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Projet n°1450 | MONGOLIE
Faune et flore

N° 1450 : Soutien à la protection de la biodiversité par l'apiculture biologique

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

Plus...

▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

L'association Ayan Mongolie et l'Université Nationale Agricole de Monglie

Niveau des participants

Les scientifiques et le partenaires sur place sont anglophones. Il est nécessaire de parler anglais (niveau scolaire) pour participer à cette mission.

Motivation des participants

Valorisation de la filière apicole biologique dans la région de Tuv en Mongolie.

Historique

Ayan Mongolie est une association française créée en 2008 par sept membres fondateurs français et mongols. Elle n’emploie à ce jour aucun salarié et bénéficie de l’appui d’un bénévole stagiaire. L’association a pour objectif de promouvoir les échanges culturels franco-mongols et de favoriser la coopération économique et solidaire entre la France et la Mongolie. Elle organise des manifestations culturelles en France et met en place des projets de développement rural en Mongolie.

Depuis sa création, Ayan Mongolie a bénéficié du soutien de partenaires techniques et financiers variés :

Appuis financiers :
- Banque Populaire d’Alsace (concours PIRA 2009),
- Association Horizons Mongols (en mongol : Mongolyn Tal Nutag) située à Vesoul en Haute-Saône,
- Entreprise « Imprimeur Ecolo » en Alsace.

Appuis techniques :
- Commune de Bornuur en Mongolie,
- Université Nationale Agricole de Mongolie à Oulan Bator,
- AgroParisTech à Paris, Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l'Environnement (programme d’échange des stagiaires).

Le contexte :

Ayan Mongolie a souhaité orienter son appui en faveur de projets locaux de développement rural. En effet, l’agriculture en Mongolie a périclité après la chute du régime soviétique. Aujourd’hui, le pays est dépendant de ses voisins et particulièrement de la Chine pour la culture maraîchère. Par ailleurs, la mondialisation, associée à des conditions climatiques difficiles qui se sont succédé pendant plusieurs années d’affilée, ont appauvri la population rurale semi-nomade. L’Université Nationale Agricole de Mongolie et l’association Ayan Mongolie se sont rapprochées pour promouvoir la réintroduction et le développement de la culture maraîchère biologique en Mongolie, en particulier pour la culture des échalotes, via un projet de développement durable et solidaire impliquant des populations locales en difficulté. La politique de l’association est de permettre de faire revivre des filières agricoles existantes dans les campagnes mongoles mais laissées à l’abandon après le démantèlement du bloc soviétique.

Un premier projet de culture des échalotes dans le village de Bornuur a été mis en place en 2009. Ce village, situé à 1 400 m d’altitude dans la province de Tuv, a été choisi car l’Université Nationale Agricole de Mongolie y possède un terrain de recherche et d’exploitation agricoles de plus de 200 hectares. Un hectare est réservé à la plantation et à l’expérimentation de la culture des échalotes grâce aux engrais biologiques localement disponibles et valorisables, tels que le crottin de moutons. Les échalotes sont d'une variété régionale réputée pour sa qualité et appréciée pour la recette traditionnelle culinaire dont le fameux ravioli fourré à la viande de mouton et cuit à la vapeur - le buuz. Plus largement, l’activité économique principale du village de Bornuur est l’agriculture, en particulier la culture de pommes de terre. Cette activité est un héritage de l’époque soviétique ; il s’agissait de l’un des kolkhozes (coopératives agricoles d’Etat) les plus dynamiques du pays en raison de la richesse de ses terres cultivables et de sa proximité avec la capitale (à environ 130 kilomètres d’Oulan Bator). En 2007, ce village recensait 4 469 habitants répartis dans 1 072 foyers.

Dix familles défavorisées au total ont pu bénéficier de ce projet de culture des échalotes durant les années 2009 et 2010. Avant ce projet, elles étaient au chômage suite à la disparition des coopératives agricoles d’Etat qui les employaient. Ce projet, est aujourd’hui autonome et a été plébiscité par la Banque Populaire d’Alsace, en nommant l’association vainqueur du PIRA 2009 (Prix Initiative Région Alsace) dans la catégorie «coup de coeur», ce qui a permis de consolider financièrement la démarche.

Désormais, l’association souhaiterait appuyer l’apiculture biologique dans ce même village.

A l'origine, un centre de formation et de recherche scientifique pour la filière apicole a été fondé en 1974 dans le village de Batsumber, par le Gouvernement de la Mongolie. Activité méconnue dans le pays avant 1974, l’objectif du centre consiste à développer l’apiculture comme activité économique agricole à part entière. Ce pôle d’excellence mellifère oeuvre dans les 3 domaines suivants : la formation, la recherche et la production du miel. Le projet «miel» se déroule dans le cadre du transfert du savoir-faire établi entre deux communes voisines situées en milieu rural : de Batsumber vers Bornuur. Le centre possède son propre bâtiment, dans le village de Batsumber.

Ce projet porte sur l'étude d'une espèce d'abeille en particulier, l’abeille locale «Khaliu» de Batsumber. Cette espèce est l'objet d'importants travaux de recherche et le résultat d’une sélection génétique rigoureuse, réalisée à partir de spécimens russes sélectionnés par Mme Selenge, directrice du centre depuis 1974. Cette espèce a été brevetée en 1992 et honorée à plusieurs reprises par la région de Tuv avec la Médaille de Bronze en 2005 au salon de l’agriculture régionale et la Médaille d’Or du meilleur produit régional de l’année 2008. L’abeille «Khaliu» est très prisée par les apiculteurs mongols pour ses multiples qualités : sa rusticité adaptée à l’hibernation pendant de longs mois d’hiver (pas moins de 7 mois sous la neige !), sa fertilité abondante en période estivale et son caractère docile. Désormais, une vingtaine de coopératives apicoles, exerçant dans tout le pays, bénéficient de cette hybridation «faite maison». De nombreuses publications scientifiques ont été rédigées par le centre de recherche (en quasi totalité en langue mongole).

En revanche, depuis plusieurs années, et pour des raisons budgétaires, l’Etat Mongol réduit considérablement son budget alloué au centre de recherche à Batsumber. Quelques chiffres très explicites en témoignent : les effectifs du personnel travaillant au centre s’élevaient jusqu’à une quarantaine dans les années 1980 avant de n’en compter que huit en 2011 : comptable, responsable de commercialisation, chauffeur, intendant, gardien, etc. Concernant les stagiaires universitaires et les apprentis en apiculture, les chiffres sont respectivement de vingt personnes en 1980 à seulement deux en 2011 – dûs au manque de financement de la formation qui était publique auparavant.

De plus, l'écosystème de la région subit de nombreuses pressions et dégradations. Il y a notamment l’orpaillage, avec l'utilisation de produits nocifs comme le mercure qui contamine fortement les cours d’eau. Cet orpaillage artisanal et illégal se développe à cause du chômage et du déclin des activités agricoles. Le déboisement est également important avec des forêts de mélèzes coupées pour le bois de chauffage, les chantiers de construction, etc. Il y a un risque d’appauvrissement pour l’écosystème régional ainsi qu’un changement de paysage. La sécheresse, quant à elle, tend à gagner du terrain et à impacter les cultures maraîchères locales et les zones de pâturages.

Ainsi, cette apiculture biologique constitue une opportunité de protection de la biodiversité locale par la mise en place d'une filière apicole capable de générer des revenus alternatifs.

Objectif

Appuyer le développement de la filière apicole biologique dans le village de Bornuur.

Ce projet est porté par l'association Ayan Mongolie et l’Université Nationale Agricole de Mongolie.

Intervention du volontaire

Alternativement investis entre le terrain de mission (environ 2/3 du temps) et le centre de recherche apicole (environ 1/3 du temps), les volontaires apporteront un appui technique à l’équipe scientifique dont les effectifs ont été considérablement réduits et qui n'est plus en mesure d'assumer seule ces tâches :

- Construire des caves destinées à abriter les ruches en hiver. Les caves à construire devront être dotées d’une isolation optimale et d’un système de ventilation assurant une température positive durant l’hiver. Ces caves permettent d'abriter en moyenne une trentaine de ruches. Elles sont en partie dans le sol et l'autre partie recouverte de terre de telle façon que la géothermie naturelle régule la température dans les caves à +5° en moyenne contre -30° en extérieur. La réalisation de ses caves nécessitent l'organisation d'un chantier de plusieurs jours, encadré par l'équipe sur place. La coontribution des volontaires doit permettre de construire des caves pérennes qui résistent d'un hiver à l'autre. Des connaissances techniques de construction ou de bricolage peuvent être un atout supplémentaire.
- Inventorier la flore à intérêt apicole pour le pâturage estival des abeilles afin d’évaluer ses vertus nutritionnelles. Grâce à l’échantillonnage par quadrats des espèces végétales présentes sur les différentes parcelles de pâturage, la mise à jour et la compilation des données se feront par ordinateur au centre de recherche. l'échantillonnage par quadrat permet d'isoler une zone, entre quatre repères, pour identifier la composition florale de ladite zone.
- Implanter les ruches sur le pâturage estival des abeilles. Dès le mois de mai 2011, le repérage des sites d’implantation des ruches s’effectuera. Le choix de ce site est un facteur crucial pour l’obtention d’une bonne récolte mellifère et nécessite une expertise professionnelle assurée par Mme Selenge. Les ruches doivent être implantées dans une clairière à une distance minimale de 2 kilomètres d’une lisière de forêt. Le choix du site est déterminé par l’état et la richesse de sa flore, notamment sur la base des échantillonnages réalisés. Les abeilles ont en effet besoin d’une flore diversifiée pour produire du miel de qualité. Les ruches peuvent être déplacées une ou deux fois au cours de l’été et implantées sur différents pâturages. Les abeilles ont ainsi accès à une flore encore plus diversifiée. Pour réaliser cette activité, aucune connaissance particulière acquise au préalable ne sera demandée au volontaire.
- Inspecter les installations apicoles afin d’éviter d’éventuels cas de parasites et de champignons. Ce dernier point fait appel à des compétences plus spécifiques. Selon les profils des volontaires, cette tâche pourrait être faite en mission. Mais elle n'est pas systématique.

Pour réaliser cette activité, aucune connaissance particulière acquise au préalable ne sera demandée au volontaire. Toutefois, une connaissance vétérinaire ou relative à l'apiculture pourrait constituer un plus. Tout au long de ces activités, les volontaires seront encadrés par l’équipe locale.

Ces personnes seront disponibles pour accompagner les volontaires dans leurs activités quotidiennes.

Pour ce projet, les volontaires devront faire preuve de patience, de détermination et de rigueur. En effet, certaines tâches pourront paraître répétitives et physiques, notamment pour la construction des caves. Toutefois, leur bon accomplissement représentera une valeur ajoutée importante pour l'équipe scientifique sur le terrain. L'esprit de groupe et la vie en collectivité sera le quotidien de cette mission.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Oulan bator

Transfert sur le lieu de mission

Accueilli par le responsable de l’équipe mongole Ayan Mongolie à l'aéroport.

Transfert du volontaire à son lieu d’hébergement :
- un trajet d’environ 1h30 véhicule de type break.

Déplacements pendant la mission du lieu d’hébergement au lieu de la mise en place de la mission (type du véhicule et durée du transport) :
- trajets fréquents entre l’hébergement et le pâturage des abeilles s’effectuent à pied en 15 minutes environ et quelques trajets ponctuels en véhicule entre l’hébergement et le centre de recherche.

La maitrise de l'équitation peut être utile pour les déplacements mais n'est pas indispensable au déroulement de la mission.

Condition d'hébergement et d'intendance

Les volontaires seront logés dans des yourtes, l’habitat traditionnel mongol en forme de tente ronde de feutre avec une ossature en bois (environ 27 mètres carrés). Les conditions de vie sont rudimentaires, sans eau courante et avec des toilettes sèches (lits de camping, matelas gonflables, couvertures de laine, réchaud à gaz, vaisselle, douche portative de camping, etc). L’électricité de 220 V avec la fiche européenne n’est disponible qu’au centre de recherche.

Les volontaires prendront leurs repas le matin et le soir dans les yourtes et le midi éventuellement en plein air, selon les jours d’intervention.

Moyens mis en oeuvre

Un équipement spécifique sera prévu sur place pour les phases d'approche des abeilles :chapeau + combinaison + gants + bottes.

Organisation

Voici le planning au quotidien de la mission à titre indicatif :
- Jour 1 et 2 : vol pour Oulan Bator et accueil à l’aéroport l’équipe Ayan Mongolie, présentation d’Ayan Mongolie et des attentes de la mission, arrivée à Batsumber et repos
- Jour 3 à 12 : déroulement des activités de la mission (peut évoluer de mai à octobre)
- Jour 13 : bilan et évaluation des activités avec les participants du projet à Batsumber
- Jour 14 : trajet du retour vers Oulan Bator et restitution de la mission - nuit en capitale
- Jour 15 : vol pour Paris

Remarques

En général, le climat en Mongolie est ultra-continental avec de fortes amplitudes de températures dans la même journée : printemps et automnes secs et venteux, étés chauds et orageux, hivers longs et rudes.

A titre indicatif, les températures pendant les missions au mois de juillet/août sont :
- journées : + 22 C° + 36 C° environ
- nuits : - 5 C° + 20 C° environ
- souvent orageux mais rarement des pluies sur plusieurs jours consécutifs.

L’altitude moyenne du pays s’élève à 1500 mètres.

Cette mission n'est pas reconduite pour le moment. N'hésitez pas à consulter de nouveau cette page dans quelque temps.

▼ 5 rapports de volontaires partis en "FAUNE ET FLORE"

Nom du bénévole

Projet

Date de départ

 
PASCAL M. Comptage de la faune dans le Parc National de la Bénoué (CAMEROUN) 18-02-2012
STÉPHANIE L. Wildlife Protection - Hwange National Park (ZIMBABWE) 02-09-2011
PAULINE P. Suivi écologique du Parc National de la Pendjari (BÉNIN) 26-01-2009
ELODIE A. Etude, suivi des singes à ventre rouge, preservation de la foret ancienne de la Lama (BÉNIN) 30-11-2008
PRISCILLA P. Réalisation d'études écologiques dans la plaine d'inondation de Waza Logone (CAMEROUN) 01-11-2008
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