L'association
Actualités

Rédacteur : Camille Aunis

Source : Planète Urgence (France)

Date de publication : 22-04-2007

Trois projets ''Etude et protection de la flore'' en partenariat avec le LEA au Bénin…

La flore se définit comme étant l'ensemble des espèces végétales qui croissent spontanément dans une zone ou une région ou encore pendant une période distincte. Elle peut varier considérablement d’un endroit à un autre, à condition que le climat et le sol diffèrent.

Pour se développer, les plantes ont besoin de quatre éléments fondamentaux : de l'eau, des sels minéraux, de la lumière et du gaz carbonique. Eau et minéraux sont extraits du sol par les racines. Le soleil fournit la lumière, tandis que le gaz carbonique de l'air est absorbé par les feuilles, qui renferment un précieux pigment vert appelé chlorophylle. C'est grâce à ce pigment que les plantes, lors du processus appelé photosynthèse, sont en mesure de convertir l'énergie lumineuse du rayonnement solaire en énergie chimique et de fabriquer des hydrates de carbone (autrement dit des sucres) à partir de l’eau et du gaz carbonique. La photosynthèse joue un autre rôle essentiel : c'est grâce à son résidu (l'oxygène libéré dans l'air) que la vie a pu se développer sur notre planète.

Toutes les plantes sont utiles et recèlent de potentiels aliments, médicaments, souches de résistances aux maladies des cultures…Elles constituent ainsi un véritable puits de richesses patrimoniales et économiques. En protégeant les plantes, nous protégeons donc les écosystèmes. Cependant, s’il apparaît bien que les plantes sont indispensables à l’avenir de l’humanité, leur préservation est aujourd’hui en péril. En effet la flore est de plus en plus menacée par une déforestation intensive, une agriculture très pesante et une pollution atmosphérique de plus en plus importante. La destruction et la modification, même partielles, des habitats, représentent donc un vrai danger. Lutter contre la destruction de la flore fait partie des nombreux objectifs que s’est fixés Planète Urgence. Pour y parvenir, un partenariat a été mis en place en 2004 avec le Laboratoire d’Ecologie Appliquée (le LEA) situé au Bénin. Ce dernier propose de nombreuses missions axées sur la protection de la biodiversité, dont 3 sur la protection de la flore.

Des amandes qui valent de l’or : projet 565

L’un de ces nouveaux projets vise une meilleure connaissance de la production d’amandes du Pentadesma Butyracea Sabine. Si les vertus nutritives de ces amandes sont indéniables, les utilisations de l’ensemble des organes de cette espèce sont également multiples : médicinales, cosmétiques ou bien encore constructions. Dans un pays où la malnutrition reste un fléau bien réel, une meilleure connaissance du fonctionnement de cette espèce pourrait permettre d’améliorer son exploitation et d’assurer une gestion durable de cette essence. Les volontaires viendront appuyer ces recherches dans la Commune de Bassila, au Centre-Ouest de la République du Bénin, à 400 km de Cotonou.

Contrôler la dynamique des plantations d’enrichissement : projet 564

Les plantations d’enrichissement, qui consistent en l’introduction de jeunes plants élevés en pépinière, sont de plus en plus utilisées dans les pays du Sud pour la restauration des forêts tropicales dégradées. Elles s’étendent aujourd’hui sur plus de 10.000 ha au Bénin et constituent après les plantations de teck et d’anacardier, les plus grandes plantations financées par le gouvernement béninois. Ces plantations n’ont cependant pas encore fait l’objet d’étude scientifique rigoureuse par les chercheurs, tant nationaux, qu’internationaux. Le LEA propose alors aux volontaires de participer à l’étude de la dynamique de ces plantations d’enrichissement dans le noyau central de la forêt de la Lama au sud du Bénin.

Comprendre les évolutions passées pour mieux appréhender l’avenir : projet 562

L’impact des activités humaines sur l’évolution des savanes et forêts claires du Bénin est encore très mal connu. Un nouveau projet du LEA vise à analyser et à évaluer les transformations passées et présentes de la diversité botanique dans la région de Pehunco au Nord du Bénin. Améliorer la connaissance des facteurs d’évolution de la biodiversité est l’une des conditions sine qua none d’une meilleur gestion à venir des ressources naturelles.

Ces 3 missions, qui ne demandent pas de compétences particulières en botanique, attendent maintenant la participation de volontaires dynamiques et efficaces. Pendant toute la mission, les chercheurs du LEA seront présents pour encadrer ces volontaires et pour leur transmettre leurs savoirs sur la flore rencontrée. N’ayez pas peur et lancez vous à la découverte d’un monde nouveau !
© Planète Urgence