Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Maria est partie en Bolivie (La Paz)
du 20/05/2006 au 03/06/2006 sur le projet n°578 (Bureautique)

Une très bonne expérience, dure mais très enrichissante.
Magnifique accueil tant de la part des collaborateurs sur place, la Maison de la Bolivie, que dans l’école, avec les professeurs, les élèves et la famille des élèves.
Il y a beaucoup à faire.

Sylvie est partie au Mali (Bamako)
du 17/06/2006 au 01/06/2006 sur le projet n°515 (Santé)

Mamoutou Soumaré, le correspondant local de planète urgence a été très présent. Il nous a introduit auprès de nos associations respectives et a suivi notre intégration et le déroulé de notre formation. Nous étions hébergés à l'Auberge Jatiguiya, ce qui était une première. Mamoutou venait souvent nous voir pour vérifier que l' hébergement se passait bien.
L équipe de l'auberge était très chaleureuse bien qu un peu inexpérimentée. A partir du moment où nous avons été plus de 2 à l' auberge, l organisation des repas a été plus difficile à gérer pour eux. Armé notre chauffeur, nous a fait découvrir la musique africaine (malienne, ivoirienne...). Il était d'une ponctualité suisse ! très disponible et charmant.
Quant aux maliens en général, ils sont très accueillants, je me suis sentie très à l' aise au Mali, un peu comme chez moi.

Marie-jose est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 12/05/2006 au 27/05/2006 sur le projet n°445 (Bureautique)

Les conditions de travail étaient bonnes bien que fatiguantes, on s'adapte assez vite aux coupures de courant qui rythment la cadence des cours. Pour la vie courante, il a fallu que je demande à y participer car les deux premiers jours étaient hotel/cours/hotel/cours/hotel, sachant qu'il fait nuit à 18h30 et que j'étais généralement la seule cliente de l'hôtel, que l'hôtel est à l'extérieur de Tanguiéta, déprime assurée ! Ensuite, j'ai pu faire la tournée des cabarets locaux, des restos, de la boîte de nuit et puisque je m'intéressais à leur vie, être invitée chez des stagiaires ou une personne de l'association. J'ai assité à des danses traditionnelles lors d'un décès et surtout à une cérémonie fétichiste dans un village d'où était originaire un de mes élèves. Il est régisseur d'un élevage d'autruches... et à l'entrée : deux mâts où cohabitent drapeaux béninois et ... breton ! Le propriétaire est un monsieur Le Cornec. Pour le dernier jour, nous sommes tombés en panne à 40km de Ouagadougou... pour cause d'essence mélangée à du gazoil ! Pas de station service à Tanguiéta et les jerrricans plastiques qui servent pour faire le plein sont un peu trafiqués. Qu'importe, après quelques kilomètres faits en hoquets, un petit village avec de la vente d'essence au jerrican, vidange du réservoir de la voiture et remplissage avec le nouveau carburant. Dommage, je n'ai pas râté l'avion !

Ludovic est parti en Guadeloupe (Bouillante)
du 03/05/2006 au 14/05/2006 sur le projet n°58 (Biodiversité)

Le retour de cette mission se fait évidemment avec beaucoup d images et d impressions dans la tete, concernant l objet de la mission mais aussi tout ce qu il y a eu autour...
Une petite communauté de volontaire se forme, partageant tout d abord enthousiasme et curiosité pour le travail réalisé sur place par Evasion Tropicale et également rapidement les émotions qui naissent naturellement de l observation des cachalots et des autres cétacés. Très vite la vie ensemble sorganise et ce partage sétend à notre vie en groupe, aux expérience de chacun.
La mise en perspective de ce que l on voit dans le cadre d une mission utile et active permet très vite de se rendre compte que les problématiques de la protection de la biodiversité marine sont complexes, politiques, et manque cruellement de moyens matériels. Les bonnes volontés sont donc réellement nécessaires.
Evasion travail à l aboutissement de projets concrets et ponctuels comme la création d un sanctuaire marin règlementé en zone Caraibes (essentiel afin de préserver de la chasse et du tourisme sauvage des zones de reproduction et d allaitement), et des projets à plus long terme comme notamment le recensement des individus, l évolution du cadre réglementaire du tourisme lié a la faune marine, et plus généralement la connaissance de cette faune et la sensibilisation du public.

Florence est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 03/05/2006 au 14/05/2006 sur le projet n°58 (Biodiversité)

on a trouvé une glacière en mer avec un oiseau prisonnier: sauvetage improvisé (loiseau est reparti comme si de rien nétait).

Julien est parti au Sénégal (Dakar)
du 30/04/2006 au 13/05/2006 sur le projet n°497 (Bureautique)

Les conditions de travails ont étés optimales. Très peu de panne.Les gens du RISOA et du CECI sont vraiment très acceuillants en gentils.
Concernant les conditions dhébérgements, rien ç re dir, la logeuse est formidable (ainsi que toute sa petite famille).
Les imprévus se sont les bus le matin pour se rendre à la maison de léducation, très peu : obligé de prendre un taxi.

Arnaud est parti au Burkina Faso (Ouagadougou)
du 29/04/2006 au 13/05/2006 sur le projet n°521 (Gestion de projets)

Comme signalé, certains contacts avec les locaux ont été décevants et d autres très chaleureux mais je conseille à chacun de faire sa propre experience en n hesitant pas le contact avec l autre car c est comme cela que l on se fait sa propre opinion.
Un exemple : il faut savoir que quand vous êtes invité dans un maki (café local), vous devrez payer toutes les consommations (boisson et nourriture). Mieux vaut le savoir a l avance.
En ce qui me concerne, j ai été invité dans une famille de 10 enfants plus le père et ses deux femmes et c était une super expérience. J y suis retourné avec de la viande et je leur ai fait une grillade. Ils étaient super contents.

Bernadette est partie en Bolivie (La Paz)
du 29/04/2006 au 13/05/2006 sur le projet n°578 (Bureautique)

Les 2 premiers jours sur place ont été très difficiles car on se retrouve seule dans un pays inconnu où l on ne connait personne, tout est nouveau et différent, sans parler de la fatigue qui s est accumulée entre un long voyage avec une escale tout aussi longue, le décalage horaire et l acclimatation à l altitude ! Mais on a vite envie de tout découvrir et de rencontrer les gens d une autre culture, alors on se dépasse et on va de l avant....on prend vite goût à partir à l aventure ! Jétais, d autant plus, logée dans un hôtel confortable en plein centre ville et dans lequel le personnel était vraiment au petit soin avec la petite française qui venait d aussi loin pour aider les enfants. Les gens sont curieux et très enthousiastes par ce type de projet et le don de soi pour leur peuple. J ai adoré tous ces villages pauvres mais colorés par leur artisanat et leurs coutumes. Se promener dans une ville où tous les dimanche un morceau de la circulation est coupée pour laisser place à la fête, à la musique, les danses populaires des différentes écoles, les petits commerçants qui vendent leur artisanat et ceux qui vendent de très bonnes glaces ou jus de fruit....bref ! des tas d animation en tout genre où les gens prennent du plaisir à se divertir après une semaine de travail dans une ville tout de même très bruyante et très polluée (LA PAZ) ! Certains se laissent facilement prendre en photo et sont assez fiers qu on veuille les photographier, d autres sont plutôt timides mais se laissent prendre au jeu, certains vont jusquà se cacher et d autres refusent les photos quand ils ne vous demandent pas d argent en contre partie. Lors d une de ces fêtes, un homme m a quand même poursuivi pour me demander si je pouvais lui envoyer mes photos de lui et de sa famille, en me tendant son adresse email....un autre, voyant que je n étais pas du coin m a demandé d ou je venais et était fier ensuite d évoquer de vieux souvenirs avec moi sur ce qu il connaissait de la France et de Paris ! J ai également fait la connaissance de plusieurs étrangers qui visitaient la Bolivie, des français qui se sont installés sur place....les rencontres se font vraiment très facilement et naturellement, et chacun y va de son petit conseil ! Concernant ma mission, le personnel de l association locale était toujours soucieux de savoir si tout se passait bien, à l hotel comme ailleurs. Ils m ont très bien encadrés et soutenus d autant plus que ma mission a un peu été bousculée par des évènements que personne ne pouvait réellement prévoir....changement d humeur de l administration locale qui n était plus vraiment disposée à accomplir la partie du contrat qui nous liait à eux en échange des cours que j offrais aux enfants d un petit village éloigné de La Paz (45 mn en voiture sur des routes....plutôt des chemins où l on croise très peu de véhicules et quelques ânes). Beaucoup de discussions pour trouver une solution afin de continuer cette mission.....jusqu au jour où j ai vraiment été abandonné sur place car personne n est venu me chercher et évidemment pas de réseau pour téléphoner et pas de cabines téléphoniques non plus pour appeler au secours ! Etant donné que je ne comptais pas passer la nuit à la belle étoile, j ai commencé à marcher au milieu de ces montagnes en espérant rencontrer une voiture .... une longue marche a commencé ! J ai fait la connaissance alors d une jeune médecin qui parcourait les villages de la région à pied pour vacciner les enfants contre la rubéole. On a alors entamer une discussion sur nos modes de vie respectifs jusqu à ce qu enfin une espèce de fourgonnette passa et cette jeune fille leur a gentiment demandé de me rapprocher un peu. Je me suis donc empressée de monter à l arrière avec l aide des agriculteurs qui y étaient déjà installés au milieu des nombreuses pommes de terre.....j arrive enfin sur une vraie route, mais je dois descendre pour essayer de trouver un autre moyen de rentrer à mon hotel, et là, c est une jeune étudiante qui m aide à trouver un espèce de mini bus pour continuer ! Pour faire bref, je suis quand même arrivée à mon hôtel affamée et fatiguée après plus de 4 heures de galère....finalement amusantes aujoud hui à raconter ! Les gens de l association étaient désespérés par le comportement du Maire local qui lui a raccroché au nez quand il a voulu avoir des explications....fin de ma mission ! J étais tout de même assez triste dans la mesure où les enfants et leurs maîtresses ne m ont pas vu revenir le lendemain, sans aucune explication, et je ne voulais pas que les enfants puissent croire que je les avais abandonné. J ai donc ensuite travaillé avec l association en les aidant à traduire des documents pour leur agence de voyage, j ai un peu voyagé et j ai ainsi pu découvrir des endroits magnifiques et inattendus ! Par la suite, j ai eu un RDV avec la directrice d un collège pour lui exposer nos projets grace à l association locale. Elle était très admirative et très intéressée mais ne pouvait décider seule, et comme les projets ne se montent pas en un clin d oeil, je n ai pu donner des cours qu une demi-journée avant mon retour à Paris. J ai donc pu finir ma mission en Bolivie sur une note positive puisque cette fois, je donnais des cours aux professeurs de ce collège qui ont été ravis par ma prestation. J ai eu droit à des tas de remerciements, des applaudissements et un gouter !

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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