Article publié dans Focus RH (France)

Focus RH : Le bénévolat de compétences à l'international, un levier au service du développement personnel

Plusieurs études fleurissent sur la corrélation entre l’engagement des salariés et l’implication de leur entreprise en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises). En 2015, 65% des salariés interrogés par l’institut Mindded considéraient que la RSE pouvait améliorer la performance de l’entreprise.

En parallèle, d’autres études montrent que les salariés embarqués par leur entreprise dans la RSE se sentent plus heureux (Robert Half, Ekodev...) et sont, par ricochet, plus efficaces.

La question pour les employeurs, et notamment pour les DRH, est "Comment impliquer nos salariés sur des projets porteurs de sens, pour l’individu et pour l’entreprise ?". Parmi les solutions existantes se trouve le bénévolat de compétences à l’international, formalisé notamment par le Congé Solidaire®.

Congé Solidaire® : de quoi s'agit-il ?

Depuis sa création en 2000, des missions de solidarité internationale de deux à quatre semaines permettent à des citoyens de partir afin de répondre à un besoin exprimé par un porteur de projet : association, collectif d’artisans, groupement de femmes, économie sociale et solidaire... Les missions sont de tous types : formation en bureautique, à la gestion de projet, conseil en communication, en ressources humaines… Les salariés partent bénévolement sur leur temps de congés, et leur employeur soutient l’initiative en faisant un don à l'organisateur pour son projet associatif (ce don est éligible à la fiscalité du mécénat et déductible de l’IS). Depuis 17 ans, Planète Urgence a ainsi permis à plus de 8000 personnes de partager leur savoir-faire auprès de plus de 300 porteurs de projets locaux, dans plus de 20 pays.

Des retombées positives pour l'entreprise

Les résultats sont étonnants ! Non seulement l’impact social sur le terrain est établi et réel, mais les effets positifs pour le salarié et son employeur se vérifient. Quelques chiffres extraits d’une étude menée auprès des 509 volontaires partis en 2015 l'attestent : 72% d’entre eux reconnaissent que la mission leur a permis de prendre du recul, de relativiser; 35% se sentent "plus patients"; 27% ressentent une meilleure capacité d’adaptation et 26% ont l’impression de s’être "dépassés". Tous ont renforcé, développé, ces fameuses "soft skills" si chers à l’entreprise, et notamment leur agilité. Ils ont en effet dû s’adapter, pendant 15 jours, à un autre public, dans un pays au système socio-économique, à la culture et aux comportements parfois très différents du nôtre ! Avec un réel sentiment d’utilité, ressenti par 82% d’entre eux. 

« Le partenariat passé entre Mazars et Planète Urgence permet de dépasser le cadre du simple don financier en impliquant concrètement les compétences des collaborateurs qui partent en mission de solidarité », témoigne Martin Huerre, DRH de Mazars France, « Il répond au besoin d’engagement et contribue au développement et à l’épanouissement des collaborateurs ». Malheureusement tous ne partagent pas l’engouement de ce DRH.

Beaucoup d’acteurs considèrent encore que RSE et bénévolat de compétences doivent se centrer sur le territoire national. Ils oublient que nous sommes tous citoyens du monde et qu’un projet solidaire à l'étranger participe à un meilleur développement pour tous, ainsi qu'à une évolution des regards et des préjugés.

 

Source : Focus RH (France)

Date de publication : 28/09/2017