Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Brigitte est partie au Bénin (Tanguiéta (nord-bénin))
du 19/11/2017 au 03/12/2017 sur le projet n°2125 (Langue)

Les Béninois et Béninoises sont très courtois, d'un abord facile et agréable. Les conditions de vie sur place sont plus spartiates que ce que nous connaissons mais l'adaptation est facile (toutes conditions d'hygiène et sécurité réunies).

Le plus difficile pour moi a été d'identifier le niveau de chacune des participantes, entre autre une d'entre elle a une écriture parfaite alors qu'elle n'a aucune connaissance de l'alphabet et est faible à l'oral, une autre écrit, lit comprend parfaitement mais impossible de la faire parler. Ces 2 cas m'ont un peu déstabilisés car j'ai eu du mal à les identifier. Donc si je devais refaire une mission je serais vigilante sur ces points et mettrais en place une grille d'évaluation en fonction de ce que je souhaite repérer pour définir le niveau et les apprentissages à faire.

Ce qui était très agréable était leur joie, lorsque nous avons joué aux 7 familles, elles étaient très enthousiastes et se sont montrées aussi tricheuses que les enfants pour gagner à tout prix.

Prise de photos très appréciée.

Agréables échanges et soutien des autres volontaires et des représentants locaux PU et Actions et Développement

Patricia est partie au Bénin (Tanguiéta)
du 19/11/2017 au 03/12/2017 sur le projet n°2263 (Biodiversité)

j'ai été très touchée par le soutien, la curiosité et l'intérêt démontrés par les différentes associations béninoises.
Les conditions de vie, de travail et relationnel ont été très agréables. les partenaires sur place se sont montrés "aux petits soins". Mohamed a fait venir le couturier à la maison des volontaires de Tanguiéta pour qu'il prenne mes mesures!

nous avons crevé la deuxième semaine en pleine brousse et Kévin a changé la roue en à peine 10 minutes. Ensuite, de retour à l’hôtel du parc, il a cherché quelqu'un qui pourrait apporter la roue à Tangiéta et la ramener réparée. Nous sommes donc rentés avec une roue de secours en état.

Albane est partie au Cameroun (Campo)
du 18/11/2017 au 02/12/2017 sur le projet n°2176 (Bureautique)

La mission s'est globalement bien déroulée.
Les gens du village sont sympathiques. Il ne faut pas hésiter à dire bonjour à tous ceux qu'on croise : adultes, enfants. Quelques fois, certains s'arrêtent pour discuter. A la fin des 2 semaines, je connaissais une partie des gens rencontrés sur le chemin entre l'auberge et le domicile de Siméon.
Cela simplifie les relations ensuite.

Emilie est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 18/11/2017 au 02/12/2017 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

J'ai été ravie d'avoir pu contribuer à ce beau projet. J'espère que notre participation aura eu autant d'effet pour l'association qu'elle en a eu pour moi.
J'ai découvert un pays magnifique, certes différents et en décalage par rapport à mes habitudes, avec la rencontre de personnes exceptionnelles qui le cœur sur la main sont animées par la même passion avec l'envie de la partager.

Les conditions sont précaires, mais nous n'avons jamais manqué de rien. Cela fait prendre conscience de l'essentiel et relativiser avec notre quotidien.

Un manque de moyen est à signaler : quelques fournitures pourraient être apportées à l'association lors de départ (classeurs, cahiers, facturier, stylos...)

L'association est prévenue seulement 2 ou 3 jours avant l'arrivée des volontaires... ce qui peut poser des problèmes d'organisation (réservation des chambres, préparation des réserves alimentaires).

Il serait intéressant également d'indiquer en amont à l'association le régime alimentaire souhaité par les volontaires. Les cuisinières proposent des plats européanisés afin de satisfaire le plus grand nombre, mais pour ma part une partie du voyage se trouve dans l'expérience et la découverte culinaire. Les cuisinières peuvent s'adapter mais doivent être au courant en avance pour les provisions.


Monique est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 18/11/2017 au 02/12/2017 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

L'hébergement se fait dans une éco-case de 4 chambres. Les autres chambres sont occupées par des touristes de passages, pas toujours respectueux.
Le deuxième jour, nous avons eu la surprise de la visite du sous-préfet dans le village. Ce qui était un évênement important pour les villageois.
Le quatrième jour nous avons eu la visite du créateur de l'association (un français qui revient environ 3 fois par an au Cameroun), accompagné d'éco-gardes.

C'est un village d'environ 400 pêcheurs, sans eau courante, ni électricité, ni route. Les conditions de vie sont très simples. Les gens très accueillants.

Pauline est partie au Cameroun (Baméka)
du 18/11/2017 au 02/12/2017 sur le projet n°1792 (Education)

Lorsque l'on voyage au Cameroun, il faut se préparer à l'imprévu ! Rien n'est jamais planifié, ou si ça l'est, cela va être amené a changer. D'en avoir conscience est suffisant puisque contre toute attente, tout finit toujours par fonctionner !

Toujours bien penser à s'adapter au contexte dans lequel vivent les enfants, j'en ai fait l'expérience lors du jeu des intrus où j'avais mis une famille d'animaux sauvages = zèbre, girafe, éléphant, serpent,...et un gâteau (sensé être l'intrus) mais au moment de dire aux enfants, "seul un élément parmi la suite d'image se mange", un enfant m'a répondu: "l'intrus est donc l'éléphant !"

Le rythme des journées est assez intense mais un jour de grosse pluie; s'attendre à ce qu'aucun enfant n'arrive avant que la pluie ne cesse (on comprend pourquoi quand on voit le peu d'équipement contre la pluie qu'ils possèdent)

On m'a appelé "la blanche" pendant les 3/4 de mon séjour, cela peut surprendre les premiers jours mais on finit par s'y habituer; ensuite on apprécie quand même davantage Maîtresse ou Madame Pauline...

L'adaptation est aussi le maître mot: votre œil s'adaptera vite à l'obscurité à partir de 18h (mais les lucioles ne sont pas assez puissantes pour éclairer le chemin!), je conseillerais donc quand même de penser à une lampe de poche, l'électricité est rare, cela pourra donc sauver les veillées de préparation de classe.
Pour l'eau, ne pas être trop exigeant, la douche au sceau se fait très bien (c'est même revigorant le matin!) et on sous-estime le peu d'eau dont on a finalement besoin!

Les plats sont vraiment excellents (attention à ne pas se faire avoir sur les épices, notamment sur des plats mangés en restaurants).

Le trajet en mini-bus sur-bondé de Sa'a-Yaoundé, les taxis, le marché, l'épicerie, la vie de famille, les relations hommes-femmes, les moments solennels, sont tant de découvertes, partage, choc des cultures et font de ce voyage, une expérience unique!

Gabrielle est partie en Inde (Jaipur)
du 11/11/2017 au 26/11/2017 sur le projet n°2221 (Vidéo)

L'absence d'un quelconque souci logistique et un accueil chaleureux m'ont permis d'emblée de plonger dans ma mission .Dès le soir de mon arrivée ,premier briefing autour d'un repas.La dynamique était lancée .
Même si j'ai essentiellement évolué dans la cellule communication , j'ai croisé beaucoup de gens travaillant dans la fondation et l'entreprise ( Jaipur Rugs Fondation est adossée à Jaipur Rugs business ) . Toujours beaucoup de sourires et de bienveillance .La plupart des salariés ont entre 25 et 30 ans . Beaucoup de dynamisme . Entraînée dans ce rythme , ma disponibilité à été totale , regrettant même certains moments de pause !!! Lorsque j'ai eu un jour de congé forcé en raison de l'absence du monteur pour raisons familiales et de la traductrice des ITW pour raisons de santé , j'ai presque eu du mal à aller faire du tourisme à Jaipur . Je me suis vraiment rendue compte que je n'étais pas venue pour ça .
Tout ce contexte m'a permis de vivre avec bonne humeur les changements de dernière minute ainsi que certaines limites de mon intervention ( difficile d'approfondir le questionnement des personnes interwievées en langue locale .... ou encore de vaincre la timidité des tisseuses dans les villages ) . Et puis dans cette joyeuse ambiance , passer de journaliste à communicante m' a amusée. Les outils de fabrication étant les mêmes , nous sommes parvenus tous ensemble à nos 4´30 de vidéo . Mission accomplie !
.

Nathalia est partie à  Madagascar (Sahambavy, Au Sud-est D’antananarivo.)
du 11/11/2017 au 26/11/2017 sur le projet n°1148 (Education)

Le 1er jour, les enfants restaient debout quand nous avons commencé les activités. C'est parce qu’on ne leur avait pas dit de s'assoir...

On avait apporté des gommettes (des grandes formes géométriques de toutes les couleur pour illustrer le travail sur les couleurs). Quand on les a distribuées, on les a posé sur la table en leur disant que c'était pour décorer leurs cahiers...il y eu un moment de flottement...les enfants ne savaient pas quoi en faire, ils ne savaient pas que ça se décollait, nous avons mis un certain temps à réaliser que nous devions leur faire une démo. Et donc ensuite, ils ont tout décollé pour le coller dans leur cahier y compris les pourtours formant les contours de chaque forme.

L'atelier peinture a eu un gros succès. Certains aimaient tellement le geste de poser de la couleur sur leur masque (des assiettes en carton avec 3 trous pour les yeux et le nez) qu'ils ont superposé des couches énormes, le masque était au final tout noir et nous avons cru que ça ne sècherait jamais.

Il aurait été utile de se mettre en contact au préalable avec l'animatrice du CLEF afin de connaitre ses attentes et savoir si les enfants ont besoin de travailler certains sujets en particulier afin d'axer notre préparation (ex : choix des thématiques) mais ce n'est pas possible car elle n'a pas Internet.

J'ai été très touchée par le travail de l'animatrice du CLEF, elle est très déterminée dans l'intérêt des enfants et à une volonté de se perfectionner en français qui force le respect.

La directrice du Collège est venue également le dernier jour nous remercier.

On reçoit beaucoup de témoignages de reconnaissance pour ce que l'on fait, je ne m'y attendais pas du tout.

C'est une magnifique aventure humaine riche en rencontres, en partage, en échanges et en émotions. Le dernier jour est triste, des enfants sont peinés....nous aussi. Il faut expliquer que notre famille nous attend en France et que l'on doit les retrouver.

Quelle expérience inoubliable...je me sens très chanceuse d'avoir pu réaliser ce projet grâce à PU et grâce à mon entreprise...je n'aurais pas osé sauter le pas toute seule.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

id :

md :

cpt :