Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Alexis est partie au Mali (Niono (environ 4 Heures De Bamako))
du 07/07/2005 au 21/07/2005 sur le projet n°418 (Biodiversité)

Le Groupe Nature est une association jeune et sous-équipée. Il aspire à devenir un acteur national de l'ornithologie et échange de ce fait avec les acteurs déjà présents comme Wetlands International, la Royal Society for the Protection of Birds ou Birdlife International. Le site de Niono a été assigné par Wetlands au Groupe Nature afin qu'il en détermine l'intérêt en termes de diversité aviaire. En effet, de nombreuses associations sont déjà présentes dans le Delta Intérieur du Niger, zone d'intérêt mondial pour la conservation des oiseaux.
Le Groupe Nature ne possède pas à ce jour de véhicule : cela implique une forte dépendance aux administrations de Niono, et l'impossibilité d'aller explorer des zones éloignées des champs de riz et, donc de la présence humaine dense. Cette situation devrait être améliorée avec la livraison en septembre d'un véhicule tout-terrain par une ONG Suisse.
Les membres du Groupe Nature ont peu d'expérience en ornithologie de terrain (techniques de comptage, identification etc ...), même si notre accompagnateur, Cheikh Diop, est professeur dans un institut d'agronomie et a tout de même une bonne connaissance des oiseaux.
Pour cette raison, il est préférable que les futurs volontaires aient des bases en ornithologie de terrain.
Nous étions logés dans le seul hôtel de Niono, le campement (nous avons appris par la suite qu'il en existait un autre mais situé un peu en dehors de la ville). Les chambres sont assez confortables, en particulier grâce à des climatiseurs individuels qui ont rendu les nuits supportables (lorsqu'ils acceptaient de bien fonctionner).
Dans le cadre de la mission, nous avons rencontré un certain nombre d'officiels de l'administration (mairie, préfecture, services de conservation de la nature ...) afin de :
-présenter et faire connaître les activités de Groupe Nature
-obtenir des informations sur la géographie, la population etc ... du cercle de Niono.
Les contacts ont été très bons et nous avons pu rassembler les informations souhaitées. En effet, il semble que la présence de deux français a contribué à crédibiliser la démarche du Groupe Nature.
Sur notre demande, nous avons également eu la chance de rencontrer les directeurs du collège et de l'école primaire de Niono. Nous avons pu visiter les locaux et discuter avec eux des conditions de travail des élèves et de la possibilité d'établir des échanges avec des élèves français.
Nous avons vraiment apprécié la simplicité des rapports avec la population, contrairement à Bamako où la présence de touristes rend les choses plus intéressées. La présence de Cheikh nous aura permis de visiter des villages isolés, d'échanger un peu avec les paysans locaux, de réunir les familles pour des photos souvenir. Evidemment, nous avons fait l'objet d'une forte curiosité vis-à-vis de la présence de deux toubabs. Cheikh aura également largement répondu à nos nombreuses questions sur le Mali et l'Afrique Noire en général, contribuant à rendre ce voyage plus enrichissant encore.

Jennifer est partie au Bénin (Bohicon Et Porto Novo)
du 03/07/2005 au 17/07/2005 sur le projet n°207 (Biodiversité)

Ce fut un séjour merveilleux, une expérience unique, très intense. Georges et Séidou nous ont accueillis très chaleureusement, nous ont fait découvrir leur pays, sous toutes ses coutures, nous ont emmené dans leurs villages, dans leur famille... Georges nous a fait partagé sa passion pour les zinkaka.
Que de souvenirs... ce nest pas évident à raconter, il y en a tellement!
les meilleurs :
notre excursion dans la vallée de l Ouémé, pour observer le singe à ventre rouge (que nous navons pas vu ce jour-ci, mais à vrai dire, vu tout ce que nous avions vécu en une seule journée, cela navait pas tellement dimportance!) : nous avons traversé des petits villages avec le 4x4, pris des pistes à peine assez larges pour le véhicule, jusquà arriver au bord du fleuve... et là... magnifique... beaucoup de verdure, une luminosité incroyable, les habitants qui traversent le fleuve en pirogue... et quel accueil! cest incroyable... ils ont tellement peu lhabitude de voir des yovos (blancs) que notre arrivée est un vrai évènement! les enfants accourent, tout le monde nous dit bonjour (je navais jamais autant dit bonjour en une seule journée!). Les enfants chantent et dansent pour nous, les plus petits nous regardent comme des bêtes curieuses, ils nosent pas sapprocher, nous observent de loin dans un premier temps, puis petit à petit sapprochent et certains même finissent par venir se blottir dans mes bras. Deux bébés hurlent à mon passage...ils nont jamais vu de blanc, alors une blonde de surcrois, un vrai monstre! Nous traversons ainsi les différents quartiers du village de Togbota (qui sont éparpillés sur chaque rive du fleuve), et partout nous avons le droit au même accueil. Cest vraiment incroyable, il est très difficile de décrire cela car vraiment je pense quil faut le vivre, quil faut être allé en Afrique pour comprendre ce que cest. Sentiment de plénitude, tous ces gens vous offrent énormément damour, vous remplissent de bonjours, de sourires... Ils nont rien et pourtant ils vous donnent tellement! Le chef du village nous invite à prendre un verre, des habitants nous offrent de la noix de coco, dautres du manioc, dautres me proposent de me faire des tresses,... Nous traversons ainsi le village, puis rejoignons la forêt, guidés par nos deux guides (anciens chasseurs de singes reconvertis en guides) qui nous frayent un chemin avec leurs machettes. Nous écoutons attentivement tous les bruits de la forêt et nous laissons guider par les cris des singes. Nous sommes restés dans la forêt jusquà la tombée de la nuit, assis sur une termitière, à attendre que les singes daignent bien se montrer en allant se coucher dans les arbres. Ils ne se sont jamais montrés mais ce fut tout de même merveilleux, tous ces bruits, cette végétation, cest magnifique. Puis nous sommes repartis à travers les villages, nous passons devant les cases, où les familles dînent et les enfants jouent ou discutent à la lumière dune petite torche, puis nous rejoignons le fleuve, guidés par les lucioles, le chant des cigales et des grenouilles... Quelle journée!
Autre merveilleux souvenirs: les trois fois où jai pu observer un zinkaka! ce singe pourtant si farouche! jai pu en observer trois longuement, en trois jours consécutifs!
jai tellement de souvenirs merveilleux! Comme le soir où nous avons dansé tous les 5 (Georges, Séidou et nous les trois volontaires) sur la terrasse de la maison à Bohicon, au son de lautoradio du 4x4... Grand moment de bonheur, de joie, de rire. Séidou, qui pensait ne pas savoir danser, cest découvert de grand talent de danseur, et à partir de là, tous les soirs, il est allé ouvrir le bal dans le maquis où nous avions pris lhabitude de manger.
Autre grand moment: le dernier après-midi, que nous avons passé sur la plage de Cotonou, (où les familles se réunissent le week-end) comme si nous étions une petite famille. Nous avons improvisé un tournoi de lancé de cerceau (fait avec une liane trouvée au bord de leau), sorte de tournoi de frisbi. Les familles nous regardaient amusées et riaient lorsque nous nous jetions au sol pour rattraper le cerceau. Encore un grand moment de bonheur. Comme quoi il ne faut pas grand chose pour être heureux!
je crois que je pourrais écrire des pages et des pages sur ces deux semaines passés au Bénin (ce fut tellement intense que jai dailleurs limpression dy être restée plus dun mois), sur la ville et toutes ses motos, sur les longs moments de solitudes dans la forêt de La Lama, sur les Béninois, leur convivialité, leur simplicité, sur la terre rouge des routes, sur tous ces paysages magnifiques,...

Jessica est parti à  Madagascar (Antananarivo)
du 24/07/2005 au 14/07/2005 sur le projet n°457 (Education)

Je me suis rendue à Madagascar sans rien connaitre de ce pays, avec la volonté de donner un peu de mon temps et de mon énergie à des enfants qui pouvaient en bénéficier.
Je suis arrivée au sein dune communauté, le CBA, accueillie par des cris denfants enjoués : madame Jessica, Bonjour, Madame Jessica ! A peine descendue de la voiture, nous avons pris contact. Des jeux, des rondes ... je me suis installée dans la maison dADDAM, au sein de la communauté et jy ai vécu pendant 2 semaines. 2 semaines de bonheur où les journées commençaient par les bonjours des enfants, avec qui je passais ensuite la matinée. Je leur ai appris des chansonnettes, nous avons dessiné, colorié, et fait de nombreux jeux déveil, dintéreiur et dextérieur.
Laprès-midi, je me consacrais aux plus grands : dabord les ados, avec qui nous travaillions le français et limagination grâce à des activités comme le théatre ou des jeux de mots comme le Baccalauréat ou le mot le plus long. Puis les adultes avec qui nous faisions des cours de conversations et des jeux de rôles, parsemés de ci de là de quelques conseils divers et variés.
Une anecdote ? Ce jour où, avec les adultes, nous abordions le thème des cheveux, du coiffeur ... et où le conseil du jour concernait le traitement des poux : comment les voir, éviter de se contaminer, les traiter ... cours pendant lequel je leur ai conseiller, pour les jeunes enfants ayant des poux, de les raser et de brûler les cheveux. Je me suis réveillée le lendemain et, sortant de la maison pour le traditionnel bonjour les enfants !, jai été saluée par une nuée de boules à zéro !
Quoi quil en soit, ce séjour a été merveilleux et restera dans mon coeur à jamais

Franz est parti au Mali (Bamako)
du 01/05/2005 au 15/05/2005 sur le projet n°371 (Gestion de projets)

Séjour excellent malgré la chaleur (plus de 40°), maison dhôte très agréable et hôte adorable. D' une manière générale les personnes rencontrées ont été d une gentillesse incroyable.
Quelques soucis mécaniques avec notre taxi, horaires pas toujours respectés par les participants, aléas auxquels je me suis accommodé facilement.

Robert est partie au Bénin (Cotonou)
du 01/04/2005 au 16/04/2005 sur le projet n°409 (Photographie)

Le travail a été difficile à cause de la température particulièrement élevée pour des petits Francais pas vraiment habitués. Mais pour le reste cela aura été vraiment super, la rencontre avec une culture totalement différente de la nôtre m a passionné. Nous avons pu toucher de près la vie des Béninois, les accueils ont toujours été super, même si au début en tant qu homme et blanc de surcroit, j ai été pas mal sollicité, mais par la suite je m y suis habitué et j ai mieux compris leur fonctionnement ce qui fait que l on m a laissé tranquille pour apprecier leur pays.
Au point de vu anecdote, j en ai des tonnes. Notamment la traversée d un fleuve la nuit sous les etoiles avec pour fond sonore des chants traditionnels, et quelques lucioles qui nous passaient devant. Il y a aussi un jour ou j ai joué avec de jeunes Béninois dans un village, j ai adoré ce rapport simple et plein d amour. Je me souviendrai aussi de la tempête annoncant la saison des pluies.

Frédéric est partie au Bénin (Cotonou)
du 26/02/2005 au 18/03/2005 sur le projet n°387 (Informatique)

Assez étonnante la sensation d'être un travailleur émigré. A la fois, dans le regard des autres et vu de l'intérieur.
Étonnant aussi de se voir réagir, lorsqu'on croise un européen après plusieurs jours passés exclusivement avec des Béninois, en se demandant ce qu'il peut bien faire là. Et de trouver sa présence troublante.

Robert est parti au Cameroun (Mudemba - Korup)
du 25/02/2005 au 11/03/2005 sur le projet n°312 (Bureautique)

La vie au village se déroule sans problème majeur. Cependant, la chaleur humide est pénible à supporter et il faut compter une semaine d’acclimatation. La gestion de l’eau doit se faire de manière rigoureuse car l’eau courante est coupée durant plus d’une semaine pour des raisons mystérieuses. Heureusement, les orages tropicaux très violents nous apportent de l’eau du ciel qui est stockée dans des grands réservoirs. Les coupures de courant sont fréquentes (l’alimentation de Mundemba est assurée ( ?) par un groupe électrogène). La télévision marche de manière très aléatoire et les personnes habituées à sortir le soir risquent d’être un peu déçues. Les routes ne sont pas éclairées. Gare aux flaques d’eau !Nous avons rapidement l’impression d’être des habitants du village comme les autres.

Hélène est partie au Mali (Bamako)
du 22/02/2005 au 09/03/2005 sur le projet n°340 (Santé)

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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