Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Matthieu est parti au Togo (Amédéhoévé)
du 09/09/2017 au 23/09/2017 sur le projet n°1889 (Education)

L'échange avec les précédents volontaires est toujours extrêmement riche et source de motivation supplémentaire ; aussi, j'invite toutes les personnes souhaitant vivre une aussi belle aventure à contacter les volontaires déjà partis sur une mission similaire !

Yael est parti Grèce (Mer Méditerranée, Mer Ionienne & Mer Egée)
du 03/09/2017 au 15/09/2017 sur le projet n°2023 (Biodiversité)

Cette mission m'a permis de réaliser à quel point notre environnement est fortement abîmé par toutes les activités humaines, malgré un impact finalement peu visible.

Lors des prélèvements et comptages de micro plastiques, nous avons toujours trouvé un nombre significatifs de micro plastiques, montrant ainsi que la pollution humaine se retrouve déjà partout.

De plus, lors de certaines plongées sous marines, nous avons trouvé un nombre important de macro déchets (filets, canettes, bouteilles...) dans des endroits qui paraissent pourtant isolés et préservés. Il y a donc encore énormément à faire pour sensibiliser les populations à gérer correctement leurs déchets.

Enfin, je garde un souvenir très positif de cette mission de par les endroits visités, une rencontre avec un grand dauphin passé furtivement dans le sillage du bateau, et l'expérience de vivre sur un voilier pendant 2 semaines.

Audrey est partie en Équateur (Loreto)
du 27/08/2017 au 10/09/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

pour les prochains, petits conseils et avis personnels:

penser à prendre les câbles des appareils photos pour pouvoir mettre vos photos sur les ordinateurs de la fondation (il n'y a pas de lecteurs de carte SD).

prendre plus d'une paire de chaussettes par jour était un très bon conseil lu sur un rapport précédent.

j'avais un très vieux duvet 5°, très largement suffisant (je ne l'ai jamais fermé): température fin août-début septembre de 16 à 26°C / 70 à 100% d'humidité. Il pleut tous les jours ou presque.
On dort sous tente, chacun la notre, les matelas sont fournis.
Un polaire est utile pour le soir.

les bottes sont fournies et sont indispensables: prendre des pantalons qui ne craignent rien, ils seront sales tout de suite! La marche en botte se fait très bien (c'était un peu ma crainte!)
pendant les transects nous étions toujours en t-shirt avec un poncho pas loin. 1 petite bouteille d'eau.
Les transects ne sont pas très difficile 8-10km par jour en 4h: beaucoup de pauses pour observer. Il y a un peu de dénivelé et de boue, ruisseaux, pierres glissantes, et arbres à épine.
Les transects nocturnes sont très très lent, aucune difficulté, juste bien prévoir une lampe (frontale) et des piles.

Le générateur a été allumé uniquement la 2e semaine, lorsque Thierry est revenu. Bien gérer les batteries appareils photos/téléphone (aucun réseau).
Douche froide, mais au moins elles sont rapides comme ça!

Ce fut une très belle expérience, retour à la vie sans connexion!
Nous sommes arrivés le lundi après midi dans la forêt, avec Thierry le fondateur et propriétaire.
Il est ensuite reparti le mardi matin vers Quito et nous sommes restés, très bien encadrés par Nancy et Roberto, des Equatoriens. Tous deux ne parlent que l'Espagnol, aussi je tiens beaucoup à remercier Loik, l'un des volontaires, qui a été notre traducteur officiel.

Nancy nous préparait de très bon repas. Elle vit non loin de la forêt et vient presque tous les jours.
Roberto, nous accompagnait, guidait tous les jours lors des transects.
Merci beaucoup à eux,

Thierry est revenu à la réserve le samedi après-midi, accompagné de Dussan un passionné d'oiseau.
Nous sommes ensuite rentrés à Quito avec Thierry le vendredi.

Samedi, pour la journée Off nous avons été au Cotopaxi (un volcan proche de Quito), belle ascension jusqu'à 4864m: gants, bonnet + polaire/Kaway, crème solaire sont le minimum indispensable.
Le dimanche matin, nous avons visité Quito avec Thierry.


Merci à Lucie et Loik et Kaleb, pour leur bonne humeur et le partage de cette expérience.
Et surtout Merci à Thierry, pour tout son travail, l'organisation, pour la forêt, la réserve, la conservation, la recherche, et pour nous avoir permis de vivre cette expérience.




Loik-mael est parti en Équateur (Loreto)
du 27/08/2017 au 10/09/2017 sur le projet n°2025 (Biodiversité)

Ce fut une aventure formidable et définitivement à refaire!

Les conditions de vie étaient précaires, certes. Cependant, cela fait partie de l'expérience; cela aurait même été presque décevant de dormir dans un hotel alors qu'on se trouve en plein milieu de la forêt amazonienne! Le fait de vivre sans électricité ni eau courante apporte énormément et faire prendre conscience du luxe dans lequel nous vivons en Europe.

D'un point de vue relationel, nous avons été un groupe fort uni et avons également partagé énormément avec notre guide local, Roberto. Etant le seul à maîtriser l'espagnol, j'ai pu développer avec lui une relation particulière et très enrichissante. Il nous a fait découvrir la forêt à travers ses yeux d'expert. Les jours passant, je me surprenais à ne plus regarder la nature de la même manière; nous nous étions apprivoisés, voire familiarisés. J'ai appris l'utilité de nombreuses plantes, le mode de fonctionnement des animaux, leur style de co-habitation, etc. Analyser les images et vidéos des caméras pièges a notamment été très utile à ce niveau.

Enfin, le fait de se retrouver seul, isolé du monde et de la technologie, j'ai aussi appris à mieux me découvrir, à forger des relations plus sincères, à prendre du temps pour moi. Certes, il y a eu de nombreux imprévus tels que de fortes pluies lors de nos transectes ou de fortes chaleurs. Cependant, une fois de plus, on apprend à apprécier la nature telle qu'elle est, et c'est sans doute un de mes plus beaux apprentissages.

Bineta est partie au Zimbabwe (Dete)
du 26/08/2017 au 09/09/2017 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Les conditions sur cette mission sont toujours simples mais satisfaisantes.

Logement : quelques jours en camping à Chamabonda - Zambezi Park (pour les nuits, méfiez-vous : il peut faire froid, froid, froid. Prévoir un duvet 0 - 5 °), toilettes anglaises et douche à l'eau froide. Puis, transfert vers le parc de Hwange : logement dans un petit lodge (chambres de 2 volontaires), eau chaude disponible et très belle vue sur la savane.

Nourriture : Je répète, Sue est un cordon bleu !! Vous mangerez très bien et vous voyagerez tous les soirs dans un pays différent ! Mangeant végétarien, je n'ai ressenti aucune gêne quant à la nourriture durant mon séjour.
N'hésitez pas à apporter des biscuits (cigarettes russes, sablés...) à partager avec les autres volontaires, Stephen et Sue : cela fait toujours plaisir et accompagne très bien les multiples pause thés de la journée.

Accompagnement : Stephen est un ancien professeur et cela se ressent dans sa patience et son envie de transmettre . Grâce à lui et Sue vous découvrirez le Zimbabwe (son histoire, ses défis, ses richesses), la savane et sa bio-diversité, Bhejane trust et ses missions.

Multimédia/ Internet : Pas de wifi durant le camping (pas d'électricité non plus d'ailleurs) - Wifi disponible sur demande à Hwange. Pour le reste pas de télé/radio durant le séjour : ça fait du bien !

Relationnel : vous allez partir pour un presque huis clos de 15 jours avec les volontaires et le partenaire que vous ne connaissez pas . Profitez en ! C'est une expérience humaine intéressante et sympa.

Dernier jour à Victoria Falls, seuls avec les autres volontaires :
- Transfert de Hwange vers la ville à 9h et arrivée vers 12h ;
- Le lodge retenu est charmant et se situe à 40 minutes à pieds des chutes (présence d'une piscine) ;
- Visite des chutes pour 30 USD (belle découverte, chutes très impressionnantes) ;
- Déjeuner pris en charge dans les frais de mission et dîner à charge du volontaire ;
- Possibilité de faire du shopping et d'acheter de jolis souvenirs

Last but not least :
- Stephen et Sue sont anglais, alors un petit effort pour utiliser cette langue pour discuter (même si parfois c'est pas facile) ;
- Prenez un duvet chaud (0 - 5 °), une gourde, un chapeau, une bonne protection solaire, une bonne paire de jumelles (dans le cas contraire, Stephen en possède 2 en extra), une polaire/pull, une lampe frontale ...
- Si possible, faites en sorte qu'au moins une personne du groupe ait un appareil photo de qualité : cela fait une grosse différence !


-

Marine est partie au Zimbabwe (Dete)
du 26/08/2017 au 09/09/2017 sur le projet n°1685 (Biodiversité)

Cette mission m'a personnellement très enrichi.
Partir dans un cadre solidaire permet de servir une cause et d'apporter une pierre à un édifice qui ne serait pas réalisable sans l'aide des volontaires. C'est également l'opportunité de rencontrer des personnes engagées, dont l'expérience est inspirante. Depuis mon retour, je parle de ce congé solidaire à mon entourage, j'espère réussir à leur donner envie d'agir pour la biodiversité.

Les conditions de vie étaient modestes mais tout à fait correctes. Personnellement, je m'y suis fait immédiatement mais il ne faut pas s'attendre à rencontrer un grand confort : dans le camp de Chamabonda, il n'y avait ni électricité ni eau chaude, les couchages étaient sous tente. Il fait très froid la nuit donc prévoir un sac de couchage chaud (5-10 degrés) pour la période entre aout et début septembre. La lampe frontale est également indispensable !

Stephan et Sue sont adorables. La dimension humaine a été le point fort du séjour pour moi. Ils vous mettent immédiatement à l'aise et vous font sentir comme chez vous : ils aiment échanger et se montreront ravis de partager des moments conviviaux au coin du feu. Stephan vous répondra avec plaisir si vous avez une question sur la biodiversité, la situation économique, politique du pays ou autre. Tous deux sont des personnes ouvertes avec qui il est possible de parler de tout. C'est un couple très attachant à qui il est très difficile de dire au revoir...

Virginie est partie au Bénin (Aplahoué)
du 20/08/2017 au 03/09/2017 sur le projet n°1800 (Bureautique)

Conditions d'hébergement : j'étais logée dans un hôtel qui était très confortable pour la région. La chambre était grande avec des moustiquaires aux fenêtres. J'avais une salle de bain privé. Attention il n'y a pas d'eau chaude comme sur la ville de Cotonou et elle est même très froide car la nappe phréatque est à 50-60 m de profondeur. Rassurez-vous on s'y fait vite et puis on se lave au sceau donc ça va. Il y a aussi parfois des coupures d'eau. Pour pallier à cela, une jarre pleine d'eau est à disposition dans la salle de bain. Le personnel de l'hôtel était très attentif à mes besoins. Tous les jours je discutais avec le directeur adjoint et le gérant qui sont adorables.

Les déplacements en moto : Barnabé, mon chauffeur était très prudent sur la route et ce n'est pas évident car il y a un trafic dense de motos mais surtout des chèvres, moutons, chiens, cochons et poules traversent la route a tout moment. Une fois j'ai bien cru que le petit cochon allait toucher notre roue... et puis non! Il a pas du passer loin. Mon cœur a changé de place dans mon corps!!!!
Pour venir me récupérer au centre, Barnabé était toujours à l'heure. Il m'a rendu aussi quelques services comme aller changer de l'argent à la banque (pas une mince affaire) et aller faire les photocopies pour mes élèves.

Les repas : les consignes de Planètes Urgence sont claires et rappelées dès notre arrivée : pas de nourriture locale la première semaine. C'était bien triste pour moi qui avais hâte de goûter à tout! J'ai respecté la consigne pour que le partenaire sur place n'ait pas de problème mais dès la semaine suivante j'ai tout goûté! Une élève m'a même préparé de l'aloco (banane plantain) car je n'arrivais à en trouver nulle part. J'ai testé l'amiwo (pâte rouge) avec le piment, j'ai la peau dure à l'épice, j'adore ça! Marcel m'a fait rencontrer plein de personnes qui m'ont fait goûter différentes choses.

Les week-ends : j'étais désireuse de découvrir mon environnement. Si Marcel, mon correspondant sur place, était très pris par son travail la semaine, il a toujours su trouver du temps pour moi le week-end. Il m'a servi de guide et nous avons beaucoup échangé sur la vie au Bénin et celle de France.
Le premier week-end, nous avons fait une petite sortie non loin vers le barrage d'Adjallala. Quelques apprenants et le président de l'association, Salomon, faisaient partie de la sortie. C'était un super moment où nous avons beaucoup échangé. Le dimanche, Marcel m'a invité à déjeuner chez lui, sa femme Béatrice m'avait préparé de l'amiwo, hummm. Nous avons ensuite été à 2 célébrations dont une suite à un décès... C'est sûrement ce qui m'aura le plus surpris là bas. Les enterrements de personnes de plus de 40-45 ans sont une fête avec de la musique. Pour eux, la personne qui est partie, a vécu, a fait sa vie et donc ce n'est pas triste, cela fait partie de la vie. Et puis les morts ne sont morts que lorsqu'on les oublie.
Le week-end avant mon départ, j'ai pu visité à Ouidah la porte du Non-retour et faire la route de l'esclave. C'est à faire absolument si on va au Bénin vers Cotonou. C'est toujours aussi violent à entendre mais y être donne encore une autre dimension à l'Histoire. Enfin j'ai pu visité Ganvier et Cotonou sur le dimanche.

Manon est partie à  Madagascar (Tsiroanomandidy)
du 10/08/2017 au 28/08/2017 sur le projet n°1063 (Animation)

Les conditions de vie et de travail étaient très agréables. Nous étions (avec une autre volontaire hors PU) logées chez la famille de la directrice de l'AF, Narindra, dans une partie indépendante de la maison.
Nous dinions tous ensemble le soir, ce qui était très conviviale, et très enrichissant, car cela nous permettait de beaucoup discuter et d'échanger, aussi bien sur la mission, que sur Madagascar en général, et bien d'autres sujets.
Le matin nous partions tous ensemble pour l'AF, et nous rentrions tous ensemble le soir, en voiture.

Le 15 août, jour férié, nous avons fait un tour avec des amis de la famille, qui nous ont fait découvrir un peu la ville et la région.
Le week end, nous sommes tous partis dans le centre du pays, à Ampefy, ou nous avons pu découvrir les paysages magnifiques de l'ile ainsi que des geysers, les chutes de Lily (cascade), l'ilot de la vierge et le grand lac.

Narindra a vraiment veillé à ce que tout mon séjour se passe bien, et à ce que je ne manque de rien, aussi bien au niveau de la mission que de mes conditions de vie. C'était vraiment un plaisir de passer ces 15 jours avec elle et sa famille et de partager leur quotidien.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

id :

md :

cpt :