Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Karen est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 12/05/2018 au 26/05/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Sur la période de notre mission, nous avons passé beaucoup de temps dans l'eau. Sur les 40 transects à réaliser en Avril/ Mai, notre équipe en a réalisé 27. Les conditions météo ont été particulièrement clémentes.
C'était pour ma part la première fois que je faisais du snorkeling, et surtout, la première fois que je voyais des tortues marines. C'est une rencontre magique! L'image de la première tortue observée restera gravée dans ma mémoire... elles étaient d'ailleurs 2, côte à côté, en train de brouter les herbiers... magique, je répète!

C'est une moyenne de 4 tortues observées à chaque transect (elles sont beaucoup moins nombreuses depuis l'ouragan Maria mais commencent à revenir!) Actuellement, ce sont surtout des tortues vertes qui viennent dans cette baie. Sur 69 tortues observées lors de notre mission, 68 tortues vertes pour une imbriquée seulement. L'observation des tortues luth n'est pas à prévoir sur cette mission, car les luth restent plus au large.

Un matin sur la plage de Galets Rouges, nous avons observé des traces de montées d'une tortue, qui a priori, avait essayé de pondre sans y parvenir. Une nuit de surveillance sur la plage aurait pu être organisée la nuit suivante, car la tortue risquait de revenir y pondre! Ce sera mon regret du séjour: la nuit de surveillance n'a pas été organisée par l'association (la logistique n'étant pas prête)

Les moustiques sont une vraie plaie durant le séjour. Les vêtements longs et répulsifs n'empêchent nullement les nombreuses piqures.... Une crème anti-démangeaison est à prévoir.

A prévoir également: une crème solaire respectueuse des océans -> crèmes biodégradables, minérales.

J'avais pour ma part prévu un appareil photo étanche, mais sa qualité s'est avérée finalement insuffisante pour réaliser le travail de photo identification des tortues.

Michael est parti en Équateur (Loreto)
du 29/04/2018 au 13/05/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Being in the field was an enriching experience. Spending hours tracking the animals and their tracks and observing them in their natural habitat really added opened my eyes to the intricate details of nature.

Raybel est partie en Équateur (Loreto)
du 29/04/2018 au 13/05/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Condition de vie rudimentaires mais très confortable.
La douche froide n'a que peut d"incidence et rend l'expérience plus authentique.
La degustation de termites et de fourmis auront été des occasions d'échanger quelques moments de partage avec Thierry.
Les explorations de nuit vers leà la recherches de grenouilles et serpents auront été l'occasion d'apréhender différemment le monde nocturne.
La rencontre avec un fer de lance aura été l'unes des anecdoctes les plus croustillantes et celle dont je me souviendrai dans quelques années en partie parce que l'issue a été heureuse.

Il faut savoir ouvrir les yeux et les oreilles pour voir que la nature nous offre 1000 choses à voir. Il faut prendre le temps dans de tout saisir.
Agréable sensation de déconnection avec le quotidien. Nous sommes replaces à notre petite echelle sur celle de la nature et l'on comprend et accepte que nous sommes petit et peu de chose face à Dame Nature.

Nous avons visionné beaucoup de vidéos pù nous avons pu avoir bons nombre d'animaux, allant du pécari au Jaguar.

Romain est parti en Guadeloupe (Bouillante)
du 28/04/2018 au 12/05/2018 sur le projet n°1692 (Biodiversité)

Ma motivation dans cette mission a été de joindre l'utile à l'agréable. L'utile : participer à la connaissance des tortues marines. L'agréable : partir à la découverte de la faune et la flore guadeloupéenne. Tout ça en seulement 2 semaines.

La première semaine, c'est la rencontre avec l'équipe et l'Association Évasion Tropicale. Après un rapide briefing, nous avons rapidement attaqué le recensement de tortues marines (essentiellement les tortues vertes) sur les sites d'alimentation à Bouillante, ville située sur la côte ouest de Basse-Terre :
- Le site "La Caye" (récif en taïno) était particulièrement agréable à parcourir, car constitué de massifs coraliens ;
- Le site "Les Herbiers" était un peu plus monotone côté fonds marin, car sans corail, mais plus fréquenté par les tortues : un jour, nous avons eu la chance d'observer 7 tortues ! Et cela sans compter les poissons perroquet, poissons lion et étoile de mer ! C'est vraiment la beauté de la vie marine qui m'a motivé tout au cours de cette mission.

En plus, notre groupe de 8 co-équipiers (8 dingos, mais gentils) à plutôt bien fonctionné : on a appris à se connaître, à s'organiser, tout ça dans une bonne ambiance, des rires, voire des fou-rires.

Les inspections sur les sites de pontes (traces de tortues, présences de menaces : humains, chiens, bateaux à moteur...) étaient aussi l'occasion de contempler la beauté de la végétation guadeloupéenne : heliconia, flamboyants, alpinia, ibiscus, manguier, rose de porcelaine. Bref : d'autres bonnes raisons de faire attention à notre planète !

Dommage que les locaux laissent autant de déchets un peu partout. Il y un programme de sensibilisation a faire, à commencer auprès des représentants élus, qui devraient assurer la présence et le ramassage fréquent de poubelles. Peut-être y aurait-il une action à mener, notamment à l'aide d'une pétition en ligne. En touts les cas, nous avons à notre humble niveau fait quelques ramassages d'ordures lors de nos déplacements.

La deuxième semaine, je me suis particulièrement attaché à améliorer leur base de données transects :
- alimentation,
- centralisation (fusion de plusieurs sources dispersées)
- structuration (normalisation, création de clé primaire transect)
- fiabilisation (tests de cohérence et corrections concertées)
- documentation (tutoriel) de la base de données transects.

J'espère que ce travail sera transformé au fil du temps en informations utiles au service de la connaissance des tortues marines et de leur protection !

Je ne peux pas terminé ce petit texte sans évoqué « Frédé », notre généreux voisin, qui nous a fait la gentillesse de nous apporter des cocos, du basilics ou encore du gros thym pour édulcorer notre séjour !! J’ai même eu la chance de visiter son riche jardin rempli de plantes aromatiques et médicinales. Il avait également quelques sympathiques bêtes tels que des cabris ou des cochons (un tout noir, avec un long groin et un regard incroyable).

Bref : deux semaines qui sont vites passées !

Marie-france est partie au Bénin (Natitingou)
du 22/04/2018 au 06/05/2018 sur le projet n°1749 (Langue)

Beaucoup de connivence et de rires avec "mes" filles ... quand nous grimacions ensemble pour tenter d'articuler correctement [ U/I ] ou [CH/J ] , quand j'imitais leurs expressions ( avec l'accent )" bonne arrivée" " c'est bon?? c'est bon" ( plus proche du ban que du bon )
L'alphabet chanté à tue tête par Jeanette qui finira par demander de retirer les lettres .... mais quel intérêt , c'est pour apprendre l'alphabet !!
Une nuit à l’hôtel, j'ai dû supporter de la musique à partir de minuit...le matin ,le gérant s'excuse et m'explique qu'il s'agit de rituel funéraire... Je raconte cela à Eugène mon chauffeur de zem... retour à midi... et toujours la musique ! grand éclat de rire!!! que je partage !! avec un peu d'humour , la vie est tellement plus belle ! Du coup, j'ai même décliné l'offre du gérant de me donner une autre chambre .; et j'ai fait une vraie sieste malgré la musique!!
Merci à Eugène toujours fidèle au poste
Merci à Marguerite qui, toujours sur tous les fronts, n'oublie pas de me contacter chaque soir pour savoir comment s'est passée la journée , et me convie à fêter la fin des examens avec toute l'équipe ds professeurs . Il parait que je suis "vieille donc sage"!!!
Merci à la jeune équipe du "rassemblement pour une nation prospère " pour son accueil chaleureux

Et j'ajoute un énorme merci à l'équipe de Planète Urgence au Bénin :
Mouhamed qui est venu nous chercher et nous a raccompagnées à Cotonou ."une vraie nounou!!"
Daniel Chabi Boni , qui est venu deux fois vérifier que tout se passait bien à l'hôtel , m'a même appelée pour être sûr que je ne raterai pas le bus du retour. Quel dévouement !!


Didier est parti au Zimbabwe (Dete)
du 21/04/2018 au 05/05/2018 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Cette mission est ma 11ième mission biodiversité avec Planète Urgence et il n'en est pas une seule où je n'ai pas appris quelque chose de nouveau sur moi-même, les autres ou la vie en général...
J'y ai donc modestement œuvré sur place avec d'autres volontaires, travaillant aux côtés de partenaires, ONG où assos, pour protéger cette biodiversité et tenter d'en améliorer l'équilibre ou de limiter les dégâts causés le plus souvent par l'action des humains.
Mais il ne faut jamais oublier que, même avec les meilleures intentions du monde, l'action des humains pour préserver cet équilibre et cette biodiversité, peut ne pas être sans autres conséquences que celles espérées au départ et pas toujours souhaitées à l'arrivée.

Assumer! pour autant que faire ce peu... Assumer!

Regretter les échecs, comme celui de ne pas avoir réussi à préserver la population des rhinocéros dans cette zone du parc de Hwangé, malgré des années de présence et de travail.
Se réjouir du succès de l'implantation des points d'eau dans cette zone permettant de limiter les migrations des grands et petits mammifères pendant la saison sèche.
Préserver l'équilibre retrouvé mais toujours fragile. (mammifères, points d'eau, oiseaux...)
Assumer les conséquences de ces succès en terme de régulation de population de ceux de ces mammifères qui n'ont pas d'autres prédateurs que l'être humain.
Remettre cent fois l'ouvrage sur la table pour en prévenir et corriger les travers.

Persévérer. à toute fins utiles: persévérer!

Quelques infos utiles pour les futurs volontaires:

Ne pas oublier de prendre une paire de gants de travail (ou gants de jardin)
Une paire de guêtres (en coton si possible) pour protéger les bas de pantalons pendant les marches à pied dans le bush!
Des boules Quies sont toujours utiles si vous devez partager votre chambre avec un "sonneur"!
L'eau à Sinamatella est potable pour nous tous. Je n'ai pas eu besoin cette année d'y ajouter quoi que ce soit avant de la boire.
Par contre je prends toujours de la Malarone contre le Palu. (plus une protection anti-moustiques pour le soir!)


Et plus si affinité...
Je ne pars jamais en mission sans le minimum d'un kilo d'amandes décortiquées (à partager bien sûr!) c'est un excellent remontant en cas de coup de barre pendant les longues journées de marche ou de 4X4 ou de veilles de nuit.
Suggestion pour un bon compagnon de voyage: Les racines du ciel de Romain Gary, Folio 242... Fort à propos!

Natacha est partie à  Madagascar (Sahambavy, Au Sud-est D’antananarivo.)
du 14/04/2018 au 29/04/2018 sur le projet n°1148 (Education)

Nous avons eu de la chance de partir sur cette formidable mission car tout était excellent : l'organisation, le cadre de l'hébergement, le cadre de travail, l'animatrice du CLEF, le personnel PU sur place, celui de l'hôtel et nos chauffeurs, le weekend intermédiaire dans les terres et le dernier weekend à Tana que nous avons organisés avec le chauffeur de PU. Le seul point noir impondérable : nous avons assisté à un accident de la route sans doute mortel pour deux jeunes à moto... Et moins important : nous avons été importunées par des rongeurs dans notre chambre mais l'hôtel nous a changé de chambre.
Madagascar est une ile incroyable qui vaut le coup d'être visitée en dehors des jours de mission.

Gwladys est partie à  Madagascar (Sahambavy, Au Sud-est D’antananarivo.)
du 14/04/2018 au 29/04/2018 sur le projet n°1148 (Education)

imprévus :
-de type rougeurs le 2e soir ( à Hotel) qui a été rapidement réglé par un changement de chambre
-le montant restitué pour l’hébergement est a revoir à la hausse car les prix de l'Hôtel ont été modifié

L'accueil, l'hébergement, le personnel de PU, la responsable du CLEF sont autant d’éléments qui ont permis de magnifier cette mission.

Les enfants avident de découvertes ont su confirmer l'image que j'avais d'une mission d'appui éducatif.

L'échange des chansons malgaches et françaises nous ont sans aucun doute rapprochés.

Les journées ont défilés avec la satisfaction d'ajouter chaque jour une pierre à l'édifice.Le bon niveau scolaire et la rapide capacité d'apprentissage des jeunes, nous ont bien évidemment motivés a donner plus.
Le soutien immédiat de la responsable en validant notre programme, s’impliquant naturellement à nos activités.
Un travail d'équipe qui semblait être une évidence.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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