Nos actions

Projet n°1428 | FRANCE
Faune et flore

N° 1428 : Etude de la contamination de la zone Nord Méditerranée par les micro-plastiques flottants.

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

Les associations MED, GECEM et l'IFREMER.

Formation des participants

Partenaires de la mission :

ABC (Association Biologie et Coopération)
Créée en 1991 dans le Sud Est de la France, l’association ABC s’est d’abord mobilisée dans l’aide médicale aux pays en voie de développement, puis dans l’aide aux plus démunis dans la région PACA.
Dans le cadre de la diversification de ses actions, compte tenu de l’évolution technologique du matériel médical, ABC a décidé de développer un secteur d’activité consacré au «Congé Solidaire». Antenne régionale de Planète Urgence, ABC pilote les missions Méditerranée.

Association Méditerranée En Danger
L’expédition MED 2010 / 2013 est une grande campagne scientifique et environnementale en Méditerranée, qui mobilise une équipe de chercheurs issus d’une dizaine de laboratoires universitaires européens dont les objectifs sont :
ETUDIER l’abondance et la dangerosité des micro-fragments de plastique qui dérivent en Méditerranée, s’y accumulent et menacent l’équilibre de la biodiversité marine
SENSIBILISER les populations aux méfaits du plastique en mer, et à la nécessité de réduire nos déchets en amont
UTILISER nos campagnes embarquées pour réaliser également une collecte de données spécifiques à l’échelle du bassin méditerranéen sur la biodiversité marine (plancton, méduses, algues)
La participation de Planète Urgence aux missions MED 2011 prévoit d’apporter notre soutien au recueil de données de cette opération ainsi que pour les missions suivantes (2012, 2013)

Les scientifiques de l’IFREMER
L'Ifremer contribue, par ses travaux et expertises, à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral et au développement durable des activités maritimes. À ces fins, il conçoit et met en oeuvre des outils d'observation, d'expérimentation et de surveillance, et gère la flotte océanographique française pour l'ensemble de la communauté scientifique. Plusieurs scientifiques de l’Ifremer apportent leur soutien à nos missions.

Le GECEM
Le GECEM est une association créée en 1991. Elle est constituée d’un réseau d’observateurs organisé sur tout le littoral français pour recueillir les informations concernant les mammifères marins. Cette association loi 1901 a pour but de fournir les données et les arguments scientifiques nécessaires à la connaissance et à la protection des cétacés de « Mare Nostrum ».

Historique

La Méditerranée est une mer au milieu des terres comme l’indique l’étymologie de son nom. Cette mer est fermée, seul le détroit de Gibraltar permet à ses eaux de se régénérer et il faut 100 ans pour que l’ensemble de l’eau se renouvelle. Depuis des siècles, ses rivages ont attiré les populations pour son climat tempéré et pour la possibilité de transports maritimes permettant de relier les hommes entre eux.
Cette concentration humaine, et un certain développement économique malheureusement peu soucieux de la prise en compte des contraintes environnementales qu’elle induit, se traduit par un risque majeur pour cette mer vivante et reconnue internationalement pour la richesse de sa biodiversité.
Une biodiversité gravement menacée par l’artificialisation des espaces, la surexploitation des ressources, la surpêche, la prolifération d’espèces introduites, les impacts des activités humaines et le changement climatique.
La prise en compte de ces risques remonte aux années 1975 sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui a initié le premier Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM qui vise à mener une politique de lutte contre la pollution du milieu marin à l’échelle méditerranéenne).
Toutefois de nouveaux dangers sont apparus et des publications récentes (IFREMER, Opération MED) viennent de mettre en évidence la présence de micro-déchets de plastiques estimés à 250 milliards pour l’ensemble de la Méditerranée. Cette concentration atteindrait près de 900 000 particules plastiques au km2 dans certaines zones ! Ces micro-déchets constituant une véritable soupe de plastiques représentent une bombe à retardement écologique. Cette pollution vient des grands fleuves qui charrient jusqu’à la mer d’importantes quantités de plastiques mais aussi des grandes métropoles côtières. Aucun micro-organisme n’est capable à ce jour de dégrader le plastique qui, même transformé en poudre par sa dégradation progressive, peut être ingéré et se retrouver dans les estomacs des poissons et des mammifères, pouvant ainsi contaminer la chaîne alimentaire.
Apparues à l’échelle industrielle au début des années 1950, les matières plastiques n’auront donc mis qu’un demi-siècle à contaminer l’ensemble de la planète.

C’est en réponse à cette problématique que Planète Urgence étudie depuis quelques années en partenariat avec des institutions locales (Parc National de Port Cros, Conservatoire du Littoral, etc.) et des scientifiques (associations GECEM, MerTerre) l’impact des déchets dans les petits fonds des zones côtières, en parallèle avec l'étude des mammifères marins.
Face à ce danger vital pour notre santé et notre environnement que représentent les micro-plastiques, les missions de Planète Urgence en Méditerranée ont élargi leur secteur d'exploration à des transects en mer reliant le continent à la Corse (Hyères - Calvi) durant lesquels seront faites l'étude des micro-plastiques et des mammifères marins rencontrés lors de ces traversées.

Objectif

Quantifier la présence de micro-déchets plastiques en haute mer et recenser la présence de mammifères marins entre le continent et la Corse.

Afin d’affiner la connaissance de la pollution de ces micro-plastiques flottants et de déterminer ainsi la qualité de l’eau dans laquelle nous puisons nos principales ressources halieutiques, nous avons développé un programme de recherche en partenariat avec des scientifiques de l’IFREMER et l’opération Méditerranée en danger (opération MED).

Claude Escarguel, biologiste de formation et responsable des missions Méditerranée de Planète Urgence propose ainsi à toute personne intéressée d'effectuer régulièrement des transects sur un voilier entre la Corse et le continent permettant de recueillir des échantillons de surface grâce à un filet spécifique utilisé en planctonologie et d’analyser ensuite la présence de micro-déchets plastiques.

A ces échantillons seront associés des prélèvements effectués lors d’un quadrillage dans la zone située entre l’Ile Rousse et Calvi.

Grâce à l'aide de plusieurs volontaires, ces missions répétées sur plusieurs années et sur le même trajet à des périodes identiques (cf. courantologie) permettront non seulement de suivre l’évolution de ce danger près des côtes où se nourrit notre population, mais encore de vérifier la présence d’un éventuel gyre (zone de tourbillon favorisant la concentration des macro-déchets et pouvant constituer, comme en Atlantique ou dans le Pacifique, de véritables zones d’accumulation, surnommées poubelles marines).

Ces missions d’étude des micro-plastiques sont en effet assez difficiles, puisqu’il faut mener des campagnes en mer relativement coûteuses et les techniques de recherches dans ce domaine dérivent de celles portées sur le plancton en raison de leur taille comparable.
Tous les scientifiques s’accordent aujourd’hui à reconnaître que ces études récentes demandent à être approfondies tant au niveau exact de concentration des micro-plastiques que sur leur effet sur les écosystèmes.

En Europe, une décision adoptée en septembre 2010 par la Commission Européenne demande aux états membres de suivre l’état d’une série d’indicateurs du milieu marin (50) parmi lesquels figurent les contaminants dont font partie les micro-plastiques. De plus, un plan de réduction des déchets en milieu aquatique a été adopté au Grenelle de la Mer. Ses premiers objectifs sont de «caractériser les origines multiples de ces déchets pour les réduire à la source et recenser les initiatives existantes pour les encourager et les compléter».
Ces missions d’éco-volontariat de Planète Urgence encadrées par des scientifiques ont vocation à participer à l’objectif de ces directives.

Intervention du volontaire

Les missions s’effectueront du vendredi (date d’arrivée à l'antenne régionale de Planète Urgence) au dimanche suivant (date de départ). Le premier week-end sera consacré à la formation et à la réalisation des techniques de prélèvements en zone côtière à l’aide d'un bateau électro-solaire afin de familiariser les éco-volontaires au protocole adopté, ainsi qu'aux techniques de quantification des micro-plastiques.
Les transects se dérouleront durant 6 jours de semaine du lundi au samedi sur un catamaran de 14 mètres sur lequel seront présents, outre le capitaine du bateau, un scientifique, une personne pour l’encadrement et les éco-volontaires participants à l’étude.

Selon la météo, le bateau partira du port du Brusc (Var) pour rejoindre le port de Calvi, traversée durant laquelle se dérouleront les premiers prélèvements.
Le séjour en Corse sera consacré à une formation spécifique concernant l’analyse planctonologique et la biodiversité méditerranéenne au sein de la station de recherche marine Stareso, sous l’autorité d’un biologiste du laboratoire océanographique.
Les trois jours restants seront consacrés à la traversée retour (date choisie en fonction de la météo) et à l’analyse des échantillons de retour à l'antenne régionale de Planète Urgence. Les résultats collectés seront transmis aux scientifiques de l’IFREMER et de la Stareso ainsi qu’aux scientifiques de l'opération MED pour compléter leurs propres observations.

Les traversées seront aussi l'occasion de procéder à l’étude et à la photo-identification des cétacés rencontrés et ce, en partenariat avec le GECEM, ainsi qu’à l’étude de la présence de méduses.

Pour 2012, quatre missions sont prévues (deux en mai et deux en octobre). Pour 2013 et les années suivantes (3 ans minimum) un total de quatre missions minimum chaque année est envisagé.

Durant toute la semaine, les éco-volontaires après leur formation du premier week-end effectueront sur le bateau les taches suivantes :
- préparation des flacons à prélèvement,
- installation du filet Manta collecteur,
- recueil du prélèvement après un temps de chalutage déterminé,
- préparation et stockage des échantillons prélevés,
- analyse et quantification (soit à la Stareso en Corse, soit au retour sur le continent) des prélèvements recueillis,
- durant les traversées, recensement et photo-identification des grands dauphins et des mammifères marins.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Gare de toulon

Transfert sur le lieu de mission

Les éco-volontaires arrivent par leurs propres moyens en train à la gare de Toulon ou en voiture à la chambre d'hôtes les Toits du Gaou au Brusc.
Ils sont pris en charge par le véhicule de l'association ABC de la gare jusqu'au Brusc. Idem pour le retour.

Condition d'hébergement et d'intendance

Le premier week-end, dès l'arrivée des éco-volontaires l'hébergement et les repas auront lieu à la chambre d'hôtes Les Toits du Gaou au Brusc. Du lundi au samedi suivant, le logement et les repas auront lieu sur un catamaran de 14 mètres disposant de 4 couchages doubles et de 2 couchages simples. Sur le bateau, les éco-volontaires participeront non seulement à l'étude scientifique (installation du filet, prélèvements, etc.) mais aussi à la navigation (notamment dans les quarts de nuit), à la préparation et à l'organisation des repas.

Organisation

Pour ces missions il est recommandé d'avoir une bonne condition physique et de savoir nager.

Le matériel demandé : combinaison néoprène de plongée (en Mai et en Octobre l'eau est encore fraiche), palmes, masque et tuba, un appareil photo, une veste de quart, chaussures de bateau ou tennis, casquette, lunettes de soleil, crème solaire, duvet, taie d'oreiller, serviette de toilette et serviette de bain, un petit sac à dos, une lampe frontale.

Remarques

Un maximum de 6 éco-volontaires est retenu pour chaque mission.
Un minimum de 4 éco-volontaires est nécessaire pour effectuer la mission.

Les prochains départs

Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.

Urgence

Date de début

Durée

Choix

05-05-2012 8 jours
Je sélectionne
Mission à pourvoir en urgence 19-05-2012 8 jours
Je sélectionne
29-09-2012 8 jours
Je sélectionne
13-10-2012 8 jours
Je sélectionne

▼ 4 rapports de volontaires partis sur ce même projet

Nom du bénévole

Date de départ

 
ROLAND G. 30-09-2011
SALVATORE A. 30-09-2011
LAURE T. 30-09-2011
DIDIER M. 30-09-2011

▼ 5 rapports de volontaires partis auprès du partenaire "ABC"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
SOLENNE T. Méditerranée : recensement et protection de la biodiversité au sein du Parc National de Port Cros (FRANCE) 09-09-2011
SIMON F. Méditerranée : recensement et protection de la biodiversité au sein du Parc National de Port Cros (FRANCE) 09-09-2011
HENRI B. Méditerranée : recensement et protection de la biodiversité au sein du Parc National de Port Cros (FRANCE) 09-09-2011
DELPHINE G. Méditerranée : recensement et protection de la biodiversité au sein du Parc National de Port Cros (FRANCE) 09-09-2011
SERGE C. Méditerranée : recensement et protection de la biodiversité au sein du Parc National de Port Cros (FRANCE) 09-09-2011

▼ 5 rapports de volontaires partis en "FAUNE ET FLORE"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
PASCAL M. Comptage de la faune dans le Parc National de la Bénoué (CAMEROUN) 18-02-2012
STÉPHANIE L. Wildlife Protection - Hwange National Park (ZIMBABWE) 02-09-2011
PAULINE P. Suivi écologique du Parc National de la Pendjari (BÉNIN) 26-01-2009
ELODIE A. Etude, suivi des singes à ventre rouge, preservation de la foret ancienne de la Lama (BÉNIN) 30-11-2008
PRISCILLA P. Réalisation d'études écologiques dans la plaine d'inondation de Waza Logone (CAMEROUN) 01-11-2008
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