Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Mylene est partie au Bénin (Ahowégodo, Dans La Commune Abomey-calavi)
du 22/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°2039 (Education)

Merveilleuse expérience, bien que difficile.
Le rythme est soutenu et il nous faut nous adapter rapidement au climat et aux conditions de vie bien différentes des nôtres ( pas d'électricité, pas d'eau, pas de réseau, pas de connexion , changement de nourriturre etc ..)

Lever à 6H15 du matin, cours de 8H00 à Midi ( théoriquement jusqu'à 11h, cependant tous les autres finissant à midi, nous avons prolongé la matinée de travail à l'identique).
Reprise des cours de 15h à 17h.

De retour au domicile, il faut se mettre très rapidement à la préparation des cahiers pour le lendemain.
A raison d'au minimum 15 mns par cahier, cela nécessite 3 heures de travail dont 2heures dans une quasi obscurité car seulement éclairée par une lampe à piles (il fait nuit très tôt, vers 18H30, et les logements sont sombres ).

L'école de la solidarité fait au mieux afin de nous faciliter la tâche, au niveau du quotidien, mais aussi au niveau de l'organisation de nos week-ends. Ils sont régulièrement présents et veillent à ce qu'à aucun moment nous ne soyons seuls. Je n'ai jamais ressenti le moindre sentiment d'insécurité. Nous avons toujours été entouré ou/et encadré par un membre de la famille et/ou de l'association locale.

Laurence est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 22/10/2017 au 05/11/2017 sur le projet n°389 (Education)

La mission s'est très bien déroulée. On n'est jamais seule, l'accueil sur place aussi bien par Planète Urgence que par Actions et Développement a été parfait. Mohamed était à notre écoute et prêt à réajuster en fonction de nos remarques. Les échanges avec les personnes d'action et développement étaient riches ainsi qu'avec notre super chauffeur Khomelin. De très belles rencontres. Khomelin nous a permis aussi d'aller à la rencontre des Peuls et d'échanger avec eux, il nous a ouvert aussi sa maison ce qui nous a permis de mieux comprendre la manière de vivre des gens de Tanguiéta... Vraiment un grand merci à lui d'avoir pris sur son temps personnel pour nous permettre de faire ces belles rencontres.
Un grand merci aux enfants même si les apprentissages se sont révélés laborieux, ils nous ont apportées leur joie de vivre et permis de prendre du recul par rapport à notre vie d'occidentaux...
L'hébergement à la maison des volontaires était parfait à l'exception des gros cancrelats le soir et qui nous ont fait pousser des cris à plusieurs reprises!!! Le gardien s'est même inquiété de ce qu'il se passait! On dort et on mange très bien à la guesthouse où Bio et Françoise sont aux petits soins pour nous. Ils se sont toujours montrés réactifs face à nos demandes. Bravo au couturier qui répond à nos demandes très rapidement.
Les quelques coupures d'électricité ne nous ont pas dérangées et la douche à l'eau froide est plutôt agréable au vue des températures extérieures. Pensez à amener votre linge de toilette car il n'est pas prévu. Les lits sont par contre équipés de moustiquaire donc inutile d'en apporter une.
Le transport entre Cotonou et Tanguiéta est long, 12H00 environ. Le car est confortable et climatisé mais il passe des films africains à tue tête qui ne correspondent pas trop aux classiques de chez nous: un enterrement difficile, épisode 1,2,3,4... sur l’envoûtement, çà plombe! ou Nivaquine dosée qui aborde l’infidélité avec des femmes qui crient en permanence à tue tête pendant plusieurs heures! Mieux vaut donc avoir une paire de boule quiès. C'est par contre intéressant d'échanger avec les béninois présents dans le car qui semblent passer un bon moment car ils rient beaucoup.
De même à l'exception d'un arrêt sur un marché, les pauses techniques se font sur le bord de route donc 2 solutions pour nous occidentales soit avoir un pagne ou une jupe large ou sinon avoir une bonne vessie et faire la pause "pipi" qu'au marché!
Merci au guide des Tatas Sombas: Matthias pour la qualité de ses commentaires, de même merci au guide de Ganvié aussi pour ses explications. Merci à Ange aussi le chauffeur sur Cotonou qui a su nous faire voir un maximum de choses en un minimum de temps.
Par contre Ange n'était pas avec nous pour le dernier jour et ne nous avait pas prévenu, nous repartions en effet une journée plus tard. Celui-ci a sous-traité avec un collègue et nous avons eu le sentiment de se faire avoir sur le tarif.
Petit conseil aussi sur le week-end intermédiaire si c'est Léon qui assure le transport bien vérifier avec lui ce qui est prévu de faire.

Blandine est partie à  Madagascar (Anjozorobe)
du 14/10/2017 au 29/10/2017 sur le projet n°2253 (Langue)

Saha Forest Camp se trouve soit au début des circuits touristiques sur Madagascar, et le touriste découvre avec enchantement ses premiers sifakas et indri indri, tout en vivant dans un lodge bien tenu. Ou alors en fin de circuit, et les tours opérateurs s'arrêtent avant d'emmener leurs clients vers l'aéroport. Ces clients , aguerris par déjà deux semaines à Madagascar, sont éblouis par le lodge, son emplacement, son accueil, sa carte digne d'un restaurant gastronomique, sa propreté et sa convivialité.
J'ai été touchée par le même enchantement.
Je me fonds en gratitude: vivant sur place, au rythme du soleil et des orages ( terribles) parfois, réveillée par le chant du Indri Indri, j ai partagé le quotidien du personnel avec bonheur.Les rapports furent francs et chaleureux, avec un souci quotidien de coller à la réalité du jour.
Je sais maintenant expliquer comment se repique le riz, ce que c'est un ritra de zébu au thym, et un ravitoto au riz rouge et lhistoire du babakooto. En anglais bien sûr, pour le malgache , euh.. Mais je ne vous dirai pas davantage, car il faut vous déplacer pour goûter pleinement le charme de Saha Forest Camp et écouter les guides partager leur culture.

Merci pour ce partage et ces moments de coopération.

Merci à la manager et à l'équipe de Saha Forest Camp, dont j'emporte un peu en moi, aux naturalistes américains de passage qui ont recadré et étoffé le module: Tentrec , aux touristes qui ont encouragé le personnel, à l ONG Fanamby pour ses projets, à Planète Urgence pour son assistance attentionnée.


Blandine est partie au Bénin (Cotonou)
du 15/10/2017 au 29/10/2017 sur le projet n°1487 (Administration et Secrétariat)

le premier jour ma valise a été bloquée à Paris ; Kakpo Akibo a su me décontracter car mes cours étaient à l'intérieur. j'ai compris rapidement que leur qualité essentielle était la patience
les jeux de rôle savaient bien détendre l'atmosphère et ainsi les relations étaient plus sympa
ce qui est un peu difficile à gérer ce sont les soirées à l'hôtel car il était difficile de sortir seule
sinon le groupe était vraiment très chouette une bonne ambiance y régnait
imprévus: coupures d'électricité mais ...

Alexandre est parti aux Philippines (Malapascua)
du 14/10/2017 au 28/10/2017 sur le projet n°2148 (Biodiversité)

Les membres de l'association se sont entièrement impliqués pour nous former. La formation théorique quant aux types de coraux, d'invertébrés, des impacts marins était extrêmement intéressante. Lucy, la référente scientifique en charge de nous former était très pédagogue et passionnée par son métier. Rares sont les plongeurs non professionnels qui pourraient prétendre à une telle formation

L'association est composées de personnes de nationalité très différentes avec beaucoup de membres locaux, habitants de l'ile, ce qui rend cette expérience extrêmement riche. On dirait une vraie start up avec pas mal de jeunes en stage, des volontaires et des salariés avec des ordinateurs, tablettes....
la responsable de l'association qui est française nous a expliqué aussi le mode de vie, la culture des Philippines ce qui est appréciable pour connaître et comprendre les habitudes de vie des gens et notemment nos familles où nous logions.
Les membres de l'association se sont toujours comportés de telle sorte à nous intégrer totalement. Nous avions
l'impression d'être des membres à part entière et non pas de simples volontaires ponctuels ce qui a été très apprécié et nous a permis de nous épanouir amplement au sein de People & The Sea.

Par contre, ayant un emploi du temps trés chargé nouss avons eu peu de relation avec les familles qui nous accueillaient. J'aurais aimé avoir plus de contacts avec eux et apprendre à mieux les connaitre.

Etant éducateur sportif, j'ai été impressionné par la passion pour le basket qu'on tous les habitants aux Philippines. Sur cette petite île, il y avait pas moins de dix ou quinze terrains de basket et tout le monde joue de 4 à 80 ans; Impressionnant! Et le soir à la télé basket aussi!

Aussi les karoké dans les familles resteront un grand souvenir!

Carole est partie à  Madagascar (Mahambo, Au Nord-est De Madagascar.)
du 05/10/2017 au 23/10/2017 sur le projet n°1135 (Education)

Suis surprise que ces quinze jours sur le terrain soient passés si vite.
Aucune difficulté à s'adapter que ce soit à l'école (malgré la pièce exigue et l'absence d'électricité) ou à l'extérieur (le fait de ne pas pouvoir bouger du village à cause de la peste). Une mission qui s'est fort bien déroulée avec des élèves polis, souriants et surtout, très motivés et une institutrice charmante, Haingo qui nous a accompagnées tout au long de ces 2 semaines.
Les conditions d'hébergement, les repas, le personnel de l'hôtel tout était parfait. Quant à la population, des sourires, des bonjours, des enfants de tout âge et des étudiants qui viennent converser avec nous et qui nous accompagnent dans nos ballades. Des rencontres à l'hôtel ou lors de nos petits déplacements , avec d'autres associations qui permettent d'échanger et nous sensibilisent sur toutes les actions en cours ou à venir.
Enfin, une rencontre amicale avec la famille d'Haingo, et une dernière journée à l'école (moment fort en émotion) composée de jeux, de chansons interprétées par les élèves et d'un petit goûter que nous voulions partager avec eux. Ce petit goûter c'était notre manière à nous de les remercier du bonheur que les enfants et Haingo nous ont apporté tout au long de cette mission.

Romuald est parti au Bénin (Natitingou)
du 08/10/2017 au 22/10/2017 sur le projet n°1298 (Gestion de projets)

Je ne saurais pas résumer ces 15 jours en quelques lignes. Je savais pourquoi j'y allais, je savais que je reviendrais surement plus riche de cette expérience.

Ces relations ne s'expliquent pas, ne se comparent pas à celles que nous vivons tous les jours, elles se vivent, à la fois intensément et avec une simplicité rare. Je ne peux qu'encourager les gens qui ont une sensibilité sociale, une envie de changer les choses à leur petit niveau à tenter cette expérience.

Tout n'est pas positif, loin de là, la proximité avec la misère peut parfois nous mettre terriblement mal à l'aise (Répondre "Non" à un Cul de jatte qui vous demande de l'argent à la sortie du bus n'est pas l'expérience la plus agréable à vivre par exemple) mais cette expérience touche le vrai, loin du paraître occidental, elle forge, elle construit et ne donne envie que d'une chose: en faire plus et repartir dès que possible sur une autre mission.

Joëlle est partie au Bénin (Zinvié)
du 08/10/2017 au 22/10/2017 sur le projet n°1785 (Biodiversité)

Après une nuit à l'hôtel Tropicale, avec Damien, nous rejoignons Zinvié et nous nous installons chacun dans notre case très confortable à Kptomey sur le site de l'ONG.
L'après midi Gisèle nous fait découvrir les différentes activités de CREDI-ONG: le parc animalier, les élevages, les cultures, la pisciculture,la production de jus d'ananas et aussi la gestion des déchets...
Le 2° jour, nous avons participé à la journée du volontariat français à Cotonou avec Damien, animateur de cette journée qui avait pour but d'échanger avec diverses ONG sur le renforcement des moyens à mettre en oeuvre pour le développement durable . Marcel Batcho chargé du programme PU Sud Bénin était présent aussi.
Une présentation de CREDI-ONG et de nombreux échanges avec d'autres volontaires et les représentants de l'Ambassade de France ont été vraiment intéressants.
Sinon chaque jour avec Camille nous partions en moto, pirogue ou à pied selon les lieux d'observation à 7H du matin ou à 16H pour noter et photographier si possible ,les différents oiseaux vus , entendus....c'est à dire environ une centaine d'espèces. Ce qui était intéressant vu l'époque de la mission, c'était la présence des migrateurs.
Lors de ces sorties nous étions immergés dans des environnements très divers: palmeraies, cultures, marécages et zones plus urbanisées et bien en contact avec la vie locale : récolte des feuilles et des noix de palme , extraction de la sève des palmiers, ramassage du bois, cultures, écoles...
Quand nous n'étions pas sur le terrain , nous rentrions les données et les photos sur l'ordi. Nous avons aussi beaucoup échangé sur les possibilités d'écotourisme en particulier la sensibilisation des enfants et des locaux à leur environnement.
Le dimanche au milieu de la mission, Joseph , sa femme et la petite!! nous ont accompagnés à la messe.
Et le soir pour une partie de l'équipe de CREDI-ONG, nous avons préparé un repas "français" pates aux tomates, oignons, citrons avec un peu de piment!!! et crèpes au beurre salé apporté par Gil.
Jeudi matin, nous avons fait le marché de Zinvié avec Gloria, belle découverte des différents légumes, fruits , poissons fumés et autres...
Le dernier vendredi ,nous avons participé à la journée annuelle de sortie pour toute l'équipe de CREDI-ONG c'est à dire 28 personnes à Babs' Dogs sur la lagune entre Cotonou et Ouidah, excellents moments de partage dans une ambiance très conviviale.
Samedi départ à 6h30 Camille nous a accompagné à l'hôtel Qualimax de Cotonou et ensuite nous avons visité Ouidah avec Blandine , volontaire PU à Cotonou.
Dimanche visite de Ganvié, village lacustre et marché artisanal puis aéroport et retour.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

id :

md :

cpt :