La dernière préparation au retour de l’année 2017 a eu lieu dans les locaux de Planète Urgence

En ce début de mois, Planète Urgence a reçu dans ses locaux plus d’une dizaine de volontaires des quatre coins de la France, venus échanger pendant une journée autour de leur expérience du Congé Solidaire®. Partis à titre individuel ou avec le soutien de leur entreprise, tous se sont donnés rendez-vous pour évoquer les différents projets (formations pour adultes, missions de biodiversité et d’appui socio-éducatif) pour lesquels ils se sont engagés dans divers pays (Madagascar, Inde, Equateur, Togo, Philippines, Bénin et Cameroun) mais aussi confronter leur expérience et ainsi donner un sens à leur engagement qui est bien plus qu’une simple parenthèse solidaire.

Après avoir échangé et fait connaissance autour d’un petit déjeuner, les volontaires ont pu échanger sur leurs ressentis vis-à-vis de leur mission. Pour certains, ce programme d’accompagnement au retour permet « de boucler la boucle » : « Je pense qu’il faut se déposséder de la mission. J’ai fait ma mission et à un moment il faut faire le deuil ». Car certains d’entre eux continuent d’être habités par leurs missions des mois après leur retour.

Pour d’autres, « la mission a ouvert une voie dans la Solidarité Internationale ». Le Congé Solidaire® a donné à certains l’envie d’aller plus loin en réalisant une mission de plus longue durée avec GINKGO, partenaire de Planète Urgence.  Mais tous sont unanimes : les 15 jours de mission sont très intenses et passent très vite « A peine le temps d’arriver et on est déjà reparti », « le boulot est très intense en quinze jours mais c’est hyper frustrant de repartir tant il y a de choses à faire ». Pour autant, leurs missions leur ont beaucoup appris.

Pour certains volontaires, partir en Congé Solidaire® avec Planète Urgence, leur a permis « de voyager autrement » même si certains doutes ce sont installés avant le départ : « j’ai été redirigée vers une mission de formation pour adultes au Cameroun et j’ai eu une grande appréhension [...]« je ne savais pas si j’étais capable de le faire ». Les échanges sur les motivations des volontaires ce sont poursuivis tout au long de la matinée avant d’aborder dans la deuxième partie de la journée les manières de capitaliser les acquis suite à cette expérience.

Pour un volontaire, avant la mission « il ne faut pas partir désarmé surtout lorsque c’est la première fois ». Une volontaire ajoute : « Pendant la mission il y a forcément des écarts entre ce que l’on entend en France et ce que les partenaires locaux se représentent ». Ainsi sur place, « il faut être prêt à accepter que les choses bougent complétement ».S’adapter, c’est précisément ce que met en avant une volontaire partie au Cambodge : « Il a fallu que je m’adapte une fois sur le terrain ». Pour autant, l’adaptation ne fut pas un frein puisque tous sont revenus non seulement avec la conviction « d’avoir été utile » et d’avoir noué des relations interculturelles très fortes.

 

 


 

 

Rédacteur : Aude Mouyanaga

Source : Planète Urgence (France)

Date de publication : 28/12/2017

id :

md :

cpt :