Information sur la situation au Bnin

Le 22 février 2013, dans le contexte de l’intervention au Mali et des tensions suscitées par Boko Haram au Nigéria et au Nord du Cameroun, le Ministère des Affaires étrangères et européennes français a décidé de déconseiller la présence de Français dans le Nord Est du Bénin. Le 25 février, l'Ambassade de France au Bénin rappelait que les mesures de vigilance sur le reste du territoire restaient inchangées. 
En réaction, Planète Urgence suspendait les missions à Parakou, seul site inclus dans la nouvelle zone orange mais aussi les missions sur des sites isolés du Nord Ouest du Bénin (mission d’appui socio-éducatif en école de brousse et suivi écologique dans le Parc de la Pendjari). 

Depuis le  début de l’année, il n’y a pas eu de dégradation des conditions de sécurité au Bénin. En respect des consignes du MAEE, nous avons décidé de maintenir la suspension des missions à Parakou, bien que des volontaires français et états-uniens y soient présents. Nous avons également décidé, après consultation de l’Ambassade de France et d’autres ONG internationales présents dans la région, de relancer les missions de suivi écologique dans le Parc de la Pendjari. 

Nous mettons régulièrement à jour la note de sécurité que nous envoyons aux volontaires. En cas d’évolution de notre analyse nous nous réservons  la possibilité d'appliquer un seuil plus élevé ou plus bas de restriction si nous le jugions nécessaire.  Nous sommes  à votre disposition par mail pour toute information complémentaire : accueil"AT"planete-urgence.org

 

Sources :
• http://www.ambafrance-bj.org/Communique-concernant-les-conseils
• http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/benin-12210

 

 

Conseils du MAEE pour le BENIN actualisés le 22 février 2013

« A la demande des autorités maliennes et à la suite de résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la France s’est engagée militairement contre les groupes terroristes qui occupent une partie du Mali. Cet engagement, de même que celui des pays membres de la CEDEAO dont le Bénin fait partie, est susceptible d’avoir des répercussions sur la sécurité des Français résidents ou de passage au Bénin.

Bien que les autorités béninoises se soient engagées à exercer une surveillance particulière sur les lieux exposés, le risque d’enlèvement ou d’attentat existe au Bénin. Il est formellement déconseillé de circuler de nuit et il est déconseillé sauf raison impérative de séjourner dans la zone comprise entre la route nationale inter-Etats (RNIE) n°2 et la frontière nigériane de Tchaourou à Malanville et dans le parc national du W. »

 


Pour rappel, dispositif de Planète Urgence au Bénin :

• 4 représentants présents à Tanguiéta, Parakou et Cotonou
• 82 partenaires locaux soutenus, majoritairement à l’Ouest et au Sud du pays : Abomey-Calavi, Cotonou, Tanguiéta, Djougou et Natitingou.
• absence de missions à l’Est et au Nord Est (frontières Niger et Nigeria) qui sont les zones sensibles.
• contacts réguliers établis avec le centre de Crise du MAEE, notre Cabinet de sécurité externe, notre réseau sécurité au Bénin (Ambassades, autorités locales, ONG …)
• veille permanente et disponibilité du siège 24/24, 7/7
• assurance rapatriement des volontaires
• transmission aux volontaires d’une note sécurité Bénin
• sensibilisation des volontaires avant leur départ
• déclaration des volontaires au consulat- inscription sur le fil Ariane de leur part
• accompagnement permanent des volontaires sur le terrain par nos représentants et/ou nos partenaires
• mise à disposition d’un moyen de communication en permanence (tel portable)
• interdiction de se déplacer la nuit, de conduire, de se déplacer en taxi moto sans casques
• hébergement sur des sites sécurisés (Hôtels ou Maison des volontaires avec gardiens 24/24)

 

Source : Plante Urgence (France)

Date de publication : 26/02/2013