes sont formés de 20 à 30 personnes. S’il y a plus de participants, l’équipe s’organise pour faire une formation plus longue ou avoir deux sessions de formations. Si un accès à l'electricité est possible dans la zone de formation, GVC s’arrange pour disposer d’un ordinateur et d’un vidéo-projecteur (mais ne sachant pour l'instant pas utiliser Powerpoint, c’est sur Word qu’ils projettent les grands titres de leur présentation). Quand il n’y a pas d’électricité, ils utilisent de grandes feuilles de papier sur lesquelles sont inscrits les grands points de leur exposé.
D’après les membres de l’équipe, leur grande faiblesse est de ne pas réussir à amener les participants à échanger et ils ont l’impression de se comporter comme des enseignants et de faire un cours magistral.

- Par ailleurs, dans le cadre de l’animation du Réseau d’Associations pour l’environnement et l’Energie Propre (RAEEP), dont GVC assure actuellement la coordination, l’ONG organise, 7 à 10 fois par an, des ateliers réunissant les membres de ce réseau (généralement une vingtaine de personnes). L’équipe de GVC doit alors faire des présentations sur certaines thématiques (dernièrement, ils ont réalisé une présentation des politiques de la banque mondiale concernant les biocarburants). Les membres constatent ici qu’ils ne savent pas comment capter l'attention de l'auditoire.

De façon plus générale, les faiblesses identifiées concernent aussi l’animation de réunions avec différents acteurs, GVC étant parfois amené à rencontrer des représentants de ministères, d’autres ONG ou des médias pour les consulter sur les thématiques de leurs projets : si le secrétaire exécutif de GVC n’est pas présent lors de ces rencontres, le reste de l’équipe se sent désarmé, ce qui les conduit à avoir des réunions désorganisées et manquant de dynamisme.

Intervention du volontaire

Le volontaire devra former les membres de GVC aux techniques d'animation de reunions et d'atelier et prise de parole en public.

Depuis sa création, GVC a initié et mené à bon terme des projets qui impliquaient beaucoup d’animation. Néanmoins, vu la fluctuation des membres de l’équipe, force est de constater qu'il est nécessaire de former l'équipe actuelle.
Les membres de l’équipe souhaitent donc acquérir des connaissances pratiques en techniques d’animation :
- Comment préparer un atelier en fonction du type de public?
- Quelles sont les précautions à prendre ?
- Dans quel cadre et à quelles conditions privilégier tel ou tel outil, telle ou telle méthode ?
- Comment s’assurer que le message est bien passé ? etc.

Etant entendu que la majorité des projets de GVC sont des projets de plaidoyers, notamment dans les domaines de la protection de l’environnement, de la défense des droits et intérêts des communautés riveraines des grands projets et qui, de ce fait, sont toujours accompagnés d’ateliers sur ces thématiques avec ces populations. Par ailleurs, GVC souhaite également développer davantage la vulgarisation des énergies propres dans les zones rurales, à partir de projets semblables à celui que l’organisation exécute dans l’Adamaoua et dans lesquels les populations sont fortement impliquées.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Yaoundé

Transfert sur le lieu de mission

Le volontaire sera acceuilli à l'aéroport par un membre du GVC.

Condition d'hébergement et d'intendance

Le volontaire dormira au Cameroun Hotel (situé à 60 m du lieu de formation).

Moyens mis en oeuvre

Ordinateurs (dont 4 ordinateurs fixes (dont un avec des coupures intempestives) et 1 ordinateur portable), imprimante et connexion internet.

Remarques

Résultat(s) attendu(s) pour la mission :
- Les participants savent comment préparer un atelier destiné à des membres d’une communauté rurale
- Les participants savent comment préparer une réunion du réseau/ réunion regroupant partenaires, représentants du gouvernement et/ou médias
- Les participants disposent de techniques pour rendre leurs formations/sensibilisations dans les communautés rurales participatives et assurer une meilleure transmission du/des message(s)
- Les participants disposent de techniques pour animer des réunions dynamiques et bien structurées.


Impacts attendus, 6 à 9 mois après la mission :

- Global Village dispose d’une expertise fiable en animation sociale et peut organiser des ateliers pertinents par l’approche et les méthodes utilisées.

Evaluation des ateliers :
- Taux de participation des populations. Taux actuel de participation évalué à 25 à 30%.
- Taux de participation des participants (échanges plus vivants).
- Taux de satisfaction des participants. Comment comptez-vous évaluer ce taux ? Après l’évaluation faite par les participants à la fin de l’atelier. Y a-t-il déjà une évaluation réalisée à la fin des ateliers ? Quels sont les résultats de ces évaluations ?
- Taux des populations sensibilisées. C’est-à-dire ? Nombre de participants ayant compris le message. Comment comptez-vous obtenir cet indicateur ?
- Les animateurs s’assurent que le message est bien passé à partir des techniques acquises durant la formation.

- Les membres de l’équipe se sentent plus à l’aise pour mener des réunions avec d’autres ONG/ représentants du gouvernement/ médias.

Les prochains départs

Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.

Urgence

Date de début

Durée

Choix

En 20121 16 jours2
Je sélectionne
 

1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission.

2. 16 jours = durée moyenne d'une mission.

Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72.

▼ Le rapport du volontaire parti sur ce même projet

Nom du bénévole

Date de départ

 
PHILIPPE L. 07-01-2012

▼ 2 rapports de volontaires partis auprès du partenaire "GLOBAL VILLAGE CAMEROUN"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
CHRISTIAN C. Formation en montage et gestion de projet en faveur de l'association Global Village Cameroon (GVC), spécialisée dans la protection de l’environnement (CAMEROUN) 11-06-2011
CHRISTINE P. Formation des membres de l'association de protection de l'environnement Global Village Cameroon aux logiciels Word et Excel (CAMEROUN) 13-11-2010

▼ 5 rapports de volontaires partis en "FORMATION DE FORMATEURS"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
NATHALIE L. Teaching Learning Methodology (INDONÉSIE) 31-07-2011
CATHERINE R. Painting and Handicrafts training for the Disabled children of St.Peter Paul Special Residential Higher Secondary School (INDE) 02-07-2011
PATRICIA C. Centre d'accueil pour enfants des rues : formation en techniques d’animation (MADAGASCAR) 30-07-2010
VÉRONIQUE A. Formation en psychologie, santé mentale des enfants défavorisés - 2ème session (MALI) 17-07-2010
FABIENNE A. Dance training for the Disabled children of St.Peter Paul Special Residential Higher Secondary School (INDE) 19-06-2010
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