Dans le Nord du Mali, les derniers éléphants de la région doivent faire face à de nombreux obstacles pour pouvoir se préserver.
Quand ce n’est pas la
sécheresse qui les fait mourir de soif, c’est le
trafic du braconnage qui les met en danger.
Il y’a 40 ans ils étaient 550, aujourd’hui on n’en compte plus que 354.
Face à ce fait les populations locales du nord du Mali ont décidé de faire quelque chose. Afin de lutter contre les nombreux braconniers qui convoitent l’ivoire de leurs défenses et leur viande assez appréciée, les maliens ont organisé des
« brigades de vigilance » .
Les autorités du pays ont même mis en place
des formations pour les habitants ainsi qu’
un projet de Conservation et de Biodiversité qui permet à des animateurs spécialisés de sensibiliser les populations maliennes sur les méfaits du braconnage et de la déstructuration de l’environnement.
Les habitants du Nord du Mali sont donc constamment aux aguets pour empêcher l’action des braconniers.
Dès qu'on entend le bruit d'un véhicule, on se dresse pour voir si des braconniers ne tentent pas de s'installer ici pour tuer nos éléphants, assure Ali Ag Rhissa un jeune touareg faisant partie des brigades de vigilance.
A côté de ça,
des GPS ont également été posés sur le coup de ces pachydermes considérés comme les plus gros d’Afrique. Ces éléphants sont les seuls au monde à être nomades.
Ils parcours chaque année un millier de kilomètres en partant du nord du Mali jusqu’à la frontière de Burkina Faso, d’où l’importance des GPS afin de suivre leur position.
Depuis la mise en place de ces
brigades de vigilance, les dégâts des braconniers ont beaucoup diminué. Avec le durcissement de la loi anti-braconnage voté par le Mali il y a peu de temps, il n'y a plus qu'à espèrer que la population des éléphants augmentera petit à petit.