Nos actions
Projet n°1427 | MAROC
Faune
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Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.
Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.
En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.
Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.
Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.
Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.
Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :
L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.
Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :
Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :
Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.
Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.
Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.
Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.
Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).
Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.
La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).
La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).
Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.
Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.
Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.
A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.
Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.
A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.
Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.
Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.
Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.
Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :
Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…
Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :
| Votre don pour une mission de Congé Solidaire | ||
| 73% 1 | 1645€ 2 | Congé Solidaire individuel |
| 98% 1 | 2200€ 2 | Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur |
| 1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence 2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts) |
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Différentes associations locales et françaises.
Les associations bénéficiaires sont les suivantes :
ABC (Association Biologie et Coopération),
APLO (Association de Protection de la Lagune de Oualidia),
AGIR (Association de Gestion Intégrée des Ressources).
La lagune de Oualidia est un site exceptionnel qui s'étend sur 12 km entre Safi et El Jadida. Elle débouche sur l'océan Atlantique dans une zone très fréquentée par les mammifères marins. Servant d'étape à de nombreux oiseaux migrateurs elle est aussi un lieu d'intenses activités ostréicole et agricole. Elle bénéficie depuis peu d'une convention de protection qui nécessite une surveillance permanente par l'acquisition de données spécifiques à ce site. Planète Urgence et son antenne régionale, l'association ABC, proposent dans le cadre de leurs missions environnementales de soutenir deux associations marocaines locales (APLO et AGIR). Lors de ces missions, les volontaires interviendront sur le recensement des oiseaux (migrateurs et endémiques), la collecte des macro-déchets marins et l'étude de la qualité de l'environnement marin incluant l'observation des cétacés, des oiseaux ainsi que l'analyse des micro et macro déchets flottants.
La zone de protection de la lagune de Oualidia a été créée afin d’assurer durablement le développement local, de préserver le potentiel ostréicole de la commune et de protéger la baie en tant que site écologique et zone humide d’intérêt international régi par la convention RAMSAR. La dite convention règlemente l’utilisation rationnelle des écosystèmes en zones humides dans le but d’un développement durable.
La zone de protection bénéficie d'un plan d’action intégré pour «le développement durable de Oualidia, la préservation de sa lagune et la protection de son potentiel ostréicole», élaboré sur instructions royales par les départements ministériels concernés et les autorités de la commune de Oualidia.
Ce plan d’action sera réalisé entre avril 2010 et mars 2012.
L’ensemble du complexe auparavant soumis à une pression de chasse importante, est classé depuis 1984 en Réserve de chasse permanente. Il a été sélectionné dans le Plan Directeur des Aires Protégées du Maroc (AEFCS, 1996) comme Site d’Intérêt Biologique et Ecologique de priorité 1.
Il est aussi sur la liste des Zones d’Importance pour la Conservation des Oiseaux au Maroc.
Présentation géographique :
Le site se trouve sur la côte atlantique, dans la province d’Al Jadida. Il se compose essentiellement d'une série de zones humides discontinues séparées de la mer par un cordon dunaire qui s’étend entre le village de Sidi El Abed (35 km au sud d'Al Jadida) au nord et la petite ville de Oualidia (66 km au nord de Safi) au sud.
Problématique de la région et de la zone de protection :
Le complexe de Sidi Moussa-Oualidia offre des richesses naturelles abondantes et variées intensément exploitées : agriculture et élevage du bétail (activité la plus développée dans la région); exploitation de sel ; élevage de l’huître creuse Crassostrea gigas au niveau de la lagune de Oualidia ; ramassage de coquilles et pêche dans les lagunes et en mer ; activités de loisirs et de tourisme...
Cette zone compte environ 10 000 habitants incluant 2 villages. La population rassemble essentiellement des pêcheurs, des agriculteurs ou ouvriers agricoles et quelques petits commerçants locaux. En dehors des touristes possédant des résidences secondaires près de Oualidia, les populations locales sont relativement pauvres.
Les salines, malgré leur caractère artificiel, représentent un milieu fort apprécié par certaines espèces d'oiseaux, particulièrement les limicoles. Elles restent néanmoins le résultat de la transformation de zones humides naturelles, ce qui n'est pas sans conséquence sur la biodiversité des invertébrés. Toute nouvelle extension vers les lagunes et les Merjas serait fatale pour leur flore et faune aquatique. Aussi, est-il souhaitable de restaurer en marais toutes les salines abandonnées.
La présence des ouvriers et des engins dans les salines constitue par ailleurs une source de dérangement pour les oiseaux, surtout en période de reproduction et lors de la migration printanière. Ces salines sont encore exploitées malgré la volonté des responsables de l’environnement de les supprimer.
La surexploitation des ressources aquacoles des deux lagunes est la cause directe de la diminution du rendement de la pêche. Malgré le caractère artisanal de cette pêche, l’utilisation des filets à petites mailles, l’absence de période de repos biologique (activité de pêche sur toute l’année) et l'augmentation du nombre de pêcheurs contribuent à la diminution de la diversité et du stock des espèces exploitées.
Quant au ramassage des coquillages (palourdes Venerupis decussatus, coques Cerastoderma edule, couteaux Ensis ensis) il contribue à la perturbation de la quiétude de l'avifaune et au piétinement et déplacement excessifs de l'habitat vaseux.
L’agriculture intensive dans la région est à l’origine d'impacts variés sur les zones humides, et l’usage des fertilisants et des pesticides, en absence de personnel qualifié, parait excessif ; ces produits sont drainés vers les zones humides et vers la nappe, provoquant leur contamination.
L'irrigation est responsable en grande partie de la diminution de la surface des zones humides, estimée pour les marais d’El Hotba-Wlad Slem, entre 1957 et 1991, à 21 %, soit une régression de 12 ha/an. La présence de la végétation hygrophile à l'intérieur de certaines exploitations témoigne de leur empiétement sur les zones humides.
Le manque de milieux boisés et de prairies naturelles favorables au pâturage explique la forte pression du cheptel sur les zones humides ; bovins et ovins sont observés dans les milieux aquatiques durant toute l’année, y compris sur les digues de séparation des salines et dans les vasières des lagunes. A ce pâturage non contrôlé, s'ajoute la coupe des hydrophytes qui concerne plusieurs espèces utilisées soit comme combustible (Sarcocornia sp.) ou fourrage (Atriplex portulacoides), soit pour la confection des nattes (joncs).
Ces usages détruisent les habitats humides et diminuent leur diversité floristique. Lors de la période de reproduction des oiseaux, les nids construits sur les cloisons des salines et dans la prairie à joncs sont souvent piétinés.
Les activités dans les parcs d’ostréiculture engendrent une présence humaine permanente, responsable de la diminution du nombre d’oiseaux fréquentant la lagune de Oualidia (partie centrale de la lagune désertée par toutes les espèces).
Plusieurs carrières d’extraction de sable sont également présentes sur le bord des zones humides ; leur effet, limité actuellement à l'accroissement de l'érosion et au dérangement des oiseaux, atteindra bientôt les habitats aquatiques.
Quant à l’augmentation des activités récréatives, surtout au niveau de la lagune de Oualidia, elles sont causes de dérangement des oiseaux d'eau.
L'expansion des constructions aux dépens des habitats naturels de la lagune continue à une allure qui menace le site.
Malgré l’interdiction de la chasse dans l'ensemble du complexe, les braconniers continuent, en absence de surveillance, à chasser dans les marécages.
A cette chasse illégale, et aux diverses sources de dérangement d'oiseaux, s'ajoute le ramassage des oeufs par les enfants, ce qui minimise encore les chances d'installation d'une avifaune reproductrice.
Etat des lieux de la faune dans la zone de protection : une faune ornithologique remarquable.
Le complexe de Sidi Moussa-Oualidia est d’une importance majeure pour l’hivernage et le passage de plusieurs espèces d'oiseaux remarquables (menacées ou vulnérables): Marmaronetta angustirostris, Platalea leucorodia, Pluvialis apricaria, Himantopus himantopus et Numenius arquata. Ce site permet également la reproduction régulière ou occasionnelle d'une douzaine d'espèces d'oiseaux (Marmaronetta angustirostris, Nycticorax nycticorax, Rallus aquaticus, Netta rufina, Turnix sylvatica, Porzana pussilla, Fulica cristata, Recurvirostra avosetta, Gelochelidon nilotica, Burhinus oedicnemus, Asio capensis et Circus pygargus...).
En plus des oiseaux, on note la présence d'un amphibien intéressant, Pelobates varaldii, endémique marocain qui se trouve dans le site à sa limite méridionale de distribution, ainsi que de trois mollusques (Palourde Venerupis decussatus, Coque Cerastoderma edule, Couteau Ensis ensis ).
Faune marine :
La passe de la lagune débouche sur l'océan Atlantique qui sur ce site voit passer de nombreux mammifères marins : grand dauphin, orque, baleine, globicéphale...
Recenser la biodiversité en vue de favoriser le classement futur du site en Parc National.
Les activités et les objectifs des partenaires locaux de Planète Urgence sont les suivants :
- association AGIR : cette association intervient au Maroc dans le cadre de l’éducation environnementale de la surveillance des éco-systèmes fragiles et de la pêche responsable.
- Association de la Protection de la Lagune de Oualidia (APLO) : comme son nom l’indique, elle a pour but de réhabiliter, protéger, conserver et restaurer les espaces, ressources, milieux et habitat naturels, les espèces animales et végétales. Elle a besoin pour faire classer ce site remarquable en Parc National, de données régulières et comparatives concernant la faune et la flore locales.
- INRH de Oualidia (Institut national de ressources halieutiques)
- Le professeur Abdelkader Moukrim de l'Université d'Agadir
Les activités ci-dessous proposées aux volontaires en mission sur le terrain avec Planète Urgence bénéficieront à ces différents partenaires :
- Activité 1 : recensement des oiseaux migrateurs et sédentaires dans la lagune de Oualidia.
- Activité 2 : collecte et étude des micro et macro-déchets marins flottants et terrestres.
- Activité 3 : étude de la qualité de l'environnement marin incluant l'observation des cétacés, des oiseaux ainsi que l'analyse des micro et macro déchets flottants.
Personnes bénéficiaires des actions menées :
- Activité 1 et 2 : Association de Protection de la Lagune de Oualidia (APLO).
- Activité 2 : Institut National de Recherche Halieutique de Oualidia (INRH) et l'Université d'Agadir.
- Activité 3 : Association de Gestion Intégrée des Ressources (AGIR) au Maroc.
Les volontaires seront amenés à remplir des fiches techniques d’observation concernant les cétacés et les oiseaux et des fiches techniques classiquement utilisées dans nos missions pour les macro-déchets. Ces données seront exploitées par les scientifiques des différentes associations et institutions partenaires.
Intérêt de la présence des volontaires pour mener à bien ce projet :
L’association pour la Préservation de la Lagune de Oualidia –(APLO) a besoin pour faire classer ce site remarquable en Parc National de données régulières et comparatives concernant la faune et la flore locales.
L’association AGIR dans le cadre de son opération Delphis Maroc est intéressée par les observations de cétacés pouvant être effectuées près des côtes Atlantique marocaines.
La Surfrider Fondation implantée au Maroc agissant de façon efficace dans la collecte des macro-déchets sur les plages de l’océan, est intéressée par la venue de volontaires s’impliquant dans ce secteur d’activité.
Le professeur Abdelkader Moukrim travaille actuellement sur deux lagunes dont celle de Oualidia et les données concernant les micro-plastiques flottants lui seront utiles pour les travaux en cours.
a) Recensement annuel des oiseaux migrateurs et endémiques de la lagune.
Ce recensement se fera sous la responsabilité d’un photographe naturaliste travaillant déjà dans le domaine ornithologique.
Les volontaires se déplaceront en kayak de mer dans la lagune, au gré des marées afin d’effectuer la meilleure approche possible des oiseaux. Ce recensement sera remis au service international de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).
b) Collecte des macro-déchets marins dans les zones captives et sur les plages environnantes.
Ce travail d’analyse et de suivi annuel s’intègrera dans la convention sur la prévention de la lagune qui prévoit une réalisation des ouvrages de protection de la baie contre la pollution et notamment la construction d’une souille de récupération des boues et déchets qui refluent dans la baie. La collecte des macro-déchets marins permettra de définir un indice représentatif dans une zone spécifique de la lagune (entre Surfland et la Sultana) et servira d'indicateur d'évolution annuelle.
Les résultats seront communiqués et exploités par l’INRH de Oualidia, par l’association MerTerre en France et la Fondation Surfrider au Maroc.
c) L'étude des micro-plastiques flottants se fera grace à un filet à planctons dans les zones côtières lors de la sortie en mer ainsi qu'au sein de la lagune.
d) Participation à l’inventaire des mammifères marins autour de la lagune de Oualidia. Cette activité étant très météo dépendante, elle se fera à l'occasion d'une sortie en mer au cours de la mission.
Un des responsables de l’association de protection de la lagune connait parfaitement l’environnement marin pour y avoir pratiqué depuis de nombreuses années l’équivalent de ce que le GECEM effectue en Méditerranée. Pour cela, il possède un gros zodiac mis à la disposition des éco-volontaires pour se rendre sur le site de passage des grands dauphins, baleines et cachalots. Les relevés annuels lors de cette sortie seront remis aux autorités locales (INRH), à l’association AGIR (Association de Gestion Intégrée des Ressources).
Ces relevés servent notamment à l’INRH pour surveiller l’évolution des populations de cétacés de la zone.
Casablanca
Transports :
A leur arrivée les volontaires seront pris en charge à l’aéroport de Casablanca, le vendredi, par le Land Rover de l’association ABC. Idem pour le retour le dimanche.
Il faut 2 heures pour rejoindre Oualidia de Casablanca.
Logement :
Les volontaires seront logés dans des appartements d’un petit ensemble résidentiel appelé «les jardins de la lagune».
Repas :
Les repas (petit-déjeuner, déjeuner et diner) seront pris dans un centre d’activités sportives « Surfland » dirigé par un des membres de l’APLO.
Encadrement des volontaires
Pour les missions 2012, l’association ABC (Gérard Schmitt, photographe naturaliste) encadrera les éco-volontaires et assurera aussi l’intendance pour les déplacements avec l'aide de Valérie Giordano et de Claude Escarguel entre l’aéroport de Casablanca et le site de Oualidia.
Qui accompagnera le volontaire sur le terrain ?
Concernant le recensement des oiseaux dans la lagune, Gérard Schmitt accompagnera les volontaires.
Concernant la sortie en mer, Laurent Miramon membre de l’APLO assurera l’encadrement.
Quels sont les risques éventuels encourus par le volontaire lors de la mission ?
Le principal risque concerne les sorties en mer et le passage des passes en cas de grosse houle. Ce risque entrainera l’annulation de toute sortie pouvant présenter un danger.
Bien entendu ces sorties se feront avec présence obligatoire de gilets de sauvetage, d’une radio à bord et de fusées de détresse obligatoires.
En cas d’accidents ou de maladie du volontaire disposez-vous d’un médecin sur place ?
Il existe à Oualidia un centre de santé pouvant assurer les urgences, pour tout problème au-delà des compétences du centre il existe une clinique à El Jadida et un hôpital à Safi (les deux établissements sont situés à 1 heure de route de Oualidia). Le transport pourra être effectué par le véhicule d’ABC si les services ambulanciers locaux ne sont pas disponibles.
Participation du volontaire
Quel sera le planning au quotidien de la mission ?
Les journées réservées au recensement des oiseaux seront entièrement occupées car l’activité se fait en kayak au gré des marées.
Concernant la sortie en mer, l’activité ne représentera qu’une demi-journée de 4 heures, l’autre demi-journée sera consacrée à la collecte et à l'analyse des macro-déchets.
Les comparaisons annuelles des différents relevés de nos indicateurs (oiseaux, cétacés, macro-déchets) permettront de suivre les tendances de l’évolution de la protection de la lagune et de la qualité des eaux fréquentées.
Condition physique particulière pour pouvoir participer à cette mission :
Etre en bonne condition physique, savoir nager.
Un nombre maximum de 6 volontaires est accepté.
Le nombre minimum pour valider la mission sera de 4.
Les périodes favorables aux interventions mentionnées ci-dessus se situent au mois d’octobre et de novembre (passage des oiseaux migrateurs et des cétacés).
Quel type d’équipements (vestimentaire et matériel) doit prévoir le volontaire ?
Le volontaire doit prévoir des vêtements légers en coton, un k-way, chapeau ou casquette, lunettes de soleil, protection solaire.
Le matériel demandé est masque, tuba, palmes, combinaison néoprène de 4 mm minimum, des chaussures en plastiques (type méduse), 1 sac à dos, 1 serviette de bain, 1 appareil photo personnel, 1 sac étanche pour les sorties en kayak.
Il est préconisé dans ce pays musulman de porter des vêtements adaptés à la culture du pays.
Le climat en octobre est relativement clément, il est inutile de se charger.
Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.
Urgence |
Date de début |
Durée |
Choix |
| 27-10-2012 | 8 jours | ||
| 03-11-2012 | 8 jours |
Nom du bénévole |
Date de départ |
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |