Rédacteur : Louis-Marie Poitou
Source : Planète Urgence (France)
Date de publication : 16-04-2010
Depuis début 2010, Planète Urgence propose un nouvel axe d’intervention dans son programme Congé Solidaire® au Mali. En plus de la formation d’adultes et du soutien à l’éducation, les volontaires peuvent désormais partir sur des missions d’écovolontariat.
Pays aux trois quarts désertique, le Mali n’est ni réputé pour la richesse de sa faune ni pour celle de sa flore. Ainsi, le Mali ne compte que quelques espaces protégés et aménagés dans lesquels l’environnement est sanctuarisé. Parmi ceux-ci, la réserve du Bafing – nom du cours d’eau qui traverse la région – dans le sud du pays, constitue un espace sauvage à part, loin du regard des touristes. La réserve du Bafing abrite deux parcs nationaux près desquels une importante concentration de chimpanzés a été identifiée.
Active depuis une dizaine d’année dans cette réserve, l’Association Malienne pour la Conservation de la Faune et de l’Environnement (AMCFE), œuvre aux côtés des populations locales pour faire coïncider les besoins de développement de ces populations et les impératifs de protection de l’environnement. Ainsi, des comités villageois ont été mis en place sous l’action de l’AMCFE dans chaque village situé au cœur de la réserve. Ces comités villageois s’expriment sur leurs besoins liés à l’éducation, liés à la santé ou encore à la promotion de leurs activités artisanales. Pour répondre à ces besoins, l’AMCFE et Planète Urgence ont conclu un partenariat afin de mettre en place des projets d’appui à la population dans la réserve.
Le projet conjoint des populations locales et de l’AMCFE est essentiellement orienté autour du développement des capacités écotouristiques de la réserve. Pour accompagner ce projet ambitieux, Planète UrgenceE propose des missions de formation d’adultes et de conseil auprès des agents de l’AMCFE dans le parc et des comités villageois. Avec ces projets de renforcement de compétences, les comités souhaitent désenclaver la réserve et faire de celle-ci un lieu connu et apprécié des touristes responsables. Cela doit permettre à terme de favoriser l’autonomie des communautés locales grâce aux revenus générés par les touristes tout en assurant les conditions nécessaires à un développement respectueux de l’environnement. Ces missions sont accessibles pour des raisons climatiques de janvier à mai.
Pour plus d’informations : voir les projets n°1200,n°1212 et n°1213