Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Florent est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Cette mission a été extraordinaire par le fait de me retrouver dans un environnement exceptionnellement peu habituel (forte humidité, chaleur, fraîcheur pénétrante lors des fortes pluies, terrains difficiles, douche à l'eau froide, pas d'accès à l’électricité) avec des experts pour me transmettre leur connaissance et me faire découvrir cette nature à travers leur regard. Elle l'a également été par la qualité des relations entre volontaires. A mon sens, le groupe constitué pour cette mission a largement contribué à faire de cette mission une réussite pour moi.
Je retiens trois moments magiques. Le premier, un transect pendant lequel nous avons rejoins une rivière. La vue était magnifique, renforcée par le fait que c’était la première fois en six jours que l'on se retrouvait dégagé de la canopée. Le deuxième, la vue des singes laineux pendant dix minutes lors d'un parcours pour aller remplacer les caméra-pièges. Le troisième, la réunion de fin de mission pendant laquelle nous avons beaucoup ri.
La difficulté a été pour moi la routine des journées que j'ai tenté de casser en variant autant que possible les tâches à effectuer.

Olivier est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

J'ai été agréablement surpris par plusieurs éléments qui me donnaient une certaine appréhension. Elle a été rapidement levée.

Le camp : très bien aménagé, avec de la place pour se reposer et manger tous ensemble. Même pendant les épisodes de forte pluie, pas de souci de fuite.

Le climat : même s'il a plu, que le temps était toujours humide (90% d'humidité minimum) et qu'il faisait entre 20 et 25 degrés la journée, c'était très supportable et même agréable. Même si la transpiration était abondante sur les transects.

Une seule volontaire avait pris un appareil photo de qualité (merci AC). C'était un reflex et il s'est très bien tenu pendant le voyage. Pour Thierry, c'est très important de prendre des photos

A part cela, le groupe de volontaires a été formidable d'entraide et de gentille camaraderie. Une session débriefing sera bientôt prévue à Paris !

Une grosse pensée pour Thierry, qui a été frappé par une mauvaise nouvelle lors de la mission et qui est resté avec nous.

Fabien est parti en Équateur (Loreto)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Conditions de vie au camp très confortables, en tous cas bien plus que je ne le pensais : repas copieux, 1 tente double par personne (protégées par le toit du camp) et cabane pour certains (2 cabanes libres lors de notre passage, les occuper permettait de libérer des matelas pour en avoir 2 par tente, ce qui était nécessaire), douches, toilettes sèches.

Très bonnes relations avec le groupe et les guides Thierry et Roberto. Je regrette toutefois de n'avoir pas eu / pas pris le temps de me remettre à niveau en espagnol, ce qui m'aurait permis d'échanger plus avec Roberto.

L'utilité des volontaires pour les transects de jour me semble peu évidente (Roberto voit tout avant tout le monde...). En revanche on se sent plus utile pour la saisie des données et les transects nocturnes.

Arnaud est parti à  Madagascar (Antananarivo)
du 02/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°1612 (Bureautique)

Malgré la différence de niveau entre les participants (on voit tout de suite les participants qui pratiquent le français à la maison et les autres), nous avons fait le choix de faire deux groupes, un groupe débutant et un groupe intermédiaire.
Les plus à l'aise tiraient les autres vers le haut. Ces participants s'entraident énormément, ils sont très solidaires les uns envers les autres, l'esprit de groupe est prégnant, dès que l'un d'entre eux est dans la difficulté, les autres interviennent, ils ne laissent jamais un petit camarade en difficulté, dès qu'un participant à une facilité sur une activité, il en fait profiter les autres.

Je tiens à remercier tout particulièrement Miora Ramarosandeatana qui a joué le role d'interprète durant ces 2 semaines, elle traduisait systématiquement toutes nos explications en malgache, une partie des participants ne métrisant pas ou peu la langue française.

J'ai vraiment apprécié de vivre cette expérience de mission de solidarité international à Madagascar avec Planète Urgence .
Je remercie chaleureusement toutes les personnes que j'ai rencontrées durant ma mission et mon séjour à Madagascar.
Madagascar est vraiment une île magnifique et les malgaches sont vraiment accueillants et souriants.

Diane est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°389 (Education)

Dès lors que l'on pose le pied sur le territoire béninois, nous sommes tout de suite pris en charge. Il n'y a pas un seul moment où je me suis sentie en danger. Les personnes de l'ONG Actions et Développement ont pour but de nous faciliter la vie à Tanguiéta pour qu'on soit à 100% à notre mission. Les mots d'ordre sont bienveillance, partage et échange. A plusieurs reprises dans la semaine, nous nous rencontrions pour faire le point, voir comment nous nous sentions, comment évoluait la mission envers les enfants. Tout est mis en place pour qu'on réponde à nos objectifs de la mission. Et même au-delà, c'est eux qui ont organisé notre WE écotourisme, au parc de Pendjari.
Le chauffeur Boukari ne faisait pas juste m'emmener et me ramener de l'école à la maison. J'ai pu apprendre les différents noms des montagnes, du vent, des arbres, de leurs fruits, etc. Il y a toujours un échange dès lors qu'on rencontre une personne.
La maison des volontaires est gérée par Françoise et le cuisinier Bio. Nous avons pu bien discuter avant, pendant et après les repas. On se crée assez rapidement une routine dans cette guesthouse, ce qui nous fait penser que nous sommes à la maison. Cela est nécessaire pour être compétent à organiser et créer nos outils pour le lendemain devant les élèves.
J'ai crée une belle relation avec Sophie, la maîtresse de CE2. Dès qu'il y avait une pause, on discutait sur l'évolution des élèves, des difficultés de l'éducation nationale et d'autres sujets. Cette relation a été au-delà d'une simple rencontre, elle m'a proposé de participer aux louanges de son église catholique. Avec cette mission, j'ai reçu autant, voir plus que j'ai donné.
Malgré le fait que le tableau me soit tombé sur la tête et que j'étais aphone le dernier jour de ma mission, l'ensemble de la mission avec les élèves s'est relativement bien passé. J'ai rencontré quelques difficultés, à savoir que je ne suis pas institutrice, il est donc difficile de savoir si l'outil pédagogique utilisé est pertinent ou non. Garder l'attention des élèves en permanence est un travail de longue haleine. Ce genre de mission nous fait nous dépasser, aller au-delà de nos limites et utiliser des ressources qu'on employait pas forcément dans le quotidien ou de les utiliser différemment. Il est donc normal que le moral ne soit pas linéaire. Des doutes et des remises en question sont nécessaire pour évoluer dans la mission. L'échange avec les autres volontaires et les personnes de l'ONG sont des ressources fondamentales pour être plus serein et garder le cap de l'objectif de la mission.

Michel est parti au Bénin (Cotonou)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°1223 (Bureautique)

J'ai beaucoup apprécié les contacts humains avec tous les participants à cette formation durant les 2 semaines passées à Cotonou, mais également en dehors du cadre de la mission. La spontanéité africaine et leur simplicité naturelle sont des atouts pour établir la relation dans la confiance.
Dès le départ, j'avais instauré un petit plus entre nous, une sorte de temps de partage culturel : je leur ai demandé de faire en sort de rapporter chaque jour un proverbe africain. Ils se sont pris au jeu et nous avons ainsi eu l'occasion de savourer ensemble certaines expressions issues de la sagesse africaine.
Je peux dire que j'ai été accueilli chaleureusement et davantage encore en fin de session puisque j'ai eu droit à une petite fête avec un petit concert de tam-tams et des danses ! Assurément, le courant est vite passé et tout s'est déroulé dans la bonne humeur. Le groupe était soudé par un idéal commun (en lien avec les valeurs de Bethesda) et cela ne pouvait que transpirer positivement.
J'ai été heureux aussi de constater à quel point ils étaient avides d'apprendre et de progresser. Cela récompense tous les efforts déployés !
Le dernier jour, j'ai été très honoré de recevoir 2 cadeaux, car je ne m'y attendais pas : une première tenue traditionnelle africaine offerte par un représentant hiérarchique de l'ONG, puis une deuxième tenue traditionnelle offerte par les participants eux-mêmes.
Je garde vraiment un excellent souvenir des personnes que j'ai eu la chance de connaître et de côtoyer au Bénin, en particulier mon référent local AKIBO dont j'ai admiré la générosité, l'enthousiasme, l'esprit de service, l'humour et avec lequel j'ai vécu de bons échanges quasi fraternels.
Je me suis toujours senti en sécurité au Bénin, qui me semble être un pays d'Afrique où le souci de la pays et de l'entente constitue une valeur communément partagée.
Enfin, je regrette simplement de ne pas avoir prolongé un peu mon séjour sur place pour découvrir davantage le pays.

Souad est partie au Bénin (Tanguiéta (nord-bénin))
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2125 (Langue)

Jean Pierre est parti au Bénin (Tanguiéta)
du 03/12/2017 au 17/12/2017 sur le projet n°2263 (Biodiversité)

A l'instar de ce que j'ai déjà mentionné antérieurement, cette expérience a pour moi été passionnante. Certes j'avais déjà de l'intérêt pour l'ornithologie mais j'ai le sentiment non seulement d'avoir amplifié cet intérêt mais surtout d'avoir acquis des connaissances nouvelles en ce domaine. Cela je le dois à mes deux compagnons et plus particulièrement à mon encadreur technique, Benoît Yarigo qui est très pédagogue et passionné par ce qu'il fait.
Un passionné qui sait partager ce qui le traverse, ce qu'il aime, donc un homme pourvu d'altérité. Ceci a pour effet de mettre en exergue ses compétences pédagogiques.
Guide depuis un certain temps il se spécialise en ornithologie avec un désir notoire de développer cette particularité. Il fait d'ailleurs partie de la vingtaine de guides reçus au concours de novembre/décembre des guides attitrés du parc.
Au niveau relationnel mon avis est donc très positif et cela d'autant plus que j'ai fait diverses rencontres intéressantes notamment avec Horst Oebel de Giz et le président et un autre représentant de ADDBIO, sans omettre tous les membres du personnel de l'hôtel Pendjari avec lesquels j'avais de nombreux échanges.
Les conditions de vie étaient confortables (hébergement et repas..) En ce qui concerne les périodes de travail tout était bien orchestré, élaboré avec rigueur, sérieux. Benoît comme je l'ai déjà dit est attaché au travail bien fait, à la rigueur et à la production d'infos confirmées. S'il a un doute sur l'espèce observée il ne la retient pas. S'il ne connaît pas quelque chose il le dit clairement ce qui a le mérite de donner du crédit à tout ce qu'il transmet.

S'il y a une anecdote à retenir ce sera cette rencontre avec le python sebae lors d'un transect. Mes collègues comme le python sont en arrêt. Benoît qui n'avait jamais vu un tel animal (il n'en avait vu que de petite taille) est impressionné, submergé par une grande appréhension qui le tétanise quelque peu. "C'est mon animal totem!" et après ce temps d'arrêt le 4/4 et le python se séparent aussi brusquement comme si chacun avait été envahi par une même crainte.
Une autre anecdote: nous avons filmé sur nos caméras-piège, en même temps que les civettes et genettes..., des contrebandiers pêcheurs en provenance du Burkina, drôle d'animaux nocturnes!
Notre complicité à tous les trois a été remarquable; nos échanges indexés d'une très grande réciprocité et nos débats si intenses ont agrémenté nos temps de pause et nos soirées après les temps de travail.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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