Nos actions
Projet n°1424 | CAMBODGE
Hydraulique
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Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.
Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.
En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.
Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.
Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.
Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.
Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :
L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.
Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :
Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :
Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.
Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.
Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.
Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.
Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).
Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.
La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).
La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).
Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.
Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.
Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.
A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.
Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.
A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.
Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.
Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.
Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.
Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :
Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…
Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :
| Votre don pour une mission de Congé Solidaire | ||
| 73% 1 | 1645€ 2 | Congé Solidaire individuel |
| 98% 1 | 2200€ 2 | Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur |
| 1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence 2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts) |
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Le Centre de Service pour l’Irrigation (CSI)
7
Les 6 hommes et la femme bénéficiaires du projets sont des employés du CSI.
Il pourrait être possible d’élargir la formation à quelques techniciens de DPREM (Direction Provinciale des Ressources en eaux et de la Météorologie) partenaires.
La formation peut-être répartie en différents sujets qui concerneront différents membres de l’équipe.
Parmi les bénéficiaires, il y a 2 ingénieurs civils et 1 ingénieur agronome (les autres sont des techniciens, avec ou sans formation de base)
1 seul parle anglais couramment, 2 ont quelques notions de base en anglais.
La langue de travail est le khmer, la traduction soit anglais - khmer, soit français -khmer est absolument nécessaire. Un traducteur sera mis à disposition.
L’appel à un formateur extérieur s’explique par le fait qu’il n’existe pas d’ingénieur hydraulicien cambodgien du niveau requis. S’il en existe, ils travaillent dans le privé pour des salaires élevés. Les études hydrauliques au Cambodge sont pratiquement toujours mises en oeuvre par de grandes sociétés d’ingénierie internationales, elles ne s’occupent pas de formation. Le Technical Service Centre du ministère propose des formations de ce genre accessibles uniquement aux fonctionnaires, mais les formateurs ne font que reprendre des données livresques et sont incapables de les confronter à la réalité du terrain.
Le GRET (Groupe de Recherche et d'Echanges Technologiques) est une association professionnelle de solidarité et de coopération internationale créée en France en 1976. Elle a pour objet de soutenir des processus de développement durable reposant sur des principes de justice sociale, d’équité, de promotion économique et de respect de l’environnement. Le GRET intervient en Afrique, en Asie, en Amérique Latine, mais aussi en Europe.
le GRET s’intéresse plus particulièrement aux innovations techniques et institutionnelles permettant à des groupes sociaux défavorisés de mieux satisfaire durablement leurs objectifs de production, de transformation, de mise sur le marché ou de consommation. L'association vise également à l’amélioration du cadre de vie de ces groupes sociaux et à la promotion d’activités renforçant leurs liens sociaux et leurs identités culturelles.
L'association se propose à cet effet :
- de favoriser, avec une approche professionnelle, la structuration et la consolidation de la société civile, de façon à ce que cette dernière participe à la responsabilité des affaires la concernant aux côtés des responsables politiques légitimes, dans une juste relation avec les collectivités locales et l’État, garants de l’intérêt général,
- d’impulser et de mettre en oeuvre des innovations sociales et techniques, notamment dans les pays du Sud, dans le but de créer des références établies de méthodes d’actions,
- de donner la priorité à des actions mobilisant activement la participation des acteurs concernés, à tous les stades de leur programmation, de leur réalisation et de leur évaluation,
- d’animer des réseaux de partenariat et d’alliance, tant avec les organisations de la société civile (organisations professionnelles, ONG...) qu’avec des organismes publics de recherche ou de développement, au Nord et au Sud, avec le souci d’offrir des compétences diversifiées et complémentaires et de créer les synergies indispensables à l’établissement d’un large référentiel d’expériences convergentes,
- de capitaliser et diffuser les savoir-faire émergeant de ces recherches et de ces expériences, en priorité auprès du public et des acteurs du développement,
- de conduire des programmes de recherche,
- de participer à des activités de formation,
- de développer des activités éditoriales,
- de contribuer sur ces bases à l’évolution des politiques publiques de développement et de coopération.
En 2010, le GRET emploie plus de 100 volontaires et salariés de droit français, plus du tiers sur le terrain, moins des deux tiers à son siège (expertises courtes, supervision et montage des projets de terrain, administration). Ses projets mobilisent également quelques 600 salariés nationaux.
Le GRET a sollicité l’appui de Planète Urgence dans le cadre du projet ASIrri (Appui aux Irrigants et aux Services pour les Irrigants, Centre de Service pour l’Irrigation (CSI)). Ce projet mis en oeuvre par le GRET et le CEDAC (ONG locale d’appui au développement agricole) est financé par l’Agence Française du Développement et l’UE. Il bénéficie d’un contrat cadre avec la direction provinciale des ressources en eau et de la météorologie au Cambodge. La structure appuyée, le CSI, n’est pas encore indépendante du GRET (prévue après juin 2011).
Situation de départ / contexte / justification du projet :
Le CSI est basé à Kompong Thom, au centre du Cambodge. Depuis 1996, le gouvernement royal cambodgien, avec l’appui des bailleurs internationaux, tente de réhabiliter les grands et les petits systèmes d’irrigation souvent fortement dégradés voir complètement détruits après les années de guerre. En 1999, le gouvernement a décidé d’adopter une politique de délégation de la gestion des périmètres à des communautés de paysans usagers de l’eau (FWUC). Néanmoins après plus de dix ans de mise en oeuvre, fort peu de FWUC sont capables de gérer les systèmes irrigués, d’en assurer l’opération et la maintenance et encore moins de collecter une redevance auprès des usagers qui leur permettrait de financer leurs activités. Beaucoup de ces FWUC sont inactifs et de nombreux périmètres se dégradent et deviennent inutilisables quelques années seulement après leur construction ou réhabilitation. De nombreux périmètres font également face à des problèmes de conception : source d’eau insuffisante par rapport à la zone développée, infrastructure de mauvaise qualité, infrastructures secondaires et tertiaires non construites...
Après avoir été impliqué dans la création et l’appui aux associations d’irrigants (FWUC) sur de grands périmètres (Prey Nup et Stung Chinit) dans le cadre de projets gérés par le ministère, le GRET et le CEDAC ont souhaité maintenir l’expertise locale sur le long terme. Ils considèrent que pour être durables les FWUC ont besoins d’appuis réguliers d’experts (ingénieurs, comptables, etc.). Localement ces appuis sont en général indisponibles, inadéquats ou excessivement chers. L’objectif est de créer une structure permanente facilement accessible où les FWUC pourront trouver des appuis techniques expérimentés à un prix raisonnable. Il s’agit également de renforcer la prise en compte des aspects organisationnels dans la mise en oeuvre des projets d’irrigation et d’améliorer le fonctionnement des systèmes d’irrigation existants.
Dans le cadre du projet ASIrri, l’équipe du CSI tente d’identifier les périmètres où les conditions sont les plus favorables et de proposer des services aux communes et aux FWUC pour les appuyer dans la prise en charge du périmètre. Il s’agit souvent de remettre en place les structures organisationnelles et associatives, mais aussi de réaliser des travaux de maintenance et des petites réhabilitations visant à améliorer l’opérationnalité d’un périmètre existant et la qualité du service de l’eau.
Objectif principal du projet :
Assurer la gestion des systèmes irrigués et leur optimisation pour la production agricole par la pérennisation des associations d’irrigants et des dispositifs d’appui et de services.
Objectifs spécifiques :
Elaborer, tester et favoriser la pérennisation des modes d’accompagnement et de prestation de services aux irrigants pour une exploitation durable des zones irriguées, dans trois contextes nationaux diversifiés : Haïti, Cambodge, Mali, en profitant des différences d’expériences entre site pour maximiser les échanges et le co-apprentissage, et la capitalisation.
Activités actuelles du projet / activités à venir :
En 2009, l’équipe a travaillé sur l’identification des périmètres et sur la conception d’une première offre de service. En 2010, les premiers contrats de service ont commencé sur deux périmètres de la province de Kompong Cham pour la mise en place de FWUC et le renforcement du lien entre la FWUC et les usagers. Dans la deuxième moitié de 2010, de petits travaux de réhabilitation ont été mis en oeuvre et d’autres travaux ont été préparés pour être mis en place au court de l’année 2011. Parallèlement, l’offre de service s’est étoffée (appui à la gestion de l’eau et à la mise en place de règles de partage de l’eau, appui à la gestion financière) et d’autres contrats de services ont été négociés.
Bénéficiaires directs :
Le CSI travaille directement avec les comités en charge de la gestion des FWUC. Actuellement six FWUC sont en contrats avec le CSI, plus une association d’agriculteurs producteurs de légumes : le Peri Urban Agricultural Center dans la province de Kompong Speu. Ils regroupent au total plus de 4 500 usagers, sur une superficie d’environ 5 300 ha. Les usagers de ces périmètres sont des agriculteurs, essentiellement riziculteurs.
Moyens à disposition du projet :
12 salariés cambodgiens travaillent avec l’appui d’un assistant technique expatrié (l’organigramme est disponible si besoin). L’association possède un bureau à Kompong Thom, 3 voitures, des ordinateurs, un appareil de levée topographique, 4 GPS et des outils informatiques ArcGIS.
Partenaires nationaux et internationaux (financiers, techniques) :
Sur ce projet, le GRET travaille en partenariat avec le CEDAC, une ONG cambodgienne spécialisée dans l’agriculture. Le coordinateur du CSI est un employé du CEDAC. Les partenaires financiers sont l’AFD, l’UE et JICA, les communes et les FWUC bénéficiaires.
Pour l’appui au PUAC, le GRET collabore avec ADG (Aide au Développement Gembloux, une ONG belge). Le GRET a signé une convention avec le gouvernement et en particulier avec la Direction Provinciale des Ressources en Eau et de la Météorologie (DPREM) pour la mise en oeuvre de ce projet. Un ingénieur de la DPREM collabore de manière permanente avec le CSI.
Résultats obtenus / résultats attendus, à atteindre :
- Résultat 1 : un centre de prestation de services aux irrigants est mis en place au Cambodge.
- Résultat 2 : les organisations d’irrigants existantes ou en cours de structuration sur les sites choisis sont consolidées au niveau institutionnel et de leurs capacités, et reconnues localement et au niveau national.
- Résultat 3 : des référentiels technico-économiques sur (a) les formes de maîtrise de l’eau les plus adaptées, en comparant différents types d’infrastructures et d’organisation des irrigants et (b) les formes d’accompagnement (telles que les centres de prestation de services par exemple) et de développement des zones irriguées, sont établis et capitalisés.
- Résultat 4 : des espaces nationaux d’appui à l’irrigation et/ou des coordinations nationales d’organisations d’irrigants disposent d’argumentaires objectifs et de référentiels technico-économiques clairs pour plaidoyer en faveur du soutien technique et financier à l’agriculture irriguée de la part de leurs Etats et des bailleurs publics et privés.
Plus particulièrement :
le CSI travaille dans le domaine de l’irrigation. Même s’il n’a pas vocation à prendre en charge la conception des périmètres irrigués et les travaux d’ingénierie, l’équipe est régulièrement confrontée à des problèmes de fonctionnement des infrastructures et doit proposer et réaliser des améliorations sur les systèmes existants. Les connaissances techniques en hydraulique de l’équipe sont clairement insuffisantes. Les ingénieurs locaux ont un niveau relativement faible. Il s’agirait donc de former l’équipe technique à comprendre les principes de base de la conception de systèmes irrigués pour pouvoir améliorer l’opérationnalité des systèmes.
Former principalement les ingénieurs du projet et de la DPREM (Direction Provinciale des Ressources en eaux et de la Météorologie) aux calculs hydrauliques et à la collecte de données sur le terrain en prenant pour exemple quelques périmètres concrets.
Ainsi, à la fin de la mission les participants seront capables d’évaluer la capacité des réservoirs/motopompes et des superficies irrigables ; de calculer les flux et débits dans les canaux.
En outre, la formation du volontaire aura permis à la structure d’évaluer les surfaces irrigables sur des périmètres où on lui demande d’intervenir et de fournir un service en matière de distribution de l’eau (équitable et efficient). Le projet touche approximativement 4 600 personnes.
Actuellement le projet est dans sa dernière année (sur trois) de financement. La mise en oeuvre de travaux de maintenance et de petites réhabilitations sur trois périmètres est prévue durant le premier semestre. Ensuite, un travail d’accompagnement de la gestion opérationnelle des systèmes irrigués se fera durant la saison des pluies (juin à octobre 2011).
Les problèmes et contraintes actuels rencontrés sont les suivants :
- Comment évaluer la disponibilité en eau des réservoirs au cours du temps ? Les réservoirs sont alimentés par des écoulements de surface et des sources permanentes. La quantité stockée utile n’est qu’une partie limitée de la ressource.
- A partir des disponibilités en eau, comment calculer la superficie irrigable en fonction de la saison ?
- Comment mesurer et/ou calculer le débit d’un canal ou à travers une porte d’eau en fonction du niveau d’eau dans le canal ou de l’ouverture de la porte ?
- Comment assurer un suivi de ce débit ?
- Comment évaluer les pertes d’eau dans un canal ?
- Comment dimensionner un canal en fonction de la ressource et de la superficie à irriguer à partir de ce canal ?
- Comment construire un calendrier de répartition de l’eau entre les parcelles ou les zones irrigables ?
Le GRET ne parvient pas à surmonter ces difficultés car les données techniques des périmètres construits il y a plusieurs années sont indisponibles. L’équipe manque de compétence pour collecter les données nécessaires et les traiter afin de répondre aux quelques questions ci-dessus.
L’intervention du volontaire doit apporter les compétences suivantes :
- Formation de base et pratique en hydraulique pour l’irrigation des cultures.
- Evaluation des ressources en eau (réservoirs, cours d’eau ou pompe).
- Evaluation de la superficie irrigable en fonction de la ressource disponible.
- Calcul et mesure des flux et des débits dans les canaux d’irrigation et à travers les ouvrages de régulation.
- Utilisation d’instruments de mesure ad-hoc.
Phnom penh
L’ensemble des déplacements se fera avec le véhicule du projet (4x4 Ford). Le transport de Phnom Penh à Kompong Thom dure 3h. Les déplacements entre Phnom Penh ou Kompong Thom et les périmètres sont en général de une à deux heures
Hôtel à Kompong Thom
Le matériel mis à la disposition pour la formation sera le nécessaire en matière de déplacement et en petit matériel sur le projet. Le volontaire peut suggérer une liste de matériel si certains outils particuliers seront nécessaires. Il est préférable que le volontaire dispose d’un ordinateur portable personnel.
La formation se déroulera à Kompong Thom et au sein des périmètres irrigués où le CSI travaille
Le plan de formation, l’accompagnement sur le terrain seront définis avec le volontaire.
Il est préférable que la mission se déroule au début de la saison des pluies pour suivre la mise en eau et aider l’équipe à mettre en place le suivi de l’irrigation. Idéalement de mai à septembre.
Le profil recherché est un ingénieur hydraulicien avec une expérience professionnelle dans l’eau à usage agricole, dans la conception de périmètres irrigués, et dans l’évaluation des ressources en eau.
Une expérience professionnelle à l’étranger est souhaitée si possible, de même que la maîtrise de l’anglais (secondaire par rapport à l’expérience)
Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.
Urgence |
Date de début |
Durée |
Choix |
| En 20121 | 16 jours2 | ||
1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission. 2. 16 jours = durée moyenne d'une mission. Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72. | |||
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |