Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Apollonia est partie en Équateur (Loreto)
du 25/03/2018 au 08/04/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Il est 18h30 et le jour tombe doucement. Nous nous apprêtons à nous mettre à table ; Isabelle et Nicole débattent de la cuisson des pâtes, penchées au dessus de la casserole. Cela fait maintenant dix jours que nous habitons tous les quatre. Petit à petit, sans nous en rendre compte, des habitudes se sont faufilées dans notre quotidien. J'avais anticipé - voire angoissé parfois - sur une myriade de choses avant de partir, mais le fait de vivre en autarcie dans une forêt du bout du monde avec trois parfaits inconnus ne m'avait pas frappé.
Cela a pourtant largement contribué à rendre cette expérience singulièrementnt exceptionnelle.

Dominique est partie au Bénin (Natitingou)
du 18/03/2018 au 01/04/2018 sur le projet n°1749 (Langue)

Les jeunes apprenties coiffeuses ont une volonté de réussir incroyable. Elles se rendent vraiment compte à quel point écrire et lire est important pour leur vie courante et professionnelle. Malgré la chaleur elles viennent s'installer sur les bancs et travaillent dur.
Je suis fière d'elles et de tous les efforts qu'elles ont déployés pendant ces 10 jours en commun.
Je remercie également Marguerite qui s'est gentiment occupée de moi le samedi et qui m'a fait découvrir la vie de Natitingou et de ses habitants, si pacifiques.

Nicolas est parti au Cambodge (Siem Reap Kantuot)
du 03/03/2018 au 18/03/2018 sur le projet n°1690 (Mécanique-soudure)

Le centre CKN se trouve a 1/2 heure de tuk-tuk de Phnom Penh. PP est une très jolie ville mais si comme moi vous préférez le calme de la campagne a l'agitation des grandes villes asiatiques vous ne serez pas déçue.

A mon arrivé au centre j'ai pris contact avec Saroeun un des fondateurs du CKN et responsable du centre. Il est très investit pour ses élèves et très travailleurs. Le contact est immédiatement bien passé avec lui, il est d'une extrême gentillesse. Je fait avec lui le tour du ( très grand ) site. Malheureusement on voit que ce centre est sous exploités, les possibilités y serait formidables mais fautes de soutien et donc d'argent il n'est occupé que par une vingtaine d'élève et formateurs.

La chambre que j'ai occuper et plus que correct, le lit confortable et la salle de bains fonctionnel ( c'est la seul chambre avec une SDB privative, elle est réservé aux invités).

Les repas sont pris avec Saroeun, ils sont préparés par les élèves et sont typiques du Cambodge c'est un régal !
J'ai plusieurs fois proposés mon aide pour la confection des plats mais les élèves refuse, c'est presque frustrant mais je pense que c'est leur hospitalité qui veut ça.

Les journées de travail commence à 8h30 et se termine à 17h30. La pause de midi est bien mériter par cette chaleur. Les premiers jours je ne faisait pas de sieste mais j'ai vite compris son importance au moment de reprendre le travail. Le corps est très sollicité avec le soleil et Saroeun me dit qu'il ne sert a rien de s'épuiser mieux vaut terminer la mission a son rythme plutôt que de la voir s'interrompre a cause de la fatigue.

En dehors de la formation les élèves du centre sont plutôt timide, la barrière de la langue n'aidant pas. Mais il est toujours possible d'improviser une conversation.

Je vous conseille de vous éloigner du centre pendant votre temps libre, prenez un vélo et parcourez les chemins longeant les champs,la campagne est magnifique, attention a ne pas vouz faire surprendre par la tombée rapide de la nuit (17h30-18h00)
Juste en face du centre se trouve un magnifique ensemble de pagode et un temple en construction. Les bonzes ne manqueront pas de vous saluer et de vous questionner sur votre présence dans ces lieux.

Lucie est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 24/02/2018 au 10/03/2018 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

Quelle incroyable aventure! C'est une réelle satisfaction d'avoir pu participer à cette mission aux cotés de chacun des membres de l'association Tubé Awù.
Ebodjé est un village de 1000 habitants (majoritairement des pêcheurs) il se situe dans la province Sud du Cameroun, à environ 4 heures de Douala. Les conditions de vies à Ebodjé sont plus précaires que celles auxquelles nous sommes habitués. Il n'y a pas d'électricité et l'accès à l'eau est limité. Le débit des forages présents dans le village est faible, il faut parfois attendre 30 minutes pour obtenir 10 litres d'eau. La source principale d'eau reste donc la rivière. On apprend très rapidement à se laver avec moins de 7 litres d'eau par jour.

Les Tortues Marines sont intégralement protégées au Cameroun depuis l'arrêté du N°0565 / 14 Août 1998, fixant la liste des animaux de classe A : espèces rares en voie de disparition.
Tubé Awù mène des actions en faveur de la protection de la biodiversité marine et de la conservation des tortues marines en :
- apportant des informations sur les tortues marines via une salle d'exposition au sein des locaux de l'association.
L'objectif majeur étant de, faire connaitre pour mieux préserver.
- sensibilisant à leur prise en compte lors des activités marines (notamment la pêche) dans le quotidien des habitants d'Ebodjé.
(captures accidentelles, gestion des déchets, braconnage...)

La conservation des tortues passe donc par, une présence régulière sur les plages pour dissuasion, re transplantation de certains nids, et de la sensibilisation auprès des habitants. J'ai donc pu contribuer à chacune de ces actions lors des patrouilles matinales et nocturnes ainsi qu'en menant des actions de sensibilisation ludiques auprès d'enfants.
Mais malgré l'implication des membres de l'association et des volontaires, le braconnage reste courant en raison des traditions et d'une économie locale peu développée.

L'association qui en a parfaitement conscience met actuellement en place des projets annexes pour apporter au village d'Ebodjé des ressources économiques alternatives, aux actes de braconnages.
En effet, éligible au Programme des Petites Initiatives (PPI) proposé par l'Union International pour la Conservation de la Nature (UICN) ,Tubé Awù va bénéficier d'une subvention du Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM).
Le PPI finance des projets concrets sur des actions spécifiques de conservation et sur la valorisation durables des ressources naturelles, favorisant ainsi le développement socio-économique des populations.

L'ensemble du programme de Tubé Awù est extrêmement bien construit :
D'une part, il s'agit d'appuyer la conservation de la biodiversité en améliorant les connaissances sur l'habitat des tortues marines et ainsi renforcer la préservations de leurs zones d'alimentations (herbiers ) en réalisant une cartographie du littoral.
D'autre part, renforcer la sensibilisation auprès des adultes et promouvoir l'éducation environnemental auprès des enfants. Sur ce dernier point, j'ai pu participer à la construction du projet de livret pédagogique, support du cours d'éducation environnementale destiné aux enfants du primaire.
Enfin, il s'agit de permettre une valorisation économique de l'environnement au profit de la population locale. Le développement communautaire est rendu possible avec l'écotourisme et l'amélioration des cultures locales, en l'occurence le manioc, la banane plantain et la noix de coco. La valorisation de ces ressources et leurs retombées économiques permettront aux populations d'être moins dépendantes des ressources halieutiques et donc de réduire leurs impacts sur l'écosystème marin.
L'association c'est donc structurée avec un ingénieur en gestion des pêches et des écosystème aquatiques et d'une ingénieurs des travaux forestiers, pour mener à bien l'intégralité du programme.
Présente lors de la demande d'ouverture d'un compte bancaire associatif pour bénéficier du PPI (professionnelle du secteur pour la banque de référence de l'économie sociale et solidaire), j'ai pu aisément orienter l'association Tubé Awù sur le formalisme et la liste des documents à produire.

En parallèle, a déjà démarré sur Ebodjé, la construction d'une antenne du Centre de Recherche sur les Ecosystèmes Marin située à Kribi. Il s'agira d'une antenne locale de l'Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), spécialisée sur les Tortues Marines. En somme, l'ensemble des actions menées concrétisent la genèse du programme de Conservation des Tortues Marines sur la côte Atlantique de l'Afrique porté par l'Herpétologue Français, Jacques Fretey en 1998.
Je suis heureuse d'avoir pu être utile et ainsi apporter ma contribution pour la réussite des multiples actions menées, dans la perspective de la création d'un futur Parc National Marin : Manyangue na Elombo.

Pour conclure, ma joie est immense et mes souvenirs nombreux. Je suis ravie de mettre engagée dans tant d'actions (le hasard fait bien les choses avec l'ouverture du compte bancaire, mais surtout les patrouilles matinales et nocturnes, le nettoyages des plages , la sensibilisation, les activités pédagogiques avec les enfants, la participation à la construction du cours d'éducation environnementale...) autant d'actions qui font sens à votre projet de conservation.

Je garderai de cette mission pleins de beaux souvenirs, l'émerveillement d'avoir relâché 9 bébés Tortues Luth et 56 bébés Tortues Olivâtres, mais aussi les souvenirs des personnes rencontrées...
Une experience rendue inoubliable grâce à l'accueil et aux nombreux échanges avec les habitants d'Ebodjé.
A chacun des membres de l'association Denis, Nestor, Albert et particulièrement à Marlène et Xavier, merci, pour votre remarquable engagement et le partage de vos connaissances.
Alors, AKEVA ALA MOTO MWÉPI en langue Iyas (Merci à tous).

Fondation Crédit Coopératif, Planète Urgence, Délégué national de PU au Cameroun, Tubé Awù, villageois d'Ebodjé.

Stephane est parti au Cambodge (Sen Monorom)
du 17/02/2018 au 04/03/2018 sur le projet n°1828 (Vidéo)

Céline est partie en Équateur (Loreto)
du 18/02/2018 au 04/03/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

J'ai trouvé le camp très confortable et fonctionnel. On se fait très vite à la douche froide surtout après un transect de 7h!!! Pour les transects justement, il est impératif d'avoir une bonne condition physique car ils sont assez "sportifs" avec des enchaînements de dénivelés importants. Les bottes en caoutchouc qui nous sont prêtées sont de très bonne qualité mais il ne faut pas hésiter à y glisser des semelles pour un meilleur confort (N.B. : certains magasins de sport proposent des semelles spéciales bottes en caoutchouc).
Des sacs plastiques peuvent être très utiles pour conserver les vêtements au sec ou pour y protéger des objets sensibles à l'humidité qui peut monter jusqu'à 99% !
De bonnes jumelles sont indispensables si vous souhaitez observer au mieux les animaux et ne pas oublier un k-way (préférence pour le poncho), de l'anti moustique, une lampe torche (très utile pour les transects de nuit), une lampe frontale ainsi qu'un nombre suffisant de piles. Il ne fait pas froid mais le soir ou par temps de pluie il peut faire frais ; là, un pull ou une veste suffit.
On ne peut pas faire sa lessive sur place donc bien penser à prendre suffisamment de vêtements pour couvrir les 12 jours et surtout à garder des vêtements propres pour le retour sur Quito.
Les repas étaient excellents et copieux ! Je ne pensais pas qu'on pouvait aussi bien manger au milieu de la forêt, coupés du monde !
Il n'y a pas d'électricité sur le camp donc pour les appareils photos, il vaut mieux avoir plusieurs batteries et/ou une recharge solaire pour les portables. Nous avons eu la chance de pouvoir faire recharger nos batteries grâce à Patricio qui venait travailler au camp tous les jours et ramenait nos batteries chez lui pour les recharger mais je ne pense pas que ça soit le cas à chaque mission.
On ne nous a pas expliqué correctement l’utilisation des pastilles d’eau qu’il faut fournir. En fait, elles sont utilisées pour notre consommation quotidienne et non de temps en temps, il faut donc en emmener en conséquence.



Sabrina est partie au Pérou (Comas)
du 10/02/2018 au 24/02/2018 sur le projet n°2278 (Ressources Humaines)

Condition de travail excellent

Un coup de cœur pour Sylvie et à Marion. Deux personnes enrichissantes qui m'ont appris beaucoup sur l'histoire du Pérou, la culture, les habitudes de travail et de vie.
Deux personnes exceptionnels qui ont contribué à la bonne réalisation de ma mission.

L'association est disposé comme une maison :
RDC : restaurant et la pâtisserie
1er étage : Les bureaux pour travailler
2 étage : Les chambres
3eme étage : Une cour pour prendre l'air TOP le soir

Adeline est partie au Cambodge (Kep)
du 13/01/2018 au 28/01/2018 sur le projet n°2243 (Comptabilité et Gestion)

Bonjour à toutes et à tous,

Me voilà revenue de ma mission à Kep au Cambodge (du 13 au 28 janvier 2018) avec des souvenirs plein la tête.

Au départ je devais former Sokha une animatrice cambodgienne sur des procédures administratives. Mais la veille de mon départ, j’apprends que Sokha change de structure.

Du coup, j’ai travaillé avec la Directrice de l’école « le Jardin des Langues à Ayvarady », Madame Anne PARISIS, française, 26 ans, qui m’a très bien accueillie. L’école se déroule en deux temps : accueil des enfants en centre de loisirs (en début d’après-midi) et dispense de cours en fin de journée (anglais et français). Ainsi, nous avons pu créer le projet pédagogique de la structure, une fiche de poste et le contrat de travail pour le futur Responsable du centre de loisirs ainsi que deux fichiers (Word et Excel) pour la gestion courante du centre. Nous étions une Directrice (Anne), 6 bénévoles français et moi.

15 jours. C’est court et en même temps j’ai le sentiment d’y être restée des mois. Au début c’est déroutant (la mission qui change, le vol, la chaleur, les odeurs, les personnes qu’on ne connaît pas, les paysages, les locaux,…). Puis, après cette période d’adaptation de deux jours, on prend ses marques. Des nouvelles habitudes viennent. Les visages deviennent familiers et rassurants. On découvre peu à peu les lieux qui nous entourent, la pauvreté, les déchets partout peu traités, des chiens errants partout. Mais aussi la gentillesse des locaux, les vaches qui vivent en totale liberté, la motivation des bénévoles, le choix des expat’ à vivre à Kep..

Après seulement 15 jours, notre regard change sur le monde qui nous entoure. On se dit qu’avec peu on peut vivre heureux. J’ai vu des cambodgiens détenir un petit terrain et vivre en famille avec leurs 2 vaches et leurs quelques poulets sans électricité sans internet sans eau potable. J’ai vu une famille de 5 personnes (2 adultes et 3 enfants) sur une moto ! J’ai vu une mamie vivre dans la rue à même le sol.. Bref, des gens simples qui ne se plaignent pas.

Et quand on se rend compte que le Cambodge est composé de 75 % de paysans, à cause de la guerre de Polpot encore bien présente, on se prend « une claque ». Mais ce pays si discret avec ses traditions ancestrales ne demande qu’à s’ouvrir au monde..

Le système scolaire renaît doucement de ses cendres et nombreuses sont les Associations locales et étrangères qui apportent un complément éducatif et un lien social à la population locale. L’école pour laquelle j’ai travaillée et le resto solidaire d’à côté tenu par des retraités français en sont des parfaits exemples.

J’ai donc eu la chance de faire de très belles rencontres tant avec les locaux qu’avec des français (bénévoles, expatriés et retraités).
Et même si la pauvreté est omniprésente, je garderais en mémoire leur profonde gentillesse et les sourires authentiques des locaux. Je n’oublierais jamais également la motivation et la détermination d’Anne à rendre heureux tous ces enfants en leur offrant un super cadre.

Je tenais à remercier mon employeur sans qui je ne serais sans doute jamais partie dans ces conditions, tout le personnel de l'Association Planète Urgence avec qui m'a soutenu dans cette mission incroyable, Anne et tous les bénévoles pour leur professionnalisme et leur gentillesse ainsi que toute l'équipe formidable du restaurant solidaire "le DODO" composée de Sandrine, Patrick, Brigitte et Polo.

Enfin, ,je tenais à dire que je suis profondément convaincue que tout le monde peut apporter quelque chose en toute humilité et ce peu importe l’âge, le niveau de responsabilité et la catégorie socioprofessionnelle. En donnant un peu de son temps, chacun est le maillon d’un magnifique projet. Je souhaite de tout cœur qu’il y aura de nouveaux volontaires. On revient transformé d’une expérience comme celle-ci.

“Savoir partager son temps, c'est savoir jouir de la vie.”
“Apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange, y a de l’espoir.”

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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