Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Virginia est partie au Bénin (Covè)
du 05/08/2018 au 19/08/2018 sur le projet n°1557 (Langue)

Je suis très contente de ce séjour et de ce que j'ai vécu.
Les béninois (en tout cas ceux du village) étaient gentils, souriants et accueillants de manière générale. Les membres de l'association à qui j'ai donné cours étaient très gentils et simples d'abord. Le handicap n'a posé aucun problème particulier.
J'ai énormément apprécié les visites de l'après-midi, de les voir travailler et dans quelles conditions. C'est incroyable ce qu'ils arrivaient à faire avec un matériel aussi usé, abîmé et limité. Mais c'était comme ça. Ils faisaient avec et ça allait.
C'était intéressant de les voir exécuter ces travaux manuels (couture, vannerie, horlogerie, élevage de lapins, tissage ...). Ils étaient doués, chacun dans son activité et ce malgré leur handicap.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance locale qui régnait en classe: on entendait parler plus souvent le Fon que le français; les personnes arrivaient en classe en retard tranquillement comme si c'était normal; plusieurs fois certains de mes élèves ont amené un enfant avec eux (généralement un neveu/nièce ou un petit-enfant) pour qu'il ne reste pas seul à la maison; l'une de mes élèves venait avec son petit bébé et à plusieurs reprises lui a donné le sein en classe etc ...Je trouvais que cela avait son charme. Et les élèves avaient le rire facile. Ce qui rendait l'ambiance sympathique.

Tout s'est très bien déroulé durant mon séjour. J'ai été très bien accueillie à l'aéroport puis tout au long de la mission. Très bonne organisation de la part du responsable de l'association (Nassirou) et de Planète Urgence.

A noter pour les prochains bénévoles:
* tous les repas (petits-déjeuners, déjeuners et dîners) se prennent seul dans le restaurant de l'hôtel. Sauf très ponctuellement si Nassirou se joint pour un dîner.
* Les après-midi, en dehors des visites, on est seul dans l'hôtel. Au final les moments où l'on reste dans la chambre sont nombreux (tous les après-midi) et assez longs. Il vaut mieux penser à amener de quoi s'occuper: livres, musique, autre selon les goûts et ce qu'on aime faire.
* L'hôtel a tout le confort nécessaire même si cela reste simple: la chambre est plutot grande, avec grand lit, salle d'eau, table, chaise, ventilateur et TV. Ce sont surtout des chaines locales mais il y avait aussi TF1. On arrive à capter plus ou moins la WIFI.

Lea est partie au Bénin (Natitingou)
du 05/08/2018 au 19/08/2018 sur le projet n°632 (Administration et Secrétariat)

Cette mission a été très enrichissante pour moi et pour mes participants je pense. J'ai fait beaucoup de belles rencontres et je vais garder contact avec plusieurs personnes. Les Béninois sont très accueillants et respectueux. Je me suis sentie intégrée et en sécurité partout où je suis allée.
Le nord du pays est très vert en cette saison des pluies et les paysages sont magnifiques.
Les 11h de bus m'ont permis de voir le pays. Le voyage est un peu long sur la fin il faut bien l'avouer mais c'est le seul moyen d'accéder à Natitingou pour le moment. Prévoyez de quoi lire ou écouter de la musique et des boules Quies car c'est plutôt bruyant. Un conseil : ne buvez pas trop pendant le trajet car les toilettes se font rares sur la route ou alors ce n'est (vraiment) pas très propre. Le bus est confortable et climatisé ce qui rend le trajet moins difficile.
L'hôtel où je logeais était bien : lit avec moustiquaire, toilettes et douche avec eau froide courante. Wifi sur demande. Situé en plein centre-ville j'ai pu tout faire à pied. Le cuisinier a été formé par une Française (ancienne propriétaire de l'hôtel) et la cuisine était très bonne. J'ai mangé de tout: des plats locaux (bosse de zébu par exemple) comme des crêpes et du bœuf bourguignon !
J'ai eu la chance d'être avec deux autres volontaires et je pense que ça beaucoup aidé en ma satisfaction de la mission. Pouvoir partager ses émotions, sa journée et ses doutes avec des autres personnes est très constructif et rassurant. Ce qui ne m'a pas empêché de m'intégrer à la population car nous avions des missions différentes et nous nous retrouvions seulement le soir.
Nous avons fait des excursions le week-end très agréables en dehors de la ville (visite des Tatas Somba et des Chutes de Kota). Malheureusement le parc de la Pendjari était fermé à cause des pluies, grand regret !

Sophie est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 04/08/2018 au 18/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Pour résumer, cette expérience a été très positive pour moi. J'ai appris beaucoup sur l'environnement de Guadeloupe, sur les tortues et les cétacés, ce que le gouvernement fait et ne fait pas, sur l'importance des associations qui militent pour la protection de l'environnement. De plus, l'expérience humaine m'a permis d'apprendre à vivre avec des personnes que je ne connaissais pas, dans un nouvel environnement. Notre groupe a réussi à trouver son équilibre en répondant aux attentes de chacun. Nous n'avions pas de problème à nous séparer en groupe pour que chacun puisse faire ce qu'il souhaitait, et nous avons su répartir les tâches ménagères de manière équitable et spontanée car chacun y prenait part instinctivement.

Je ne pensais pas que la maison serait vétuste (pas d'eau chaude pour faire la vaisselle, salle de bain avec le minimum, une prise d'électricité par pièce, matelas très fins), cependant, cela suffit amplement pour cuisiner, se reposer, se laver et manger. Je pense que la vétusté de la maison n'a été un problème pour personne, et au contraire, cela m'a permis d'apprécier d'autant plus la mission.

A noter que j'étais bien préparée sur la présence des coqs autour de la maison. J'avais donc ramené des boules quiès et j'ai très bien dormi. Il est important que les volontaires en soient informé pour qu'ils puissent prendre leur disposition et qu'ils dorment bien. Etre en forme est primordiale pour le bon déroulement de la mission. La maison possède de nombreux ventilateurs qui permettent d'éloigner les moustiques pour assurer un confort.

Nous avons marché en moyenne 8 km par jour, il faut 15 min pour aller au commerce Carrefour, 20 min pour aller jusqu'au musée de l'association et 30 minutes pour aller jusqu'à la plage de Malendure. A noter que pour passer de la plage Anse en Sable à Galet Rouge, nous devons passer par une petit falaise qui demande un peu d'agilité. La mission demande donc un minimum d'aptitude physique. De même que pour les transects, le plus long dure environ une heure.

Dominique est parti en Indonésie (Muara Siran Village - District : Kutai Kartanegara)
du 28/07/2018 au 12/08/2018 sur le projet n°2244 (Organisation)

conditions de vie:
température: j'avais écouté tous les conseils de PU et d'amis qui s'étaient rendus en Indonésie. J'étais donc préparé à la chaleur notamment. A ma grande surprise, j'ai réussi à dormir par 30°C, hormis la première nuit au village au cours de laquelle j'ai mis longtemps à m'endormir (j'ai réussi grâce à une technique de relaxation apprise en cours de yoga).
Autre fléau redouté, les moustiques: La technique locale est de ventiler les chambres. N'y croyant pas, je me suis efforcé d'installer ma moustiquaire sans abimer les lieux mis à ma disposition.
La nourriture: j'aime le riz, le poisson grillé et le poulet, donc pas de pb pour moi. J'ai tout de même été assez surpris par le premier petit déjeuner ds une guesthouse à Samarinda: un liquide marron avec un corps ovoïde gluant dans un sac en plastique, et un café avec le marc. Finalement, c'était très bon. Il s'agissait d'un oeuf dur dans une soupe. On mange assis par terre, avec la main droite. J'ai fait l'effort de faire ainsi, la plupart du temps.
Déplacements: En ville (Samarinda), les déplacements se font en scooter. Cela surprend au début car les risques de collision sont aussi grands que pour un skieur en bas des pistes d'une grande station alpine. Il faut faire confiance au conducteur.
Conditions de travail:
température élevée avec parfois des ventilateurs (lorsque l'électricité marchait, soit quelques heures par jour)
horaires convenus avec les participants (14h à 17h)
salle de réunion avec tables et chaises
imprimante à 50m mais il fallait démarrer le groupe électrogène pour l'alimenter
pas d'internet

Relationnel:
très bon, voire convivial, amical et même complice suivant les interlocuteurs. J'aurais souhaité une plus grande proximité avec Agus, le leader de LPSDA, mais je le crois timide et le fait qu'il ne parle pas anglais et moi pas le Bahasa indonesia n'a rien arrangé. Anecdote: Agus est tailleur. J'ai eu l'idée, pour nous rapprocher, de lui commander une chemise à ma taille. Malheureusement, tandis qu'il allait à la ville pour acheter du tissu pour cette chemise, il a eu un accident de scooter avec son épouse. Celle-ci a été légèrement blessée et le scooter fortement endommagé. Nous sommes allés fréquemment prendre de leurs nouvelles, mais il n'a plus été question de chemise par la suite.
J'ai beaucoup échangé en profondeur avec Yuyun, sur le prolongement de cette mission et sur l'avenir de l'action de PU avec le village.
Avec Mulyono, la relation s'est approché d'une relation amicale. Nous avons échangé sur la politique, l'économie, l'environnement en Indonésie. Il est probable que je revienne le voir, y compris à titre privé si je reviens avec mon épouse en vacances.
Avec Mega, la traductrice, notre relation a été encore plus étroite, mais sans ambiguïté. Mega, jeune femme (25 ans) musulmane jeune mariée (une semaine avant la mission), mais assez libertaire et très mature, a le projet de faire ses études de droit environnemental en Europe. Elle voulait tout savoir sur notre vie de tous les jours, ma famille, mes filles, notre maison. Elle m'a rapidement appelé "Daddy". Cette relation de proximité n'a pas empêché notre relation professionnelle pour l'objectif de la mission. J'ai demandé beaucoup à Mega, tous les matins, en traductions préalables aux séances de l'après-midi, le soir pour favoriser les échanges avec Hairil, le chef du village et avec sa famille, et en fin de mission pour des traductions en vue du rapport de mission.
Mega m'a ensuite accueilli dans sa famille et m'a accompagné à l'aéroport de Balikpapan avec son mari, sa sœur et son frère avec un "hug" de jeunes au moment de nous quitter. Comme pour Mulyono, il est probable que je revienne la voir, y compris à titre privé si je reviens avec mon épouse en vacances.
Autre anecdote: amoureux du bois, j'ai été fasciné par l'architecture du village, 100% en bois. En souvenir, j'ai demandé à Hairil l'autorisation de ramener un petit morceau de bois d'Ulin (c'est interdit a priori, mais je n'en ai pris que 20cmx8x8, et c'est passé). Je l'ai coupé moi-même (voir PJ 9). En retour, étant forgeron amateur, j'ai promis à Hairil de lui fabriquer un couteau avec un manche en Ulin et de lui faire parvenir par un prochain volontaire (j'ai entendu parler d'une possible mission en décembre 2018).

Imprévu: au lieu d'avoir la tourista comme tout le monde, j'ai eu l'originalité d'avoir ... une très forte angine ... en tout début de séjour, sans doute à cause de la clim dans l'avion entre Amsterdam et Balikpapan.

Caroline est partie au Népal (Kathmandu)
du 21/07/2018 au 05/08/2018 sur le projet n°3042 (Gestion de projets)

Amélie est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Marcher le matin sur les plages et dans la forêt, observer les tortues s’alimenter sur les herbiers ou les coraux, veiller à la belle étoile, assister à la ponte d’une tortue... autant de moments que je n’oublierai jamais. Comme je n’oublierai pas les pluies tropicales qui nous rinçaient parfois durant la nuit, et nous laissaient trempés pour le reste de la veillée; ou encore la chaleur accablante du début d’après-midi couplée au bruit des travaux de la maison d’à côté qui nous empêche de rattraper notre nuit de sommeil.
C’est une expérience magnifique, avec des moments plus agréables que d’autres ;)

L’important est de ne pas perdre sa bonne humeur, et c’est en ce sens que la cohésion et la bonne entente du groupe ont été clés. En plus de la mission, ces deux semaines ont permis un vrai partage avec les membres de l’association, les autres volontaires, les voisins... Nous avons passé de très bons moments et de jolies soirées. Les Guadeloupéens sont très accueillants et nous font découvrir avec plaisir cette région et leurs produits. C’est l’occasion de se surprendre et de s’initier à des recettes de cuisines locales, et de découvrir les vertus de leur flore.

Enfin, quelques conseils pour la valise: anti-moustique nécessaire, vêtements légers (éviter le coton qui a du mal à sécher avec cette temperature, privilégier la viscose), cape de pluie, coupe-vent, crème solaire biologique, t-shirt anti-UV, chaussures de marche, palme, masque, tuba, gourde...

Cécile est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Nous étions 6 volontaires, 2 hommes et 4 femmes. Je suis venue avec mon mari. L'ambiance du groupe était excellente.
Avant le départ, je m'inquiétais de la présence des sargasses mais finalement elles étaient peu présentes sur la côte sous le vent. Durant mon séjour, nous avons surtout fait des repérages de traces sur les plages proches de Malendure et quelques repérages sur des plages plus éloignées avec Jacques, un bénévole de l'association. Cela a été très appréciable car il nous a permis d'ouvrir un peu notre horizon. Nous avons également vu une trace sur la plage de l'étang alors que Jacques l'inspecte depuis 2011 sans jamais rien voir.
Rapidement, nous avons enchaîné des surveillances de nuits car des traces avaient été observées. J'ai petit à petit pris le rythme. Nous avons été récompensé par la montée d'une tortue venue pondre la dernière nuit. C'était l'apothéose, c'était magnifique et curieux à voir.
Mais je retiendrai l'image des tortues dans l'eau, lors des transects : leur façon souple et gracieuse de se déplacer, magnifique !
Nos relations avec le voisinage étaient très sympathiques. Nous avons été vite intégrés dans l'ambiance guadeloupéenne : des gens joyeux et proches de la nature.
Caroline nous a appris beaucoup de choses concernant sa démarche scientifique, le cycle des tortues, leur comportement, les problèmes environnementaux, ses démarches pour faire évoluer les comportements. C'est une passionnée.
Comme nous attendions une ponte, nous avons pris nos jours de congés vers la fin de la mission et sommes partis aux Saintes, ce qui nous a permis de découvrir un peu plus la Guadeloupe.

Eric est parti en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Ce fut une très belle expérience qui m'a permis de connaitre la Région Guadeloupe que je ne connaissais pas; sa faune, sa flore incroyable, son histoire si riche et trop méconnue.
J'ai été frappé par la pauvreté, le peu d'entretien des infrastructures et la quasi absence d'action contre la prolifération des sargasses. Le sentiment parfois que la Guadeloupe est abandonnée et très mal gérée.

Autre prolifération: le plastique. Il est présent partout, surtout sur les plages, abondamment distribué par les restaurants, échoppes etc. Sans poubelles sur les plages et des conteneurs remplis jusqu'à la gueule, parce que ramassés très irrégulièrement, touristes et locaux laissent certaines plages à l'état de dépotoir.
Canettes, bouteilles, asiettes, couverts en plastique, couches pour bébé, jonchent les plages, se fixent dans les rochers, se retrouvent au fond de la mer.

A notre petit niveau nous avons ramassé les ordures sur les plages lorsqu'il y avait des poubelles, mais notre action reste symbolique. Les pouvoirs publics ont un très gros travail de pédagogie à engager pour éviter le pire, surtout s'ils veulent développer le tourisme de masse.
La solution ? La Dominique, île voisine, l'a trouvée. Fin du plastique sur l'île !

Concernant les conditions de vie, le logement était spatiate mais correct. Le budget suffisant pour nourrir 6 personnes. La vie ressemblait à une bande de copains qui seraient partis en vacances ensemble, chacun ayant participé également à la vie en communauté, avec à la clé de bonnes rigolades, d'excellents planteurs, 2 jours merveilleux aux Saintes avec l'équipe, un karaoké d'exception avec nos amis Manu, stagiaire sympa, cool et Frédé, personnage incroyable de gentillesse et de générosité, véritable puits de sciences sur les plantes médicinales et aromatiques. Un autre personnage remarquable, Jacques, grand amateur de foot, qui nous à fait découvrir des endroits sublimes. Merci à vous!

Même si notre action a été une goutte d'eau dans l'océan si abimé, même si à certains moments j'ai pu avoir quelques doutes sur mon utilité compte tenu de l'immensité de la tâche, avec le recul, je pense que cette action de protection des tortues auprès de Caroline est nécessaire. Elle nous montre le chemin à suivre.
Ami de la terre, des océans...et des tortues, je t' encourage à le suivre.



1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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