Article publié dans Newmanity.com (France)

« Le congé solidaire » : la solution idéale pour agir à son niveau

Le bénévolat vous a toujours attiré, mais vous n’avez jamais osé sauter le pas ? Vous ne savez pas vraiment comment faire, par où commencer, comment vous rendre utile et pourtant vous avez une réelle envie d’aider et de participer à un projet solidaire ? Newmanity a été à la rencontre de Planète Urgence, qui nous a parlé du « congé solidaire », et de tous les détails à connaître avant de s’engager.

La solidarité internationale n’est pas uniquement l’apanage des spécialistes. Chacun d’entre nous possède une compétence potentiellement utile à l’autre. Chaque année des centaines de personnes partent à l’autre bout du monde pour appuyer des associations et des producteurs sur le terrain. La formule la plus courte et la plus accessible consiste à partir sur son temps libre grâce au Congé Solidaire

Partir de deux à quatre semaines dans un pays en développement pour contribuer au développement de  projets locaux… Plusieurs structures proposent cette formule et il est bon de se renseigner avant de s’engager.

Une chose est sûre, sur le terrain, les besoins sont nombreux. Petites ONG, groupements de femmes, d’artisans, coopératives, réseaux éducatifs… Les acteurs locaux qui ont besoin d’un coup de pouce pour faire avancer leurs projets existant. Mais, sur ce sujet, la vigilance est de mise. Impossible de partir sans être assuré que vous serez bien accueilli à l’arrivée ni que votre mission répond à un véritable besoin. Avant de partir, renseignez-vous sur la structure qui va vous préparer au départ et vous accueillir afin d’éviter les mauvaises surprises à l’arrivée.

A ne pas oublier également : les volontaires restent bénévoles pendant leur mission. Ils doivent idéalement bénéficier d’une préparation avant leur départ, afin de ne pas commettre d’impair sur le terrain et d’être le plus efficace possible pendant leur mission. Plus un volontaire prépare sa mission, plus grand en sera le résultat et l’impact réel. La préparation au départ permet aussi de réaliser à quel point ce projet sera une expérience culturelle et sociale inédite, qui s’inscrit dans un cadre global

Pour partir en mission de solidarité internationale de courte durée,  il n’est pas indispensable d’être déjà un professionnel de l’humanitaire, car les domaines de compétences recherchées sont extrêmement variés et chacun possède une compétence utile pour peu qu’elle s’inscrive dans un projet global bien identifié et bien géré : appui scolaire, gestion de projet,  comptabilité, appui administratif, cuisine,   bureautique, NTIC, arts… Mais surtout une forte envie de donner un peu de son temps pour les autres. « J’étais loin de me douter que ma spécialisation en finance pourrait un jour servir dans le cadre d’une mission d’aide auprès des populations du Sud. J’ai beaucoup appris, tant sur le plan professionnel que sur le plan humain. Le fait d’enseigner et de surcroît à des adultes, m’a aidé à développer une certaine aisance relationnelle, que je dois maintenant savoir entretenir », témoigne Rabia, volontaire partie  avec  l’association Planète Urgence en mission de comptabilité et gestion au Sénégal.

A prendre en compte avant de s’engager : une mission de solidarité internationale de ce type peut représenter un coût pour la personne qui s’engage.  Il peut s’avérer indispensable en effet de faire un don à l’association qui prépare et organise votre mission, et qui s’assure sur place du cadre sécuritaire. Vérifiez que vous partez bien avec une association française et qu’elle peut vous fournir un reçu fiscal et, idéalement, qu’elle est reconnue d’utilité publique.  Dans certains cas, vous pouvez demander l’appui financier de votre entreprise. Certaines entreprises soutiennent ce type d’engagement de leur collaborateur et vous pouvez tenter votre chance.

A quoi servent les missions courtes de solidarité et est-ce que 15 jours sont suffisants pour faire avancer un projet ? Oui si le besoin à pourvoir sur place est correctement identifié, la personne suffisamment préparée au départ, la mission bien encadrée,  et le résultat immédiat comme l’impact à plus long terme de sa mission effectivement mesuré. Si vous avez des doutes,  demandez à lire des rapports des volontaires partis avant vous et un rapport d’impact général des missions engagées par l’association avec laquelle vous comptez partir. Ils sont les garants d’une efficacité à court moyen, et long terme pour l’acteur local qui a besoin de vous.

 

Source : Newmanity.com (France)

Date de publication : 11/02/2014

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