Article publié dans 60 Millions de Consommateurs (France)

Salariés, connaissez-vous le congé de solidarité?

Le congé de solidarité permet de partir en mission lors de ses congés, parfois avec le soutien de son employeur. Quatre points sont essentiels à savoir avant de s'engager.

À 26 ans, Hayette S., auditeur financier chez Mazars, exerce un métier passionnant, mais parfois un peu désincarné. Alors, lorsqu'elle reçoit un mail des ressources humaines l'an dernier pour partir en mission solidaire avec Planète Urgence, elle saisit l'occasion. "J'ai répondu dans la journée, se souvient-elle. Pendant mes vacances d'été, j'ai enseigné au Sénégal les rudiments de la comptabilité à une dizaine de peronnes. Une super expérience."

1. Qu'appelle-t-on congé de solidarité ?

Il s'agit de missions courtes, de deux semaines en général, effectuées durant les congés payés du salarié, idéalement cofinancées par l'employeur. Le congé de solidarité a supplanté le congé de solidarité international (CSI), plus long (jusqu'à six mois), mais sans solde ni soutien financier.

2. Quelles sont les missions proposées ?

"Les volontaires interviennent surtout en Afrique, en Asir et en Amérique latine soit pour des missions de 'compétences' soit de 'découverte intercultuturelle' précise Jean-Christophe Crespel, de l'ONG La Guilde. Les premières répondent aux besoins d'associations à la recherche de spécialistes en marketing, informatique... afin de former les acteurs locaux. Les secondes,plus généralistes, regroupent des missions d'animation, d'éducation, de protection de l'environnement...

3. Combien ça coûte et qui prend les frais en charge ?

Si votre entreprise, son CE ou sa fondation a noué un partenariat avec une association, elle peut prendre l'essentiel des frais à sa charge. Malheureusement, ce type de montage reste l'apanage de quelques grands groupes. Sinon, partir nécessite de débourser les frais (transport, assurances, parfois d'hébergement...), ce qui peut revenir à 800 €, et jusqu'à 4 000 € pour quinze jours. Ces dépenses sont déductibles à 66 % de vos impôts, à condition de passer par une association d'intérêt général ou d'utilité publique. Ce point est à vérifier avant de choisir l'organisme, certains opérateurs peu sérieux sévissant dans le secteur.

4. Comment s'effectue le recrutement ?

Comme pour un recrutement classique votre "profil" doit correspondre à la mission proposée, souligne Muriel Roy, directrice des partenariats de Planète Urgence. Vous devrez monter un dossier complet et suivre une formation de deux jours, préparer vos interventions ... En revanche, une fois que vous êtes sélectionné, l'association se charge de toute la logistique.

 

Rédacteur : Laurence Ollivier

Source : 60 Millions de Consommateurs (France)

Date de publication : 23/02/2015