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Projet n°1405 | BÉNIN
Aménagement

N° 1405 : Formation en gestion environnementale d'exploitation de carrière

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

Fédération des Exploitants et Tailleurs de Pierres de l’Atacora (FETAP –Atacora)

Nombre de participants

15

Niveau des participants

Les bénéficiaires seront 15 membres de la Fédération, représentant les 5 groupements qui la composent que sont : Pouaya, Kota 1, Kota 2, Tatiakounta et Tawantatan. Chaque groupement enverra 3 personnes qui seront chargées par la suite de faire un compte-rendu aux autres membres.
La langue parlée sera le français avec quelques traductions en langues locales, Waama ou ditamari.
Les participants n’ont pas de connaissances précises par rapport à la formation souhaitée. Il faut leur apprendre les notions élémentaires d’une bonne gestion environnementale d’un site d’exploitation de carrières.

Formation des participants

Les bénéficiaires ont un niveau d’étude hétérogène. Certains ne sont pas allés à l’école et ne savent ni lire ni écrire. D’autres ont un niveau du cours primaire moyen (CM2), d’autres ont le niveau de la classe de troisième ou BEPC.

Motivation des participants

Si les exploitants des pierres n’avaient jamais pris en compte la préservation de l’environnement de leur site de travail, l’importance des dégâts causés par des années d’exploitation leur ont fait comprendre l’importance du respect de bonnes pratiques pour la gestion environnementale.
Les responsables de la FETAP Atacora ont ainsi initié cette formation sur les bonnes pratiques de gestion environnementale sur les sites, afin d’obtenir les résultats suivants :
- le niveau de destruction environnementale du site est connu.
- les participants sont sensibilisés à l’élément environnemental et social.
- l’activité d’extraction de pierres ornementales se fait dans les normes (elle se fait en théorie sous le contrôle de la direction des Mines, qui interdit de boucher les cours d’eaux, la pollution de l’eau, la destruction de l’environnement ou de travailler aux abords des routes…)
- un code de bonnes pratiques environnementales pour le suivi est élaboré et mis en pratique (les membres de la FETAP peuvent décider de la mise en place de bonnes conduites car ils ont un pouvoir décisionnel sur la gestion du site).

Historique

La fédération des exploitants et tailleurs de pierres de l’Atacora (FETAP /Atacora) est née au début de l’année 2009 de la volonté des exploitants et tailleurs de pierres de la région de se regrouper afin de mieux défendre leurs intérêts. Cette fédération intervient dans la commune de Natitingou, au nord ouest du Bénin dans une région rurale à proximité du village de Kota Monnongou, sur un vaste site où s’exercent des activités d’exploitation de la pierre.

Natitingou est la principale ville (environ 75 000 habitants) et le chef lieu de l’Atakora, un département rural classé parmi les plus pauvres du pays. Il compte une population d’environ 550 000 habitants, et une densité de 27 habitants/km². Sa population est majoritairement jeune et composée d’une multitude d’ethnies (les principales sont les Ditamari, les Waama et les Dendi) avec une grande diversité de langues. L’agriculture occupe les populations rurales (80%) qui produisent le sorgho, le maïs, l’igname, le mil… Les populations des zones urbaines sont en majorité des fonctionnaires, artisans et commerçants.

La zone d’intervention de la FERAP est un terrain rocailleux en friche, appartenant au domaine public de la collectivité locale. Il recèle d'importants bancs de quartzite ayant des caractéristiques esthétique et pratiques très appréciées. La formation de quartzite se présente sous forme d'une lentille de plusieurs kilomètres de long ayant 4 à 5 km de large.

Les habitants des villages environnants exploitent ainsi depuis des années cette richesse qu'ils exposent à la vente au bord de la Route Nationale, sur les tronçons Djougou - Natitingou et Natitingou - Kouandé. IIs sont tous membres des 5 groupements qui composent la FETAP, chacun travaillant sur leur propre site : Pouaya, Kota 1, Kota 2, Tatiakounta et Tawantatan. Chaque groupement possède son règlement et ses statuts, mais ils sont tous assujettis au règlement de la FETAP. Celle-ci joue un rôle d’encadrement, d’organisation des groupements de la Fédération, de promotion et de diffusion des techniques d'exploitation artisanale et de transformation de la pierre. Le FETAP souhaite également pouvoir éduquer les groupements aux respect des bonnes pratiques environnementales pour une meilleure protection des sites.
Les partenaires de la fédération sont la Mairie de Natitingou et La Direction Départementale des Mines. La FETAP n’a pas de partenaire technique ou financier mais gère un nombre important d’acheteurs de pierres (béninois, mais aussi pour le marché européen). L'activité d'exploitation que mènent les membres de la FETAP a permis une production de plus de 8 000 m² de pierres pour une valeur d’environ 20 millions FCFA (dont 10% sont reversés trimestriellement à la municipalité de Natitingou).

L'exploitation des quartzites est réalisée avec des moyens rudimentaires. Le travail est fait à la main avec utilisation de pioches, houes, des bûches de bois de feu ... La force musculaire est surtout utilisée pour creuser le sol et pour le transport des pierres vers les lieux de ventes (au bord de la route).

Cette méthode de travail est caractérisée par :
- des dangers permanents d’accident ou de blessure,
- la destruction de la flore due au déplacement de plusieurs milliers de tonnes de matériaux lors du décapage,
- beaucoup de déchets produits,
- la coupe abusive du bois et le déracinement des arbres de sites d’exploitation.

L’exploitation des quartzites a ainsi un impact négatif sur l’environnement. On constate sur les sites différents problèmes :

- Sur le sol et la végétation : des tranchées ou de gros trous sont creusés et les anciennes mines ou carrières sont aujourd’hui des cratères béants inondés d’eau en saison des pluies. L’érosion se développe, la destruction de milliers de pierres qui retenaient la terre occasionne la destruction de cette terre et de la végétation.

- Comblement et ensablement de la rivière Kota qui se trouve dans le périmètre, or cette rivière joue un rôle déterminant au plan des équilibres écologiques, au plan sanitaire (l’eau consommée par les populations du village est menacée de pollution) et enfin au plan touristique (chutes d’eau).
- Sur l’air : il se retrouve pollué par endroits, en raison de la poussière et des particules en suspension que génère la carrière pendant le décapage et la phase d'abattage des roches.
- Sur le milieu biologique : le couvert végétal est sérieusement atteint avec l’abattage systématique des espèces ou essences parfois centenaires. L'abattage d'arbres qui faisaient obstacle à la dégradation du sol, occasionne une menace sérieuse de désertification.

De plus, la recherche de plusieurs coloris de pierres oblige les exploitants à avoir plusieurs points d'extraction, ce qui multiplie ces problèmes. Ces points constituent un handicap important pour les activités agricoles qui font vivre les habitants de la région.

Face à cette situation, les membres de la FETAP Atacora souhaitent trouver des solutions aux questions de destruction de l’environnement auxquelles ils sont confrontés dans le déroulement de leurs activités. Ils ont ainsi initié ce projet afin d’acquérir des notions en gestion environnementale d'exploitation de carriere.

Objectif

Former aux bonnes pratiques de prevention et de maîtrise des risques environnementaux des sites d’exploitation à ciel ouvert.

La formation consistera à donner un enseignement permettant une exploitation rationnelle des gisements en garantissant la protection de l’environnement physique, biologique et humain. Elle s'appuiera sur des enseignements théoriques et pratiques qui couvrent les différents aspects environnementaux des exploitations à ciel ouvert.

Intervention du volontaire

Le volontaire recherché doit avoir une bonne connaissance du travail d’exploitation de carrières, gestion de chantier, et des connaissances en gestion de l’environnement.

La mission débutera par une visite des sites afin de permettre de faire le point sur les dégâts existant et sur les grands types de nuisances (trous profonds, sols dégradés, pollutions diverses). Les participants se déplaceront avec le volontaire pour observer et inventorier ensemble les dégâts.

La seconde phase sera plus théorique, avec l’étude des bonnes pratiques de gestion environnementale d’une carrière et les mesures à prendre pour la protection du site. Elle se déroulera à la Maison des Jeunes du village de Pouya.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Cotonou

Transfert sur le lieu de mission

En bus avec le partenaire local

Condition d'hébergement et d'intendance

Hôtel le Palais Somba à Natitingou

Organisation

La formation se fera en journée, de 10 heures à 16 heures avec une pause à 13h30. Un tableau est disponible et pourra être utilisé. La Fédération ne dispose pas d’ordinateur et il n’y a pas au village d’électricité. Le volontaire peut prévoir également son appareil photo numérique qu’il utilisera pour le bon déroulement de la mission (pour la phase de terrain).

Remarques

L’intervention peut être faite à tout moment de l’année mais la période la plus propice est la grande saison sèche et précisément du mois de novembre au mois de mars. A cette période, il n’y a pas de perturbation par la pluie et les feux de végétations vont permettre d’apprécier les dégâts et de bien étudier le milieu.

Les prochains départs

Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.

Urgence

Date de début

Durée

Choix

En 20121 16 jours2
Je sélectionne
 

1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission.

2. 16 jours = durée moyenne d'une mission.

Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72.

▼ 5 rapports de volontaires partis en "AMÉNAGEMENT"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
JEAN-BAPTISTE C. Construction de campements écotouristiques (BÉNIN) 05-04-2009
PHILIPPE J. Valoriser et amenager les habitations traditionelles Tata Somba dans le cadre d'un programme ecotouristique. (BÉNIN) 09-03-2008
FRANCE P. Valoriser et amenager les habitations traditionelles Tata Somba dans le cadre d'un programme ecotouristique. (BÉNIN) 07-01-2008
ISABELLE C. Développement des activités dans un refuge animalier (DJIBOUTI) 16-11-2007
PATRICE B. Mise en place de ressources en énergie (GABON) 10-01-2004
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