Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2013.

Grégoire est parti en Guadeloupe (Bouillante)
du 29/10/2016 au 12/11/2016 sur le projet n°1756 (Faune marine)

L'étude des cétacés et le recueil d'informations permettant d'évaluer l'impact des activités humaine, dans le but de les protéger, est une tâche difficile.

Certaines espèces sont discrètes, vivent loin des côtes et ne passent que très peu de temps en surface pour respirer.
La taille de ces mammifères marins rend souvent leur approche dangereuse.

J'ai été frappé de découvrir que la plupart des espèces soient encore si peu connue.
Ceci offre des perspectives intéressantes pour leur étude, mais présente un risque ou un doute sur leur état de vulnérabilité.

Catherine est partie à  Madagascar (Analalava, Nord-ouest De Madagascar.)
du 13/10/2016 au 08/11/2016 sur le projet n°1250 (Appui éducatif et animation)

C'est la seconde fois que je me rends à Analalava sur la même mission et toujours avec beaucoup de bonheur.
Aussi les pieds posés sur le sol du village, aussitôt je m'y sens à l'aise ... c'est inexplicable !! çà se vit !!!

Cette année je suis restée une 3ième semaine durant laquelle j'ai eu le plaisir avec Nadine (autre volontaire de la mission) d'accompagner les institutrices de l'école primaire.
Nous avons passé une semaine fantastique avec des personnes très motivées et à priori le programme a été à la hauteur de leurs attentes.

Cette semaine supplémentaire m'a permis de rencontrer toutes les institutrices de l'école et d'avoir un contact différend avec elles, les échanges ont été enrichissants pour nous toutes.

Durant ces 3 semaines je me suis vraiment senti à l'aise dans ce village si attachant au détour de simples promenades, les villageois sont vraiment accueillants.
J'ai passé de superbes moments avec les autres volontaires nous nous sommes vraiment bien entendues que ce soit pour nos travaux à l'école ou notre séjour au quotidien.

Je veux terminer en remerciant Jocelyn qui veille sur nous tout au long du séjour et aussi toute l'équipe de l'hôtel qui est aux petits soins pour que nous ne manquions de rien et bien sûr l'équipe des institutrices pour ces moments de convivialité.

Enfin je ne peux qu'inviter les lecteurs et visiteurs du site de PU qui seraient hésitants de se lancer et partir en congé solidaire quel que soit le thème retenu je pense qu'ils vivront une aventure et expérience inoubliables.

Laurent est parti en Zambie (Lusaka)
du 22/10/2016 au 06/11/2016 sur le projet n°1751 (Base de données)

J'ai vécu une quinzaine simplement inoubliable. La sympathie et l'accueil des gens, leurs sourires, tout a été incroyable. J'ai gardé plein de photos et de souvenirs, plusieurs cadeaux.
J'ai même été invité à une soirée par des Zambiens à écouter de la musique live, absolument génial !
Chikumbuso est une association de femmes portée par des femmes. Et quelles femmes ! Leurs chants emplissaient régulièrement la cour en milieu d'après-midi invitant à la pause.
Je regrette juste ne pas avoir passé plus de temps avec elles, malgré ma leçon de crochet avec Maureen
Zikomo zikomo Chikumbuso.
Ndapita Zambia !

Marie est partie en Équateur (Loreto)
du 23/10/2016 au 06/11/2016 sur le projet n°2025 (Faune et flore)

La mission dans la réserve du Bio Bigal était une expérience inoubliable :

- Les marches de jour dans la forêt sont magnifiques. Attention il ne faut pas sous-estimer leur difficulté : on marche en bottes, dans la boue avec des passages techniques et du dénivelé - ça ne fait que monter et descendre. Bien que les chemins soient balisés, il n'en faut pas moins se concentrer pour ne pas trébucher.
On marche en silence, on commence à avoir mal aux cuisses au bout de quelques jours et parfois c'est une grosse averse qui nous surprend et à la hâte on extrait notre cape de pluie du sac.
Parfois c'est frustrant, les animaux se cachent et on revient bredouille sans observation à consigner.
Mais patience aidant, on s'accroche et la magie arrive avec l'apparition d'un oiseau bariolé ou encore de singes.

- Les serpents et les grosses araignées : oui j'étais assez peureuse de ce genre d'individus avant de venir en Equateur. Puis bizarrement, une fois sur place, toutes les appréhensions s'évaporent. On fait des rencontres inattendues avec des serpents de jour ou lors des transects de nuit. On frémit mais tout compte fait, le serpent est chez lui et on est en sécurité avec Roberto et Thierry qui sont habitués. Et tout se passe bien.

- Au fur et à mesure des transects, on commence à habituer nos yeux à observer loin et aussi le minuscule à nos pieds. Chaque animal, insecte a sa stratégie de camouflage, de couverture pour se fondre dans l'environnement. Cette mission permet d'apprécier cela : la richesse de la vie autour de nous et son esthétique surprenante.

- Les nuits sont bruyantes. Alors, oui j'étais prévenue par les rapports des anciens volontaires mais quelle différence de le vivre ! On se couche avec les bruits des grenouilles, on est ensuite réveillé à moitié par la pluie qui tombe à flot et ensuite complètement éveillé lors que l'orage gronde et que le tonnerre fait gronder la maison. C'est ce qu'on appelle une nuit en fractionné. Mais je n'ai jamais pu me résoudre à mettre des boules Quiés tant c'est une expérience en tant que tel.

- Et puis pour finir, les relations humaines ! de belles rencontres avec les autres volontaires, Thierry, Roberto et Maoro.

Antoine est parti en Équateur (Loreto)
du 23/10/2016 au 06/11/2016 sur le projet n°2025 (Faune et flore)

Etre en immersion dans une partie de la forêt amazonienne pendant une petite dizaine de jours aura été pour moi une expérience exceptionnelle. J'aurais voulu pouvoir rester encore plus longtemps dans ce milieu si particulier et si riche pour sa diversité des espèces présentes dans la Réserve.

- Les conditions de vie :

Une tente, un matelas... ça me va très bien. Le plus dur, c'était la première nuit. On est encore trop habitué à un bon matelas et à du silence. Les nuits sont bruyantes lorsqu'on décide de ne pas utiliser de boule Quiès (ce qui était mon cas) : les insectes, les grenouilles, la pluie, le tonnerre !!! Je suis content de les avoir entendu ! Tout va mieux dès la deuxième nuit, la fatigue des journées nous permet vite de trouver un sommeil plus profond.
Notre chef cuistot Mauro nous a très bien nourrit quand on sait que le frigo n'a pas sa place là bas. Reste les glacières mais pour des repas exceptionnels et tant appréciés quand ils se font rares !!
La fraicheur des douches, on finit par l'apprécier assez vite. C'est revivifiant, surtout après une journée de transpiration dans la jungle. Pendant une journée, l'eau de réserve pour les douches commençaient à manquer. Seules les femmes ont pu bénéficier d'une douche ce jour là. Les hommes, ont du partir en forêt accompagné de Mauro et Roberto pour se laver dans une petite cascade à une vingtaine de minutes du camp. La même cascade où quelques jours plus tôt nous y avions découvert une anguille électrique. (Première fois que cette espèce était aperçue dans la réserve) Une expérience mémorable !!!
On a apprend à se contenter de peu, de plaisirs simples qui sont largement suffisants.

- Les conditions de travail :

Quel plaisir d'être pendant des heures imprégné par la forêt et ses bruits. Certains des trails notamment la PNS Trail et Palms Trail peuvent s'avérer difficile car les montées et descentes sont nombreuses. Par temps de pluie, il faut faire encore plus attention car le terrain est encore plus glissant. Je parle en connaissance de cause. Nous avons tous eu dans l'ensemble de belles gamelles !!! J'ai même eu pour ma part un pied coincé dans la boue d'où il était difficile de s'extraire. Pour une meilleure observation, il est nécessaire de rester patient, silencieux et le plus discret possible pendant la marche. Il est possible de parler de temps en temps à voix basse de préférence. Pour assurer sa sécurité, ne pas mettre ses mains n'importe où, certaines plantes ou arbres peuvent faire mal. De même, qui sait ce qui peut se cacher sous une feuille...
Mais ce que l'on garde surtout en mémoire, c'est la beauté des rencontres avec les serpents, les oiseaux, les araignées, la trouvaille d'empreintes de jaguars et de pécaris et lors de notre dernier transect l'apparition des capucins blancs !!! Un moment magique !!! Une superbe conclusion pour tous les transects où nous étions rentrés bredouilles avec une page blanche et du coup frustrés. Même si nous savons fort bien que la vie sauvage est toujours imprédictible.
Lorsque nous partions installer ou récupérer les caméras trap, les marches étaient encore plus difficiles. Le but principal étant de récupérer ou d'installer le plus de caméras possibles. Le rythme de la marche était plus rapide, plus intensif. Nous faisions de temps en temps quelques pauses afin d'observer les alentours. Nous devions à chaque fois, sortir des sentiers balisés et suivre dans la mesure du possible les sentiers laissés par les animaux (surtout les pécaris). Un très bon exercice physique, une imprégnation plus grande dans la jungle et de bonnes suées en compagnie de Thierry et Mickael.
L'adaptation aux travaux informatiques a été très rapide. Aucune difficulté particulière aux informations à retranscrire sur Excel. Une personne qui maitrise les fonctionnalités raccourcis sur Excel est recommandée pour un gain de temps et d'économie de batterie.
La durée des transects de nuit ne dépasse pas les 2 heures, il s'agit d'être très observateur car nous avons à faire à des espèces capables de se camoufler et parfois à des amphibiens minuscules (la plus petite grenouille trouvée mesurait 3mm de long) . Il est recommandé d'avoir des piles neuves pour sa lampe frontale et/ou des piles de rechange.
Je disposais d'un bon appareil photo. Beaucoup n'ont préféré ne pas prendre de risque en apportant ce type d'appareil pour être sûr de ne pas l'abimer. Ce que je comprends. Le mien fonctionne encore parfaitement. Il suffit d'avoir des sacs hermétiques accompagnés de petits sachets de silice (que l'on trouve parfois avec nos achats sur internet) et/ou de laisser sécher son appareil au soleil s'il se présente. Il faudrait vraiment rester plus longtemps pour l'endommager à mon avis.

- L'équipe :

Nous avons vite appris à avoir une bonne coordination et organisation au sein de l'équipe pendant les transects nuits. Certaines personnes prenaient leur appareil photo, une autre écrivait les informations sur la fiche journalière, une autre se chargeait des mesures avec les règles, et une autre portait les fiches relatives aux serpents et amphibiens. Pendant les transects jours, il s'agissait surtout d'aider la personne derrière soi si elle rencontrait des difficultés. Cela tient du bon sens !
Outre les expéditions en forêt, c'est également une forte expérience humaine !!! Un partage, une vie en communauté avec les autres volontaires, avec Thierry, Roberto et Mauro sont des moments très forts !!! De très belles rencontres avec qui j'espère pouvoir garder contact !!!

Charlène est partie à  Madagascar (Parc Ranomafana, Isalo, Ankarafantsika, Andasibe)
du 13/10/2016 au 31/10/2016 sur le projet n°1416 (Communication)

L'hôtel Grenat au milieu du village est un excellent hôtel, restaurant avec wifi ! (et un générateur pour pallier aux coupures d'électricité). a recommander pour les prochains participants.

La classe de cours est située en plein coeur du village, à côté du terrain de football.

Tous les déplacements se font à pied, sauf pour aller jusqu'à l'entrée du parc (7km du village).

Le village est touristique, les habitants savent que le tourisme est important pour le développement économique de la région, et ils sont donc très gentils avec les visiteurs.

Nathalie est partie au Maroc (Oualidia)
du 21/10/2016 au 30/10/2016 sur le projet n°1427 (Faune)

Travail d'observation, de comptage, de recensement très intense du matin au soir.

J'ai aimé la journée pique-nique du vendredi où nous sommes partis en canoë sur la lagune. Le comptage des oiseaux depuis notre embarcation m'a permis d'admirer les oiseaux sur les berges et ce fut un réel moment à la fois de travail et de détente.

Les déjeuners dans les restaurants locaux ou dans une famille marocaine m'ont plongé dans la vie quotidienne des marocains et j'ai apprécié leur gentillesse et leur disponibilité.

Au milieu du séjour, nous nous sommes retrouvés enlisés dans le sable. Grâce à la contribution de tous, y compris d'un paysan, nous avons réussi à dégager la voiture du sable en utilisant des roseaux sous les roues.

Les conditions d'hébergement étaient bonnes et les repas copieux.

Bon ressenti sur cette mission.

Claire est partie aux Philippines (Malapascua)
du 15/10/2016 au 29/10/2016 sur le projet n°2148 (Faune marine et flore)

On part en mission en sachant finalement que très peu comment cela va se passer... En l’occurrence, que de bonnes surprises concernant cette mission !
Très bien accueillie par l'ONG et par la population. L'hébergement est très confortable, à savoir que les sanitaires sont tout de même assez rustiques mais très propres et cela fait partie du mode de vie, pas gênant du tout.
Les journées sont bien rythmées, elles commencent tôt, avec le lever du jour aux aurores et se terminent plus ou moins tôt selon les envies de chacun (nombreux bars !).
Deux plongées sont prévues le matin, je ne m'attendais pas à autant d'attention sur la sécurité des plongées, c'est très rassurant (même en France on n'en fait pas tant). L'encadrement est parfait, dans la bonne ambiance mais aussi la rigueur. Le matériel est excellent et chacun veille à bien l'entretenir.
L'entente dans l'équipe, Axelle et Ian, le personnel de l'ONG et les volontaires, était parfaite, très bonne ambiance, entraide, rigolades etc.
Les formations scientifiques ont eu lieu les après-midis de la première semaine, assurées par Axelle, passionnantes et enrichissantes... Mais pas évidentes ! Beaucoup d'informations à enregistrer en peu de temps. C'est pourquoi il serait important que les volontaires se préparent avant le départ (avoir quelques notions).
Les surveys et saisies de données ont lieu la deuxième semaine. Pour ma part, cela a été passionnant de plonger non pas pour le plaisir d'une exploration (quoique...) mais pour travailler ! Cette mission a changé définitivement ma façon de plonger, cela a d'autant plus éveillé ma curiosité, mon attention, mon observation du milieu. Un travail d'analyse de tout ce qui m'entoure, je passais certainement à côté de beaucoup de choses avant.
Je tiens à insister sur le fait qu'il s'agit d'une mission où l'on vit "en communauté", nous passons toutes les journées ensemble, tout le monde s'entraide, partage, et participe à la vie du club. C'est essentiel et... génial ! Un système de roulement est en place pour ce qui est des tâches du quotidien (vaisselle, nettoyage du club etc). Chacun met la main à la pâte !
Elvira est notre cuisinière, elle nous régale le matin au petit déjeuner, le midi et le soir également aidée d'une autre cuisinière. On mange très bien, on fait une cure de riz !!!
Concernant le climat, il fait très chaud et la mer est très chaude (30°C) ! Nous avons eu quelques retombées des typhons passés proches, pas de dégâts, des orages et un vent fort.
La mission intègre également la sensibilisation de la population à la préservation de son milieu de vie (sous-marin et terrestre) par le tri et le recyclage des déchets. People and the Sea intervient dans l'école et fait intervenir ses volontaires auprès des élèves : intervention dans la classe, nettoyage des plages et activité de snorkeling.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.