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Projet n°1510 | BÉNIN
Apiculture

N° 1510 : Formation des jeunes agriculteurs en apiculture

En savoir plus sur les missions de Congé Solidaire...

Pendant vos congés, vous pouvez partir en mission de solidarité internationale avec le financement de votre employeur ou grâce à un don personnel. Pour cela, Planète Urgence vous propose des missions gérées et encadrées par nos équipes. Sans être professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement, chacun possède une compétence, un savoir faire professionnel ou personnel, potentiellement utile à autrui. Planète Urgence vous permet d’identifier les projets de développement et de protection de la nature qui ont besoin de vous pour avancer.

Le volontaire Planète Urgence ne part pas en mission pour faire « à la place de » : il apporte sur son temps libre son concours et partage ses connaissances en faveur d’un projet porté et mis en œuvre par les populations du pays qui n’ont le plus souvent pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure d’appoint est trop élevé.

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▼ Savoir être et principes d'intervention en mission

En missions de Congé Solidaire avec Planète Urgence vous ne partez pas vacances mais vous effectuez sur votre temps libre une mission de solidarité internationale avec une association française Reconnue d’Utilité Publique (RUP) au service d’acteurs locaux du développement et de la protection de l’environnement.

Pour partir en mission et la mener au mieux, nous demandons aux volontaires Planète Urgence de respecter des principes d’intervention qui seront approfondis lors de leur formation de préparation au départ.

La charte du don : "La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit." (Amadou Hampâté Bâ)

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Extrait du document « Donner pour agir ? » - novembre 2006 - Ritimo - Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale)

Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :

  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
  • Dons autorisés : photos.

Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation.

▼ La sécurité en mission

Si les pays où nous intervenons ne connaissent pas de crise politique ou militaire majeure, ils sont généralement dits « en développement », autrement dit affectés par une grande pauvreté, des écarts de richesse importants, et un manque d’infrastructure et de redistribution. Ces pays peuvent connaître à ce titre un réseau routier dangereux, une délinquance mal maîtrisée et une justice défaillante. Nous disposons pour chacun des pays où nous intervenons d’un état des lieux portant sur la sécurité sur place qui en décrit la nature et les principes de vigilance et règles de prudence. Nous exerçons une veille continuelle et sommes pour cela en lien régulier avec les autorités nationales et internationales dans le pays. Mais la sécurité est d’abord une question de comportement individuel respectueux de principes préalablement établis au service d’un projet collectif. Il ne saurait donc y avoir d’interprétation à géométrie variable de ces principes selon les individus ou les caractères propres à chacun.

Afin de partir en mission en parfaite connaissance de cause nous vous invitons donc à prendre connaissance de l’avis des autorités françaises pour chacun des pays où nous agissons ainsi que de nos propres analyses et principes de fonctionnement.

En savoir plus sur le contrat d'assurance en mission

Planète Urgence souscrit pour ses volontaires un contrat d’assistance rapatriement qui s’applique en cas de blessure ou de maladie grave, et en cas de décès. Pour être mis en œuvre ce contrat implique de demander au préalable l’accord de l’assureur. Une fois le dossier ouvert celui-ci prend en charge :

  • Les frais de transport (ambulance, avion,…) jusqu’à l’hôpital le plus proche du domicile du volontaire, en cas de maladie ou accident grave
  • La couverture complémentaire des frais engagés sur place (après remboursement par organismes sociaux dont bénéficie le volontaire)
  • Le rapatriement du corps en cas de décès du volontaire
  • Le retour anticipé : prise en charge du billet d’avion, en cas de décès d’un proche

L’assureur peut également faire une avance de fonds dans le cas d’une dépense imprévue découlant d’une grave difficulté. Télécharger les garanties de notre contrat EuropAssistance.

▼ Les étapes préalables au départ en mission

Parmi les nombreuses possibilités de départs en mission offertes par Planète Urgence vous pouvez en pré-identifier jusqu’à trois, par ordre de préférence et d’intérêt, en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. Vous préciserez ensuite le mode de financement envisagé :

  • Entreprise partenaire : votre entreprise finance votre mission et a passé une convention de partenariat avec Planète Urgence.
  • Non partenaire : votre entreprise finance votre mission sans avoir établi de convention avec Planète Urgence
  • Ou "individuel" : vous ou vos proches faîtes un don

Si vous avez prévu de partir en Congé Solidaire Individuel, vous recevrez un premier courriel de la responsable administrative, Mme Danielle Roy. Si vous avez coché la case « entreprise », c’est Mme Bénédicte Ayeh, du service des partenariats « Congé Solidaire » qui prendra contact avec vous. Mme Roy ou Ayeh vous aideront à finaliser les modalités de financement de la mission. Elles vous informeront ensuite des étapes à valider pour confirmer votre engagement :

  • Envoi d’un CV et d’une lettre de motivation
  • Entretien (gratuit) avec un psychologue pour toutes les missions en faveur de la jeunesse

Cette première étape n’excèdera pas 10 jours. Dès réception des documents confirmant votre engagement, vous serez mis en relation avec le/la Responsable de la mission à Paris. C’est avec lui/elle que vous entrerez dans les détails des objectifs et activités à réaliser sur place et que vous calerez les dates de votre participation aux journées de formation pré-départ.

Validation de la mission, adresser CV et lettre de motivation : pourquoi, à qui ?

Votre CV et votre lettre de motivation nous permettent de mesurer l’adéquation entre la mission choisie et vos connaissances et compétences pour la réussir. Ils seront également adressés au partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est le partenaire bénéficiaire de la mission qui validera votre candidature ou demandera, le cas échéant, des précisions complémentaires.

Important : Hormis pour les missions en Haïti, nous ne sélectionnons pas les candidats au départ sur la base d’un entretien préalable. Cependant, nous nous assurons avec vous que vous avez bien choisi une mission où vos compétences et expériences personnelles ou professionnelles vous permettront de vous sentir à l’aise. Cette vérification est à la fois dans votre intérêt et dans celui des populations bénéficiaires qui vous accueillent.

La création de votre espace personnel

Une fois que votre dossier est enregistré, votre espace personnel est crée automatiquement sur notre site : vous y avez accès grâce à votre code personnel qui vous est adressé automatiquement, dès votre inscription. C’est dans cet espace personnel que votre dossier est mis à jour et que vous trouvez toutes informations administratives et documentaires utiles à la préparation de votre mission.

Les missions aux contacts d’enfants et d’adolescents

Pour les missions d’appui éducatif, d’animation autour du livre ou de conseil et d’encadrement en faveur de la jeunesse, un rendez-vous est pris entre le/la future volontaire et la psychologue de l’association Etap Paris psy par précaution pour l’enfant comme pour l’adulte. Au terme de l’entretien, la psychologue donne son accord, ou non, pour votre départ en mission sur ce thème d’intervention. Les informations échangées durant cet entretien demeurent strictement confidentielles : la psychologue étant tenue au secret professionnel, nous n’aurons pas connaissance des échanges (seul son avis final nous est finalement connu).

La formation de préparation au départ (PAD)

Pour vous préparer au mieux et vous permettre d’être opérationnel au plus vite, le départ en mission est précédé d’une formation pré-depart d’une durée de trois jours, dont une journée à distance et deux jours en nos locaux à Paris.

La date de votre formation au départ est décidée conjointement avec votre responsable de programme, en tenant compte tout à la fois de vos dates de départ en mission et des places encore disponibles lors des différentes sessions (pas plus de 35 personnes par formation).

La formation est obligatoire et a lieu à échéance régulière les jeudi et vendredi; elle est vivement préconisée au moins un mois avant le départ. A cette occasion vous pourrez rencontrez les personnes avec lesquelles vous partirez (dans la mesure des disponibilités de chacun).

Télécharger le tableau du « Qui fait quoi » pour les formalités préalables au départ

▼ Le déroulement de la mission

Une fois sur place : encadrement et accompagnement de la mission

Une mission n’excède jamais quatre semaines d’affilée et la plupart d’entre elles sont d’une durée de 15 jours. Le dispositif d’encadrement et d’accompagnement de votre mission dans le pays varie sensiblement selon que nous avons sur place une délégation Planète Urgence ou un représentant local. A Paris, six responsables de programmes sont en charge des projets et des missions mis en œuvre dans chacun des pays d’intervention.

Dans certains pays le nombre de partenariats et de fiches projet est tel qu’il justifie la présence sur place à plein temps de collaborateurs de Planète Urgence. Ainsi, le/ la délégué(e) de notre association est en permanence présent sur le terrain, en charge de l’identification des partenariats et du suivi et de l’encadrement/évaluation des missions, comme des relations avec les autorités régionales, nationales et internationales. Le/la délégué(e) est généralement secondé par un ou plusieurs collaborateurs.

Dans les pays où le volume des missions est moindre, un de nos partenaires locaux assure la représentation de Planète Urgence.

A votre arrivée à l’aéroport vous êtes accueilli et transporté jusqu’au lieu de votre mission. Vous y recevrez un nouveau briefing sur les modalités de votre intervention en rencontrant le partenaire local bénéficiaire de votre mission. C’est également l’occasion de caler les derniers points pratiques en suspens, de faire connaissance avec chacun, de vous repérer dans cet environnement nouveau, de prendre connaissance de vos nouvelles conditions de vie.

Sur place, les conditions de logement peuvent varier d’une mission à l’autre : hôtel simple, chambres individuelles ou double, campement… Nos responsables de programme vous informeront en détails des modalités logistiques, n’hésitez pas à les questionner.

A tout moment vous pouvez joindre le/la délégué(e) Planète Urgence, ou le représentant de Planète Urgence dans le pays ou votre responsable de mission à Paris.

Sur le terrain, hormis vos dépenses personnelles, vous n’avez rien à débourser pour votre transport, logement ou nourriture.

Au retour en France

Résultats et évaluation de la mission : A la fin de votre séjour sur place, et en vue de permettre une évaluation des résultats et une bonne continuité de votre action le cas échéant par un prochain volontaire, vous procéderez à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de votre mission. Par la suite vous devrez dés votre retour en France nous adresser votre rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois. Le rapport de fin de mission nous permettra de tirer les conclusions objectives de votre intervention, de mesurer avec vous le degrés d’achèvement atteint, et par conséquent de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront votre travail ou partiront sur des missions de même nature.

Votre mission est formellement terminée à la réception de votre rapport final d’activité.

Le programme d'accompagnement au retour (PAR)

Le but de cette journée est d'accompagner les volontaires qui le souhaite à leur retour de mission. Deux principaux objectifs sont visés à cette occasion :

  • Echanger sur le ressenti de la mission et explorer ses souhaits d'actions pour l'avenir (avec ou hors Planète Urgence). Parmi les orientations envisageables au sein de Planète Urgence, devenir Ambassadeur).
  • Dès votre retour, vous pourrez vous inscrire au PAR directement à partir de votre espace personnel.

Devenir Ambassadeur

Après avoir suivi la journée d'accompagnement au retour (PAR), les volontaires peuvent envisager de devenir Ambassadeurs…

▼ Les modalités de financement d'une mission

Deux modalités de financement d'une mission sont possibles selon que vous soyez « volontaire individuel » ou « volontaire entreprise »

  • Le Congé Solidaire individuel : les membres bienfaiteurs de l’association (1 645 €) peuvent, à ce titre, à participer à une mission de Congé Solidaire. Dans l’hypothèse d’une seconde mission exécutée par un volontaire dans un délai inférieur à deux ans après sa première mission, le montant du don est ramené à 1 515 € (plus le renouvellement de l’adhésion de 35 € le cas échéant). Pour deux missions différentes de 15 jours chacune et qui s’enchaîneraient immédiatement l’une à la suite de l’autre, le montant du don est de 2 595 €. Pour une même mission d’une durée de trois semaines, le montant du don sera de 2 045 €. Enfin, pour une même mission de quatre semaines, le montant du don sera de 2 445 €. Dans chaque cas de figure, il faut ensuite ajouter le coût du billet d’avion et les frais de vaccination et de visas. Le tout est fiscalement déductible à hauteur de 66% si vous êtes imposable.
  • Le Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur: Planète Urgence aura généralement établi une convention de partenariat avec l’employeur : le montant du don demandé à votre entreprise est alors de 2 200 €, hors billet d’avion. Certains employeurs assument également le coût du billet d’avion. Ces sommes sont fiscalement déductibles pour votre employeur au titre du don aux associations (article 238 bis du Code général des impôts).
  • En savoir plus sur la déduction fiscale : tout don à Planète Urgence ouvre droit, pour le donateur individuel, à une déduction d’impôt de 66% des sommes versées dans la limite de 20% du revenu imposable pour les personnes physiques assujetties à l’impôt sur le revenu et de 5‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés. S’il y a excédent, la somme est reportable sur les 5 années suivantes (Articles 200, 238bis et 885-0Vbis du Code Général des Impôts). Le reçu fiscal est accessible, depuis votre espace personnel de notre site dès le mois de janvier de l’année suivant le don.
  • Comment mobiliser son employeur s'il n’est pas encore partenaire de Planète Urgence ? Vous pouvez le solliciter afin qu’il le devienne. Au sein de votre entreprise, vous pouvez vous adresser au service Ressources Humaines ou au service Communication ou au service Mécénat ou au service Développement Durable – Responsabilité sociétale de l’entreprise, à la Fondation éventuellement existante ou encore au Comité d’Entreprise. Vous pourrez expliquer votre projet à votre interlocuteur ainsi que nous communiquer ses coordonnées pour que nous mettions en place un partenariat.

Répartition des coûts d'une mission de Congé Solidaire

Hormis la déduction fiscale il n'existe pas de financement public ou institutionnel pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C'est pourquoi le projet associatif de Planète Urgence repose sur l'engagement de ses membres et leur adhésion financière, sous forme de don de 1645€ (Congé Solidaire individuel) ou 2 200€ (Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur), contributive du coût réel de la mission :

Votre don pour une mission de Congé Solidaire
73% 1 1645€ 2 Congé Solidaire individuel
98% 1 2200€ 2 Congé Solidaire en partenariat avec l'employeur
1. La différence entre votre don pour une mission de Congé Solidaire et le coût réel de celle-ci est prise en charge par Planète Urgence
2.Ces sommes sont fiscalement déductibles (articles 200 et 238 bis du Code général des impôts)

Nom des bénéficiaires

Développement Plus ONG

Nombre de participants

15

Niveau des participants

Le volontaire aura à former 15 jeunes (hommes et femmes) agriculteurs de la commune de Djougou partenaires et membres de l’organisation. Ces bénéficiaires (2 par village) seront formés comme futurs formateurs.

Tous les agriculteurs de Barèi (et de Djougou en général) ont un minimum de connaissance sur le comportement et la vie des abeilles. Ils connaissent :

-La période des grands mouvements des abeilles ;
-Les arbres et arbustes mellifères ;
-La construction des ruches ou abris pour les abeilles ;
-Les appâts pour capturer les abeilles ;
-La période de récolte ;
-Les valeurs alimentaires et thérapeutiques du miel ;

Les 15 bénéficiaires sont des agriculteurs novices dans le domaine de l’apiculture

Formation des participants

Formation allant du CEP au Bac (bonne maitrise du français)

Ils pratiquent une apiculture rudimentaire sur des ruches ‘traditionnelles’ en terre cuite de faible capacité et de sécurité précaire. Les participants ont pris l’engagement de financer les activités si les compétences leur sont données.

Motivation des participants

La formation et le suivi des agriculteurs sont assurés sur place par la Direction Communale de l’agriculture et de la pêche. Mais celle-ci est aujourd’hui incapable de répondre à la demande des producteurs dans le domaine de l’apiculture car il n’existe aucune compétence en la matière au sein de l’association et la demande des agriculteurs croit de jour en jour.

Historique

Développement Plus ONG est une association béninoise créée en 1997 par un groupe d’intellectuels membres de l’association de développement de l’arrondissement de Barei à Djougou. Son objet général est de promouvoir un développement durable basé sur la protection de l’environnement.

Cette démarche s’inscrit dans la prise de conscience de l’impact des activités de l’homme sur l’environnement quia suivi la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (Rio,1992). Ainsi, une Agence Béninoise pour l’Environnement (ABE) a été créée en février 1995 pour faire face aux problèmes environnementaux. Elle a pour objectif de sensibiliser les cadres béninois afin qu’ils relaient activement ce message au sein de leur communauté d’origine.

C’est dans ce contexte qu’est apparue l’idée de créer une ONG. Développement Plus ONG s’est donc donnée pour principaux objectifs de :

- Sensibiliser la population rurale sur les enjeux de l’environnement
- Renforcer les capacités de gestion des terroirs ruraux
- Appuyer, par une action directe, toute initiative génératrice de revenus prenant en compte la protection de l’environnement

L’association comprend aujourd’hui deux salariés (un gardien et une secrétaire aide comptable) et 3 bénévoles (le Directeur Exécutif, qui est linguiste, le Chargé de Programme, enseignant et l’animateur, géographe aménagiste). Le siège de l’association est composé de trois bureaux et d’une salle d’attente pour les visiteurs. Ces locaux sont regroupés dans un seul bâtiment au sein d’une maison composée d’une grande cour intérieure.

L’association dispose aussi d’un ordinateur pour la saisie des différents documents ; de trois motos pour le déplacement de ses membres ; de fournitures de bureau. Elle dispose enfin d’un tracteur pour sa mission d’appui à l’agriculture, qui est mis à la disposition des paysans.

A ce jour, les actions de l’association touchent directement 150 personnes, en majorité des élus locaux et des responsables de groupements villageois. Leur responsabilité au sein de la communauté fait d’eux des décideurs et surtout des interlocuteurs valables.

L’absence de partenaires financiers fait que l’association ne fonctionne que sur fonds propres, les cotisations des membres essentiellement. Son budget est d’environ 1 millions de FCFA. Le principal partenaire technique de l’association est la Mairie de Djougou.

Parmi les principales activités menées par l’association aujourd’hui, la création et l’animation des clubs de protection de la nature se déroule dans les établissements scolaires. L’Arrondissement de Barei est considéré comme le plus désertique de la commune de Djougou, phénomène attribué à la diminution de la pluviométrie mais aussi et surtout à l’activité humaine : culture des champs, abattage des arbres pour la fabrication du charbon de bois, feu de brousse pour la chasse. Ainsi il est apparu important de sensibiliser la population, en commençant par les enfants, à des comportements plus responsables au niveau de la protection de l’environnement.

A cet effet, les membres de Développement Plus ONG ont pris contact avec les responsables d’établissements d’enseignement public et organisent différentes séances de travail sur le sujet avec ces derniers. Ils souhaitent dans un second temps former ces enseignants à l’éducation à l’environnement, animer des clubs de protection de la nature dans chaque établissement et organiser un concours de « l’établissement le plus propre de l’Arrondissement ». A l’issue de ce projet, les 750 élèves auront été sensibilisés aux enjeux environnementaux et connaîtront les comportements responsables à adopter. Un grand concours entre les établissements scolaires aura aussi été organisé pour inciter tous les partenaires du système éducatif à prendre conscience des problèmes environnementaux.


En parallèle, un nouveau projet de formation des jeunes planteurs ruraux en apiculture moderne est en cours. Il a été initié car la population de Djougou (environ 250 000 habitants) est à majorité paysanne, jeune, et se retrouve confrontée depuis quelques années à des difficultés de rentabilité de la production de leur principale culture : la noix d’anacarde (mauvaise qualité des graines, coût élevé des engrais chimiques et leur effet destructeur sur l’environnement).

Pour compenser cette perte de revenus, les jeunes agriculteurs souhaitent associer l’apiculture à leurs activités agricoles traditionnelles. A cet effet, ils veulent renforcer leur capacité dans ce domaine en vue de pratiquer une apiculture moderne respectueuse des règles environnementales. Jusqu’à présent, pour récolter le miel, les acteurs locaux utilisent des insecticides chimiques (D.T.T.) ou bien mettent le feu aux ruches et aux abris naturels, risquant ainsi de brûler des hectares entiers de brousse. L’apiculture devient alors destructrice de l’écosystème.

Pour pallier ce problème, l’association souhaite demander à Planète Urgence de former les jeunes agriculteurs en apiculture moderne. Le projet vise à assurer aux bénéficiaires de meilleurs revenus, tout en les sensibilisant aux enjeux environnementaux.

Les facteurs favorables de l’activité dans la région sont :

- Un environnement favorable pour l’apiculture : essences mellifères nombreuses et diverses.
- Facilité pour le peuplement des ruches (essaims sauvages)
- Motivation des agriculteurs pour apprendre l’apiculture.
- Existence débouchés pour la vente du miel (marché national et international).
- Commercialisation du miel assez aisée

Objectif

Former des jeunes planteurs de la commune de Djougou à la production de miel.

De façon spécifique, il s’agit de :

- transférer les connaissances en apiculture aux jeunes ruraux ;
- développer ainsi des activités génératrices de revenus qui apportent un revenu complémentaire aux jeunes et aux agriculteurs de la région ;
- renforcer la visibilité de l’ONG
- sensibiliser les agriculteurs à l’impact environnemental de leurs pratiques agricoles

Intervention du volontaire

La formation aura lieu à Djougou au siège de l’organisation, de 9h à 15h.

A l’issue de la formation, les participants sont capables de :

- Connaître les techniques de production de miel par l’élevage des abeilles ;
- Installer leurs propres ruches et suivre l’évolution de leur plantation ;
- Augmenter la fertilité des arbres par l’action de butinassions des abeilles ;
- Vulgariser les techniques modernes de production de miel auprès des autres.

Le volontaire aura donc permis :

- aux bénéficiaires de la formation de diversifier et d’accroître leurs revenus par la production et la vente en quantité du miel de très bonne qualité ;
- à l’association d’acquérir des compétences en interne en la matière.

Aéroport / Lieu d'arrivée

Cotonou

Transfert sur le lieu de mission

Le transfert se fera en autocar accompagné d' un membre de l'association (environ 8 heures de route)

Condition d'hébergement et d'intendance

Auberge la Princesse

Moyens mis en oeuvre

Le matériel mis à la disposition pour la formation est :
- Une salle de réunion d’une capacité de vingt places assises
- Un tableau flash avec marqueurs
- Un ordinateur de table

Organisation

L’enveloppe de 50 euros mise à disposition de volontaire permettra d’apporter 15 cahiers, 15 Bic et 15 crayons. En parallèle, une documentation spécifique sur la thématique est souhaitée par le partenaire. Ce dernier a identifié différents ouvrages qui pourraient lui être utiles (liste disponible auprès de Planète Urgence)

Remarques

Le volontaire est un apiculteur, qui connaît bien les conditions favorables de production, les différentes espèces et sait aussi construire des ruches (avec les matériaux locaux disponibles : bois ou planche achetés sur place). Il aura accès au matériel utilisé par les apprenants.

L’intervention doit se faire en dehors de la période qui va de juin à décembre, destinée aux travaux agricoles.

Les prochains départs

Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates de départ. Cliquez sur "Je sélectionne" pour ajouter cette mission à votre dossier temporaire de candidature à une mission de Congé Solidaire.

Urgence

Date de début

Durée

Choix

En 20121 16 jours2
Je sélectionne
 

1. Pour la majorité des missions de renforcement de capacités auprès d'adultes, les dates sont fixées en fonction des disponibilités du volontaire et de notre partenaire local. C'est donc au volontaire de soumettre à Planète Urgence ses disponibilités pour réaliser cette mission.

2. 16 jours = durée moyenne d'une mission.

Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le service des missions au +33(0)1.43.40.63.72.

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