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Projet n°1446 | CAMEROUN
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Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.
Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.
En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.
Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.
Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.
Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.
Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :
L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.
Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :
Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :
Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.
Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.
Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.
Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.
Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).
Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.
La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).
La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).
Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.
Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.
Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.
A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.
Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.
A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.
Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.
Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.
Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.
Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :
Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…
Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :
| Votre don pour une mission de Congé Solidaire | ||
| 73% 1 | 1645€ 2 | Congé Solidaire individuel |
| 98% 1 | 2200€ 2 | Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur |
| 1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence 2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts) |
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Membres du GIC Agripo
6
Les 6 bénéficiaires (3 hommes et 3 femmes, âgés de 30 à 60 ans) sont membres du GIC AGRIPO, ils sont des agriculteurs et parlent tous français. Leurs niveaux varient de l’éducation secondaire à l’éducation universitaire.
- Marie Claude, BAC, secrétaire du GIC Agripo (salariée),
- Pascal, BAC +4, sans emploi, bénévole
- Adeline, BAC +3 en sociologie, sans emploi, bénévole
- Lionelle, BAC +5 en économoie, sans emploi, bénévole
- Steve, BEPC, agriculteur, bénévole
- Emmanuel, BAC +5 en agronomie, sympathisant
Le GIC AGRIPO (Groupe d’Initiative Commune des Agriculteurs Professionnels du Cameroun) est une initiative locale, spécialisée dans l’agriculture et l’écotourisme, rassemblant 2 salariés et 28 bénévoles. Il a été créé en 2009 par 10 jeunes diplômés, tous originaires du village de Tayab situé dans la région centrale du Cameroun à 80 km de Yaoundé.
Tayab, petit village d’environ 250 habitants issus de l’ethnie Bassa, est situé en bordure immédiate d'une forêt équatoriale où l'exploitation forestière a été pratiquée de façon si intensive que de nombreuses essences sont menacées de disparition.
L’agriculture est la principale source de revenus. La population possède 800 hectares de surface agricole et cultive aussi bien pour une consommation vivrière (banane plantain, manioc, arachide et aussi maïs, macabo, taro) que pour la vente au GIC (palmier à huile et cacao).
Dans cette zone, les habitants pratiquent également, pour leur consommation personnelle, la chasse, la pêche et l’exploitation de produits forestiers non ligneux (coula edulis, cola, moabi, gnetum).
Le GIC a encouragé les habitants de Tayab à développer une nouvelle agriculture reposant sur la sédentarisation des espaces agricoles, plutôt que la culture sur brûlis.
Par ailleurs, en concertation avec la population, de nouvelles expériences sylvicoles, agro-touristiques et culturelles ont été impulsées par le GIC et mises en oeuvre pour diversifier et rentabiliser les activités.
L’appui du GIC n’est pas d’ordre financier, mais technique et humain : Il organise par exemple des sessions de formation en langue locale concernant :
- La production des PIF de bananier (Plants Issus de Fragments de tige).
- Le greffage des arbres fruitiers.
- La construction des étangs piscicoles.
- L’élevage des porcs.
- La cartographie participative.
- La couture simplifiée, pour les femmes.
Ces formations sont gratuites et ouvertes à tous. En fonction du contenu, elles durent d’une semaine à trois mois. Les 50 premiers demandeurs bénéficient de formations et instruisent à leur tour 150 personnes du village.
Des activités de développement ont également été menées, malgré les ressources financières limitées du groupe, qui fonctionne essentiellement à partir des cotisations annuelles et des ventes de produits agricoles. En l'espace de 3 ans, il a été notamment été réalisé :
- L’achat groupé d’intrants agricoles : achat de pesticides pour lutter contre les maladies des cacaoyers (par exemple, la miride du cacao qui a affecté dangereusement la production en 2010). En achetant une quantité élevée, le GIC a pu bénéficier d’un prix de gros.
- La finalisation de la construction de l’école primaire (45 enfants scolarisés). Cette construction avait été suspendue du fait de l’absence de moyens pour acheter des tôles. Un «champ-école» de maïs communautaire a été mis en place, ce qui a permis l’achat des tôles manquantes. Ainsi, celle-ci a pu être terminée et 3 enseignants ont été recrutés par la communauté et sont désormais payés par les recettes du «champ-école».
- L’aménagement d’un deuxième point d’eau potable. Ainsi, le GIC a aidé le village à monter le dossier de construction d’un point d’eau pour l’école qui a pu, dès lors, bénéficier de la subvention du Programme Camerounais Spécial de Développement (mis en place par l'Etat Camerounais). Désormais, le village dispose d'un puit à proximité de l’école.
Pour l’aider dans la mise en place de ces différentes activités, le groupe bénéficie de l'aide technique de bénévoles mobilisés par Ingénieurs Sans Frontières (ISF) ou le Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) dans le cadre de missions d’expertise. Ainsi, il a accueilli 5 membres d’ISF pour :
- Etablir une cartographie participative de son exploitation agricole permettant une affectation harmonieuse des terres d’une part et d'établir des cartes des espaces exploitables d’autre part.
- Participer à la multiplication des plants, c’est-à-dire à la mise en place de serres pour l’amélioration génétique des plants (notamment le cacao).
Les volontaires de VNU, quant à eux, interviennent à distance. Certains ont aidé à construire le plan d’activité, à développer le site Internet (en cours d’élaboration), à dresser un catalogue, ou à traduire l’ensemble des documents utiles à la promotion des activités.
Le GIC souhaite aujourd'hui créer des circuits d’écotourisme à partir du village.
Ainsi, le projet «Vergers Ecologiques de Tayab» a débuté en septembre 2009. Il s'agit de mettre en valeur le village en tant qu'alternative au tourisme de masse, tout en préservant et valorisant la culture locale.
Les «Vergers Ecologiques de Tayab», d’où sont bannis les pesticides, s’étendent sur 20 hectares. Y sont cultivés la banane plantain et des arbres fruitiers : orangers, manguiers, mandariniers. Le moabi et le coula edulis sont aussi récoltés.
En plus de la visite de ces vergers écologiques, seront proposées des activités culturelles et sportives (randonnée sur sentier forestier, cyclisme, etc.).
La mise en place de telles activités dans le village fournira d’autres revenus et créera des emplois (autres que ceux directement liés à l’agriculture).
Ce projet est autogéré par les membres du GIC. Une cartographie du site a été dressée et un architecte bénévole recruté pour la conception de son aménagement et des plans des infrastructures.
Certaines zones seront préservées et protégées du fait de la présence d’espèces animales et végétales rares (l’oiseau picatharte, l'arbre moabi).
Afin d’accueillir au mieux les visiteurs, ce projet se verra doté également de logements : 5 gîtes offrant 10 chambres, construits selon des procédés respectueux de l’environnement et valorisant les matériaux locaux.
Former les membres de l'équipe du GIC Agripo à la finalisation et à la mise à jour du site Internet du projet "Agrosphére".
En 2009, les futurs membres du GIC ont fait le choix de revenir dans leur village natal et de se professionnaliser dans les activités agricoles. En plus de leur souhait de mettre en place un site éco-touristique dans le village, ils ont développé une main d’oeuvre qualifiée grâce aux formations qu’ils ont suivi dans des centres de recherche sur l’agriculture. Cette expertise a permis de mettre en place de grandes exploitations dans le village depuis 2010. En effet, trois exploitations ont été créées : une palmeraie de 10 hectares, un verger de 20 hectares et un champ de manioc de 2 hectares. Toutefois, la mise en place de ces exploitations nécessite une mobilisation de fonds très importants. Afin de continuer à développer ces exploitations, le GIC a besoin de mobiliser des ressources financières, notamment en mettant à disposition de façon temporaire leur force de travail auprès des exploitations agricoles. Pour se faire, le GIC a décidé de mettre en place une «bourse de la main d’oeuvre agricole» qui concerne l’ensemble des villages de la région de Tayab, appelé Projet «Agrosphère». Cette main d’oeuvre disponible représente 47 personnes au total et proposera des ouvriers agricoles sous forme d’intérim pour les grandes exploitations qui ont besoin de façon temporaire de ce type de main d’oeuvre. Les contrats mis en place entre les différents exploitants et la main d’oeuvre ont une durée de un à deux mois en général.
En 2010, 35 paysans sont allés travailler temporairement dans des entreprises agricoles. Ils sont tous revenus avec un capital leur permettant l’achat d’intrants et de semences. Ainsi, sur ces 35 paysans, 20 ont planté des bananiers sur environ 4 hectares et 6 paysans ont acheté des motos pour leur déplacement. 9 d’entre eux n’ont malheureusement pas valorisé ces revenus complémentaires, d’où l’intérêt en 2011 de mieux conditionner l’utilisation des revenus paysans. Pour information, le revenu journalier d’un paysan, lorsqu’il va travailler pour des entreprises agricoles, est de 5000 Fcfa (7.63€) par jour, soit un revenu mensuel de 150 000 Fcfa (environ 230€). Pour l’instant, le GIC ne perçoit pas de commissions sur ces placements. Mais à moyen terme et en professionnalisant le service, le GIC pourra retenir 10% du revenu pour les frais de fonctionnement du service de placement.
Les besoins et les demandes en main d’oeuvre sont forts mais la gestion de l’offre et de la demande est peu efficace car le GIC doit faire un démarchage de proximité pour trouver des clients afin de placer les ouvriers agricoles. La méthode consiste à informer de façon directe les entreprises par bouche à oreille. Néanmoins, ce porte-à-porte a ses limites car les coûts de fonctionnement restent élevés : un contrat peut rapporter 150 000 Fcfa sur lesquels 35 000 Fcfa, soit 20%, sont dépensés en frais de transport et de communication. Afin de rendre plus efficace le système et engendrer moins de dépenses, le GIC souhaite mettre en place un site d’intermédiation, c’est-à-dire un site Internet spécifique pour ce projet. Le GIC pourra mettre en ligne les disponibilités de l’ensemble de la main d’oeuvre agricole (planning, compétences, semences agricoles et appui au conseil agricole). Les sociétés, quant à elle, pourront directement poster leurs offres d’emploi temporaires. Ainsi, le site permettra de croiser l’ensemble des informations nécessaires à la mise en place d’un tel système de services agricoles.
Le GIC n’a jamais eu une formation pour créer et actualiser un site Internet et il dépend actuellement de compétences externes (volontaires VNU) pour leur projet écotouristique. Autant le projet écotouristique est ciblé sur le village de Tayab, autant le projet « Agrosphère », axé sur l’employabilité temporaire des populations rurales au sein de grandes entreprises agricoles, est destiné à toutes les populations des villages de la région, ce qui représente environ 20 000 personnes ; l’idée étant que ce site soit utile à tous les paysans de la région.
Le GIC souhaite bénéficier d’une formation à la création et à l’actualisation du site Internet pour le projet «Agrosphère», avec la mise en place d’une base de données.
Le site devra, en plus des informations de base, disposer d’une base de données permettant de rapprocher les profils des agriculteurs des demandes avec les compétences recherchées par les exploitations agricoles. Le site devra également présenter une page d’actualités pour permettre aux usagers d’avoir des nouvelles régulières du projet « Agrosphère ». De plus, il est important que le site soit mis en lien avec les réseaux professionnels pour une meilleure promotion.
Douala
Un membre du GIC AGRIPO viendra chercher le volontaire à l’aéroport de Douala.
Location d'un appartement à Douala
Un appartement sur Douala sera loué pour mener cette formation.
Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.
Urgence |
Date de début |
Durée |
Choix |
| En 20121 | 16 jours2 | ||
1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission. 2. 16 jours = durée moyenne d'une mission. Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72. | |||
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |