La multiplication des catastrophes naturelles au cours de l’année 2008 est venue alourdir le bilan économique morose que traverse la planète. Inondations et cyclones ont frappé aux quatre coins du monde, conséquences probables du réchauffement climatique.
Les lourdes pertes tant au niveau matériel qu’humain ne sont pas sans impact sur le développement économique mondiale, selon les experts présents jusqu’au 12 décembre à Poznan où se tient la 14e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.
Prenant la parole le 8 octobre, lors de la Journée internationale pour la réduction des catastrophes, Salvano Briceno, directeur du Secrétariat de l’International Strategy for Disaster Reduction (Unisdr), émanation de l’ONU, avait donné le ton, faisant un lourd bilan : près de 230.000 personnes tuées au cours du seul premier semestre 2008, 130 millions de personnes touchées par les catastrophes naturelles et des dégâts matériels estimés à 35 milliards de dollars. Plusieurs événements majeurs sont venus frapper le monde tout au long de l’année, rappelle l’Unisdr : cyclone Nargis en Birmanie, tremblement de terre dans la région du Sichuan (Chine), violents ouragans dans les Caraïbes, fortes inondations en Inde.
Un frein économique
Le cyclone Nargis, qui a frappé le 10 mai le sud de la Birmanie, a fait plus de 22.000 morts et 41.000 disparus. Tandis que le séisme du Sichuan, d’une magnitude de 8 sur l’échelle de Richter, a fait près de 90.000 morts et disparus, précise Chine Nouvelle dans un communiqué.
Ces deux catastrophes naturelles ont causé de lourdes pertes matérielles et humaines, parmi les plus graves dans l’histoire de l’humanité , souligne Salvano Briceno.
Dans l’ensemble, les cyclones et les tempêtes ont frappé cette année, de manière violente, de nombreuses régions à travers le monde. En plus des inondations, du gel et du verglas provoqués par des conditions climatiques extrêmes, les tremblements de terre ont été actifs touchant aussi bien la Chine que la Grèce, le Pakistan ou encore le Pérou. Des phénomènes qui ne sont pas sans conséquence sur l’activité économique, selon les experts présents jusqu’au 12 décembre à Poznan où se tient la 14e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Ils ont incontestablement freiné le développement de certaines régions, faisant des centaines de milliers de sans-abri et aggravant même la pauvreté dans les pays les plus touchés.
Selon plusieurs études, le nombre annuel moyen de catastrophes naturelles entre 2000 et 2006 a été quatre fois supérieur à celui des années 1970, tandis que les dégâts ont été presque sept fois supérieurs. Pour les scientifiques, cette tendance pourrait bien coïncider avec le réchauffement climatique que traverse la planète.