Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Dominique est partie au Zimbabwe (Dete)
du 16/06/2018 au 30/06/2018 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Tout est fait au sein de l'équipe pour que chacun trouve sa place et ses occupations suivant ses propres compétences ou aspirations.Stephen nous fait vraiment partager ses expériences , ses attentes et aussi ses difficultés rencontrées dans la vie de ce projet de sauvegarde des parcs ou plutôt ces projets qui évoluent et se diversifient ( projet baobabs, projet reconnaissance des girafes destiné à voir s'il y a sédentarité de certaines ce qui indiquerait qu' elles sont bien implantées dans le parc; mesures du lit de la rivière etc...)
Une vie consacrée à la nature où l'on voit qu'il ne faut rien négliger, que l'on doit toujours être vigilant par rapport au braconnage et que l'on doit maintenir ce niveau de travail pour arriver à conserver la faune et la flore de ces parcs.
Deux semaines passées auprès d'eux passent très vite et l'on voit l'ampleur du travail à réaliser.Cela donne évidemment l'envie de continuer , d'y retourner ou d'agir au sein d'autres environnements qui nécessitent ce type d'actions.
Stephen et Sue sont deux hôtes formidables, soucieux des autres, très professionnels, qui ont une connaissance approfondie des mammifères et des oiseaux .

Emilie est partie à  Madagascar (Antananarivo)
du 09/06/2018 au 24/06/2018 sur le projet n°2104 (Tricot / Couture / Broderie)

Bonnes conditions de vie malgré le manque de propreté et de luminosité dans le hangar. Je dis hangar car c'est vraiment le terme, ce n'est pas un atelier de couture.


J'ai eu d'excellentes relations avec tous les participantes. Je ne faisais pas de différence entre elle car nous avons toutes été débutante un jour.

Avant de partir, elles m'ont offert pour me remercier, des boucles d'oreilles, un collier, une pochette de téléphone, une boite à bonbons, un sac à main, tous ça fait avec du papier recyclé. J'ai été énormément, énormément gâtée, je trouvais que c'était même trop par rapport à ce que j'avais fait et même que je ne leur en avais pas assez dit!
Elles m'ont offert leur unique collection. Que dire? C'est beau! MERCI


Des imprévus, j'en ai eu plus d'un, comme la personnes qui s'apprête à coudre mais qui attend en regardant dehors les poules!
"je lui demandais ce qu'elle faisait, si elle avait des difficultés et là, elle me dit qu'elle attend le courant qu'il revienne et qu'elle n'a pas de difficulté" Mora, mora (doucement, doucement) ;)
Les poules aussi qui essaient d'entrer dans le hangar !
...

Pauline est partie en Équateur (Loreto)
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Arrivée dimanche après midi à Quito, on attend les autres volontaires qui arrivent un peu plus tard et on rejoint le van qui nous mène à l'auberge. Thierry nous y rejoint. On essaye les bottes pour le lendemain. Apporter des chaussures de randos est inutile car les trecks se font en bottes (à cause de la boue et pour se protéger d'éventuelles morsures). Il est aussi inutile de porter ses propres bottes, Thierry les fournit.

Le lundi, trajet Quito / campement. On va à Loreto avec le van de la veille, puis taxi 4x4 et on finit à pied.

Le mardi, on fait une réunion avec Thierry qui nous explique le projet, ce qu'il attend de nous, etc. L'après midi, on fait notre première sortie dans la forêt.

Les autres jours s'enchaînent comme décrit ci-dessus. Les trecks sont assez longs mais le ryhtme n'est pas trop rapide donc il n'y a pas de difficulté particulière (c'était ma grande crainte du départ, moi qui ne suis pas une grande sportive mais ayant quand même l'habitude des randonnées).
Les conditions sur le camp sont très correctes. Chacun sa tente, il y a 2 douches, certes froides mais vu le climat et les températures extérieures, on ne se rend (presque) pas compte qu'elle est froide.
Le repas est fait par le guide, aidé de Thierry et des volontaires. C'était excellent, en grandes quantités, on ne meurt pas de faim au Rio Bigal !

Le jeudi de la 2ième semaine, on commence à défaire le camp et tout remettre dans nos sacs. En fonction de la météo (surtout de la pluie), soit on fait une mini sortie, soit on se repose sur le camp. Puis réunion de fin de mission pour avoir les ressentis de chacun sur cette expérience.
Départ pour Quito le vendredi. Le trajet entre Loreto et Quito se fait avec un bus de ligne cette fois. On arrive à Quito dans l'après midi.
Samedi, on visite Quito.
Dimanche matin, certains volontaires ont fait un dernier tour dans Quito, puis on est tous partis à l'aéroport.
Fin de l'aventure...

Le truc le plus compliqué pour moi avant de partir à été de faire ma valise, en ayant le maximum de choses utiles qui prennent le minimum de place. Verdict :
- poncho : obligatoire je dirai ! Thierry nous a dit "ici s'il ne pleut pas pendant 2 ou 3 jours, on s'inquiète". Un k-way ne suffit pas à affronter le déluge amazonien !
- chaussures de rando : inutiles (voir plus haut)
- chaussures sur le camp : j'avais pris des baskets et des tongs (pour la douche), c'était bien
- chaussettes : une paire par jour
- pantalons : longs ! Quant au nombre, tout dépend de sa capacité à marcher dans la boue sans trop se salir. Le taux d'humidité fait qu'un pantalon sèche en 3 jours environ après l'avoir lavé... Une bonne idée est d'avoir une "tenue d'intérieur" (pantalon léger + haut + veste si frileux) que l'on porte uniquement sur le camp.
- hauts : les manches longues servent à se protéger des moustiques. Mais le climat fait qu'en tee-shirt on n'a pas froid. Dans l'idéal, 1 par jour mais il faut avoir la place de les transporter, sinon, il faut bien gérer les lessives !
- polaires / hauts chauds : pas besoin d'en prendre plein, 1 suffit pour se couvrir le soir
- jumelles : obligatoires je dirai aussi ! Sans, on ne voit pas très bien les singes notamment.
- moustiquaire : inutile, les tentes en ont une intégrée
- Quito : prévoir une tenue propre pour Quito et le retour (la même que l'aller ?!) -> après 2 semaines dans l'humidité de la forêt, vos voisins d'avion vous remercieront d'avoir gardé des habits propres !
- batteries : il y a un générateur mais on ne l'a jamais fait fonctionner. Chacun avait son stock de batteries ou sinon des powerbanks pour les téléphones. On fait moins de photos dans la forêt que lors de vacances "ordinaires"
- lessive : contrairement aux informations données, il n'est pas toujours possible de donner son linge à laver pendant la mission

Marvin Florian Mathurin est parti Grèce (Mer Méditerranée, Mer Ionienne & Mer Egée)
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°2023 (Biodiversité)

Ce congé solidaire a été une expérience formidable pour moi d'un point de vue personnel, cependant, j'aimerai un suivi sur le résultat des analyses afin d'en ressentir le but à long terme car l'impact d'une mission me semble assez limité au final.

Valérie est partie Grèce (Mer Méditerranée, Mer Ionienne & Mer Egée)
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°2023 (Biodiversité)

Cette mission a été une vraie découverte très enrichissante pour moi.

Découverte d'une méthodologie scientifique , organisée et structurée qui permet d'alimenter en données , sur du long terme des chercheurs qui s’intéressent au phénomène des microplastiques et à leur impact sur l'environnement .

Découverte de la vie à bord d'un voilier 24h/24h : gestion de la ressource "eau douce", le vocabulaire spécifique de la voile, les moments d'émerveillement lorsqu'on croise dauphin ou tortue en navigation où au mouillage.

Découverte des fonds marins inconnus , la "plongée exploration" prend tout son sens et sans stress du fait du professionnalisme et des années d'expérience de Franck sur ce type de plongée . En plus, j'ai eu la chance de voir une tortue Caouanne en plongée ainsi que des vers de feux, espèces que je n'avais encore jamais vu en Méditerranée .

Eric est parti en Équateur (Loreto)
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

cette mission à Sumac Muyu n'est pas une visite au zoo ou au jardin des plantes!! Elle se mérite, demande quelques efforts physiques, mentaux, de cohabitation, ... mais donne tellement de satisfactions sur le plan personnel aussi bien que dans l'accomplissement de la mission.
Par contre, nullement besoin de s'encombrer de trop de vêtements; température constante autour de 20°C; par contre très forte humidité. Donc, on remet les vêtements de la veille ou avant-veille si pas trop sales.
Un bon poncho est recommandé.
Si vous n'êtes pas du style à vous coucher tôt, prendre de l'occupation pour le soir (lecture, jeu de cartes).
Ne pas s'en faire pour la nourriture sur place; on y mange très bien, et en quantités suffisantes.
Prévoir des sacs plastiques avec fermeture zip pour protéger vos objets de valeur/électroniques de l'humidité (même pour les vêtements propres).
Prende un petit sac à dos et une grande gourde pour les transects journaliers.

Agnes est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°389 (Education)

Le Bénin est un beau pays avec des gens charmants.
Malgré les a prioris qu'on peut avoir avant de partir, dés que j'ai mis les pieds sur le sol de ce pays, je ne me suis sentie à aucun moment en insécurité.
Cette sensation est du au fait que nous ne sommes jamais seuls. On nous accompagne partout ou nous voulons aller.
Tout est fait pour que nous nous sentions bien et que notre mission se passe le mieux possible.
Dans la maison des Volontaires, nous n'avions que nos cours à préparer. Toute la logistique est faite par Bio.
Même quand nous avons changé de programme le dimanche et que nous sommes parties à 5h30, Bio était là pour nous préparer le petit-déjeuner et les sandwiches.
Même si le tableau est tombé sur ma tête en début de mission, dans l'ensemble tout c'est bien passé.
Le temps de préparation avant le départ est vite oublié devant ces enfants en soif d'apprendre. Même s'il faut toujours être vigilant pour garder le calme dans la classe et capter toute leur attention.
Je me suis étonnée en allant au delà de mes limites et puiser dans mes ressources.
le jeu en valait la chandelle et le sourire des enfants était la récompense.
Il ne faut pas oublier de dialoguer avec les gens autour de soi quand nous avons des doutes (les autres volontaires, les personnes d'Actions et Développement ou de Planète Urgence).

Mélanie est partie au Bénin (Abomey-calavi (village D'ahowegodo...))
du 03/06/2018 au 17/06/2018 sur le projet n°2039 (Education)

Je partais avec quelques appréhensions car au départ je pensais avoir un binôme avec qui partir. Lors de la PAD j'ai appris que je serais seule... Aïe! Mais bon, advienne que pourra. Et je me suis envolée pour le Bénin.

Dès mon arrivée, j'ai été prise en charge et ce fut le cas jusqu'au bout. Une organisation au top. Ma mission s'est très bien passée. Après 3 jours de prise de contact et d'ajustements (climat, horaires, niveau des enfants) j'étais déjà dans ma routine. Comme si j'avais toujours fait cela. On s'adapte très vite car tout est plus simple là-bas. Mais 15 jours ça passe très vite. Et le moment de quitter le village est déjà là alors qu'on a l'impression qu'on vient d'arriver...

Avec le recul je suis bien contente d'être partie seule. J'ai été obligée de passer au delà de ma timidité, d'affronter les gens, la vie... Ce fut une aventure humaine extraordinaire. J'en ai pris plein les yeux et plein le cœur. J'ai vraiment rencontré de belles personnes:
- Constant et Dieudonné, mes gardes du corps, aux petits soins pour moi , on a vécu de très beaux moments et de grands fous-rires lors des week-ends découvertes,
- Astrid, une dame au grand cœur, fondatrice de l'association, "maman" de tant de jeunes à qui elle permet d'avoir une vie plus belle grâce, entre autres, à l'école, et à qui je voue un grand respect et une grande admiration,
- La famille Klanclounon, un accueil chaleureux, toujours à s'inquiéter de savoir si je ne manquais de rien... et les longues discussions avec le fiston, Gédéon jusque tard dans la nuit.
- L'équipe éducative qui venait me voir tous les jours afin de savoir si tout se passait bien avec les enfants, dans la famille...
- Les villageois qui m'ont accueillie au sein de leur fief dans la plus grande acceptation...
- Les enfants qui m'escortaient sur le chemin de l'école sous les "yovo, yovo bonjour!"...

Tant d'images qui resteront gravées au fond de moi...

Alors oui, certains diront que les conditions d'hébergement et de travail sont rudimentaires. C'est le cas. Mais l'important n'est pas là. Les gens là-bas sont tellement dans le vrai que vous oubliez vite tout le reste... Et ce n'est que du bonheur!




1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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