Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Martine est partie au Cameroun (Yaoundé)
du 09/12/2017 au 23/12/2017 sur le projet n°1457 (Photographie)

l'hébergement est à l'image du quartier et a été une surprise le soir de mon arrivée..
les changements de chambre (même pas à mon initiative) m'ont fait atterrir dans une chambre un peu plus confortable dans laquelle j'ai fini par me sentir chez moi.
le personnel de l'hôtel était tout à fait charmant et sympathique et a également contribué à mon bien-être...

le taxi de ville est aussi toute une institution, particulièrement chronophage pour toute la population qui y passe des heures à attendre, circuler et être coincé dans des embouteillages monstrueux et inextricables parfois.
j'ai finalement beaucoup plus marché que je ne pensais en lisant la description de la mission.

entre autres le premier dimanche où, après être allés déjeuner chez la responsable de l'APEDS, nous avons pris le taxi pour rentrer à l'hôtel.
manque de chance, se jouait au stade ce jour la coupe de football nationale du Cameroun, en présence du Président, Paul Biha.
du coup, tout le quartier était fermé à toute circulation pendant tout l'après-midi.
le taxi nous a débarqué à son point de non retour, et toute la population s'est retrouvée à marcher.
comme je n'avais pas les chaussures adéquates, au bout de tous ces km, mes pieds étaient couverts d'ampoules qui m'ont bien handicapée pendant tout le reste de la mission!! cela a aussi limité mes déplacements dans le quartier, limite augmentée aussi par les rappels permanents à la sécurité, (limite parano!),

par ailleurs la période précédent Noël n'est pas forcément la meilleure pour une mission:
tous les jours le trafic augmente, de plus en plus de gens font leurs courses, avec les difficultés croissantes de transport aussi bien à pied qu'en voiture
par ailleurs, on pourrait aussi imaginer que les stagiaires ont aussi ces fêtes à préparer et souhaiteraient avoir plus de temps libre pour le faire...

Jean-paul est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Cette mission nécessite un minimum de condition physique (bonne endurance pendant 10 jours d'activités) comme le précise la fiche de mission, puisque les transects se font sur des parcours accidentés plus ou moins boueux. Notamment il est important de bien choisir ses bottes, celles ci étant fournies par le partenaire. La vie au camp est très bien, ainsi que le timing des activités, avec une bonne organisation menée par Thierry.
Nous étions un groupe de 7 personnes avec une bonne entente et beaucoup d'attention entre nous, et beaucoup d'humour.
L'environnement inspire la sérenité.
Cette mission fut l'occasion d'une plongée dans la nature au contact d'un milieu inhabituel pour moi 24h/24h pendant 12 jours dans le vert de la forêt, abrité par les grands arbres, parmi les chants des grenouilles, des grands oiseaux de la canopée, .... Et les surprises de quelques instants, de "voir" des toucans tout en haut dans la canopée, des singes capucins dans les hautes branches, des serpents au bord des chemins, des empreintes dans la boue (jaguars, tapirs, cerfs, ...). Mais il faut bien insister que ce sont de "rares instants" qui demandent patience et attention pendant les transects, également pendant les transects de nuit à observer les grenouilles et aussi des insectes.

Isabelle est partie en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Amoureux de la nature a l'état sauvage,
candidat à une immersion dans un foret complexe et fascinante,
ouvert à l'écoute du monde animal et végétal,
acceptant de parcourir des km de sentiers boueux sous la pluie sans être sûr de voir les mammifères tant désirés
mais certains de découvrir un monde animal nocturne extraordinaire,
habitués à marcher régulièrement, longtemps mais sans difficulté particulière de terrain
et acceptant de vivre et dormir sans eau courante, sans électricité dans un confort sommaire mais pratique.
Alors cette mission est pour vous !

Marcher avec des bottes ne pose aucun pb et celles fournies sont très bien ! Prenez une semelle intérieure si vous voulez plus de confort
L'important est de pouvoir changer de chaussettes chaque jour, comptez une paire par jour minimum, le pantalon sera tenu par vos chaussettes le tout dans les bottes
4/5 hauts à manche courte ou longue selon votre envie, il fait chaud et meme mouillé on a pas froid
1/2 chemises manches longues c'est agréable le soir
3/4 pantalons qui sèchent rapidement, coton, synthétique, peu importante il faut être a l'aise et ne craindre ni la pluie ni la boue !
une paires de chaussures légère pour rester dans la grande cabane collective et se déplacer entre la cuisine, la douche, les wc et nos tentes. j'avais des ballerines en fin de vie.
Un poncho mais léger car on étouffe en marchant

Certains étaient très sensible aux moustiques d'autres n'ont jamais été piqué. Moi rien.
les douches sont froides mais c'est agréable de se rafraichir, sisi vous verrez.
Sac de couchage léger
frontale ET lampe de poche
jumelle waterproof
gourde
petit sac a dos
couteau suisse avec ciseaux
une montre , pour les transects de nuit et pour éviter de sortir son portable sous la pluie et le faire tomber dans la boue.
batterie deja chargée, pour recharger votre matériel électronique et des piles pour éviter la panne de lumière surtout si on se lève ma nuit ! rappel pas d'électricité sur place.
Pensez : camping en pleine nature...

pas d'accès à la ville donc si vous avez des habitudes alimentaires, prévoyez de venir avec ! (bonbons, chocolats, biscuit ... dans une boite qui ferme)
Pates et riz ne sont pas mon quotidien habituel mais c'est nourrissant.

Mon plaisir : me réveiller le matin en écoutant le vol du colibri qui nichait au dessus de ma tente, m'endormir en écoutant les grenouilles arboricoles chanter. Si le bruit vous dérange il vous reste les boules quiés.

Notre groupe de 7 volontaires était dynamique, composé de 3 nanas et 4 gars, bonne humeur et solidarité au quotidien. Tous les ages.
Le dernier wk sera consacré à la visite de Quito, un retour à la ville rempli de couleur, d'odeur et de plaisir culinaire !

Merci à Roberto : ses conseils, ses explications (en espagnol) et son sens aiguisé de l'observation. Sans lui nous serions passer à coté de beaucoup d'animaux sans les voir.
Ouvrez l'oeil, il y a beaucoup a observer si on s'en donne la peine !







Florent est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Cette mission a été extraordinaire par le fait de me retrouver dans un environnement exceptionnellement peu habituel (forte humidité, chaleur, fraîcheur pénétrante lors des fortes pluies, terrains difficiles, douche à l'eau froide, pas d'accès à l’électricité) avec des experts pour me transmettre leur connaissance et me faire découvrir cette nature à travers leur regard. Elle l'a également été par la qualité des relations entre volontaires. A mon sens, le groupe constitué pour cette mission a largement contribué à faire de cette mission une réussite pour moi.
Je retiens trois moments magiques. Le premier, un transect pendant lequel nous avons rejoins une rivière. La vue était magnifique, renforcée par le fait que c’était la première fois en six jours que l'on se retrouvait dégagé de la canopée. Le deuxième, la vue des singes laineux pendant dix minutes lors d'un parcours pour aller remplacer les caméra-pièges. Le troisième, la réunion de fin de mission pendant laquelle nous avons beaucoup ri.
La difficulté a été pour moi la routine des journées que j'ai tenté de casser en variant autant que possible les tâches à effectuer.

Olivier est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

J'ai été agréablement surpris par plusieurs éléments qui me donnaient une certaine appréhension. Elle a été rapidement levée.

Le camp : très bien aménagé, avec de la place pour se reposer et manger tous ensemble. Même pendant les épisodes de forte pluie, pas de souci de fuite.

Le climat : même s'il a plu, que le temps était toujours humide (90% d'humidité minimum) et qu'il faisait entre 20 et 25 degrés la journée, c'était très supportable et même agréable. Même si la transpiration était abondante sur les transects.

Une seule volontaire avait pris un appareil photo de qualité (merci AC). C'était un reflex et il s'est très bien tenu pendant le voyage. Pour Thierry, c'est très important de prendre des photos

A part cela, le groupe de volontaires a été formidable d'entraide et de gentille camaraderie. Une session débriefing sera bientôt prévue à Paris !

Une grosse pensée pour Thierry, qui a été frappé par une mauvaise nouvelle lors de la mission et qui est resté avec nous.

Fabien est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Conditions de vie au camp très confortables, en tous cas bien plus que je ne le pensais : repas copieux, 1 tente double par personne (protégées par le toit du camp) et cabane pour certains (2 cabanes libres lors de notre passage, les occuper permettait de libérer des matelas pour en avoir 2 par tente, ce qui était nécessaire), douches, toilettes sèches.

Très bonnes relations avec le groupe et les guides Thierry et Roberto. Je regrette toutefois de n'avoir pas eu / pas pris le temps de me remettre à niveau en espagnol, ce qui m'aurait permis d'échanger plus avec Roberto.

L'utilité des volontaires pour les transects de jour me semble peu évidente (Roberto voit tout avant tout le monde...). En revanche on se sent plus utile pour la saisie des données et les transects nocturnes.

Arnaud est parti à  Madagascar (Antananarivo)
du 02/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°1612 (Bureautique)

Malgré la différence de niveau entre les participants (on voit tout de suite les participants qui pratiquent le français à la maison et les autres), nous avons fait le choix de faire deux groupes, un groupe débutant et un groupe intermédiaire.
Les plus à l'aise tiraient les autres vers le haut. Ces participants s'entraident énormément, ils sont très solidaires les uns envers les autres, l'esprit de groupe est prégnant, dès que l'un d'entre eux est dans la difficulté, les autres interviennent, ils ne laissent jamais un petit camarade en difficulté, dès qu'un participant à une facilité sur une activité, il en fait profiter les autres.

Je tiens à remercier tout particulièrement Miora Ramarosandeatana qui a joué le role d'interprète durant ces 2 semaines, elle traduisait systématiquement toutes nos explications en malgache, une partie des participants ne métrisant pas ou peu la langue française.

J'ai vraiment apprécié de vivre cette expérience de mission de solidarité international à Madagascar avec Planète Urgence .
Je remercie chaleureusement toutes les personnes que j'ai rencontrées durant ma mission et mon séjour à Madagascar.
Madagascar est vraiment une île magnifique et les malgaches sont vraiment accueillants et souriants.

Diane est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°389 (Education)

Dès lors que l'on pose le pied sur le territoire béninois, nous sommes tout de suite pris en charge. Il n'y a pas un seul moment où je me suis sentie en danger. Les personnes de l'ONG Actions et Développement ont pour but de nous faciliter la vie à Tanguiéta pour qu'on soit à 100% à notre mission. Les mots d'ordre sont bienveillance, partage et échange. A plusieurs reprises dans la semaine, nous nous rencontrions pour faire le point, voir comment nous nous sentions, comment évoluait la mission envers les enfants. Tout est mis en place pour qu'on réponde à nos objectifs de la mission. Et même au-delà, c'est eux qui ont organisé notre WE écotourisme, au parc de Pendjari.
Le chauffeur Boukari ne faisait pas juste m'emmener et me ramener de l'école à la maison. J'ai pu apprendre les différents noms des montagnes, du vent, des arbres, de leurs fruits, etc. Il y a toujours un échange dès lors qu'on rencontre une personne.
La maison des volontaires est gérée par Françoise et le cuisinier Bio. Nous avons pu bien discuter avant, pendant et après les repas. On se crée assez rapidement une routine dans cette guesthouse, ce qui nous fait penser que nous sommes à la maison. Cela est nécessaire pour être compétent à organiser et créer nos outils pour le lendemain devant les élèves.
J'ai crée une belle relation avec Sophie, la maîtresse de CE2. Dès qu'il y avait une pause, on discutait sur l'évolution des élèves, des difficultés de l'éducation nationale et d'autres sujets. Cette relation a été au-delà d'une simple rencontre, elle m'a proposé de participer aux louanges de son église catholique. Avec cette mission, j'ai reçu autant, voir plus que j'ai donné.
Malgré le fait que le tableau me soit tombé sur la tête et que j'étais aphone le dernier jour de ma mission, l'ensemble de la mission avec les élèves s'est relativement bien passé. J'ai rencontré quelques difficultés, à savoir que je ne suis pas institutrice, il est donc difficile de savoir si l'outil pédagogique utilisé est pertinent ou non. Garder l'attention des élèves en permanence est un travail de longue haleine. Ce genre de mission nous fait nous dépasser, aller au-delà de nos limites et utiliser des ressources qu'on employait pas forcément dans le quotidien ou de les utiliser différemment. Il est donc normal que le moral ne soit pas linéaire. Des doutes et des remises en question sont nécessaire pour évoluer dans la mission. L'échange avec les autres volontaires et les personnes de l'ONG sont des ressources fondamentales pour être plus serein et garder le cap de l'objectif de la mission.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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