Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Serge est parti au Togo (Amédéhoévé)
du 02/12/2017 au 16/12/2017 sur le projet n°1889 (Education)

Les conditions de vie sont celle d'un village qui ne dispose pas de l'eau courante, ce à quoi on parvient facilement à s'habituer. C'est aussi l'opportunité de prendre conscience de l'importance de l'eau. Nous avons eu de l'électricité en permanence, la tension n'est pas régulière; le soir elle fluctue.
Les repas sont pris à la maison des volontaires, les plats préparés par Géraldine sont excellents, variés, locaux, adaptés mais sans concessions aux saveurs.
Parmi les faits marquants liés à cette mission: les 10 ans d'Ikpaledou et la visite chez le Chef du village, moment très solennel. J'ai failli oublié: la messe de 3 heures à laquelle nous avons assisté , en Ewé... mais il parait que c'était exceptionnel...
L'encadrement est parfait. La présence de Daniel durant toutes nos sorties est ressentie comme un accompagnateur dévoué, avec qui nous avons plaisir à échanger. Il est un guide aux petits soins lors de l'excursion du week-end. Il a été le quatrième membre de la mission.
Fofo que nous avons vu régulièrement, encadre parfaitement la mission, est attentif à la perception que nous avons du déroulement de celle ci.
L'excursion du week-end à Kpalimé sur les plateaux, est l'occasion de découvrir une autre face du Togo, à mi-chemin entre notre village et la capitale.
Toute l'équipe Ikpaledou, Géraldine, Daniel, Fofo ainsi que mes deux collègues, Brigitte et Christelle ont contribué à la réussite de cette mission.

Noella est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 02/12/2017 au 16/12/2017 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

c'est la première fois sur la 10 aine de missions réalisées que je suis seule pour la mission. l'ambiance est donc totalement différente. l'immersion avec les gens du village a été plus importante.
La première semaine a été difficile car les rapports étaient compliqués. la 2ème a été plus simple car je commençais à comprendre les codes.

je n'ai pas vu beaucoup de tortues : 1 vivante et 2 mortes. ça fait parti des risques de la missions mais je suis malgré tout rentrée frustrée sur ce point.

Maud est partie au Bénin (Abomey-calavi (village D'ahowegodo...))
du 26/11/2017 au 10/12/2017 sur le projet n°2039 (Education)

Arrivée le Dimanche soir à Cotonou avec un accueil très chaleureux et très souriant des 2 Constant et de Simplice qui m'ont proposé de boire un verre avant d'aller à l'hôtel.

Le lendemain matin, visite en fin de matinée au siège de l'Ecole de la solidarité pour récupération du matériel laissé par les précédents volontaires et première prise de contact avec Astrid et Constant et tout le personnel de l'ONG puis c'est parti pour le village en début d'après-midi, avec découverte des routes à trous et des pistes dans la brousse.

J'arrive pendant la pause de midi, accueillie par un des directeurs à l'école. Je découvre mon lieu de vie puis j'assiste dès le Lundi après-midi à un cours avec le maître de CE1 (avec plus de 60 enfants). Ensuite, en fin d'après-midi, les enfants sortent plus tôt afin de nettoyer toute la cour de l'école. J'en profite pour échanger avec les maîtres et maîtresse avec qui je repars à mon lieu de vie, chez l'habitant, où Augustine s'assure que je ne manque de rien.

La chaleur est très présente. En fin de journée, je suis complètement trempée de transpiration! Je me fais faire deux robes en un jour au village pour avoir davantage de vêtements. J'ai senti que cet effort vestimentaire était bien apprécié, notamment par le directeur et les maîtres (qui sont toujours bien habillés pour l'école), qui m'ont fait plein de compliments!

J'ai été bien accueillie au village, les villageois me saluant toujours ou m'appelant "maîtresse". Après la présence des précédentes volontaires, je sens bien qu'ils connaissent la raison de ma présence. Par contre, je n'ai pas pu échanger avec eux. En dehors d'Augustine et des maîtres, peu de personnes parlaient français. A l'école, l'un des directeurs de l'école venait régulièrement me voir pour savoir si cela se passait bien. Les autres maîtres venaient me saluer également chaleureusement quand ils passaient.

Le fait d'avoir fait des études longues et d'être une femme est particulièrement valorisé ici, que ce soit à l'école du village ou à l'Ecole de la Solidarité, où on m'appelle aussi "docteur". C'est en effet très rare au Bénin pour les filles de pouvoir étudier aussi longtemps.

La première semaine, j'ai eu le jeudi de "chômé" sans être vraiment prévenue. C'est la petite fille de la famille qui m'a informée le soir sans pouvoir me l'expliquer. J'ai appris plus tard avec Mme Astrid de l'Ecole de la Solidarité qu'il s'agissait d'un jour férié dû à une fête musulmane. Je suis alors restée tranquillement la journée à la boutique d'Augustine sur une voie passante du village. Tout en préparant les cours, cela m'a permis d'observer la vie au village, les enfants, les mamans qui portent tant sur leur tête, les animaux, les motos...

Le week-end, je suis revenue à Cotonou chez Mme Astrid et l'Ecole de la Solidarité. J'ai eu de formidables échanges avec elle et ses grands enfants, dont elle s'occupe pour qu'ils réussissent bien à l'école, en plus des chantiers de construction d'école dont s'occupe l'ONG de l'Ecole de la Solidarité. Ils m'ont emmenée au marché de Danktopa, le plus grand marché de l'Afrique de l'Ouest, où je sens bien qu'en tant que "blanche", je représente pour les locaux un grand espoir de vendre cher...J'apprends la négociation des prix avec
l'aide de mes hôtes. Le lendemain, direction Ouidah et la route des esclaves avec Odette et Theophile, avec un petit surcoût non prévu : les guides sont maintenant obligatoires pour la visite du site... Avec les enfants et Constant, le conducteur du mini-bus, nous continuons à échanger pendant le voyage sur nos cultures respectives. Cela m'a permis de mieux comprendre leur parcours de vie et de mieux appréhender la culture béninoise.

Dimanche après-midi, retour sans encombre au village. La 2ème semaine a donc été plus chargée pour moi en préparation des cours.

J'ai même découvert la pluie de là-bas : pas facile de transporter tout le matériel (cahier, livres) sous des trombes d'eau! Heureusement, Augustine m'a prêté un grand plastique pour éviter de tout détériorer!! J'étais trempée mais pas les cahiers ni les livres!

Le dernier après-midi, je prévoyais de faire une petite animation en chansons (Kirikou et chanson des jours de la semaine), déguisés avec un masque. L'ensemble ne fut cependant pas facile à manœuvrer car les autres élèves ont fini plus tôt pour aider sur le chantier mais sont restés scotchés à la porte de ma classe (voire sont rentrés dedans, déconcentrant complètement mes enfants). Je finis par faire sortir tout le monde et réussis à faire chanter mes enfants (grâce à l'aide d'autres maîtres pour la discipline)...un peu trop tôt. Tant pis! Pour le dernier après-midi, nous aurons fini un peu plus tôt...
Et pour le dernier week-end, retour chez Mme Astrid et ses grands enfants, qui adore les animaux, et où je découvre un âne ! J'en apprends encore toujours un peu plus et suis très étonnée, mais très enthousiasmée, de la teneur des échanges, parfois philosophiques, existentiels que nous pouvons avoir. Cela m'éclaire sur tout ce que j'avais pu observer au village. Une dernière visite à Ganvié et je repars enrichie, en ayant beaucoup appris, en France.

Aurelie est partie en Guadeloupe (Bouillante)
du 25/11/2017 au 09/12/2017 sur le projet n°1756 (Biodiversité)

J'ai déjà beaucoup décrit mon expérience dans les paragraphes précédents, mais pour résumer, je dirais que j'ai vraiment apprécié le cadre de vie et de travail, la maison, la nourriture locale et la bienveillance de nos voisins et de tous les habitants croisés au cours de notre voyage.

En conclusion, je ne garderais que le positif, car j'ai trouvé cette expérience très enrichissante sur tous les plans. C'est une très bonne chose que des entreprises participent au financement de ce type de mission pour leurs salariés, qui peuvent déconnecter de leur réalité quotidienne et se rendre utile d'une façon tout à fait différente, de mettre de côtés toutes leurs habitudes pour découvrir d'autres activités et d'autres façons de travailler.

Alain est parti au Zimbabwe (Victoria Falls)
du 25/11/2017 au 09/12/2017 sur le projet n°2106 (Biodiversité)

Sinamatella se situe sur un plateau (1000 mètres de hauteur), l'environnement y est très agréable. Les nuits sont douces. Il n'y a pas de moustique ( besoin de malarone??). Nous buvions de l'eau de source. Nous disposions de douche à volonté.
J'apprécias particulièrement tous les petits animaux qui vivaient autour et dans la maison; tisserand, calao, écureuil, lézard agouti, et toutes les autres espèce d'oiseaux dont je ne connais pas le nom en français.

Les choses qui m'on fait aimé le séjour:
- La vue extraordinaire que nous avions de la terrase sur la plaine
- les chants africains des rangers qui faisaient leur entrainement quotidien dans la bonne humeur.
- la gentillesse et l'humour très "british" de Stephen et Sue

Nous avons assisté à des durs scènes de la vie animale, des lions dévorant une girafe, des vautours dépeçant un éléphant qui avait été tué par un train.

Nous avons eu peu de relation avec la population locale, mais j'ai toujours ressenti beaucoup de chaleur et un accueil irréprochable.

Tout ça pourrait donner envie de s'y installer pour une plus longue période

Olaf est parti au Zimbabwe (Victoria Falls)
du 25/11/2017 au 09/12/2017 sur le projet n°2106 (Biodiversité)

Marc est parti au Cameroun (Campo)
du 25/11/2017 au 09/12/2017 sur le projet n°1984 (Enquêtes)

Ce congé solidaire fut une très belle expérience pour laquelle le maître mot est l'adaptation.
Adaptation en ce qui concerne les trajets, plusieurs fois nous sommes restés plusieurs heures bloqués sur les pistes (pistes impraticables car fin de la saison des pluies, bloquées par camion embourbés ou pont cassés, véhicules en pannes etc...)
Adaptation également en ce qui concerne les conditions d'hébergement qui pouvaient être très rudimentaires parfois.

Pour les prochaines missions je pourrais conseiller de :
-Prendre connaissance des tableaux croisés dynamiques + rapports de missions précédentes avant le départ en mission pour gagner du temps lors de la rédaction du rapport de mission sur place.
-Apporter un pc portable + clé usb, cela permet de saisir régulièrement les fiches d'études et d'avoir un créneau plus large pour rédiger le rapport de mission. En effet si on se limite au matériel et aux horaire s d'ouverture de la conservation, cela est compliqué de rédiger le rapport en 1 journée.
-Saisir les fiches d'études par foyer au fil de l'eau (si électricité disponible) durant la mission.
-se renseigner si les "moutmout" (mouches simuliidae) sont présents dans la zone visitée pour prévoir les protections adéquates.

Marie-helene est partie au Cameroun (Campo)
du 25/11/2017 au 09/12/2017 sur le projet n°1984 (Enquêtes)

Une grande capacité d'adaptation ainsi qu'une bonne santé sont nécessaires pour effectuer cette mission.
Les conditions de vie sont très précaires (manque d'eau, pas d'électricité, forte chaleur, nourriture peu variée, piqure d'insectes).
Des kilomètres sur les pistes remplies d'ornières.
Nous avons eu 2 incidents avec des attentes importantes sur les trajets notamment sur les pistes.
Bon contact avec Simeon qui devrait être un peu plus communicatif et nous fournir plus d'informations enfin nous porter un peu plus d'intérêt.
Très bon contact avec René, le référent PU à Yaoundé.
Très bonne ambiance dans le groupe et malgré les incidents très bonne réaction de la part du groupe.
Mon seul regret, ne pas avoir croisé un seul animal en traversant le parc.
En bref, cette mission a été un voyage en terre inconnue, une aventure extraordinaire.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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