Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Dominique est parti en Indonésie (Muara Siran Village - District : Kutai Kartanegara)
du 28/07/2018 au 12/08/2018 sur le projet n°2244 (Organisation)

conditions de vie:
température: j'avais écouté tous les conseils de PU et d'amis qui s'étaient rendus en Indonésie. J'étais donc préparé à la chaleur notamment. A ma grande surprise, j'ai réussi à dormir par 30°C, hormis la première nuit au village au cours de laquelle j'ai mis longtemps à m'endormir (j'ai réussi grâce à une technique de relaxation apprise en cours de yoga).
Autre fléau redouté, les moustiques: La technique locale est de ventiler les chambres. N'y croyant pas, je me suis efforcé d'installer ma moustiquaire sans abimer les lieux mis à ma disposition.
La nourriture: j'aime le riz, le poisson grillé et le poulet, donc pas de pb pour moi. J'ai tout de même été assez surpris par le premier petit déjeuner ds une guesthouse à Samarinda: un liquide marron avec un corps ovoïde gluant dans un sac en plastique, et un café avec le marc. Finalement, c'était très bon. Il s'agissait d'un oeuf dur dans une soupe. On mange assis par terre, avec la main droite. J'ai fait l'effort de faire ainsi, la plupart du temps.
Déplacements: En ville (Samarinda), les déplacements se font en scooter. Cela surprend au début car les risques de collision sont aussi grands que pour un skieur en bas des pistes d'une grande station alpine. Il faut faire confiance au conducteur.
Conditions de travail:
température élevée avec parfois des ventilateurs (lorsque l'électricité marchait, soit quelques heures par jour)
horaires convenus avec les participants (14h à 17h)
salle de réunion avec tables et chaises
imprimante à 50m mais il fallait démarrer le groupe électrogène pour l'alimenter
pas d'internet

Relationnel:
très bon, voire convivial, amical et même complice suivant les interlocuteurs. J'aurais souhaité une plus grande proximité avec Agus, le leader de LPSDA, mais je le crois timide et le fait qu'il ne parle pas anglais et moi pas le Bahasa indonesia n'a rien arrangé. Anecdote: Agus est tailleur. J'ai eu l'idée, pour nous rapprocher, de lui commander une chemise à ma taille. Malheureusement, tandis qu'il allait à la ville pour acheter du tissu pour cette chemise, il a eu un accident de scooter avec son épouse. Celle-ci a été légèrement blessée et le scooter fortement endommagé. Nous sommes allés fréquemment prendre de leurs nouvelles, mais il n'a plus été question de chemise par la suite.
J'ai beaucoup échangé en profondeur avec Yuyun, sur le prolongement de cette mission et sur l'avenir de l'action de PU avec le village.
Avec Mulyono, la relation s'est approché d'une relation amicale. Nous avons échangé sur la politique, l'économie, l'environnement en Indonésie. Il est probable que je revienne le voir, y compris à titre privé si je reviens avec mon épouse en vacances.
Avec Mega, la traductrice, notre relation a été encore plus étroite, mais sans ambiguïté. Mega, jeune femme (25 ans) musulmane jeune mariée (une semaine avant la mission), mais assez libertaire et très mature, a le projet de faire ses études de droit environnemental en Europe. Elle voulait tout savoir sur notre vie de tous les jours, ma famille, mes filles, notre maison. Elle m'a rapidement appelé "Daddy". Cette relation de proximité n'a pas empêché notre relation professionnelle pour l'objectif de la mission. J'ai demandé beaucoup à Mega, tous les matins, en traductions préalables aux séances de l'après-midi, le soir pour favoriser les échanges avec Hairil, le chef du village et avec sa famille, et en fin de mission pour des traductions en vue du rapport de mission.
Mega m'a ensuite accueilli dans sa famille et m'a accompagné à l'aéroport de Balikpapan avec son mari, sa sœur et son frère avec un "hug" de jeunes au moment de nous quitter. Comme pour Mulyono, il est probable que je revienne la voir, y compris à titre privé si je reviens avec mon épouse en vacances.
Autre anecdote: amoureux du bois, j'ai été fasciné par l'architecture du village, 100% en bois. En souvenir, j'ai demandé à Hairil l'autorisation de ramener un petit morceau de bois d'Ulin (c'est interdit a priori, mais je n'en ai pris que 20cmx8x8, et c'est passé). Je l'ai coupé moi-même (voir PJ 9). En retour, étant forgeron amateur, j'ai promis à Hairil de lui fabriquer un couteau avec un manche en Ulin et de lui faire parvenir par un prochain volontaire (j'ai entendu parler d'une possible mission en décembre 2018).

Imprévu: au lieu d'avoir la tourista comme tout le monde, j'ai eu l'originalité d'avoir ... une très forte angine ... en tout début de séjour, sans doute à cause de la clim dans l'avion entre Amsterdam et Balikpapan.

Caroline est partie au Népal (Kathmandu)
du 21/07/2018 au 05/08/2018 sur le projet n°3042 (Gestion de projets)

Amélie est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Marcher le matin sur les plages et dans la forêt, observer les tortues s’alimenter sur les herbiers ou les coraux, veiller à la belle étoile, assister à la ponte d’une tortue... autant de moments que je n’oublierai jamais. Comme je n’oublierai pas les pluies tropicales qui nous rinçaient parfois durant la nuit, et nous laissaient trempés pour le reste de la veillée; ou encore la chaleur accablante du début d’après-midi couplée au bruit des travaux de la maison d’à côté qui nous empêche de rattraper notre nuit de sommeil.
C’est une expérience magnifique, avec des moments plus agréables que d’autres ;)

L’important est de ne pas perdre sa bonne humeur, et c’est en ce sens que la cohésion et la bonne entente du groupe ont été clés. En plus de la mission, ces deux semaines ont permis un vrai partage avec les membres de l’association, les autres volontaires, les voisins... Nous avons passé de très bons moments et de jolies soirées. Les Guadeloupéens sont très accueillants et nous font découvrir avec plaisir cette région et leurs produits. C’est l’occasion de se surprendre et de s’initier à des recettes de cuisines locales, et de découvrir les vertus de leur flore.

Enfin, quelques conseils pour la valise: anti-moustique nécessaire, vêtements légers (éviter le coton qui a du mal à sécher avec cette temperature, privilégier la viscose), cape de pluie, coupe-vent, crème solaire biologique, t-shirt anti-UV, chaussures de marche, palme, masque, tuba, gourde...

Cécile est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Nous étions 6 volontaires, 2 hommes et 4 femmes. Je suis venue avec mon mari. L'ambiance du groupe était excellente.
Avant le départ, je m'inquiétais de la présence des sargasses mais finalement elles étaient peu présentes sur la côte sous le vent. Durant mon séjour, nous avons surtout fait des repérages de traces sur les plages proches de Malendure et quelques repérages sur des plages plus éloignées avec Jacques, un bénévole de l'association. Cela a été très appréciable car il nous a permis d'ouvrir un peu notre horizon. Nous avons également vu une trace sur la plage de l'étang alors que Jacques l'inspecte depuis 2011 sans jamais rien voir.
Rapidement, nous avons enchaîné des surveillances de nuits car des traces avaient été observées. J'ai petit à petit pris le rythme. Nous avons été récompensé par la montée d'une tortue venue pondre la dernière nuit. C'était l'apothéose, c'était magnifique et curieux à voir.
Mais je retiendrai l'image des tortues dans l'eau, lors des transects : leur façon souple et gracieuse de se déplacer, magnifique !
Nos relations avec le voisinage étaient très sympathiques. Nous avons été vite intégrés dans l'ambiance guadeloupéenne : des gens joyeux et proches de la nature.
Caroline nous a appris beaucoup de choses concernant sa démarche scientifique, le cycle des tortues, leur comportement, les problèmes environnementaux, ses démarches pour faire évoluer les comportements. C'est une passionnée.
Comme nous attendions une ponte, nous avons pris nos jours de congés vers la fin de la mission et sommes partis aux Saintes, ce qui nous a permis de découvrir un peu plus la Guadeloupe.

Eric est parti en Guadeloupe (Bouillante)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Ce fut une très belle expérience qui m'a permis de connaitre la Région Guadeloupe que je ne connaissais pas; sa faune, sa flore incroyable, son histoire si riche et trop méconnue.
J'ai été frappé par la pauvreté, le peu d'entretien des infrastructures et la quasi absence d'action contre la prolifération des sargasses. Le sentiment parfois que la Guadeloupe est abandonnée et très mal gérée.

Autre prolifération: le plastique. Il est présent partout, surtout sur les plages, abondamment distribué par les restaurants, échoppes etc. Sans poubelles sur les plages et des conteneurs remplis jusqu'à la gueule, parce que ramassés très irrégulièrement, touristes et locaux laissent certaines plages à l'état de dépotoir.
Canettes, bouteilles, asiettes, couverts en plastique, couches pour bébé, jonchent les plages, se fixent dans les rochers, se retrouvent au fond de la mer.

A notre petit niveau nous avons ramassé les ordures sur les plages lorsqu'il y avait des poubelles, mais notre action reste symbolique. Les pouvoirs publics ont un très gros travail de pédagogie à engager pour éviter le pire, surtout s'ils veulent développer le tourisme de masse.
La solution ? La Dominique, île voisine, l'a trouvée. Fin du plastique sur l'île !

Concernant les conditions de vie, le logement était spatiate mais correct. Le budget suffisant pour nourrir 6 personnes. La vie ressemblait à une bande de copains qui seraient partis en vacances ensemble, chacun ayant participé également à la vie en communauté, avec à la clé de bonnes rigolades, d'excellents planteurs, 2 jours merveilleux aux Saintes avec l'équipe, un karaoké d'exception avec nos amis Manu, stagiaire sympa, cool et Frédé, personnage incroyable de gentillesse et de générosité, véritable puits de sciences sur les plantes médicinales et aromatiques. Un autre personnage remarquable, Jacques, grand amateur de foot, qui nous à fait découvrir des endroits sublimes. Merci à vous!

Même si notre action a été une goutte d'eau dans l'océan si abimé, même si à certains moments j'ai pu avoir quelques doutes sur mon utilité compte tenu de l'immensité de la tâche, avec le recul, je pense que cette action de protection des tortues auprès de Caroline est nécessaire. Elle nous montre le chemin à suivre.
Ami de la terre, des océans...et des tortues, je t' encourage à le suivre.



Ronan est parti au Zimbabwe (Dete)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Conditions de vie :

- prévoir de voyager le plus léger possible avec des bagages peu encombrants et adaptés à de fréquentes manipulations et à la poussière ; à partir de la séquence Hwange il est possible de laver son linge de manière rudimentaire (prévoir du savon liquide) .
- les nuits en tente sont fraîches, prévoir un sac de couchage adapté éventuellement doublé d'un "sac à viande"; le sac de couchage n'est pus nécessaire à Hwange et les nuits y sont plus clémentes ( période de juin)
- l'eau disponible est totalement potable et les repas proposés sont de très bonne qualité.

Conditions de travail :

- Stephen réalise un briefing préalable des tâches à réaliser et donne les orientations nécessaires; il n'est pas directif dans la mise en œuvre et laisse le groupe s'organiser, il est ouvert aux propositions et favorise les initiatives.
- Les marches éventuelles sont de courte durée sur des distances limitées ( 2-3km)

Groupe :
- Nous étions 5 volontaires Planète Urgences + 1 volontaires Allemande ; la taille du groupe n'a pas occasionné de problème d'organisation, de déplacement.
- le groupe a bien fonctionné ,- Chacun dans le groupe a contribué aux différentes tâches réalisées, chacun trouvant en outre une affinité spécifique avec telle ou telle activité.
- Groupe très sympathique avec état d'esprit convivial et collaboratif


Les repas de midi lors des passages à Victoria Falls sont pris en charge à hauteur de 15usd par participant. les dépassements sont à charge des participants .

Philippe est parti au Zimbabwe (Dete)
du 21/07/2018 au 04/08/2018 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Les conditions de vie étaient excellentes. Au parc de Zambezi : un bon sac de couchage est à conseiller car les nuits sont fraîches sous tente (environ 5° le matin). Les gants de manutention sont nécessaires, en particulier lorsque l'on va chercher du bois pour le feu. L'eau de la douche était très bonne et l'ensemble avec les wc étaient très propres. L'eau est potable mais si nous privilégions l'eau en bouteille pour boire. Au parc de Hwange : il y a des moustiquaires au-dessus de chaque lit. Le logement mis à disposition est confortable et adapté pour 6. Il était possible de laver son linge et ce dernier était sec en 2 heures avec le soleil et le vent. L'eau de la douche était bien chaude à partir de 18h30 (voir parfois avant), donc très bien compte-tenu de nos horaires. L'eau y est également potable. Conditions de travail très bonnes. Les journées étaient parfaitement planifiées et organisées. Les activités journalières se sont déroulées comme prévues, le véhicules "Granny" est adaptée et la conduite de Stephen très sûre, ce qui est important sur les chemins empruntés. Par ailleurs, il a fait beau et chaud mais pas trop. Le relationnel avec les autres volontaires a été très bon (nous étions déjà trois amis, ceci facilite bien les choses). Les autres volontaires français, plus expérimentés, ont été de très bons appuis pour cette première expérience et les échanges enrichissants. Nous avons très bien collaborés ensemble et étions complémentaires. Sue et Stephen sont vraiment très agréables, patients et très gentils ce qui facilitée grandement la réussite de la mission. Les contacts que nous avons pu avoir occasionnellement avec les rangers et autres personnes ont toujours été très bons. Plus généralement, prévoir de la crème solaire et du stick pour les lèvres car le fait d'être en voiture ouverte (nécessaire et très agréable) peut sur plusieurs jours assécher les lèvres. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu de moustique. j'ai toutefois poursuivi le traitement préventif recommandé par mon médecin traitant. Prévoir également des vêtements chauds notamment pour les soirées au Parc de Zambezi car le vent se lève en soirée et au coucher du soleil il fait frais (heureusement, nous avions un bon feu) . Les vêtements chauds (avec petits gants et bonnet) seront bien utile également le matin lorsque nous partons tôt en voiture ouverte pour les transects.

Adrien est parti Grèce (Mer Méditerranée, Mer Ionienne & Mer Egée)
du 22/07/2018 au 03/08/2018 sur le projet n°2023 (Biodiversité)

Il s'agit d'une expérience très enrichissante qui m'a permis d'associer mes passions à une bonne cause environnementale.

Durant les divers prélèvements on se rend facilement compte qu'il y a une importante pollution qui ne se voit pourtant pas à l'œil nu, cela m'a permis de prendre conscience qu'il est nécessaire de prendre soin de notre planète pour nous et nos générations futures. Quand on sait que d'après plusieurs études, il y aura plus de plastiques en 2050 que de poissons dans les océans, ce constat est saisissant.

Globalement durant les différentes plongées effectuées, les paysages été préservés même s'il y a eu quelque macro-déchets (filets, fourchette, amphore, etc) observés mais cela nous encourage encore plus justement à vouloir en prendre soin. Essayer de ne pas abimer les fonds avec les ancres des bateaux au mouillage est important aussi.

Cette expérience a été très riche aussi sur le plan humain avec notamment Frank qui est très cultivé et qui nous a fait part de nombreuses histoires sur son expérience.

Pour la petite anecdote, merci à lui de m'avoir mis de la crème après soleil suite à mon gros coup de soleil sur le dos dès le premier jour...

Concernant les imprévus, "l'oubli" de descendre du ferry à l'arrivée de l'autre volontaire a plutôt été marrant. Nous avons du le récupérer à l'ile suivante.

Par ailleurs, j'ai pu perfectionner ma pratique de la plongée et apprendre les techniques de navigation.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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