Information sur la situation au Cameroun

Suite à l’enlèvement de 8 ressortissants français établis au Cameroun depuis le début de l'année 2013, le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes a mis à jour son site de « Conseils aux Voyageurs ». Cette actualisation recommande formellement aux ressortissants français de ne pas se rendre dans le Nord et l’Extrême Nord du pays ainsi que dans les zones frontalières avec le Nigéria, le Tchad et la République Centrafricaine. Planète Urgence n’intervient pas dans les régions identifiées « à risques » et aucune restriction particulière n’est formulée par nos différentes sources d’information et de conseil s’agissant des zones d’intervention qui sont les nôtres à Yaoundé, Bafoussam, Douala, Campo et N’Kolandom, situées à plus de 1000 km des régions du Nord.

Notre protocole de sécurité interdit aux volontaires de se rendre dans ces zones du Nord et de l’Extrême Nord.

Extraits de la Note Sécurité Cameroun signée par tous les volontaires avant leur départ en mission :

« Il est demandé de suivre ces consignes de sécurité :
• ne pas se rendre dans les provinces du Nord et de l’Extrême Nord Cameroun
• ne pas se rendre dans la presqu’île de Bakassi (Golfe de Guinée), du fait de l’isolement et des problèmes d’insécurité récurrents (actes de piraterie ou de brigandage).
• ne pas emprunter l’axe routier Yaoundé/Douala de jour comme de nuit (délinquance et insécurité routière)
• ne pas se rendre sur le marché de Mokolo à Yaoundé (pickpockets)
• ne pas se rendre dans la région des Monts de Manengouba et des Lacs Jumeaux (Nord de Douala)  (délinquance) »

Sur la base de ces éléments et des analyses croisées effectuées en France et sur place, nous maintenons donc nos projets au Cameroun.

En cas d’évolution de notre analyse nous nous réservons la possibilité d'appliquer un seuil plus élevé ou plus bas de restriction si nous le jugions nécessaire ; dans cette éventualité nous mettrions à jour notre communication sur le  présent document.


(Sources :http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/cameroun-12221/)

Conseils du MAEE pour le CAMEROUN actualisés le 15 novembre 2013

"Toute la zone frontalière avec le Nigeria est formellement déconseillée, du fait d’incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigeria. L’enlèvement de Français survenu le 19 février et le 14 novembre 2013 à l’Extrême- Nord du Cameroun, à la frontière nigériane en atteste.Le parc national de Korup se trouve en partie dans une zone formellement déconseillée. Il convient donc de ne pas se rendre dans la partie longeant la frontière nigériane. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte.

Région Extrême-Nord

Toute la région Extrême –Nord du Cameroun, des rives du Lac Tchad jusqu’au Sud de Maroua, est formellement déconseillée du fait du risque terroriste et du risque d’enlèvement.

Région Nord

Garoua : le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême Nord. Compte tenu de la proximité de la zone frontalière, il est cependant recommandé de signaler sa présence et de laisser ses coordonnées auprès de l’Agence consulaire de France à Garoua (http://www.alliancefrancaisegaroua.org/ ).

Littoral : tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé (zone rouge), compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigeria en 2008.

Le parc national de Korup se trouve en partie dans une zone formellement déconseillée. Il convient donc de ne pas se rendre dans la partie longeant la frontière nigériane. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte.

Piraterie maritime : la navigation de plaisance est formellement déconseillée dans cette zone et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime qui affecte le golfe de Guinée.

Sud-Est du pays

La frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad est déconseillée sauf raison impérative en raison de l’instabilité de la situation en RCA et de la porosité des frontières. Des accrochages ont lieu régulièrement entre forces de l’ordre camerounaises et éléments armés centrafricains depuis la chute du Président Bozizé."


Pour rappel, le dispositif de Planète Urgence au Cameroun est le suivant :

• 1 représentant sur place 
• 23 partenaires locaux
• 45 projets
• Principaux sites d’intervention : Yaoundé (capitale administrative), Douala (capitale économique), Campo et Bafoussam. => sont à plus de 1000km de la région de l’Extrême Nord.
• Absence de projets dans le Nord et l’extrême Nord.

Protocole sécurité mis en place par Planète Urgence

• Une personne sur place
• contacts réguliers avec le centre de Crise du MAEE, ainsi que l’Ambassade de France
• conseils d’un Cabinet de sécurité externe
• constitution d’un réseau sécurité sur place (attaché de sécurité PNUD, ambassade de France, France Volontaires…)
• veille permanente et disponibilité du siège 24/24, 7/7
• assurance rapatriement
• transmission au volontaire de la note sécurité Cameroun
• sensibilisation des volontaires avant leur départ et à leur arrivée au Cameroun
• déclaration des volontaires au consulat français
• inscription sur le fil Ariane faite par les volontaires eux-mêmes
• accompagnement permanent des volontaires sur le terrain par nos représentants et/ou nos partenaires
• mise à disposition d’un moyen de communication en permanence (tel portable)
• interdiction de se déplacer la nuit, de conduire, de se déplacer en taxi moto sans casques
• hébergement sur des sites sécurisés (Hôtels)

Nous sommes  à votre disposition par mail pour toute information complémentaire : accueil"AT"planete-urgence.org

 

Source : Planète Urgence (France)

Date de publication : 26/02/2013