Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Elodie est partie au Bénin (Ahowégodo, Dans La Commune Abomey-calavi)
du 29/10/2017 au 12/11/2017 sur le projet n°2039 (Education)

Changement de programme, on ne part plus à Madagascar à cause d'une épidémie de peste.
Mon amie décide finalement de partir au Pérou pour une formation adulte. Je décide de partir au Bénin pour du soutien scolaire comme prévu à Madagascar.

Arrivée au village, changement de décor ! Je suis exactement là où je voulais et où je devais être.

C'est la pause de midi à l'école, je retrouve les 2 autres volontaires Michèle et Mylène déjà là depuis 1 semaine.

1er contact avec les filles, un des directeur de l'école, quelque maîtres et Astrid et Constant de Ecole de Solidarité. J'écoute les discutions, je m'imprègne... Mais j'ai surtout envie de voir où je vais habiter, rencontrer la famille, puis connaître mes élèves.

Il fait chaud, entre nous je n'ai jamais autant transpirée ! Une bonne douche au seau, rien de tel !

La vie au village n'a été que du bonheur, il n'y a pas grand chose mais en fait, on n'a besoin de si peu. La famille a toujours été là pour nous, les gens nous saluaient tout le temps, les enfants jouaient avec nous (j'ai quand même du en effrayer un ou deux qui n'avaient jamais vu de "blanche").

Le weekend entre les 2 semaines a été très bien organisé malgré un petit imprévu pour moi... Un accident de voiture (plus de peur que de mal, aucun blessé) sur le chemin du retour au village qui m'a valu une fin de journée à la gendarmerie, une audition et une nuit chez Astrid pour enfin retourner au village et retrouver les enfant à l'école le lundi après midi.
Merci à Astrid de m'avoir hébergée pour la nuit, merci à Simplice de m'avoir raccompagnée au village , Merci à Hélène et Constant d'avoir été disponibles et de m'avoir rassurée. Et surtout merci à Constant (le chauffeur) pour tous ces fous rires !

La deuxième semaine j'étais la seule volontaire au village et je me sentais "presque" comme chez moi. J'avais tous mes repères, je préparais mes cours et les cahier le soir après dîner, j'avais plein d'idées.

Et voilà que cela fait déjà 2 semaines et qu'il faut partir.

En conclusion, a little bit longer...

Stephanie est partie en Équateur (Loreto)
du 29/10/2017 au 12/11/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Même si les conditions de vie dans la réserve sont rudimentaires, rien ne m'a manqué. J'ai trouvé intéressant de vivre durant une dizaine de jours sans eau courante, sans électricité et sans accès à des moyens de communication. Même si cela fait partie de notre quotidien en France, je me suis aperçue que cela ne m'avait pas du tout manqué durant la mission, on apprend à vivre avec plus de simplicité.

Les marches peuvent parfois sembler longues lorsque l'on ne voit ni empruntes, ni singes, mais quel plaisir après plusieurs heures de marche de découvrir des singes laineux et de les observer longuement. Lors des ces observations des jumelles peuvent être utiles.

Les échanges avec Roberto et Thierry étaient très riches. Ils ont, l'un et l'autre, à cœur de nous transmettre leurs connaissances sur la forêt amazonienne.

L'entente avec les autres volontaires a été excellente malgré que nous soyons tous différents. Il y a eu beaucoup de respect et de bienveillance entre nous, ce qui a encore ajouté à la richesse de cette mission.

Thomas Jacques est parti au Népal (Kathmandu)
du 28/10/2017 au 11/11/2017 sur le projet n°1834 (Gestion de projets)

Conditions de travail tout à fait correctes : un bureau dédié partagé avec d'autres volontaires, une imprimante à portée de bluetooth et un wifi accessible.

Hébergement en hôtel situé à proximité, permettant de rejoindre le bureau à pied, sans avoir à emprunter de taxi, passant chaque jour quelques minutes devant un temple où passent les croyants hindous de toutes classes avant d'aller travailler pour y prier et recevoir le tilak (marque au front) et faire tinter quelques cloches.

Staff et membres de l'association particulièrement demandeurs donc ont rapidement progressé.

Très bon accueil également de la part de volontaires australiennes présentes pour une année et assurant de multiples formations au long cours sur d'autres domaines, lesquelles ont généreusement partagé leur précieuse expérience des restaurants.

Petite tournée auprès d'officiels en compagnie du Pdt de l'association, visite d'un centre orthopédique et de ses ateliers de fabrication : une expérience touchante et très positive.

Organisation par le partenaire d'un diner de bienvenue à l'hotel, d'un déjeuner d'adieu au bureau et une petite cérémonie lors du départ, également très touchante, accompagnement à l'aéroport.

Anne-cecile est partie en Inde (Jaipur)
du 21/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°2131 (Marketing et Commerce)

Jaipur Rugs est une entreprise, une fondation mais également une philosophie de vie et de travail. Cette approche de la vie, des relations, et du travail est insuflée par NKC, le fondateur. Ainsi, elle se retrouve dans chaque service, chaque personne et dans le respect accordé à tous.
J'ai immédiatement ressenti cela, dans tous mes contacts pendant la mission chez Jaipur Rugs, dès l'accueil à l'aéroport, dans la façon dont j'ai été logée, nourrie, promenée, chouchoutée et également dans mon travail. Il m'a été donné une pièce qui est devenue mon bureau, au centre du building ce qui a beaucoup aidé pour le relationnel : cet emplacement central m'a permis de croiser beaucoup de monde.
La visite des locaux et surtout le présentation à tout le monde a également été importante pour mon intégration, ainsi que les nombreux entretiens avec les équipes.

Les horaires de travail : il n'y en a pas vraiment même si l'heure de début de journée est tardive : 9h30. J'ai travaillé avec plaisir chaque jour, weekend compris (Jaipur Rugs travaille un samedi sur deux mais après la fête de Diwali, les employés devaient rattraper un samedi de plus. Et Yash a souhaité que nous prenions de l'avance pendant le weekend de mon arrivée).

Avec mes interlocoteurs, il m'a semblé que tout était toujours possible. si les horaires sont difficilement respectés (horaires des RV, des départs, etc), toutes mes demandes ont abouti car tout semble simple. C'est l'esprit Saralta (simplicité sans effort)!

La nourriture : au début, on a cherché à me faire plaisir avec des toasts déjà beurrés de ghee et une gelée rouge chimique en guise de confiture au petit dejéuner. J'ai vite expliqué que je souhaitais manger indien à chaque repas et j'ai expérimenté toutes sortes de plats, y comprs les croque-monsieur à l'oignon au petit déjeuner.
Deux fois au milieu de la journée, le chai (thé au lait et aux épices) est servi à tous les employés, dans un gobelet. J'ai eu un régime spécial grace à Trilok qui s'occupait de mes repas et dont la cuisine d'aapoint était toute proche de mon bureau. Bien que ne parlant pas anglais, ou très peu, il a réussi à m'expliquer la composition d'un tas de plats.

Côté découverte du pays, de la ville et tourisme, j'étais arrivée 2 jours avant le début de la mission dans l'idée de me balader un peu. Yash est un acharné du travail et surtout souhaitait tirer le meilleur parti de ma présence. Je lui ai expliqué que je ne voulais pas repartir frustrée sans n'avoir rien vu et il a tout à fait compris et accepté ma demande de faire quelques visites alentour.

Côté anecdotes, un soir nous avons diné dans une restaurant qui proposait à la fois de la fondue savoyarde, des hamburgers, des plats mexicains et des pizzas. Une telle carte doit susciter de la méfiance, et c'était mon cas. J'ai donc pris des pâtes frites. Cependant, un autre des participants au diner a commandé pour tout le monde des chips mexicaines couvertes de fromage fondu. J'en ai mangé et j'ai eu une intoxication alimentaire qui m'a conduite à l'hôpital. Les plats locaux, frais et préparés sur place sont à privilégier.

Autre anecdotes en marge de mon travail: pendant que j'étais en mission chez Jaipur Rugs, une professeur d'université faisait une étude sur le bonheur auprès des femmes qui nouent les tapis. Elle et son étudiant logeaient dans la guesthouse de Jaipur Rugs. Nous avons très vite sympathisé et avons fait une partie des visites et pris nos repas ensemble. Nous sommes toujours en contact et je relis en ce moment les premières pages du livre qu'elle est en train d'écrire sur le sujet.

Imprévus : le voyage du retour a duré 24 heures à cause d'un premier vol local en retard. De Jaipur, je recommande de ne pas rentrer via Mumbai (qui ralonge) mais plutôt par Delhi qui est à seulement 250 km. Attention à laisser plus de 2 heures pour le passage en douane à l'arrivée en Inde et même au retour. Je recommande de prévoir 3 heures entre les deux vols.

Stephanie est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 22/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°389 (Education)

C'était ma première mission mais c'est sur, ce ne sera pas la dernière !
L'accueil s'est très bien passé. Penser à prendre des boules quiès pour le trajet en bus jusqu'à Tanguiéta. Les téléfilms africains sont éprouvants à supporter pendant 12 heures ;)
Une jupe longue peut être appréciable également pour les "pauses pipi" en pleine nature pendant le trajet.
Bio et Françoise sont aux petits soins à la Guesthouse de Tanguieta et les membres de l'association Actions et Développement sont là en cas de besoin.
Spéciale dédicace à Comlan, notre chauffeur, qui a eu la gentillesse de nous faire découvrir la vie quotidienne à Tanguieta.

Mylene est partie au Bénin (Ahowégodo, Dans La Commune Abomey-calavi)
du 22/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°2039 (Education)

Merveilleuse expérience, bien que difficile.
Le rythme est soutenu et il nous faut nous adapter rapidement au climat et aux conditions de vie bien différentes des nôtres ( pas d'électricité, pas d'eau, pas de réseau, pas de connexion , changement de nourriturre etc ..)

Lever à 6H15 du matin, cours de 8H00 à Midi ( théoriquement jusqu'à 11h, cependant tous les autres finissant à midi, nous avons prolongé la matinée de travail à l'identique).
Reprise des cours de 15h à 17h.

De retour au domicile, il faut se mettre très rapidement à la préparation des cahiers pour le lendemain.
A raison d'au minimum 15 mns par cahier, cela nécessite 3 heures de travail dont 2heures dans une quasi obscurité car seulement éclairée par une lampe à piles (il fait nuit très tôt, vers 18H30, et les logements sont sombres ).

L'école de la solidarité fait au mieux afin de nous faciliter la tâche, au niveau du quotidien, mais aussi au niveau de l'organisation de nos week-ends. Ils sont régulièrement présents et veillent à ce qu'à aucun moment nous ne soyons seuls. Je n'ai jamais ressenti le moindre sentiment d'insécurité. Nous avons toujours été entouré ou/et encadré par un membre de la famille et/ou de l'association locale.

Laurence est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 22/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°389 (Education)

La mission s'est très bien déroulée. On n'est jamais seule, l'accueil sur place aussi bien par Planète Urgence que par Actions et Développement a été parfait. Mohamed était à notre écoute et prêt à réajuster en fonction de nos remarques. Les échanges avec les personnes d'action et développement étaient riches ainsi qu'avec notre super chauffeur Khomelin. De très belles rencontres. Khomelin nous a permis aussi d'aller à la rencontre des Peuls et d'échanger avec eux, il nous a ouvert aussi sa maison ce qui nous a permis de mieux comprendre la manière de vivre des gens de Tanguiéta... Vraiment un grand merci à lui d'avoir pris sur son temps personnel pour nous permettre de faire ces belles rencontres.
Un grand merci aux enfants même si les apprentissages se sont révélés laborieux, ils nous ont apportées leur joie de vivre et permis de prendre du recul par rapport à notre vie d'occidentaux...
L'hébergement à la maison des volontaires était parfait à l'exception des gros cancrelats le soir et qui nous ont fait pousser des cris à plusieurs reprises!!! Le gardien s'est même inquiété de ce qu'il se passait! On dort et on mange très bien à la guesthouse où Bio et Françoise sont aux petits soins pour nous. Ils se sont toujours montrés réactifs face à nos demandes. Bravo au couturier qui répond à nos demandes très rapidement.
Les quelques coupures d'électricité ne nous ont pas dérangées et la douche à l'eau froide est plutôt agréable au vue des températures extérieures. Pensez à amener votre linge de toilette car il n'est pas prévu. Les lits sont par contre équipés de moustiquaire donc inutile d'en apporter une.
Le transport entre Cotonou et Tanguiéta est long, 12H00 environ. Le car est confortable et climatisé mais il passe des films africains à tue tête qui ne correspondent pas trop aux classiques de chez nous: un enterrement difficile, épisode 1,2,3,4... sur l’envoûtement, çà plombe! ou Nivaquine dosée qui aborde l’infidélité avec des femmes qui crient en permanence à tue tête pendant plusieurs heures! Mieux vaut donc avoir une paire de boule quiès. C'est par contre intéressant d'échanger avec les béninois présents dans le car qui semblent passer un bon moment car ils rient beaucoup.
De même à l'exception d'un arrêt sur un marché, les pauses techniques se font sur le bord de route donc 2 solutions pour nous occidentales soit avoir un pagne ou une jupe large ou sinon avoir une bonne vessie et faire la pause "pipi" qu'au marché!
Merci au guide des Tatas Sombas: Matthias pour la qualité de ses commentaires, de même merci au guide de Ganvié aussi pour ses explications. Merci à Ange aussi le chauffeur sur Cotonou qui a su nous faire voir un maximum de choses en un minimum de temps.
Par contre Ange n'était pas avec nous pour le dernier jour et ne nous avait pas prévenu, nous repartions en effet une journée plus tard. Celui-ci a sous-traité avec un collègue et nous avons eu le sentiment de se faire avoir sur le tarif.
Petit conseil aussi sur le week-end intermédiaire si c'est Léon qui assure le transport bien vérifier avec lui ce qui est prévu de faire.

Blandine est partie à  Madagascar (Anjozorobe)
du 14/10/2017 au 29/10/2017 sur le projet n°2253 (Langue)

Saha Forest Camp se trouve soit au début des circuits touristiques sur Madagascar, et le touriste découvre avec enchantement ses premiers sifakas et indri indri, tout en vivant dans un lodge bien tenu. Ou alors en fin de circuit, et les tours opérateurs s'arrêtent avant d'emmener leurs clients vers l'aéroport. Ces clients , aguerris par déjà deux semaines à Madagascar, sont éblouis par le lodge, son emplacement, son accueil, sa carte digne d'un restaurant gastronomique, sa propreté et sa convivialité.
J'ai été touchée par le même enchantement.
Je me fonds en gratitude: vivant sur place, au rythme du soleil et des orages ( terribles) parfois, réveillée par le chant du Indri Indri, j ai partagé le quotidien du personnel avec bonheur.Les rapports furent francs et chaleureux, avec un souci quotidien de coller à la réalité du jour.
Je sais maintenant expliquer comment se repique le riz, ce que c'est un ritra de zébu au thym, et un ravitoto au riz rouge et lhistoire du babakooto. En anglais bien sûr, pour le malgache , euh.. Mais je ne vous dirai pas davantage, car il faut vous déplacer pour goûter pleinement le charme de Saha Forest Camp et écouter les guides partager leur culture.

Merci pour ce partage et ces moments de coopération.

Merci à la manager et à l'équipe de Saha Forest Camp, dont j'emporte un peu en moi, aux naturalistes américains de passage qui ont recadré et étoffé le module: Tentrec , aux touristes qui ont encouragé le personnel, à l ONG Fanamby pour ses projets, à Planète Urgence pour son assistance attentionnée.


1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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