Article publié dans Ouest-France (France)

Ouest-France : Il construit un pont entre Madagascar et l'école Henri-David

Dominique Rezé est parti près de trois semaines à Madagascar en congé solidaire. Durant son séjour, il a aidé des élèves à apprendre le français. Entretien.

Dominique Rezé, Montreuillais, est parti du 22 octobre au 9 novembre en congé solidaire à Analalava, petite ville au nord-ouest de Madagascar pour y réaliser une mission d'appui éducatif en français dans une école primaire publique. Il a profité de cette mission pour organiser un échange entre deux classes d'enfants de niveau CE 1, une de l'école Henri-David et l'autre étant celle de sa mission.

Ouest France : Qu'est-ce qu'un congé solidaire ?

Dominique Rezé : L'ONG Planète Urgence a créé un concept qui permet de répondre à des besoins dans des pays en développement. Ce sont des missions de courtes durées (de deux à quatre semaines) pour répondre à divers besoins de formation d'adultes ou d'appui éducatif en milieu scolaire, ainsi que la protection et valorisation de la biodiversité.

OF : Comment êtes-vous parti et pourquoi ?

DR : Je suis parti grâce à un partenariat entre La Poste, mon employeur, et Planète Urgence. Cette mission visait à conforter et renforcer l'apprentissage du français auprès d'enfants malgaches d'une classe élémentaire. Il faut savoir que la maîtrise du français est incontournable pour accéder au collège. Mais tous les moyens ne sont pas forcément déployés pour aider ces enfants à avoir envie d'apprendre. C'est ainsi qu'ils sont soixante par classe et certains font de longs trajets à pied.

OF : Sur place, qu'avez-vous fait ?

DR : Lors de ma mission, j'ai encadré deux groupes de quinze enfants, un le matin et un l'après-midi. Je devais développer de manière ludique cette envie d'apprendre et de parler le français. La première difficulté a été de se comprendre, mais aussi la différence de niveaux des enfants (8 à 14 ans).

OF : Comment cela s'est-il passé avec la classe de l'école Henri-David ?

DR : Trois semaines avant mon départ, je suis intervenu pour présenter le projet, le pays et ses particularités. L'institutrice Clotilde Redt avait préparé cette rencontre avec des livres et études diverses. Avant le départ, les enfants de Montreuil-Juigné m'ont remis une grande lettre collective accompagnée de photos, dessins et une brève présentation de chacun.

Lors de la présentation aux enfants malgaches, ce fut un moment d'échanges très attentionnés et, en retour, ils ont réalisé des dessins et écrits à l'intention de leurs amis montreuillais. Vendredi, j'ai présenté aux élèves montreuillais mon expérience en racontant le quotidien des enfants malgaches.

 

Source : Ouest-France (France)

Date de publication : 03/12/2015