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Projet n°1386 | TOGO
Soutien scolaire et Animation Socio-éducative

N° 1386 : Cours de soutien scolaire aux élèves de l'école primaire de Kligo-Kondji

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

les élèves de l'école de Kligo-Kondji

Nombre de participants

15

Niveau des participants

La langue de travail est le français, langue officielle du Togo. Les cours sont faits entièrement en français et une fois par semaine, les élèves de CE1 et CE2 reçoivent des cours en langue locale, l’Ewe. La langue française est obligatoire dans les classes et pendant la récréation, mais la plupart des enfants ont du mal à s’exprimer. Son apprentissage reste toujours difficile.

Les classes vont du CP au CM2. Le niveau de connaissance de la langue est généralement très faible faute d’outils d’apprentissage dans les écoles, surtout les livres et du fait que les élèves parlent leur langue maternelle à la maison. Seule la pratique régulière du français leur permettrait un meilleur apprentissage.
Le/la volontaire interviendra auprès des élèves de CE1 et CE2 (qui n’ont pas un niveau équivalent à des élèves de CE1 et CE2 en France mais plutôt un niveau de 3ème année de maternelle, voire de CP).

Formation des participants

Le public cible bénéficiaire de ce programme sont les élèves des classes de CE1 et CE2 dont l’âge est compris entre 8 et 12 ans. Les effectifs dans les salles de classes sont importants (entre 43 et 48 élèves par classe). Les élèves sont souvent livrés à eux-mêmes car leur nombre important ne permet pas à l’instituteur de faire des contrôles efficaces et réguliers, d’interroger chacun d’entre eux.

Motivation des participants

Au Togo, 52% des enfants s’inscrivent au CP mais 23% d’entre eux seulement atteignent le CM2.
De manière générale, il y a un trop grand nombre d’élèves par classe et l’encadrement apporté aux élèves ne peut donc être efficace.

A cela s’ajoute un manque cruel de livres de lecture dans les différentes écoles togolaises ne comprenant pas de bibliothèques. Les élèves sont pour la plupart dégourdis, pleins de bonne volonté d’apprendre et disciplinés. Ces enfants sont en général issus des familles rurales avec des parents pauvres (les revenus moyens d’une famille togolaise sont d’environ 30 € par mois). Ces enfants n’ont pas accès aux livres.
Dans les petites villes ou villages togolais, la plupart des instituteurs sont vacataires et ne sont pas régulièrement rémunérés. Il leur arrive fréquemment de quitter l’école pour trouver un autre travail rémunéré (comme taxi-moto). Le salaire moyen d’un instituteur fonctionnaire de l’Etat est de 150€ par mois.

Historique

L’association togolaise Centre International de Volontariat (CIV)-Togo a été créée en 1995 dans la ville de Kpalimé par un professeur, un étudiant et un agent de développement décidés à lutter contre la pauvreté de la population de cette ville. La création de l’association résulte du constat des nombreuses failles au niveau de l’éducation et de la formation des enfants comme des adultes. En réponse, le CIV-Togo a ouvert des chantiers culturels avec des jeunes de France et de Belgique afin d’aider à la reconstruction d’écoles et de pourvoir à l’apport de matériel scolaire. L'ensemble des projets menés par le CIV-Togo représente un total estimé de 4 000 personnes bénéficiaires. L’association rassemble une centaine de membres, en majorité des jeunes diplômés sans emploi, des enseignants, des étudiants ou des artisans qui souhaitent contribuer au développement social et économique de leur communauté. Tous les membres sont bénévoles, sauf la secrétaire.

Le siège de l'association est à Kpalimé, 4ème ville du Togo en terme de population après les villes de Lomé, Tsévié et Kara et compte environ 50 000 habitants. La ville est entourée de montagnes (Mont Kloto et Mont Agou, le plus élevé du Togo à 986m) et est le chef-lieu de la Préfecture de Kloto (région des Plateaux). La ville dispose d’un centre hospitalier, d’un lycée technique professionnel, d’un lycée et de plusieurs écoles privées.
Kpalimé est également la première ville touristique du Togo grâce à son excellent climat. Elle dispose d’un grand centre régional artisanal tandis que les 2/3 de la population vit essentiellement de l’agriculture, le tiers restant se composant d’artisans ou de commerçants. La population de Kpalimé est polythéiste (athées, chrétiens, musulmans et animistes).


Objectifs du CIV Togo :

- Renforcer la scolarisation et la réussite scolaire des élèves en milieu rural en fournissant des livres en faveur d’écoles primaires.

En 2005, donation d’une centaine de livres pour l’école de Kpélé-Aveho. Ce don a été effectué par une école primaire de la commune des Lilas, en région parisienne. En 2008, le CIV- Togo a par ailleurs pris en charge les frais de scolarité d’une trentaine d’élèves de l’école de Kamé. L’inscription à l’école de ces élèves avaient été refusées car leurs parents n’étaient pas en mesure de prendre en charge la totalité des frais liés à la scolarité de leurs enfants (les frais de scolarité représentent environ 10 € par an au Togo. A ce montant, les parents doivent ajouter environ 50 € par an pour l’achat de manuels scolaires, cahiers...).

- Promouvoir le développement et l’autonomie des femmes à travers la formation, l’éducation, l’alphabétisation et la santé.

Quatre groupements de femmes ont été constitués permettant la fabrication de nattes artisanales et l’extraction d’huile de palme.

- La dotation de 8 écoles rurales en boîtes à pharmacies de premiers secours permettant aux instituteurs de prendre en charge les blessures légères des enfants.


Sur le plan social, les principales activités du CIV-Togo sont la promotion de l’éducation chez les jeunes filles. Par ailleurs, le CIV-Togo oeuvre à la sensibilisation des populations sur les risques liés aux IST/VIH/SIDA.

En 2007, le CIV-Togo a fait un don de 1 000 € aux deux groupements de Lavié pour que les femmes puissent acheter le terrain sur lequel elles travaillent : ces femmes productrices d’huile et de nattes artisanales devaient auparavant payer un loyer. Devenues propriétaires, elles épargnent afin d’être en mesure d’acheter une moto pompe permettant de puiser rapidement de l’eau et d’irriguer plus efficacement et à moindre effort leur terrain.


Le CIV-Togo n’a pas de partenaire financier hormis le CIV-France Togo qui finance actuellement la construction d’une école de six classes dans une banlieue de Kpalimé. La rentrée 2010-2011 a été la première rentrée scolaire de l’école avec l’ouverture d’une classe de CP pour une douzaine d’élèves.

Planète Urgence a soutenu les programmes de l’association entre 2006 et 2008 : 10 volontaires français ont accompagné deux groupements de femmes partenaires du CIV-Togo par le biais de formation en comptabilité/gestion, alphabétisation et hygiène.

A la création de l’association, de nombreux cours de renforcement ont été organisés durant les vacances d’été pour des élèves d’écoles primaires. Le CIV-Togo se chargeait de recruter et de rémunérer un enseignant qui donnait des cours de soutien. Cette activité a été arrêtée notamment parce que le CIV-Togo n’était plus en mesure de rémunérer le poste. Aujourd’hui le CIV-Togo souhaite faire appel à des volontaires pour la mise en place de missions de soutien scolaire afin de reprendre le programme.

L’école de Kligo-Kondji rassemble 470 élèves et est composée de 2 groupes : Groupe A - 240 élèves et Groupe B - 230 élèves. Chaque groupe est dirigé par un responsable. L’école compte 10 instituteurs ainsi que les 2 responsables pour les 6 niveaux (2 classes par niveau).
Il n’existe pas de bibliothèque dans cette école. Chaque responsable possède quelques livres (fournis par le CIV-Togo) qu’il laisse à la disposition des élèves durant la journée. Les élèves ne peuvent emprunter ces livres pour les emporter chez eux.

Objectif

Renforcer le niveau de français des enfants de l’école primaire publique de Kligo-Kondji.

Le français est la langue d’apprentissage à l’école. Le Togo compte 42 langues parlées dont l’Ewé et le Kabiyé, les deux langues nationales, et le français est parlé par prés de 40 % des togolais (seule langue écrite au Togo).

Le but de la formation Planète Urgence est de permettre aux enfants de mieux réussir leur scolarité, en apportant une aide aux enfants en difficulté dans le domaine de la langue française pour les apprentissages fondamentaux.

Contraintes :
- nombre trop élevé des élèves par classe,
- manque d’enseignant qualifié : l’école de Kligo-Kondji compte 12 enseignants (dont les 2 responsables) pour 470 élèves
- manque d’équipement et de matériels didactiques
- pauvreté des familles : les frais de scolarité d’un élève d’une école primaire sont de 10 € par an. A cela, les familles doivent ajouter jusqu’à 50 € par an pour l’achat de livres scolaires, cahiers, stylo... De nombreux parents ont des difficultés à prendre en charge les frais de scolarité et préfèrent dès lors que les enfants travaillent avec eux aux champs.

Au Togo, 52% des enfants s’inscrivent au CP mais 23% d’entre eux seulement atteignent le CM2.
De manière générale, il y a un trop grand nombre d’élèves par classe et l’encadrement apporté aux élèves ne peut être efficace en l’état des ressources humaines et matérielles dédiées à l’éducation.

A cela s’ajoute un manque cruel de livres de lecture dans les différentes écoles. Les élèves sont pour la plupart dégourdis, pleins de bonne volonté d’apprendre et disciplinés. Ces enfants sont en général issus de familles rurales dont les parents sont pauvres (les revenus moyens d’une famille togolaise sont d’environ 30 € par mois). Dans les petites villes ou villages togolais, la plupart des instituteurs sont vacataires et ne sont pas régulièrement rémunérés. Il leur arrive fréquemment de quitter l’école pour trouver un autre travail (comme taxi-moto). Le salaire moyen d’un instituteur fonctionnaire de l’Etat est de 150 € par mois.

Intervention du volontaire

Plusieurs missions successives et parfois simultanées en faveur de petits groupes de 15 enfants sont nécessaires pour atteindre l’objectif visé. La mission apporte son appui aux élèves des classes de CE1 et CE2 de l’école de Kligo-Kondji.

Au début de la mission, une réunion sera organisée entre le volontaire et l’instituteur titulaire de façon à ce que celui-ci le briefe sur les élèves qui participeront à la mission. Le/la volontaire réalisera une mission auprès de 15 élèves maximum. Ces élèves auront été sélectionnés par l’instituteur. La majorité des élèves seront les élèves les moins doués en français accompagnés de 3 ou 4 « bons » élèves de façon à constituer un groupe dynamique. Ces « bons » élèves auront un effet d'entraînement sur le restant du groupe et pourront eux aussi profiter utilement de la mission du volontaire.

La mission portera sur le français (expression, vocabulaire, orthographe, règles de grammaire) y compris via des jeux ou animations éducatives, une aide aux devoirs, ou encore la découverte de la géographie.

La mission sera divisée en 2 parties :
- le matin, le volontaire fera du soutien scolaire en français avec les élèves durant la classe.
- l’après-midi sera consacrée à des animations autour du livre, du jeu, du théâtre, du sport...

Les cours se déroulent de 8h30 à 11h30 (avec 30 à 45 min de pause) puis de 15h à 17h et ceci du lundi au vendredi avec l’après-midi de mercredi libre. Le programme pourra être revu avec le/la volontaire en cas de nécessité.
Les week-ends (samedi après-midi et dimanche) seront consacrés à des activités culturelles, de loisirs ou de visites.

Une fois que la candidature du volontaire aura été validée par le représentant du CIV-Togo ainsi que par le directeur de l’école, le volontaire devra alors travailler sur un projet pédagogique simple qui sera ensuite validé par l’équipe terrain (CIV-Togo + directeur de l’école). Ce document présentera les différentes activités que le volontaire entreprendra durant sa mission.
Le premier jour, des exercices simples (mis en place par le volontaire et l’instituteur) aideront à mesurer le niveau des enfants. Ces exercices seront effectués en présence de l'instituteur et seront validés par lui.

Durant la mission, le volontaire sera seul avec son groupe d’élèves et conservera le même groupe durant toute la mission. Il réalisera sa mission dans un lieu séparé du restant de la classe, tandis que l’instituteur continuera à faire classe avec les autres élèves.
Les heures passées par les élèves avec le/la volontaire seront rattrapées le samedi par l’instituteur : les élèves mobilisés durant les missions ne subiront donc aucun retard sur le programme pour avoir suivi la mission de soutien scolaire.

Un cahier de suivi des élèves sera mis en place dans l’école et devra être rempli par le/la volontaire. Dans ce cahier seront indiquées les différentes activités menées par le/la volontaire chaque jour ainsi que leur durée. Sur le cahier de suivi une appréciation sera reportée par l'instituteur pour chaque élève à la fin de la mission.

En fin de mission, de nouveaux exercices seront conçus par l’instituteur et le/la volontaire. L'instituteur analysera le résultat de chaque élève et validera si l'élève a progressé ou non. Le/la volontaire donnera un avis consultatif sur les progrès effectués par les élèves durant la mission.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Lomé

Transfert sur le lieu de mission

Célestin (membre bénévole de l’association) ira accueillir le/la volontaire à l’aéroport de Lomé avec un chauffeur de taxi qui le conduira soit au lieu d’hébergement de transit à Lomé, soit directement à Kpalimé s’il n’est pas trop tard.
Le transfert Lomé - Kpalimé se fera soit avec le véhicule de Célestin, soit en bus.
Les week-ends seront réservés pour les visites.

Condition d'hébergement et d'intendance

Le/la volontaire sera logé dans les locaux du CIV-Togo à Kpalimé. Le logement compte 2 chambres avec 2 lits par chambre. Chaque volontaire logera dans une chambre, mais les douches et WC seront communs.

Les repas seront préparés sur place par la secrétaire du CIV-Togo ou toute autre personne recrutée à cet effet.

Moyens mis en oeuvre

L’association dispose de deux ordinateurs et d’une photocopieuse en bon état mais ne dispose pas de connexion Internet.
On trouve à Kpalimé quelques cybers café qui ne fonctionnent pas toujours.
Le/la volontaire disposera d’un bureau et d’une table dans sa chambre ainsi qu’un tableau, des craies, du papier... pour son travail avec les élèves.

Pour les cours, les volontaires peuvent apporter des cahiers, des stylos, des crayons, des gommes, des livres de lecture... tout ce qui peut contribuer à mieux travailler.
Il est souhaitable que les manuels soient laissés au siège de l’association pour servir à d’autres programmes, si le/la volontaire accepte.
Tout autre document jugé utile pour faciliter le travail des enseignants pourra être laissé directement dans l'école.

Le/la volontaire aura 50€ de frais input pour l'achat de matériel qu'il/elle pourrait faire pour préparer sa mission.
Ce matériel devra être acheté de préférence sur le terrain.
Le/la volontaire se fera rembourser ses achats directement par le partenaire terrain en monnaie locale sur présentation des justificatifs d'achat.

Organisation

Louis Klévor est un professeur, consultant bénévole pour le CIV-Togo qui s’occupera de l’encadrement des volontaires durant les missions (validation des candidatures après consultation des responsables de l’école et des instituteurs).
Célestin Apeli est un bénévole au CIV-Togo et assiste Louis dans les tâches qu’il a à effectuer pour le CIV-Togo.

Les cours et autres activités du projet se dérouleront dans les salles de classes de l’établissement scolaire, au bureau de l’association ou dans la cours de l’école.
Chaque volontaire aura à sa charge un groupe de 15 élèves et animera sa mission dans un lieu différent (une salle de classe, le bureau du CIV-Togo, la cours de l’école).
Les élèves restant continueront les cours avec leur instituteur.

Remarques

Le/la volontaire doit avoir une connaissance de base dans les domaines suivants :
- avoir une formation en pédagogie de l’enseignement,
- capacité de transmettre,
- gestion de groupe.

Qualités requises :
- sociabilité ;
- capacité d’adaptation et d’écoute ;
- disponibilité de travail en équipe ;
- capacité d’adaptation au climat tropical.

Nous attendons confirmation des dates par notre partenaire local

N'hésitez pas à consulter de nouveau ce projet dans quelques jours...

▼ 4 rapports de volontaires partis sur ce même projet

Nom du bénévole

Date de départ

 
CÉLINE G. 05-06-2011
SANDRINE P. 05-06-2011
PATRICIA G. 24-04-2011
CAROLINE C. 24-04-2011

▼ 5 rapports de volontaires partis auprès du partenaire "CIV-TOGO"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
GHISLAINE G. Cours d'alphabétisation des membres du groupement Mioenenyo (TOGO) 18-09-2011
BENJAMIN L. Cours d'alphabétisation des membres du groupement Mioenenyo (TOGO) 31-07-2011
PIERRETTE D. Cours d'alphabétisation des membres du groupement Mioenenyo (TOGO) 17-07-2011
NATHALIE C. Cours d'alphabétisation des membres du groupement Mioenenyo (TOGO) 03-07-2011
EDITH B. Cours d'alphabétisation des membres du groupement Mioenenyo (TOGO) 15-05-2011

▼ 5 rapports de volontaires partis en "SOUTIEN SCOLAIRE ET ANIMATION SOCIO-ÉDUCATIVE"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
CHRISTINE P. Soutien scolaire à la lecture et à l'expression en français en école primaire (BÉNIN) 22-01-2012
CATHERINE B. Soutien scolaire à la lecture et à l'expression en français en école primaire (BÉNIN) 22-01-2012
OLIVIER G. Soutien scolaire à la lecture et à l'expression en français en école primaire (BÉNIN) 22-01-2012
VICTOR P. Animation socio-éducative auprès d'enfants hospitalisés (BÉNIN) 11-12-2011
SERGE K. Soutien scolaire à la lecture et à l'expression en français en école primaire (BÉNIN) 27-11-2011
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