Nos actions
Projet n°1490 | HAÏTI
Comptabilité / Gestion
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Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.
Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.
En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.
Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.
Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.
Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.
Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :
L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.
Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :
Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :
Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.
Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.
Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.
Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.
Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).
Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.
La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).
La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).
Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.
Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.
Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.
A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.
Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.
A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.
Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.
Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.
Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.
Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :
Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…
Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :
| Votre don pour une mission de Congé Solidaire | ||
| 73% 1 | 1645€ 2 | Congé Solidaire individuel |
| 98% 1 | 2200€ 2 | Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur |
| 1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence 2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts) |
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Le personnel administratif de l'association MHDR
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Six personnes, deux femmes et quatre hommes entre 25 et 50 ans seront bénéficiaires de cette formation.
Trois personnes travaillent bénévolement pour le MHDR et sont impliquées dans la gestion des projets. Deux autres personnes, employées par le bureau MHDR de la région Sud (Cayes et Port-Salut), bénéficieront également de la formation. Enfin, la comptable chef, par ailleurs étudiante, bénéficiera de ce perfectionnement.
Ces bénéficiaires ont suivi une formation supérieure en gestion et comptabilité.
Ils parlent et écrivent le français couramment.
La formation de ces personnes doit permettre d'améliorer la planification et le traitement des affaires courantes de gestion et suivi comptables.
Le Mouvement Haïtien pour le Développement Rural (MHDR) est une association haïtienne fondée en 1989 par un groupe de citoyens haïtiens afin de répondre aux besoins des Personnes Vivants avec le VIH (PVVIH) au sein des communautés rurales. Actuellement, le Mouvement emploie quinze salariés et bénéficie du soutien de sept bénévoles à temps plein. Historiquement, l'association s'est engagée :
- dans un premier temps, sur des actions de soutien économique et de lutte contre la précarité et la pauvreté,
- puis dans un second temps, à l’accompagnement social et sanitaire des personnes séropositives ou malades.
Ainsi, à sa création à la fin des années 1980, tenant compte de la grave crise socioéconomique qui touchait - et touche encore - la population haïtienne depuis plusieurs décennies, le MHDR a souhaité réfléchir à la façon d'accompagner les structures intervenant dans la prise en charge des personnes séropositives ou malades en milieu rural. L'association a choisi d'intervenir sur le soutien économique de ces populations en complément des actions sanitaires entreprises par les autres structures sur place.
Avec le support de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture), le MHDR a débuté avec un projet de soutien à l’économie rurale permettant la distribution de semences améliorées aux petits agriculteurs vulnérables . Après le coup d’état de 1991, Haïti fut sous embargo commercial pendant 2 ans : les petits planteurs furent obligés de consommer toutes les semences de haricots et de pistaches qu’ils avaient réservées pour les futures saisons de plantation. Le MHDR avait soumis à la FAO un projet de banque de semences pour prêter aux petits agriculteurs afin qu’ils puissent semer sur les parcelles cultivables qu’ils possédaient. Les conditions de prêt de cette banque étaient de remettre la semence empruntée après la récolte avec intérêts, c'est-à-dire avec quelques semences supplémentaires. Cette opération a permis de toucher ensuite un plus grand nombre de cultivateurs pour les saisons de plantation suivantes grâce à la banque de semences qui a augmenté son stock.
Par la suite, un projet d’agroforesterie avec le support de l’Agence Canadienne de Coopération Internationale (ACDI) a été engagé en 1996 à Marbial, section rurale de Jacmel. Ce projet a été mis en place après le passage du cyclone « Gordon » qui avait ravagé toutes les plantations des cultivateurs du sud-est d’Haïti. Il a concerné la valorisation de 45 hectares de terres. La combinaison de l'agriculture et du reboisement (=agroforesterie) a permis :
- de diminuer le rythme de l’érosion hydrique grâce à la fixation des sols par les arbres,
- la culture d’arbres fruitiers, reproduite ensuite au moyen de la transplantation d’arbres.
Après ces premières actions à vocation économique, l’association a commencé en 2000 la prise en charge sociale et sanitaire des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA. En zone rurale, ces personnes souffrent d’un manque d’accès aux soins plus important qu'en ville du fait de la disparité des structures de prise en charge et du manque de personnes qualifiées. Dans un premier temps, le MHDR a assuré le transport des personnes séropositives ou malades vers des structures de suivi. A partir de 2004, le MHDR a disposé d’un centre d’orientation pour les personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA.
C’est à cette époque que le MHDR met en place un projet innovant : le Point de Délivrance des Services Communautaires (PDSC). Cet espace, institué à Jacmel, représente un modèle communautaire intégré où les professionnels de santé, les jeunes, les enfants, les groupements communautaires et les PVVIH travaillent ensemble en vue de réduire la stigmatisation des personnes séropositives ou malades, tout en permettant aux PVVIH d’avoir leur propre autonomie. Ce modèle repose sur une approche globale et intégrée qui veut que la création de la richesse représente le vecteur le plus important pour la prévention durable contre le SIDA et le respect des droits des PVVIH. La Maison de Transit / PDSC demeure un espace où les différents services offerts aux personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA sont gérés par la communauté, avec le support technique du MHDR (formations, conférences, séminaires et hébergement). Ce type de structure n’existe pas ailleurs en Haïti. Le MHDR est à l’origine de cette initiative.
Voici en quelques points la synthèse de ce projet de Point de Délivrance des Services Communautaires (PDSC) :
Objectif principal du projet :
Proposer un accompagnement global (économique et psycho-social) aux PVVIH et aux membres de leurs familles.
Activités du projet / activités à venir :
- séances d’information quotidiennes sur l’hygiène, le VIH/SIDA, l’alimentation, l’estime de soi ;
- rencontres en groupes et individuelles pour aider les PVVIH à gérer leur séropositivité, à ne pas infecter les autres, à bien utiliser les médicaments ;
- organisation de visites à domicile pour encourager les PVVIH à respecter les doses et les prises de médicaments et leur rappeler leur rendez-vous médical ;
- développer des règles de vie dans la structure communautaire ;
- développer des règles de fonctionnement pour la structure ;
- développer des règles pour les visites de terrain exécutées par les animateurs de terrain.
Le MHDR recense 243 bénéficiaires directs de ce programme, membres de plusieurs organisations communautaires, organisations de jeunes et autres associations de PVVIH. On estime à près de 200 le nombre de bénéficiaires indirects de ce programme, principalement des enfants et jeunes adultes.
En plus de ce projet, en janvier 2011, le MHDR accueillait et suivait environ 1300 personnes infectées par le VIH/SIDA dans le cadre d’un partenariat avec un centre de dépistage volontaire (CDV), installé dans l’hôpital Saint-Michel de Jacmel . Le MHDR assure la prise en charge communautaire. Celle-ci correspond à un appui psychosocial, un appui économique par un projet microcrédit, le passage par un centre d’orientation professionnelle et des conseils nutritionnels pour aider à supporter la maladie. Pour qu’une personne bénéficie d’un suivi par le MHDR, elle doit apporter son test de dépistage positif ; les proches, s’ils accompagnent le malade, peuvent également être pris en charge.
Les personnes, qui bénéficient des services du MHDR, viennent des dix communes et sections communales du Sud-Est. Ces bénéficiaires sont de toutes catégories ; la majorité sont des femmes de tout âge ainsi que des jeunes hommes.
Le MHDR estime à plus de 2 500 le nombre de personnes touchées directement et indirectement par ses actions. Parmi elles, certaines ont bénéficié de formations professionnelles (couture, cuisine, bureautique, carrelage et plomberie notamment), de la prise en charge des frais scolaires ou de distribution de kits d’hygiène. La distribution de rations alimentaires mensuelles aux PVVIH peut concerner 2 à 7 personnes par famille. Le programme de microcrédit permet aux jeunes étudiants ou aux familles monoparentales de subvenir à des dépenses importantes : frais de scolarité et dépenses de santé prioritairement. C’est un complément très important aux emplois que les personnes séropositives ou malades peuvent parfois exercer.
Pour mener à bien ces actions, le MHDR est épaulé par plusieurs partenaires techniques et financiers. Voici les principaux d’entre eux :
Partenaires nationaux :
- Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) participe à la formation du personnel médical sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA et accompagne l’association dans les démarches de recherche de fonds.
- Le Ministère de l’Agriculture propose une assistance technique avec, par exemple, la présence d’un agronome pour assurer la formation des jeunes sur les techniques de production de plantule et de pépinière.
Partenaires internationaux :
- Le Catholic Relief Services (CRS) et Family Health International (FHI) avec un appui financier et technique afin de payer les frais scolaires des enfants vulnérables affectés par le VIH/SIDA, payer les frais transport/hébergement et la nourriture des PVVIH pour le suivi médical de ceux qui viennent de communes éloignées.
- Le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) avec un appui technique et financier pour la sensibilisation dans les écoles sur les violences faites aux filles et aux femmes.
- L'ONUSIDA pour un appui technique et financier via la mise en place d'activités de sensibilisation sur le SIDA, contre la discrimination et la stigmatisation des personnes infectées et affectées par le virus.
- Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour un appui technique et financier, avec la distribution de vivres alimentaires à destination des malades et de leurs proches.
- L'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) pour un appui financier dans le cadre d’un projet post-séisme : soins de santé de première nécessité, appui psychosocial et retour de plus de 43 00 enfants à l’école, en fournissant des livres et en payant les frais de scolarité dans plusieurs sections rurales de Jacmel (Marbial, La Gosseline, Cochon-Gras notamment).
Avec Planète Urgence, le MHDR souhaite renforcer sa maîtrise de la comptabilité et de la gestion financière. Ceci afin de répondre aux exigeances des bailleurs tout en bénéficiant en interne d'une gestion efficace et transparente.
En Haïti, l'expertise dans ce domaine est très couteuse. Il est important pour le MHDR d'avoir ses compétences en interne pour accentuer ses opportunités de financement par des bailleurs extérieurs.
Renforcer les competences internes en comptabilité et gestion financière.
A la fin de la mission les participants seront en mesure de pouvoir préparer un plan comptable, un bilan financier, de réadapter leurs prévisions, etc.
Pour cela, les participants seront en mesure de maitriser un logiciel comptable adapté : Excel ou Quick Books
La formation doit permettre au MHDR de progresser en autonomie dans son organisation et sa gestion comptable et financière. Ce projet porte donc sur la formation du personnel du MHDR pour que la structure puisse :
- réviser tous ses outils financiers
- maitriser la préparation des budgets consolidés, la gestion des stocks, la préparation d'un bilan, l'organisation d'une révision budgétaire, etc.
- entreprendre la révision de ses manuels de procédures administratives et financières
- anticiper et réaliser la préparation de six rapports financiers de plusieurs budget en même temps.
Si nécessaire, ce projet donnera lieu à l'organisation de plusieurs missions successives portées par differents volontaires pour atteindre les objectifs ciblés.
Port-au-prince (pap)
Le volontaire sera accueilli à l'aéroport par le chauffeur de Planète Urgence. Le trajet jusqu'à Jacmel dure 3h, sur une route bitumée qui doit être parcourue en journée.
Le transfert quotidien entre le lieu d'hébergement et le centre de formation professionnelle sera assuré en véhicule par le MHDR.
Pendant la durée de la mission, l'hébergement se fera au local du MHDR. Il y a un espace distinct pour les volontaires. Le local dispose de l'électricité et l'eau courante. Un agent de securité est engagé pour surveiller le local pendant la nuit.
L'hébergement pourra également avoir lieu selon les époques dans la maison Planète Urgence à Jacmel.
Matériel mis à la disposition pour la formation : 4 ordinateurs, chaises, tableau, craies
Matériel à prévoir par le volontaire avec l'aide de l'input projet (somme allouée par Planète Urgence) pour la préparation de votre formation : logiciel type Excel / Quick books, Manuels de procédures comptables
Ces informations vous serons précisées une nouvelle fois dans la formation avant le départ.
La formation se fera en matinée, un groupe de 6 personnes le matin.
Le reste de la journée permettra de s'imprégner des activités et du fonctionnement de la structure. Cela pourra servir également à l'aide du comptable sur place. Ce temps permettra aussi la préparation du lendemain.
Le week-end intermédiaire se fera à Jacmel.
Arrivée au plus tard à 15h30 à Port-au-Prince pour éviter les trajets de nuit vers Jacmel.
Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.
Urgence |
Date de début |
Durée |
Choix |
| En 20121 | 16 jours2 | ||
1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission. 2. 16 jours = durée moyenne d'une mission. Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72. | |||
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |
Nom du bénévole |
Projet |
Date de départ |