Untitled Document
Planète Urgence
 
       
 
N° 1240
MALI
SEVARE
 
 
Communication
Formation en technique de communication pour les animatrices d'une association feminine
 
   
Urgent
Départ
Durée
Choix
Missions suspendues au Mali
Aucune mission planifiée actuellement
Si vous souhaitez poser votre candidature sur ce projet, le coordinateur de mission vous demandera un CV.
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
MALI
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
Nom des bénéficiaires : Les femmes de l'association de protection des aides ménagères de Sévaré JIGISSEME
 
Nombre de participants : 10
 
Niveau des participants : Niveau scolaire est fondamental. Ces dix animatrices parlent et écrivent le français.
 
Formation des participants : Ces femmes n'ont pas de formation professionnelle. Elles ont comme tâche d'informer et sensibiliser les filles menagères qui arrivent dans les villes en
provenance des villages à la recherche de leur trousseau.
 
Haut   Fermer
Historique du projet : L'association malienne Jigisseme est composée d'une vingtaine de femmes s'occupant de la protection des aides menagères de la région de Mopti. Environs 75 jeunes filles migrantes sont prises en charge chaque année par l'association. Ces jeunes filles agées de 13 à 25 ans en provenance des pays dogons et des régions reculées de brousse sont généralement employées dans les familles de Sevaré et de Mopti pour 4 à 5 ans, le temps de "monter leur trousseau" et d'être autonomes. Elles sont aidées et protegées par les animatrices de l'association Jigissseme qui leur dispensent des conseils en hygiène, santé de la reproduction (menstruation, grossesse, contraception, MST, SIDA) soins aux nouveaux nés, diététiques et hygiène des repas. Des formations ont été données par les volontaires de Planète Urgence depuis 2005 ans et transmises ensuite par les membres de l'association aux jeunes filles (formations en santé/nutrition et formations en marketing pour la mise en valeur de la production de l'association). En effet, l'association produit notamment des confitures vendues dans plusieurs hôtels de Mopti et Sévaré. Les revenus sont partagés selon une quote part variable entre l'association pour le paiement des coûts fixes (locaux, matières premières, etc.) et les femmes productrices.

Pour mieux informer et sensibiliser les jeunes filles migrantes, les femmes de l'association Jigisseme disposent de trois centres, un dans chaque secteur de Sevaré, avec des effectifs variant de 40 à 50 auditrices par centre.
 
Objectif final : Apporter aux animatrices des centres d'alphabetisation les techniques de communication et d'animation.

Ces techniques de communication permettront de mieux diffuser leur message de sensibilisation, d'adapter leur discours face à l'auditoire et selon les problèmes rencontrés par les femmes auditrices. Ces techniques de communication doivent renforcer la portée de leur message face à certaines méconnaissances (cycles menstruels, IST) et des pratiques difficiles à faire évoluer (protection lors de rapports sexuels, nombre de parités par femmes, etc.).

 
Intervention du volontaire : La formation en technique de communication permettra aux animatrices de Jigisseme de mieux asseoir leur message afin de mieux le faire passer aux jeunes filles qui, une fois dans leurs villages respectifs, le transmettront à autres. La formation doit permettre aux animatrices de :
- connaître les différentes formes de communication (communication interpersonnelle, communication de groupe, communication de masse),
- d'identifier les articulations de la communication (émetteur, message, canal récepteur),
- de reussir une communication et s'assurer de l'appropriation du message,
- de contourner les obstacles à la communication,

Les ateliers théoriques seront complétés par des cas pratiques où la communication portera principalement sur l'hygiène alimentaire et la santé de la reproduction.

La bonne atteinte de ces objectifs nécessitera probablement plusieurs missions de la part de differents volontaires.
 
Condition d'hébergement et d'intendance : Hébergement dans un hôtel aux normes occidentales. Repas pris soit en individuel ou avec le groupe des femmes participantes.
 
Moyens mis en oeuvre : La mission se déroulera dans les locaux de l'association à Mopti. Le volontaire disposera d'une salle aménagée à cet effet. A préparer pour la mission au moyen de la somme input projet mise à disposition : rouleau et feutres paperboard (s'achète sur place), supports de formation pour axer les travaux pratiques de communication autour de l'hygiène, le SIDA, les IST...
 
Organisation : A valider le 1er jour avec les participants. Mission de 10 jours du lundi au vendredi. Evaluation en fin de 1ère semaine avec notre représentant. Puis évaluation finale et remise des attestations le dernier jour.
 
Aucun rapport de cette même mission
Et les 5 derniers rapports sur une mission au bénéfice du même partenaire
Et les 5 derniers rapports sur une mission du même domaine
5 rapports de mission de projets au bénéfice du même partenaire
Nom du bénévole
Projet
Date
28-06-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

petite salle, ventilée par le jeu de courants d air....
peu adaptée si cours traditionnels ( 1 seule table), très bien pour les jeux de rôles et cours pratiques.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

1 paper board et son rouleau de papier + feutres.

Solution apportée à un problème matériel :

ce matériel a été acheté par PU sur place à valoir sur l IN PUT.
papier et feutres sont très onéreux à Ségou, il me semblerait plus judicieux que les futurs volontaires potentiels viennent équipés c est autant d argent qui sera mis dans d autres besoins sur place pour l association

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
8

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

12 étaient prévues, 7 ou 8 chaque jour.
3 ne sont venues que les 2 premiers jours car l'une mariait sa fille en fin de première semaine à Bamako et les 2 autres l'ont accompagnée.....
1 est tombée malade.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Chacune des 8 participantes actives est membre de l association, sans fonction précise.
Elles fabriquent et vendent leurs créations par le biais de la boutique de l association très motivées et après avoir suivi une première initiation au marketing, leurs attentes par rapport à cette deuxième session étaient : trouver plus de clients...


Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

reprise des fondamentaux du marketing et extension à leurs besoins : savoir vendre.
présentation des produits dans la boutique, connaissance de la concurrence, présentation de l Association dans les différents hôtels...
Jeu de rôles sur la présentation de lasso, la visite des ateliers, l accueil du client, la présentation des produits dans la boutique et au client, du travail fourni, des objections du clients,

Quels outils de travail ?

aucun support, chaque jour je préparais pour le lendemain en fonction de notre avancement

Quels conseils pour le successeur ?

grande adaptabilité, bonne connaissance du sujet à traiter pour savoir très vite l adapter au jour le jour.

 

 

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

la formation a eu lieu de 10h à 14h chaque jour, à la demande des participantes et en accord avec le correspondant PU à Ségou.
Cela semble peu à priori, mais en fait il est très difficile de capter leur attention au delà de 4 heures.
Elles se lèvent très tôt et dès 12h certaines commencent à s endormir....
Avant 10h, il est impossible que toutes soient présentes.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Avant le départ, j avais fait part de mes inquiétudes quant à cette deuxième session en marketing.... en effet la volontaire précédente avait bien posé les fondamentaux et mené un travail remarquable avec les membres de l association qui ont suivi sa formation.
C est ainsi que le premier jour, sans être stressée, j étais inquiète sur les attentes des participantes.
Après les présentations de rigueur, la mise au point du règlement, j en suis venue aux attentes ...
avoir des clients, voici leur réponse unanime !!!
Je leur ai bien expliqué que le marketing n était pas une clef magique et que si tout était en place, les clients viendraient...
Du coup j ai repris au début, jouant à Mme la cliente et faisant un état de leur connaissances et de leur savoir faire une à une.
Les niveaux sont très hétérogènes tant en connaissance et compréhension du français que motivation et implication.
Le rapport de mission personnel vous éclairera sur ces différents points.
Sur le ressenti de ces 15 jours : ces femmes sont méritantes, non seulement elles s occupent de leur foyer, mais elles travaillent au sein de l Association pour avoir des ressources elles n arrêtent pas beaucoup... ce qui donne des situations étonnantes et drôles : endormissement pendant le cours enfants présents, famille qui passe,....
Dès le premier jour elles m ont invitée à partager leur repas du midi : un moment privilégié où l on échangeait sur tous sujets, j ai été invitée également à un mariage, finalement ce fut à 4 que nous avons participé, passant dune rue à l autre, dune maison à l autre.... Le tout enveloppé d une musique assourdissante sur laquelle j ai su danser, à leur grande fierté !
J ai du aller au jardin d enfant, la veille de leur vacances scolaires afin de faire des photos des différentes classes.. les pauvres bout de choux se demandaient bien ce que je faisais là...
Durant ces 15 jours j ai vraiment été associée à une partie de leur vie quotidienne, la chose la plus merveilleuse c est quelles ont toujours le sourire, elles rient de (presque) tout ! elles font feu de tout bois.. et elles ont des idées bien arrêtées, parfois un peu trop... Quand elles ne souhaitent pas comprendre, elles sont malignes, elles s arrangent pour noyer le poisson et passer à autre chose.
Il faut rester très vigilante pour garder le cheminement.
Je souhaite de tout coeur leur avoir apporter du pratico pratique, c est ce dont elles ont besoin.
Elles travaillent superbement bien et réalisent des produits très beaux et qui plaisent à la clientèle des touristes ou expat, elles ont pas mal d avance sur d autres associations, elles ne doivent pas le perdre.
Aujourdhui seule la présidente en a réellement conscience.

Que vous a apporté cette mission ?

Ecoute - patience - adaptabilité - souplesse

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

tout à fait, je m attendais à cette dichotomie entre leurs attentes et la réalité du quotidien

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

un échange et un partage afin de permettre une aide constructive au pays accueillant

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

chaque année j accueille 2 nouveaux stagiaires au sein de mon service, j ai utilisé et j utiliserai certaines des méthodes pratiquées..

15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

La salle est petite mais satisfaisante compte tenu du nombre de personnes; elle est ventilée.
Mais pas de table pour les stagiaires

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Paperboard

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
4

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

4 stagiaires au lieu de 5 (le 1er jour)

Avant mon départ, 10 personnes étaient inscrites. En définitive, seul le noyau dur a assisté à la formation ce qui était très bien pour ce type de formation.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Fatoumata MAIGA: comptable,
Aïssata DIAKITE: secrétaire
Mariétou KOUMARE: tapissière
Astou N'DIAYE: agent commercial

Les attentes sont :
Amélioration des pratiques actuelles
La négociation avec le client / convaincre le client (à la boutique comme à l’extérieur)
La promotion des produits (notamment à l’extérieur mais pas les moyens de se déplacer
Définir une politique commerciale
La publicité / communication
Est évoqué la demande de financement (montage de projet. Je leur propose d’aborder ce thème en fin de formation s’il nous reste du temps).
Ces attentes dans le but d’augmenter les ventes = réussite de la coopérative

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Cas pratiques, Jeux de rôles, brainstorming. Ensuite, on écrivait les conclusions sur paperboard

Quels outils de travail ?

Nous avons constitué les supports ensemble à partir de ce qu'elles avaient fait, leur situation et leur besoin. Le support a été remis à la fin de la formation.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Oui, la formation s'est basée sur du concret (le tapis) et ceci a permis (je pense) une meilleure compréhension et une meilleure assimilation des cours.

Quels conseils pour le successeur ?

Écoute et adaptation.
Il ne faut pas partir avec des cours ''fixés''. Leurs besoins sont différents de ce qu'on peut imaginer avant le départ ! d'où l'importance de faire beaucoup de cas pratiques et de jeux de rôles pour bien comprendre où sont les besoins. Les cours théoriques à 100% ne sont pas (à mon goût) la meilleure solution pour ce type de formation. De plus, cette méthode de travail permet vraiment de créer une dynamique de groupe, une vraie participation des stagiaires. Pour le volontaire, cette méthode demande plus de travail au jour au jour puisqu'il faut préparer les cours au jour le jour et en faire des supports.
Attention également à l'interprétation des mots. Même si elles parlent et écrivent bien le français, nous avons vraiment des interprétations différentes des mots. Il faut bien prendre le temps de reformuler et de leur demander ce qu'elles ont compris.

 

 

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

1er jour: connaissance, définition des attentes de chacun
Puis tous les jours, à l'arrivée, débriefing de ce qui a été vu la veille et le jour même débriefing de ce qui a été vu dans la journée
Cours de 9 h à 13h 30, Repas avec les stagiaires
Préparation des cours au fur et à mesure du déroulé de la formation et remise d'un support de formation à la fin de la formation
Formation basée sur des jeux de rôles, brainstorming
Ce qui a été vu: accueil du client, présentation de la coopérative et des des étapes de fabrication du tapis, de l'oignon, aménagement de la boutique, la vente, les peurs du client et comment communiquer auprès de qui

La mission et moi...

Témoignage personnel

Très belle expérience qui est avant tout un super échange culturel. RAS sur l'encadrement Planète urgence. L'hébergement : un petit coin de paradis au bord du fleuve Niger.

Que vous a apporté cette mission ?

Un enrichissement culturel, de la confiance en soi et aussi un peu de sagesse !

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui, tout à fait

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

L'échange et le partage de connaissances

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Le fait d'apprendre à vivre, de profiter de tous les moments même si la vie est parfois ''difficile''.Un sourire donné sera certainement un sourire rendu !

15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Nous étions à l'extérieur à l'ombre d'un préau installées sur quelques chaises et une grande natte ce qui convenait tout à fait pour l'activité.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

La salle qui contient les machines à coudre était occupée pour une formation de couture animée par un tailleur malien à l'intention des jeunes filles/femmes. Les quelques coutures ont été faites à l'heure du déjeuner.

Solution apportée à un problème matériel :

J'avais apporté du tissus et cotons. Nous avons trouvés suffisamment d'aiguilles sur place.
Pour reproduire les motifs, les participantes ont préférés utiliser du carbone qui a été acheté dans une papeterie (2000Fcfa les 10 feuilles si je me rappelle bien).

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
13

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

15 annoncées : pas d'écart important.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Le but de la mission et leurs motivations étaient d'acquérir les différents points de broderie pour pouvoir réaliser des ouvrages qu'elles peuvent présenter et vendre dans leur boutique.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Après une démonstration collective, je suivais les points des plus avancées et remontrais individuellement à celles qui en avaient besoin pour commencer.

Quels outils de travail ?

J'ai apporté les documents ci-dessous et ai laissé de nombreuses photocopies :
- du livre ''broderies traditionnelles'' de Céline Le Belz.
- des magazine ''les idées de marianne'', ''le point de croix''

Quelle a été la réaction des participants  ?

Elles ont été très intéressées par les différents modèles que j'ai apportés sur place.

Quels conseils pour le successeur ?

J'ai axé ma mission sur la broderie, domaine sur lequel mes compétences sont plus développées. Une prochaine mission pourrait être consacrée au tricot. J'ai laissé quelques modèles de tricot simples ainsi que les explications illustrées des différents points.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

La maîtrise des points de tige, avant, de passé plat, de bouclette, de chaînette, de neux.
La pratique du point de croix (ce point effectué sur du lin leur pose des difficultés) du passé plat empiétant. Le point de grébiche est maîtrisé par Oumou.
Le report d'un modèle sur le tissu.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

J'espère qu'elles vont confectionner des étuis pour téléphone et des napperons pour vendre dans leur boutique comme elles le souhaitaient.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Apprendre de nouvelles techniques et modèles de broderie.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Je retrouvais mes ''mamas'' du club des mères vers 8h30-9h le matin jusqu'au environ de 13h.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Le premier jour, je suis prête et impatiente de les rencontrer. Je suis chaleureusement reçue par Maïmouna Traoré dite Maïé, la présidente de l’association « le club des mères ». Les présentations et la discussion commencent dans le jardin d’enfant. Bien que ce ne soit pas une école, les enfants apprennent ici l’alphabet et des contes. Nous rejoignons la cour et nous nous installons sous le préau. Elle paraît très intéressée par les modèles. Peu à peu, le groupe s’agrandit d’une dizaine de femmes. Elles sont impatientes de commencer. Je montre les points de base. Je commence par le point avant et le point de tige qu’elles exécutent sur des morceaux de jeans que j’ai apporté. Excepté deux ou trois d’entre elles, je pense que les autres découvrent la broderie. Ensuite, nous passons au point de croix. C’est plus compliqué pour les participantes. Pour faciliter l’apprentissage, je trace deux lignes parallèles sur les tissus. Après l’avoir de nouveau montré à chacune, peu à peu, elles progressent. Pour le déjeuner, Maïé m’invite chez elle. Je me hasarde à déjeuner maladroitement avec les doigts.
Le lendemain, je leur montre les points de chaînette et de bouclette. Elles sont intéressées mais très bavardes et ne regardent pas réellement mon premier exemple mais plutôt celui que je brode sur leur tissu. L’apprentissage n’est pas très rapide mais j’ai tout mon temps, je suis patiente.

Les jours qui suivent, je leur propose de broder leurs initiales. Cette idée les séduit. Après avoir choisi les caractères qui leur plaisent, elles doivent les décalquer, recopier le motif sur l’envers du calque et le reproduire sur le lin. La plupart d’entre elles ne connaissent visiblement pas le calque et certaines doutent que cela puisse fonctionner. Pour certaines, je reporte le motif sur le tissu. Les motifs visibles sur les tissus convainquent les dernières réticences. La plupart des initiales se composent de point de tige, de passé plat et de point de noeud. Je leur montre les points qu’elles ne connaissent pas encore. Après avoir choisi les couleurs de coton, elles commencent leurs lettres avec application. Lorsque Hamidou notre chauffeur vient me chercher, elles me gardent quelques minutes afin que je donne mon avis et quelques conseils avant le lendemain. Lorsque je ne déjeune pas chez Maïé, Abdoulaye le référent Planète Urgence nous invite avec Annick (qui est en mission soutien scolaire) à déjeuner chez lui. Nous rejoignons ensuite Karine qui anime une formation marketing pour un atelier de tapis puis rentrons sur l’hôtel.

En raison de la fête de la naissance du prophète qui a lieu le lendemain samedi, le premier vendredi, les femmes de l’association préparent des beignets qu’elles vendront à cette occasion. Nous mettons donc de coté la broderie ce jour-là et je suis conviée à la préparation. A leur demande, je prends des photos des différentes étapes de fabrication. Elles utilisent de la farine de blé qu’elles mélangent dans une grande bassine avec les bras à de la levure, du sucre et de l’eau. Les boulettes sont formées avec les doigts au-dessus des récipients d’huile en ébullition sur différents foyers. Les femmes sont assises en cercle autour des foyers. La cour est très enfumée et nos yeux pleurent. Ce jour-là, la fondatrice de l’association m’est présentée. Cette femme, qui a eu des responsabilités politiques importante est restée simple et très accueillante.

Grâce à nos guides Abdoulaye et Hamidou, le samedi nous visitions le barrage de Markala et Sarkala qui sert à irriguer les cultures de riz. Le dimanche, nous partons en pirogue visiter un village de poterie. Ces poteries sont recouvertes de foin auquel on met le feu pour les faire cuire.

Certaines participantes de l’atelier comme Safiatou et Oumou ont bien avancé sur leurs ouvrages pendant le week-end. La deuxième semaine, je leur propose de confectionner un étui avec un petit motif. La plupart d’entre elles ayant un téléphone portable, ce sera un étui pour téléphone. Je découpe le tissu et elles choisissent le modèle. Les modèles contiennent des points de tige, passé plat simple et empiétant et de nœud. J’explique à chacune que les bordures du tissu doivent servir pour les coutures mais certaines d’entre elles doivent recommencer le motif car il n’est pas centré. A leur demande, elles utilisent maintenant du papier carbone pour appliquer les motifs. Je revoie les points qu’elles ne connaissent pas avec celles qui n’étaient pas présentes en fin de semaine dernière. La plupart acquiert de la dextérité et les broderies des étuis avancent. Certaines ne viennent pas tous les jours. L’une d’entre elle m’explique que trois femmes sont présentes à la maison et qu’elle ne peut venir que lorsque ce n’est pas son tour de préparer le repas et de s’occuper du mari. A cause des discussions et des absences, les mêmes choses doivent être répétées plusieurs fois. Certaines commencent ensuite des coussins.
C’est déjà vendredi le dernier jour. Je montre le point de grébiche à Oumou. Elle brode bien et pourra être un soutient pour le groupe. Je réponds au dernières questions. Maïé m’indique les noms de famille et les orthographes de chacune pour les attestations de formation. Kadiatou brode les derniers motifs traditionnels du débardeur que j’ai commandé il y a quelques jours. C’est beau. Je découvre qu’elles ont aussi coupé un pantalon, c’est très gentil. Un joueur de tam-tam est présent et nous dansons avec amusement sur différents rythmes. Nous déjeunons ensembles puis je remets les attestations.

C’est un moment solennel, elles sont fières de ce diplôme. Je suis heureuse d’avoir participer à ce projet riche en échange et partage. Je pense que leur boutique va se diversifier. Les au-revoirs sont riches en émotion.

Que vous a apporté cette mission ?

Le plaisir de partager une activité artistique et manuelle que j'aime, de transmettre un savoir-faire qui peut améliorer les revenus de l'association le club des mères et de ses membres attachantes.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui, un vrai bonheur.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

J'ai découvert la culture africaine.

15-02-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Petite salle bien ventilée et pas trop chaude. Conditions agréables pour moi. Par contre pas de table pour les bénéficiaires qui n'avaient pas de table.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Equipement ok : paperboard avec recharge de papier disponibles. Beaucoup de marqueurs apportés par les volontaires précédentes et moi même.

Solution apportée à un problème matériel :

Pas de souci

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
6

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Le groupe était petit donc j'ai toujours travaillé avec tout le monde. J'ai alterné théorie et beaucoup d'exercices. En milieu j'ai fait un quizz pour voir ce qui avait été retenu.

Quels outils de travail ?

Tous les jours, j'ai constitué un support de formation avec tout ce que nous avions vu dans la journée ainsi que les exercices et les corrigés. Le dernier jour, j'avais imprimé une copie pour chaque participante et nous l'avons revu tous ensemble.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Les participantes étaient contentes d'avoir un support de formation pour référence.

Quels conseils pour le successeur ?

Repartir de ce support de formation, vérifier que les fondamentaux ont été compris mais surtout mis en place...

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Je crois que l'acquis principal sera la gestion des stocks qui les intéressait particulièrement.
Par ailleurs, elles ont compris ce que peut leur apporter une bonne tenue de la comptabilité, par contre, je ne suis pas sûre qu'elles puissent mettre en place les process pour arriver à une compta fiable.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Améliorer la visibilité sur les comptes de la coopérative.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

- Gestion des stocks de laine, teinture....
- comptabilité par activité

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Comprendre la comptabilité
Améliorer la tenue de la comptabilité de la coopérative
Bien ''faire les calculs''.

Sachant qu'il n'y avait pas de comptabilité en place mais seulement un journal de caisse, mais connu par une seule personne. L'idée était d'étendre les connaissances à l'équipe ''d'encadrement'' de la coopérative.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Les cours était programmés le matin de 9h à 13h, et la 2° semaine je restais l'après midi à la coopérative pour travailler sur le support de formation ou avec un bénéficiaire en particulier qui était un peu plus en avance par rapport aux autres. Je l'ai aidé à définir le fichier excel de suivi de sa compta.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Comme toujours formidable expérience.

Que vous a apporté cette mission ?

Expérience formidable

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Tout à fait.

15-02-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Au regard des moyens disponibles, les moyens fournis ont été corrects. Sory m'a fourni immédiatement des marqueurs et des feuilles de paperborad pour pouvoir faire mes posters. Le local de l'association n'est pas alimenté en électricité et ne contient pas de table ni une arrivée d'eau à l'intérieur, ce qui est préjudiciable aux conditions de fabrication et de conservation des produits mais cela concerne des investissements importants (sauf pour les tables) qui concerne l'infrastructure de l'association.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

- 4 seaux plastiques pour le nettoyage
- 8 tamis d'ouvertures différentes avec cadre en bois
- 4 bassines en plastiques
- 2 grands plats ronds en plastique
- 1 bassine en émail
- 3 saladiers métalliques
- 2 plats ronds métalliques
- 1 louche, 1 écumoir
- 1 marmite malienne de volume utile environ 5 L
- 1 foyer à bois
- 1 seau en plastique cylindrique avec couvercle
- 4 demi calebasses (peut être plus)
- 1 thermomètre à pointe digital acheté par Anne Lise
- des bandelettes pH pour vérifier l'acidification
- 2 verres doseur 1L et un 1/2 litre avec différentes graduations (sucre, farine, eau...)

Solution apportée à un problème matériel :

Avec la somme input mise à disposition :
- difficultés au conditionnement : achats de 2 entonnoirs (600FCFA)
- manque de matériel pour nettoyage : 5 tampons abrasifs pour 1000 FCFA
- brassage du yaourt : 1 fouet métallique à 600 FCFA
- conservation des yaourts après fabrication : glacière à 10 000 FCFA
- moulage du fromage frais : passoire en plastiques : 4 pour 1600 FCFA
- difficultés pour le coulage des bonbons aux balanitès (dattes du désert) : moule à 1500 FCFA
- achats de conditionnements pour les produits finis : 200 bouteilles plastiques de 200 mL à 11250 FCFA, 40 pots en verre avec couvercle pour 2000 FCFA

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

En moyenne, 10 femmes sont présentes chaque jour. Je ne connais pas d'explication, des raisons m'étaient données à chaque fois en cas de départ précoce. Au total 12 femmes ont suivi au moins 8 jours de formation (appréciation subjective)

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Je pense ne pas faire d'erreur mais j'ai eu beaucoup de mal à mémoriser leur visage et leur nom et j'ai commis l'erreur de ne pas les noter lors de la remise des attestations.

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Aucun groupe constitué par contre pendant les séances pratiques les femmes semblaient trouver ''naturellement'' leur place dans les tâches (préparation du matériel, nettoyage, allumage du feu, ...)

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

cf. planning de travail quotidien
2/3 de pratique qui est le meilleur moyen pour impliquer toutes les participantes
1/3 de théorie sous la forme d'une présentation sur paperboard

Préparée à l'avance sous forme de dessin, pas de groupe constitué par manque de traductrice mais cela pourrait être une bonne méthode pour permettre à tout le monde de s'exprimer ?

Quels outils de travail ?

Exposé sous forme de dessins avec commentaires oraux (photos des paperboard disponibles)

Quelle a été la réaction des participants  ?

Cela avait au moins le mérite de rassembler tout le monde, certaines femmes se tenaient un peu éloignées sans doute à cause de la barrière de la langue. Support peu profitable car beaucoup de femmes sont malheureusement analphabètes.

Quels conseils pour le successeur ?

Il peut être utile pour nouer quelques liens de venir avec un petit lexique bambara français pour son usage personnel http://pagesperso-orange.fr/jdtr/struc/bamfran.htm, cela m'a été utile en tout cas. Prendre peut être quelques photos qui sont plus parlantes que des dessins ? car la symbolique des objets peut être différente ?

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

- méthodes de conservation des aliments
- points critiques à améliorer sur la transformation du lait en yaourt : nettoyage des bouteilles, protection du lait/yaourt une fois bouilli et fermenté, précautions au conditionnement tout cela pour maximiser la durée de conservation du yaourt, conservation au frais dès que possible
- temps de cuisson de la confiture : pas trop longue pour préserver le fruit et son goût, retournement au conditionnement pour pasteuriser le pot
- méthode de travail des balanitès pour obtenir une pâte puis ajout de sucre pour couler un ''bonbon'' (pâte de fruits)
- présures végétales à utiliser pour obtenir du fromage frais : papaye verte (suc de la peau ou morceaux de peau) ou sève figuier (sinon macérat de tiges vertes)
- fabrication de pain à la farine de blé : pétrissage, pousses, façonnage, cuisson

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Possibilité de diversifier les productions par rapport à des produits déjà existants sur le marché (ex. : yaourts)
Démonstration de la possibilité de faire de nombreux produits à partir du peu de moyens disponibles
Précautions à prendre pour fabriquer un produit conservable plus longtemps

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Proposer plus de produits pas seulement aux commerçants mais aussi aux hôtels, se démarquer de l'offre déjà proposée par les autres associations

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Apporter des compléments de formation sur l'hygiène dans la transformation du lait en yaourt, travailler le conditionnement, travailler sur la période conservation des yaourts et avancer sur l'obtention du certificat par le laboratoire national.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

chaque journée était décomposée de la sorte :
le matin seul :
- repérage de matériel sur le marché et dans les échoppes de Sévaré
- repérage des produits fabriqués par les associations ''concurrentes'' dans les échoppes
- achat de petit matériel utile aux femmes
- préparation de la partie ''théorique'' de l'après midi sous forme de posters imagés

l'après midi : travail avec les femmes de 15h à 18h (en pratique souvent 15H30-18H30) :
- arrivée progressive des participantes
- discussion courte et informelle autour du programme de la séance
- activités pratiques de fabrication (1H-1H30) commençant souvent par le nettoyage du matériel
- partie théorique avec Sira comme traductrice
- fin de l'activité pratique
- rangement du matériel et fermeture du local

La mission et moi...

Témoignage personnel

Les conditions de vie à Sévaré sont extrêmement agréables, notamment par l'accueil exceptionnel qui nous est réservé par Sory (référent PU) et Baba (guide et taximan) d'une part et Mrs Camara à l'hotel Teranga que je remercie encore ici. La chaleur étant présente à cette époque de l'année (fin février), il est déconseillé pour nous toubabs de vivre entre 11h et 15h à l'extérieur, encore moins au soleil.
Le relationnel avec les gens est très bon car ils sont très ouverts et on arrive même à communiquer avec les femmes qui ne parlent pas français : par les gestes, les sourires, les regards et en apprenant quelques mots de Bambara ;-)
Concernant les vendeurs de cadeaux ou les enfants qui demandent des cadeaux, je recommande de bien suivre le module sur le don de P.U qui m'a été très utile... Les vendeurs sont persévérants mais respectueux, ils aiment aussi discuter ce qui est agréable pour trouver de la compagnie en chemin !
Les imprévus sont fréquents mais comme nous sommes au Mali, ils n'en sont pas, ils font partis de la vie quotidienne. J'attendais régulièrement les femmes une demi-heure au début des séances mais cela n'est pas dérangeant; il faut toujours prendre le temps de commencer à travailler. Nous avons attendus 7 heures l'avion au retour mais c'était aussi à cause de la tempête en France. Les anecdotes sont nombreuses mais ne peuvent être toutes écrites car je n'ai pas un talent d'écrivain, ça se raconte comme au Mali !

Que vous a apporté cette mission ?

L'ouverture d'esprit, relativiser la notion de temps, reprioriser les valeurs, la dénombrilisation de l'occidental, il n'y a pas que l'Europe et les USA dans la vie, il y a le monde !

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

OUI et bien au delà

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

La solidarité internationale est une action trop confidentielle à développer qui mérite à être expérimentée tant par les habitants du Nord que du Sud. La solidarité internationale, c'est le partage de tout pour mieux vivre sur la planète.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

La communication, l'écoute de l'autre ET sa compréhension (ou une tentative tout du moins)

5 rapports de mission de projets similaires
Nom du bénévole
Projet
Date
01-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

La salle était suffisamment grande pour les besoins de la formation. Il y avait 2 ventilateurs et l un des stagiaires s est affairé à réparer les lampes défectueuses.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Paperboard et stylos tout à fait satisfaisant

Solution apportée à un problème matériel :

RAS

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
7

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Timothée Kassogué: Président de l association
Il souhaitait développer ses compétences d orateur et apprendre toutes les techniques de la communication orale.

Siaka Dabida Traoré:
Être capable de parler aisément devant un public pour animer des conférences, des débats, faire des discours. Être sans complexe, ne pas offenser dans ces propos et savoir être convaincant.

Seydou Traoré:
S exprimer sans complexe, avoir éloquence et charisme. Avoir un public attentif, savoir véhiculer un message. Être capable de pouvoir diriger une conférence et pouvoir enseigner.

Nouhoum Coulibaly:
S exprimer clairement sans complexe et être convaincant.

Mahamadou Y Coulibaly:
S exprimer sans complexe

Sekouba Coulibaly: secrétaire de l association
Avoir moins peur devant le public et gérer son trac

Fatoumata Bocoum: membre sympathisante de l association
Apprendre à parler devant un public. Avoir l art de s exprimer.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Chaque partie théorique du cours était agrémentée d une mise en pratique directe. Selon les exercices, il pouvait s agir d ateliers en groupe, de travaux en binôme, de jeux de rôle ou de préparations individuelles.
Le cours lui même était autant que possible animé sous forme de questionnements aux participants pour favoriser l interactivité et ainsi leur implication

Quels outils de travail ?

Un book que j ai réalisé sur les thèmes abordés.
Des photocopies pour les besoins de certains exercices.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Ils ont été très réceptifs.

Quels conseils pour le successeur ?

Favoriser leur participation. Ils adorent ça, ils s impliquent beaucoup et cela rend le cours d autant plus intéressant pour eux et pour soi.

 

 

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Chaque journée de formation se déroulait de 14h à 18h45 avec une pause de 15/20 min à 16h. Je profitais donc de la matinée pour préparer le cours de l après-midi.

Chaque séance de cours commençait par un exercice de respiration/relaxation/ancrage que j animais au départ puis qui fût par la suite animé par les stagiaires une fois la technique maîtrisée.
On enchaînait ensuite avec un exercice collectif destiné à favoriser le développement de l écoute.
Ensuite je faisais travailler individuellement les stagiaires sur des exercices d élocution avec des phrases de diction que je leur avais remises au début de la formation.
Ces trois parties constituaient une sorte d échauffement à la suite de quoi les stagiaires faisaient eux même la synthèse du cours de la veille que je complétais si nécessaire.

Ensuite, démarrait le cours dont chaque thème abordé était illustré par une mise en pratique avec un ou plusieurs exercices collectifs ou individuels selon les cas.

Lorsque le temps le permettait, je réservais quelques minutes à la fin du cours pour permettre aux stagiaires de s exprimer librement sur leurs sensations, impressions et remarques générales afin de développer leur aptitude à s exprimer d une façon générale et donc ainsi à communiquer.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Dés l'arrivée à l'aéroport de Bamako, l'accueil souriant de Boubacar, le référent sur place de Planète Urgence est à la fois rassurant et fait bien plaisir. Cela donne déjà un avant goût de la gentillesse des gens dans cette ville.
Le lendemain, rencontres et plus amples connaissances avec les autres volontaires. L'entente est immédiate, le bel état d'esprit qui s'installe rapidement laisse déjà présager de futurs agréables moments à partager ensemble.

Le premier jour de formation arrive, l'appréhension est bien sûre au rendez vous: comment cela va t il se passer ? le programme que j'ai prévu va t il leur convenir ? etc... Bien qu'accueillant, le premier contact s'accompagne d'une certaine retenue des premiers stagiaires qui sont présents. C'est normal après tout, ils ne savent pas trop qui je suis finalement et qu'est ce que je vais bien pouvoir leur apporter...
Une fois les présentations de Boubacar terminés, je décide de les mettre tout de suite dans le vif du sujet avec un exercice de mise en situation: ils doivent un à un venir parler devant tout le monde et ensuite on partage les impressions de chacun. Je leur explique qu'il s'agit d'une sorte de ''photo'' de leur façon de s'exprimer avant le stage et que l'on en refera une autre à la fin. Après cela, je leur fais part du programme, le cours commence et je découvre des stagiaires impliqués, motivés, attentionnés, ils en veulent, et le niveau est très élevé c'est le début d'une belle aventure. A la fin de cette première journée, ils me font déjà part de leur enthousiasme quant à ce que je leur propose ce qui est très motivant. Cela devient même une petite source de pression pour les jours à venir car je ne veux pas m'accorder le droit de leur animer un cours en deçà de la qualité qu'ils attendent ni même de leur capacité. Une pression saine cependant car je prends chaque jour un réel plaisir à préparer, imaginer et adapter mes cours au fur et à mesure que je les découvre. Mais il s'agit cependant d' un plaisir moindre que celui d'animer ces même cours. C'est vraiment un plaisir de tous les jours. Le challenge n'est pourtant pas facile avec la chaleur, la fatigue, les états fébriles dus aux sommeils difficiles sous ce climat. Mais la motivation des participants, leur implication, leur qualité humaine et leurs progrès permanents constituent pour moi un réel moteur et une source d'énergie.
J'ai apprécié chaque journée de cette expérience.

Et le soir avec les autres volontaires, on partage au cours du diner nos expériences de la journée dans une ambiance très conviviale. C'est aussi très intéressant de découvrir comment cela se passe pour les autres. Chaque mission est si différente.

Les derniers jours de cours arrivent et il va bientôt être temps pour les stagiaires de présenter le discours que je leur ai demandé de préparer sur le sujet de leur choix. Nous travaillions dans une salle prêtée par la mairie et il se trouve que le jour ou devait avoir lieu les discours, un conseil municipal doit avoir lieu dans cette même salle, on se retrouve donc mis dehors pour les besoins de cette réunion sans avoir été prévenu au préalable. Timothée, le président de l'association s'excuse tout confus pour ce mauvais traitement « à l'africaine » comme il dit. C'est contrariant bien sur mais le mot d'ordre que j'ai retenu pour ce genre de mission est: « adaptabilité », je décide donc de poursuivre mon cours dehors en attendant que l'on nous restitue la salle. Par contre, je ne souhaite pas que les stagiaires face leur discours dehors, ce qui me semble de trop mauvaises conditions pour eux, alors on attend. Et comme la réunion qui devait durer une heure s'étend en longueur, je propose aux stagiaires de faire leur discours devant le conseil municipal. L'adjoint du maire accepte pour se faire pardonner et ainsi les stagiaires qui le souhaitaient ont pu s'exprimer devant un vrai public en conditions réelles. Ils sont ravis de l'expérience d'autant que les sujets présentés avaient tous une orientation politique selon les propres préoccupations des stagiaires. C'était aussi une occasion pour eux de se faire entendre quant à leur revendication auprès des élus de la mairie.

L'association qui est déjà très dynamique commence à se faire connaître en partie grâce à Planète Urgence. Aussi, le maire a tenu à être présent pour la remise des attestations de fin de formation aux participants. C'était un élément très encourageant pour les membres de cette association.

Que vous a apporté cette mission ?

Le plaisir de transmettre des connaissances et compétences qui me passionnent et qui s'avéreront utiles à cette association. La satisfaction de savoir que certains bénéficiaires ont déjà commencé à mettre leurs nouvelles compétences à profit et qu'elles serviront pour l'avancer des projets de l'association.
Le plaisir des rencontres, de la découverte d'un type d'expérience tout à fait nouveau pour moi.
J'ai aussi appris que cela me plaisait.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

J'avoue que je n'avais pas d'attentes particulières si ce n'est d'être surprise ne sachant pas à quoi m'attendre. Alors bien sûr, je ne m'attendais pas à ce que les participants soient aussi motivés, enthousiastes, qu'ils s'impliquent autant dans la formation et qu'ils assimilent aussi rapidement. Dans ce sens, je peux dire que la mission a été au-delà de mes attentes.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Le partage, on donne mais on reçoit d'autant sous une autre forme.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Je ne saurais répondre à cette question pour le moment.

02-11-2009
Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Nous nous sommes accordés sur le plan de marche suivant :

La première semaine serait dédiée à la formation technique, chaque groupe recevra deux demi journée de formation
- les participants sont reparties en quatre groupes : Trois pour les agents du par cet un pour les cadres et administratifs.
- Première demie journée : Introduction à la prise de vue. Présentation de l’appareil numérique. Réglage de l’exposition, de la mise au point. Utilisation des différents modes de l’appareil. Recommandation d’usage et réglages à privilégier selon les types de photos.
Mode d’emploi de l’appareil photo du parc. Navigation dans les menus. Exercices. Commentaires sur les photos prises par les participants
- Seconde demie journée : Composition de l’image, cadrage, profondeur de champ. Différence de résultats selon les réglages possibles. Traitement du sujet dans l’image. Exercices. Commentaires sur les photos prises par les participants

Les sessions théoriques se tiennent dans le bureau du directeur du parc de 8:00 à 12 :00 et de 14:00 à 18:00.
Nous avons choisi des sessions assez longues pour pouvoir faire quelques exercices pratiques mais surtout pour tenir le programme dans les deux demies journées convenues pour ces sessions

La deuxième semaine se passera dans le parc avec un site différent chaque jour : pratique de la prise de vue sur les sujets retenus par les participants. Afin de profiter d’une lumière favorable et éviter les pluies de fin de journée, les sorties débutent à 7h00 et nous rentrons entre 14 et 15h00. La formation pratique commence dés le samedi, pour bénéficier du WE comme temps de formation supplémentaire..

Liste des groupes :

GROUPE 1
RATSIMBAZAFY Alphonse Daniel Agent de Parc
MANAMISOA Alfred Agent de Parc
RALAIVAO Andriamitantsoa Julien Agent de Parc
SAMBY Bienvenue Agent de Parc
RALAIKOA ANNIICET Agent de Parc

GROUPE 2
RAZAFINDRAKOTO Jean Chrysostome Agent de Parc
RAZAFINDRANAIVO François X. Agent de Parc
TSIMANIRY Albert Agent de Parc
RADALOSON Emmanuel Agent de Parc
RAKOTOARIMANANA Roberto S. Hôte d'accueil
SOAFOTOTSE Agent de Parc

GROUPE 3
TOVONDRAINY Yvon Agent de Parc
HAJARISOA Jacques Albert Agent de Parc
MONJA Agent de Parc
MAROLAHY François Agent de Parc
RALAHITSIMAMETSY Petera Daniel Agent de Parc

GROUPE 4
RABEONY Georges Samuel Responsable du Centre d'Interprétation
NICOLAS Charles Logisticien
FELY Amedée Adolphe Chef de Secteur
RANDRIANARIVO Jeanson Chef de Secteur
GASTON Paul Chef de Volet Conservation
ANDRIAMANAJARA Manitra Chef de Volet Ecotourisme
RAJAONARIVO Aroniaina Directeur de Parc
SOASAOTRA Oldine Stagiaire administratif

Lundi 2 novembre Matin : organisation de la mission en réunion plénière avec tous les participants. Rappel des objectif, définition de l’agenda, présentation du contenu, constitution des groupes. Accord sur le programme global et l'agenda des sessions

Du Lundi 2 après midi au Vendredi 6 midi (8 demies journées) : application du calendrier convenu.

Vendredi après midi : Bilan de la session théorique, rappel des sujets abordés, seance de questions/réponses. Préparation de l’agenda des sessions pratique dans le parc.

Samedi 07/11/09 - Circuit des Crêtes, Piscine Naturelle
Participants : Emmanuel, Maro.Francois, Roberto, Mme Oldine, Yvon

Dimanche 08/11/09 - Canyon Des Makis
Participants : Haja, Petera, Bienvenue, Cvaf Christian

Du Lundi au Jeudi nous serons installés dans le camping de Manaza.
Lundi 09/11/09 - Namaza, Piscine Bleu, Piscine Noire, Cascade Des Nymphes
Participants : Xavier, Soafototse, Tsima.Albert, Jean Chry, Annicet, Monja

Mardi 10/11/09 - Circuits Malaso et Andranovorikaolo
Participants : Julien, Daniel, Nicolas, Georges, Jeanson

Mercredi 11/11/09 – Betaindambo (session de repérage d’un nouveau circuit)
Participants : Dir. Aro, Manitra, Amedee

Jeudi 12/11/09 - Piscine Verte (session de repérage d’un nouveau circuit)
Participants : Dir. Aro, Manitra, Gaston, Amedee, Dera

En fin de journée le 12 de retour au village nous faisons une session d’initiation pour les cadres sur la retouche d’image : introduction sur les paramètres influant sur le rendu d’une image avec le logiciel GIMP sur le PC d'Hubert, pour présenter les résultats en détail. Initiation pratique sur le logiciel PICASA que j’ai installé pour les besoins de la formation sur un des PC des participants.

Vendredi 13 matin – suite de la Session de formation sur la retouche photo, présentation des règles et contraintes liées au stockage à l’archivage des photos : légende, nomenclature, catalogue, prestation de logiciels pour organiser des galeries photos virtuelles.
Après midi : Bilan de la mission. Réunion de fin de mission avec la direction du Parc.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Plus ou moins chronologiquement

Après le désistement de mon premier binôme, je m’étais bien fait à l’idée de mener la mission seul. Un peu présomptueux de ma part, j’ai été finalement rassuré par la candidature d’Hubert avec qui j’ai partagé l’animation des sessions théoriques et pratiques. Nous nous sommes bien complétés sur les deux semaines et cela nous a permis de dédier le temps nécessaire a chaque participant pour les conseiller, les corriger lors des exercices de prise de vue. Nous pouvions ainsi facilement alterner entre le discours théorique et les exemples pragmatiques pour illustrer les sujets développés. De plus nous avions à former successivement quatre groupes, la répétition pouvait être fastidieuse aussi nous avons changé de rôle régulièrement pour ne pas finir dans la monotonie et garder un rythme égal pour chaque session.
Pour ce type de mission il me semble que deux personnes est le bon nombre, au-delà il serait difficile d’occuper efficacement tout le monde.

Le trajet de Antananarivo à Ambrosita est un ravissement permanent. On peut observer des paysages façonnés pas les paysans, sculptant des rizières dans les moindres recoins, accrochées aux pentes des collines, couvrant la terre rouge d’un dégradé de vert subtil, brillant, avec parfois des reflets bleu lorsque le ciel miroite dans l’eau qui inonde les champs. J’avais envie de m’arrêter à chaque instant, après chaque virage, quand la vue tombait dans un nouveau versant. Cela nous aurait bien ralenti et les deux jours de route pour rallier Ranohira ne laissait pas de place aux arrêts prolongés si l’on voulait éviter de rouler de nuit.

Hubert avait eu la bonne idée d’amener un PC (un Mac en fait) et nous avons pu faire des revues collégiales des images prises pas les participants. Indispensable pour l’animation, assez ludique et cela permet de casser la raideur des moments de théories. Enfin comme le parc ne disposait que d’un seul appareil, Hubert (encore lui) a mis a disposition un boîtier compact dont l’utilisation était assez proche de l’appareil du parc. Sans cela les participants n’auraient eu qu’un temps extrêmement réduit pour manipuler l’appareil et très peu d’occasion de faire des photos. J’avais imprimé des supports de formation, je pensais avoir prévu large : environ 10 kilo de doc. Ce fut tout juste suffisant : le nombre de participant s’est avéré bien supérieur à ce qui était annoncé.

Nous avons vite réalisé que le temps nous manquerait pour permettre à l’ensemble des participants de faire des photos en situation sur les sites du parc et d’être confronté aux contraintes de la prise de vue sur le terrain : lumière capricieuse, sujet difficilement accessible, choix du point de vue pour avoir le meilleur angle, faire et refaire les réglages quand le résultat n’est pas satisfaisant.
Aussi nous sommes immédiatement accordé sur le fait de commencer le session pratique le Samedi matin et disposer du WE comme des deux jours de formation supplémentaire. L’initiative a été bien accueillie et nous avons eu six jours dans le parc.

Dés les premiers jours de la mission j’ai tenté de retrouver ce qui m’avait fasciné lors de ma précédente expérience. Le jeu du formateur, la curiosité des participants, .leur façon de dépasser leur réserve ou timidité pour poser des questions plus personnelles sur les motivations de mon engagement. Mais le nombre de groupes a imposé des rotations rapides de personnes et de plus les malgaches ne sont pas les béninois, les attitudes, les coutumes diffèrent complètement. Le Vazaha des uns n’est pas le blanc des autres. Bien des choses diffèrent, jusqu'à la clameur tumultueuse de la rue au petit matin qui repend d’autres sonorités. Je pestais chaque jour d’être tiré bien trop tôt de mon sommeil mais finalement c’étaient des moments que j’aurai volontiers prolongé, un micro à la main pour capturer ces cacophonies surprenantes.

Au bout de la première semaine nous ne connaissions du parc que les 150 mètres qui séparaient l’hôtel du bureau des guides où nous donnions les cours. Une certaine monotonie était à craindre : itérations avec chaque groupe, déjeuner au restaurant de l‘hôtel, en fin d’après midi un orage concluait chaque journée avec une ponctualité inquiétante. Cela n’augurait rien d’engageant pour les journées à passer sur le terrain. Mais nous avons eu une chance inouïe, nous n’avons pas eu une goutte de pluie durant les six jours que nous avons passés dans le parc. La météo fut assez patiente pour attendre l’instant de notre retour au village pour laisser aller la pluie, parfaite synchronisation.

Les participants se sont montrés intéressés par les sessions théoriques, mais il appréciaient tout particulièrement les exercices de manipulation de l’appareil. Nous avons laisser entier le coté ludique lors des prise de vues les invitants ensuite à refaire leurs photos en changeant le point de vue ou les réglages. C’est une démarche un peu longue, mais elle à l’avantage de démontrer par l’exemple les écarts dans les résultats. Nous avons aussi constaté que la maîtrise du français n’était pas un acquis général. Pour certains les sessions théoriques ont du être pénibles. N’osant pas avouer leurs lacunes, malgré les sollicitations de notre part pour qu’ils nous posent des questions après chaque partie traitée, nous n’avons rien constaté d’anormal. Sauf qu’une fois sur le terrain, profitant de la discrétion d’un tête à tête, certains réclamaient une nouvelle explication.

J’ai attendu la deuxième partie de la mission et en particulier les visites avec une certaine impatience. A la fin de la première semaine, le directeur du parc nous a invité à faire une première sortie, à la ''Fenêtre d’Isalo''. La beauté du site était saisissante. La lumière de fin d’après midi sur les reliefs fait de rochers acérés à été une très belle introduction au parc et à la semaine de pratique sur le terrain pour la semaine a venir.

L’installation au camping a commencé par une inquiétude de taille. En effet la tente qu’on m’avait allouée était si petite qu’il n’y avait pas assez de place à l’intérieur pour moi et mes affaires.
Avant la fin de la journée le directeur, le responsable de l’eco-tourisme et le responsable du secteur sont venu en personne m’installer une nouvelle tente plus spacieuse. J’ai vraiment bien apprécié que le souci de mon installation justifie une intervention aussi rapide et que les responsables du parc viennent eux même m’aider à refaire mon campement.
Les jours passés à Manaza ont été une parenthèse particulièrement plaisante dans le déroulement de la mission. Le site du camp était bien aménagé dans un cadre agréable, pourvu de sanitaire sommaires mais entretenus et l’installation pour cuisiner a permis d’avoir d’excellents repas, parfois même mieux qu’à l’hôtel. La visite des sites a été très intéressante, offrant de nombreux points d’intérêt à photographier, permettant aux participants de s’exercer sur une quantité de sujets. Et j’en ai bien profité également car les journées étaient bien remplies, partis vers 7h00 nous ne rentrions pas avant 14h00. De belles sorties de marche. Le parc ne présente pas de difficultés particulières, les sentiers sont bien entretenus et les site facile d’accès pour la plus part. J’ai été finalement plus gêné parla chaleur et les coups de soleil.

Après la toilette individuelle et celle du matériel photo, les fins d’après midi étaient consacrées à la revue des images de la sortie et la découverte des alentours du camp. Nous n’avons pas eu à aller loin pour rencontrer un groupe de lémuriens, espèce emblématique du pays, qui nous ont fait quelques visites amusantes. Ces petits animaux très curieux et espiègles se laissaient facilement approcher et nous avons pu faire des photos intéressantes.

Nous avons eu un soucis avec l’eau lors du camping, le stock de bouteille a été sous estimé et nous sonnes arrivé en panne sèche le mercredi soir. Nos cuisiniers se sont démenés pour nous trouver deux bouteilles supplémentaires mais nous étions aux portes de la grande soif. Les randonnées dans le parc avec la chaleur soutenue en cette saison, réclament une plus grande quantité d’eau pour bien s’hydrater.

A la fin de la mission le directeur du parc nous a vivement remercié pour cette mission, il y avait une pointe d’émotion dans son discours et il semblait retarder le moment de conclure comme pour prolonger encore un peu notre présence. Et la séparation a été remise a plus tard, puisque moins d’une demi heure après notre départ, nous étions invités à dîner avec l’équipe dirigeante à l’Isalo Ranch où nous avons passé une soirée fort sympathique.

L’étape de fin à Antananarivo nous a permis de prendre un peu de repos entre les deux jours de voiture et l’avion. C’était aussi l’occasion de faire quelques achats, vanille, rhum, poivre, mais aussi de visiter enfin la ville, embouteillages avec les taxis B, longues déambulations dans les quartiers animés, bains de foule dans les marchés. La ville est grouillante mais ne procure aucun sentiment d’insécurité. Et partout le même constat de dénuement et pauvreté. Lors de notre séjour dans la capitale, nous avons subi des coupures d’eau. Cela dure presque toute la journée. C’est dans ces situations qu’on réalise que les standards de vie ne sont pas les mêmes partout.

Que vous a apporté cette mission ?

Comme la fois précédente, une grande fierté. Cette fois ci de pourvoir participer à un grand projet de développement pour le Madagascar National Parks.
J’ai pu constaté qu’une mission même aussi courte que celle-ci était énormément apprécié par les bénéficiaires, qu’il n’y a pas de petits efforts que toutes les contributions sont utiles. C’est un encouragement à continuer.
J’ai pu aussi faire de nombreuses rencontres, avoir une vision sur la vie d’un pays qui est bien plus pauvre que je l’imaginai, et pourtant l’agriculture locale arrive à nourrir tout le pays.
L’accès à la technologie et aux moyens modernes de communication est assez restreint, ce qui fait partie de notre quotidien reste des moyens d’exceptions pour une immense majorité de la population. Cet écart ne se réduit pas mais se creuse encore.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui en grande partie, nous avons évolué dans un parc magnifique, accompagné de personnes sympathiques et pour la plus part très intéressées par la formation qu’ils recevaient.
Quatre groupes ont été constitués et il a fallu faire autant de répétition du programme pour toucher l’ensemble du personnel. Cette adaptation de l’agenda a mis un peu de monotonie avec l’enchaînent des sessions théorique la première semaine, mais a permis de multiplier les sorties dans le parc la deuxième semaine pour les sessions pratiques.
Nous avons constaté que certains participants avaient réussi à faire des photos très intéressantes, appliquant plusieurs techniques ou réglages qu’ils venaient d’apprendre. Compte tenu qu’ils n’avaient jamais touché un appareil photo auparavant, le résultat est très prometteur.
C’est une satisfaction particulière que de voir que la formation que nous avons faite, malgré le peu de temps, a été aussi bien assimilée.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Lorsqu’on voit la beauté des paysages du Parc d’ISALO il est difficile d’imaginer que l’environnement va mal. Le parc est un milieu protégé et il est cependant facile de constater que ce milieu est fragile, menacé par les feus de brousse, ou d’un manque d’eau même temporaire qui pourrait faire disparaître les rizières, très nombreuses à Madagascar. De plus une grande quantité d’espèces, animale ou végétale, n’existent qu’à Madagascar et en assez petit nombre. Leur survie est précaire et l’équilibre est fragile. Nous avons pu constater qu’en cette période de début de saison des pluies le climat pouvait être plutôt sec dans le parc. On nous a confirmé que la pluie avait du retard et que cela devenait chronique. Le temps des contraintes est déjà là.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

La mesure des écarts des conditions de vie entre nos pays, la conscience de ce qui est présenté comme normal dans le mode de vie occidental relève de l’exceptionnel dans les pays du sud. Dans la vie de tous les jours certaines « urgences » méritent d’être requalifiées. Penser à ralentir. Continuer à faire connaître les missions de congés solidaires, communiquer sur l’écart entre le mode de vie occidentale et celui des pays du « sud ». Je reste interloqué par la manière dont ils récupèrent et recyclent les objets, c’est un comportement bien plus naturel que dans pays occidentaux. C’est un bon exemple à suivre afin d’en finir avec la course au jetable.

02-11-2009
Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Voir commentaires ci-dessus sur la création des groupes et l'aménagement de l'emploi du temps.

SEMAINE 1
- Lundi 8h00 : présentation et introduction. Création des groupes et de l'emploi du temps.
- Lundi 14h00-18h00 : groupe 1 session 1 (exposition, vitesse et ouverture de diaphragme, mise au point, utilisation du flash, sensibilité/ISO, correction d'exposition, mode macro, prise de vue, description, réglage et utilisation de l'appareil, plus exercices pratiques)
- Mardi 8h00-12h00 : groupe 1 session 2 (révisions, parcours et description des menus de l'appareil photo, cadrage et sujet photo dont règles des trois tiers, importance de la lumière (points lumineux, points de lumière) et des volumes, netteté, règle de composition de la photo, composition de portrait, cheminement du regard sur une photo, importance de l'heure du jour et de l'éclairage, plus exercices pratiques)
- Mardi 14h00-18h00 : groupe 2 session 1
- Mercredi 8h00-12h00 : groupe 2 session 2
- Mercredi 14h00-18h00 : groupe 3 session 1
- Jeudi 8h00-12h00 : groupe 3 session 2
- Jeudi 14h00-18h00 : groupe 4 session 1
- Vendredi 8h00-12h00 : groupe 4 session 2
- Vendredi après-midi : debriefing semaine 1, préparation du week-end et semaine 2
- Vendredi fin d'après-midi (16h00-18h00) : sortie en voiture dans le parc avec le directeur et Gaston (chef de volet conservation) ; Reine de l'Isalo, fenêtre de l'Isalo avec coucher du soleil, le Jardin du Roy (hôtel de prestige)
- Samedi 7h-14h00 : circuit de crête et piscine naturelle avec 5 stagiaires
- Dimanche 7h00-14h00 : circuit du canyon des makis avec 4 stagiaires
Note : en première semaine, entre deux sessions ou deux groupes, l'appareil photo était laissé à la disposition d'un stagiaire sur une base de volontariat afin de lui permettre de pratiquer d'avantage. Les photos prises étaient ensuite revue avec le groupe dans un soucis de perfectionnement et d'approfondissement de l'apprentissage.

SEMAINE 2
- Lundi 7h00-14h00 : sortie au camping de Namasa (et installation), piscine bleue, piscine noire, cascade des Nymphes avec 6 stagiaires. Deux porteurs-cuisiniers se sont occupés de nos bagages, tentes et repas. Ils nous feront d'excellents repas lors de notre séjour en camping.
- Mardi 7h00-15h00 : sortie en 4x4 sur 45km de sentiers, avec arrêts à : 1) la Reine de l'Isalo 2) le lac de canards sauvages 3) le rocher du loup, rocher d'environ 4m ayant la forme d'un loup qui hurle 4) la bosse du zébu, bosse montagneuse ayant la forme de la bosse d'un zébu 5) le tsingy formation de rochers à l'aspect ''tranchants'' 6) site géologique où la roche présente des couches faisant penser à du papier enroulé (une formation fait penser à une rose, une autre à la tête d'un hibou) 7) la botte de l'Isalo, rocher de 2m de haut ayant la forme d'une bottine 8) le jardin botanique naturel où la flore de l'Isalo est protégée et préservée
- Mercredi 7h00-15h30 : trekking de 16km avec reconnaissance et prise de photos du circuit proposé aux amateurs de marche. Reconnaissance de l'aire de camping aménagé et de la cascade voisine
- Jeudi 7h00-14h00 : sortie à la piscine verte, circuit en cours de définition
- Jeudi 16h00-18h00 : session pour les cadres (total 4 personnes) consacrée à l'amélioration (contraste, luminosité, recadrage, redressement) des photos. Logiciel utilisé : Picasa
- Vendredi 8h00-12h00 : session pour les cadres (continuité du jeudi après-midi) consacrée au nommage des fichiers et des répertoires, au classement des photos, à l'archivage, et à une période de questions/réponses sur l'ensemble des deux semaines.
- Vendredi après-midi : debriefing, remise des certificats de formation au directeur du parc (nous n'avions pas parlé de ce moment lors de notre première journée et la création de l'agenda, les agents n'étaient donc pas disponibles pour une remise en main propre), réunion de fin de mission et rédaction du compte-rendu de la réunion de fin de mission avec le directeur du parc, le responsable de l'écotourisme, et le chef du volet conservation. Discussion sur les prochains sujets de missions, voir compte rendu de la réunion de fin de mission.

La mission et moi...

Témoignage personnel

CÔTÉ ÉQUIPEMENT
- Les stagiaires n'avaient qu'un seul appareil photo (un bridge, le Fuji S700), je leur ai donc prêté mon appareil compact (Canon A620) afin de permettre à un plus grand nombre de manipuler. Pour la formation nous avions créé des groupes de 4 à 7 personnes (4 groupes au total).
- Avec le budget de 70€, Laurent et moi leur avons fourni des cartes mémoires SD de 2Go pour l'appareil photo, deux lecteurs multi-cartes, 8 clés USB de 2Go chacune, deux livres (dont ''La photo numérique'' (le 2 en 1) de Scott Kelby), de piles AA rechargeables.
- Sur place nous avons bénéficié d'un tableau blanc avec feutres. Nous avons également profité d'un grand calendrier avec de grandes photos pour illustrer nos propos (photo de portrait avec faible profondeur de champ, photos de paysage avec grande profondeur de champ et illustration de la règle des trois tiers, etc). Ce calendrier du Madagascar National Parks s'est avéré vraiment très utile.
- Autre outil indispensable : un ordinateur portable pour faire la revue des photos prises (après transfert évidemment). L'écran d'un appareil photo est trop petit et insuffisant en qualité pour effectuer cette opération.
- Pour les deux derniers jours (améliorations de photos et archivage) : leurs PCs (3 au total) sont de type NEC Powermate équipés de Pentium IV à 3.4GHz, avec 256Mo de RAM, un disque dur de 80go, une carte vidéo ATI 9550, un lecteur graveur de DVD, et Windows XP SP2. Les écrans sont à tube cathodique (quantité 1) ou LCD (NEC modèle 700P, quantité 2)
=> amélioration suggérée : apporter des barrettes de RAM (voir les spécifications du constructeur pour le type de RAM).
- Logiciels : nous avons fourni Picasa vesion 2.6. Nous avons montré Gimp pour illustrer les courbes de niveau. J'enverrai un DVD avec Gimp et mes photos prochainement (une fois fini le tri des photos !), mais nous avons déjà prévenu les stagiaires qu'avec 256Mo de RAM, Gimp ne fonctionnerait pas facilement.
Note : Gimp est l'équivalent (quasi équivalent) de Photoshop dans le monde open source et est donc gratuit.
- Connexion Internet : ne comptez pas dessus. C'est une connexion GPRS/Edge à faible débit et très instable. Le parc paie la connexion au temps passé. Pour vérifier nos e-mails, nous nous sommes rabattus sur un cyber café qui propose les mêmes services GPRS. Compter 30 minutes pour lire deux à trois e-mails...
- Attention ! Pas d'électricité de 4h00 à 10h00 le matin. Nous commencions les cours à 8h00 et pouvions nous passer d'électricité. Si un cours informatique devait suivre cette mission, c'est une contrainte à considérer.

CÔTÉ TERRAIN
- L'Isalo est très lumineux. Pour la photo, le soucis était donc dans les canyons de composer avec les zones d'ombres et celles de fortes lumières.
- Aucune difficulté pour la marche sur les différents circuits. Une paire de tennis peut suffire. À l'exception d'un sentier en court de création (celui de la piscine verte) tous les sentiers empruntés (chemin de crête, piscine naturelle, canyon des makis, piscine bleue, piscine noire, cascade des nymphes, trekking) étaient parfaitement aménagés, avec le cas échéant des marches sculptées dans la roche ou faites avec pierres et ciment.
- N'oubliez pas le sac à dos pour transporter au moins une bouteille d'eau par personne (pour la sortie longue de 16km (le trekking), nous avions prévu trop peu d'eau, alors pensez à demander la durée des sorties pour prévoir les bouteilles en conséquence...).
- En plus des sorties pédestres, nous avons eu deux sorties en voiture. La première le vendredi soir de la première semaine pour aller voir la reine de l'Isalo et la fenêtre de l'Isalo au coucher du soleil. La seconde sortie pour un parcours de 45km afin de visiter (et évidemment photographier !) 8 différents sites (la reine de l'Isalo en début de parcours, le lac aux canards sauvages, le loup formation naturelle en forme de loup, la bosse du zébu, le tsingy site géologique fait de pans de roche/montagne à l'aspect tranchant, le site géologique où l'on voit des formations de roche façon cigarettes russes formations dues à des coulées de lave, la botte de l'Isalo haute comme un homme et qui représente une bottine, et le jardin botanique naturel de l'Isalo).
- Nous avons également passé trois jours au camping de Namasa (à 3km de Ranohira). Deux porteurs cuisiniers étaient aux petits soins pour nous : malgré nos retards répétés pour les repas du midi (nous revenions après 14h00 alors que nous annoncions 12h00 ou 13h00), les déjeuners n'ont jamais été brûlés. Et nous nous sommes régalés, bien plus qu'à l'hôtel ! Les cuisiniers s'occupaient également de notre campement (montage des tentes et surveillance). Pour toutes les bonnes attentions et les délicieux repas, nous leur avons laissé un pourboire (ils étaient évidemment rémunérés pour leur prestation).
- Camping, autres aspects : un à deux agents du parc étaient également présents en permanence (càd nuit incluse) pour diverses raisons (exemples : recensement de grenouilles nocturnes). Chacun de nous avait une tente double pour y mettre ses affaires en plus de son couchage (Laurent avait dû en demander une plus grande car la première était insuffisante en capacité). Les sanitaires étaient convenables, mais en l'absence d'électricité ne comptez pas sur l'eau chaude. Ceci dit, la météo était telle, avec des températures dans les 30 degrés, qu'au lieu d'une douche j'ai préféré les bains dans la rivière, un délice après des heures passées au soleil ! Autre avantage du camping : il est situé sur les terres de lémuriens makis qui viennent régulièrement y faire une visite ; la BBC était d'ailleurs présente pendant plusieurs jours pour un reportage sur ce sujet.

CÔTÉ RELATIONNEL
- La meilleure partie évidemment ! Les missions ne seraient rien sans ce contact privilégié avec les gens du pays.
- Excellentes relations avec les gens du parc. La communication était très aisée. Ils étaient très demandeurs. Après la réunion du premier jour pour bien définir/redéfinir les objectifs, ce sont eux qui ont créé les groupes et l'emploi du temps. Les gens étaient ponctuels, et si pour une raison ou une autre quelqu'un ne pouvait pas venir, nous étions mis au courant et quelqu'un d'autre le remplaçait.
- Très bonne ambiance dans chacun des groupes, et très bonne participation des stagiaires. Il a fallu parfois demander à certains de passer l'appareil photo car pris dans la pratique ils ne s'en séparaient plus :-) Tous n'étaient évidemment pas aussi avides et tous n'étaient pas doués, mais tous ont participé.
- Les stagiaires n'avaient pas tous une bonne maitrise du français, mais tous semblaient comprendre. C'est sur le terrain que l'un d'eux montra des difficultés avec la langue. D'autres avaient sans doute les mêmes difficultés, mais ne ce sont pas manifestés ou se sont débrouillés avec leurs collègues.
- Les sorties terrains avaient pour principal but de continuer l'apprentissage de la photo, et plusieurs agents nous ont dit avoir compris la théorie de la première semaine lors de ces mises en situation. C'était également l'occasion de consacrer un peu plus de temps avec les uns et les autres pour mieux ancrer les connaissances ou encore pour refaire le cours (un stagiaire en difficulté m'avouera ne pas bien parler le français ; je passais donc 30 à 45min à lui résumer le cours de la semaine précédente avec des mots plus simples et beaucoup de pratique, en complément je lui suggérais de ne pas hésiter à demander à ceux qui avaient bien assimilé afin qu'il ait des explications en malgache).
- Les sorties terrains étaient aussi l'occasion pour nos stagiaires (re)devenus guides de nous fournir maintes explications sur l'histoire, la géographie, la géologie de Leur parc. Ces gens aiment leur pays, ils aiment leur métier, et ils ont la passion de partager cet amour. C'est un plaisir à partager avec eux.
- Laurent et moi étions toujours à l'écoute des demandes des bénéficiaires, et nous n'avons pas manqué de leur proposer des aménagements d'emploi du temps. Ainsi étant donné les contraintes matériels (2 appareils photo) et le peu de temps disponible (2 semaines dont 5 jours de théorie avec exercices entre la salle de cours et la place du village, ça passe très très vite), nous avions proposé de commencer la formation sur le terrain dès le week-end afin de couvrir un maximum de sites et de permettre à un maximum de stagiaires de pratiquer : ça nous a permis de faire 6 jours sur le terrain (et autant de circuits) contre 4 initialement prévus (et deux circuits...).

MÉTÉO ET SAISON
- Nous étions sur site du 1 au 13 novembre. C'est normalement le début de la saison des pluies. Le plateau de l'Isalo est plutôt sec, avec beaucoup de verdure dans les canyons et les lits de rivières. La première semaine nous avions des averses et orages qui commençaient en milieu d'après-midi pour se terminer dans la nuit, parfois tard.
- La chance nous a été favorable et pour les 6 jours de terrains (dont 4 en camping) nous n'avons pas eu une goutte de pluie ! Ce n'est qu'au retour à Ranohira le jeudi en début d'après-midi que la pluie s'est de nouveau manifestée.
- Fruits : novembre correspond à la fin de la saison des ananas, le début de celle des mangues, puis celle de litchis. Nous n'avons donc pas été chanceux de ce côté là et n'avons pas beaucoup bénéficié des délices du pays. À défaut il y avait les rhums arrangés avec tous les fruits qu'on peut souhaiter ! ;-)
- Les journées commencent à 5h00 avec le soleil et se terminent à 18h00 avec l'arrivée de la nuit.

PETITS EXTRAS, suggestions d'achat...
À Antananarivo, juste à côté de Planète Urgence (la maison des volontaires), vous pouvez vous procurer au Niaouly (hôtel restaurant tenu par Laurent), un excellent poivre sauvage de Madagascar (7000Ariary les 100g), de la vanille a 15000Ariary (soit moins de 5€) les 100g, ou encore des rhums arrangés (15000Ariary les 60cl, 5 parfums en bouteille, beaucoup plus au bar). Laurent est un passionné et ses produits sont de qualité, leurs arômes suffiront à vous convaincre d'acheter l'un ou l'autre ou un peu de chaque (on a le droit à 2kg de vanille par personne), mais ne mélangez pas le poivre avec la vanille, sinon votre vanille sera ''mangée'' par le poivre.

Que vous a apporté cette mission ?

Des relations humaines simples et riches, un contact avec une population qui attend beaucoup de la mission et qu'on ne veut et ne peut pas décevoir. Un quotidien partagé avec des gens qui ont peu de moyens mais des ressources certaines, des gens naturellement souriants, agréables à côtoyer, et qui sont fiers de leur pays, de leur histoire, et de leur métier.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

La mission a été conforme à mes attentes. Je m'attendais à avoir plus de gens à former que le nombre identifié sur le descriptif de mission (10 personnes identifiées pour 26 formées), je m'attendais à ne pas avoir suffisamment de temps pour faire un cours approfondi, à devoir me concentrer sur l'essentiel et à être pragmatique, ce que mon binôme et moi avons fait.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

J'en étais déjà conscient (c'est dans tous les médias), mais cette mission m'a mis ces menaces sous les yeux.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Encore plus de modestie, encore plus de simplicité dans ma façon de vivre, encore plus d'équité dans mes choix, et une surveillance encore plus grande de mes consommations qu'elles soient énergétiques, en eau, ou encore en produits manufacturés ou non. Des gens vivent avec peu et sont capables de vivre heureux, nous devrions aller dans leur sens et non eux dans le notre.

31-08-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Je disposais de deux salles, bien ventilées, une fois la porte ouverte pour créer un courant d'air. La première, celle du conseil d'administration, peut accueillir une dizaine de personnes, la seconde, celle de la rédaction, peut contenir une douzaine de personnes.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Un tableau en ardoise était mis à ma disposition, avec quelques craies. Suffisant.
J'ai acheté, avec l'input, quelques cahiers et des stylos.

Solution apportée à un problème matériel :

J'ai utilisé un poste de radio - en bon état. Seules les coupures intempestives d'électricité ont eu raison de lui.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
26

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Il y avait 20 inscrits - selon la liste que j'ai reçue avant de partir. Certains d'entre eux ne sont pas venus - malades. D'autres, en revanche, les stagiaires notamment, se sont ajoutés - des garçons motivés et très intéressés par le journalisme. La rédaction a eu la bonne idée de leur permettre d'assister à la formation.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Les participants ne parlaient pas tous bien français. Ils s'expriment tous également dans l'une des nombreuses langues régionales du Bénin (yom, dendi, lokpa, peul, notamment).

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Comme expliqué plus haut, j'ai constitué 3 groupes, en fonction des postes occupés par les participants : animateurs, présentateurs/reporter et stagiaires. Cette répartition m'a permis d'aborder des thèmes - de manière plus ciblée, plus approfondie (l'entretien pour les animateurs, la rédaction de brève pour les présentateurs, techniques de base avec les stagiaires).
Les trois groupes n'étaient pas étanches - quelques participants sont sortis du leur pour assister à d'autres cours.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

J'ai mêlé cours théoriques (ils ont occupé la plus grande partie de la formation) et exercices pratiques (rédaction de brèves, corrections de journaux et de reportages réalisés chaque jour, entretiens (jeux de rôles : un interviewer, un interviewé, puis les rôles étaient inversés)).
J'ai tenu, également, à partir de leurs préoccupations, à répondre à leurs questions, leurs interrogations - avant de commencer tout cours théorique.

Quels outils de travail ?

J'ai utilisé quelques articles de journaux français et quelques dépêches de l'AFP - pour leur montrer comment isoler des informations essentielles.
J'ai également apporté et laissé un dictionnaire des synonymes.

Quels conseils pour le successeur ?

Si l'équipe ne change pas, il me semble qu'il faudrait multiplier les exercices : journaux, flashs, reportages, papiers... Et travailler le ton, la voix, l'articulation.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Tous les participants sont censés connaître les valeurs de base du journalisme (honnêteté, rigueur, précision), les différents genres (journaux, flash, papiers, sons, enrobés). Ils sont capables d'isoler les informations essentielles et de rédiger un lancement, une brève. De préparer et de réaliser un entretien (long ou court), de construire une émission autour d'un long entretien.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Elles devraient permettre d'améliorer la qualité de l'antenne de Solidarité FM, riche, mais pas assez rythmée, précise et honnête (surtout pour les journaux).

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Les connaissances acquises devraient permettre aux présentateurs d'écrire des journaux plus courts et plus riches. Et aux animateurs de réaliser des entretiens plus pertinents.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

La mission avait deux objectifs : renforcer les capacités techniques des animateurs et des présentateurs/reporters et améliorer les capacités de production d'émissions.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

26 personnes ont assisté à la formation - avec plus ou moins d'assiduité.
Parmi elles, 3 groupes se sont dégagés - les stagiaires, venus travailler pendant les vacances d'été, les animateurs et les présentateurs/reporters.

J'ai donc divisé chaque journée de travail en 3 :
8h30 - 11h : animateurs (assidus)
11h15 - 13H45 : stagiaires (assidus)
15h - 17h30 : présentateurs/reporters (peu présents - en raison, essentiellement, d'impératifs professionnels. La radio ne s'est pas arrêtée pendant la formation!)

J'ai également proposé un cours de deux heures sur l'actualité sportive : de nombreux participants ont manifesté, dès le premier jour, un intérêt particulier pour le sport.

La mission et moi...

Témoignage personnel



Que vous a apporté cette mission ?

Elle m'a permis de découvrir des journalistes volontaires, avides de connaissances, obligés de composer avec une réalité politique, économique et médiatique parfois compliquée...
J'ai également été sensible à la générosité des gens qui m'ont accueilli, à leur solidarité.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Je n'avais pas d'attentes.

17-08-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Lieu non ventilé mais ce n'était pas nécessaire compte tenu de la saison (pluies donc air plus frais qu'en saison sèche). La pièce principale de la radio était de taille suffisante et chaque élève a pu avoir un siège.
Des feuilles de papier kraft et des feutres m'ont été fournis pour écrire les cours au tableau.
Lorsqu'il pleut fort, les gouttes qui tombent sur la tôle produisent un vacarme épouvantable.
Toutefois, je pense et j'espère que lors de son entrée dans les nouveaux locaux, la radio pourra bénéficier de salles mieux isolées au niveau sonore.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Nanto FM bénéficie de 3 ordinateurs dont seuls 2 peuvent fonctionner simultanément, mais pas d'accès internet, ce qui pose un vrai problème pour le travail des journalistes.
La radio pourrait également avoir deux imprimantes et du matériel plus puissant, puisqu' imprimer un journal d'une dizaine de pages peut prendre 15 minutes... ce qui est impensable dans une activité média puisque l'urgence est de mise quotidiennement.
Une seconde imprimante devrait être fournie à l'équipe des techniciens, afin qu'ils puissent sortir des conducteurs d'émissions (indispensable !).
De même, je pense que quelques enregistreurs MP3 seraient nécessaires puisque la radio ne compte que 3 magnétophones (dont celui du directeur lui-même), très anciens et de qualité déplorable.

L'achat de matériel complémentaire était bien hors de mes propres moyens (prix égaux ou supérieurs aux prix français pratiqués), et à Natitingou, le choix du matériel est très restreint.
Aussi, à mon grand regret, je n'ai pu aider la radio sur ce point. J'espère que les subventions PU permettront de résoudre ce problème.

Solution apportée à un problème matériel :

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
20

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Écart de 6 personnes par jour environ, effectif des absents tournant, relatifs aux activités professionnelles ou extra professionnelles (garde des enfants...) de chacun. Mais est-ce toujours vrai ? Je n'ai pas établi de feuille de présence pour ne pas donner l'impression de ''fliquer'' car ce sont des adultes responsables.

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Le matin, je n'ai pas constitué de groupes car j'ai décidé que d'aborder des questions générales, qui concernent tous les niveaux (salariés permanents, pigistes, stagiaires)...
Le soir en revanche n'étaient présents que les salariés permanents et les animateurs en langue avec lesquels j'ai travaillé sur la sélection des informations diffusées dans le cadre des journaux du soir.
J'ai toutefois proposé aux stagiaires sur la base du volontariat de venir assister ou aider les journalistes à sélectionner les sujets traités (sortes de mini conférences de rédaction), ou encore à rédiger les papiers de leur côté. Ces deux équipes constituées, nous ne conservions que les meilleurs papiers issus d'une équipe ou d'une autre.

Le dernier jour, j'ai organisé un concours de reportage afin de motiver l'ensemble des participants à mettre en pratique les éléments théoriques abordés au cours des deux semaines : 25 inscrits, 9 participants réels...

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Exposé théorique dans un premier temps de la matinée, puis cas pratiques collectifs en fin de matinée et dans l'après-midi (groupe alors plus restreint); jeux de rôle ; concours entre 3 équipes , ateliers de reportage en petits groupes...

Quels outils de travail ?

J'ai apporté 2 manuels sur lesquels j'ai beaucoup travaillé en amont pour réaliser des supports de cours plus adaptés (20 pages de support obtenues au final :
- Manuel de journalisme (Yves Agnès)
- Les radios de proximité (Jean Kouchner)
J'ai fourni en fin de formation à chacun des participants une copie de mon support de formation.
J'ai laissé les 2 ouvrages sur place.
Je leur ai acheté sur place un dictionnaire des synonymes (version papier).

Quelle a été la réaction des participants  ?

Concernant les 2 ouvrages théoriques, je n'en sais rien, car ils sont conservés dans le bureau du directeur pour éviter qu'ils ne soient volés et je n'ai pas eu l'impression que ce support ai provoqué une grande curiosité.
En revanche, je pense que les supports que j'avais préparés leurs sont plus utiles au quotidien, car moins rédigés, plus synthétiques, moins théoriques que les ouvrages.

Quels conseils pour le successeur ?

Les exercices pratiques fonctionnent bien et permettent une meilleure interactivité que le mode question-réponse car les participants n'osaient pas participer ( timidité ?) les premiers jours. Par ailleurs, je pense que les cas pratiques permettent une meilleure mémorisation des points principaux à retenir qu'un support écrit, même le mieux réalisé.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

- La connaissance de son public et des attentes de ses auditeurs
- La durée d'un journal (10 min à la fin de l'intervention contre 25 min avant la formation !)
- La sélection des sources d'information et l'ordonnancement de celles-ci
- Le traitement de l'information dans la plus grande objectivité possible
- L'attitude à adopter pour assurer l'impartialité d'une radio et de son travail
- la préparation d'un reportage et d'une interview
- Termes techniques journalistiques (lancement, pied, chapô, accroche...) ...

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

J'espère que ces nouvelles connaissances permettront aux animateurs et aux journalistes de réaliser des journaux plus neutres et plus exacts, mais aussi plus courts et rythmés que la simple lecture des articles qu'ils pratiquaient auparavant.
J'espère qu'ils sauront également se donner le mal de préparer un reportage et une interview et d'éviter un grand nombre de formules toutes faites qui dénaturent l'information et rendent leurs travaux plus proches de la propagande que de l'information.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Quotidiennement :
- journal d'une durée de 12-15 min max au lieu de 20-25 minutes antérieurement
- journal constitué d'informations rédigées et sélectionnées par le journaliste et non lecture d'articles de la presse locale (=plagiat !!!) monotone et sans travail préalable
- rédaction d'un projet de reportage en amont de celui-ci
- rédaction des questions d'interview et récolte d'information sur l'interviewé
- archivage et rangement des papiers journalistiques et autres contenus, quotidiennement
- s'assurer qu'une personne par jour est bien chargée d'aller au cybercafé rechercher les sources d'infos du journal et qu'elle le fait effectivement (l'abonnement au cyber a-t-il été réglé ?)
- effectuer une conférence de rédaction à plusieurs et un débriefing à la fin de chaque émission diffusée...

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Renforcer les compétences des animateurs et journalistes de la radio communautaire Nanto FM

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Quotidiennement, pendant 8 jours / 10 jours de formation :

- 9h-11h30 : ''cours'' ou plutôt échange quant aux grands principes du journalisme (les sources d'information, la recherche et l'organisation de l'information, la réalisation d'un journal, d'une interview, d'un reportage...)
- 11h30-13h30/14H : exercices pratiques (rédaction de contenu, interview, préparation d'un reportage...)

14h-16h : pause déjeuner

16h30-21h00/22h : avec les salariés permanents et les journalistes en langue, travail sur le contenu et la réalisation d'un journal d'information, puis écoute des émissions en cours et débriefing

Les 2 derniers jours, préparation d'un reportage le matin et réalisation de ce dernier dans l'après-midi, avec des équipes mixtes (permanents, pigistes et stagiaires)
Réalisation d'un concours de reportage le dernier jour (vendredi) et remise des prix le samedi.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Je suis très heureuse d'avoir réalisé cette mission et une chose est sûre, ce ne sera pas la dernière. Je me suis sentie très à l'aise dans mes baskets de formatrice et ce en dépit des différences culturelles, de l'âge (plus important que le mien) des participants et de leur nombre.

J'espère leur avoir appris quelques bases du métier de journaliste et qu'ils s'en serviront, mais je pense que ce genre d'expérience rend modeste, car les objectifs de départ sont toujours démesurés par rapport aux réalisations concrètes du terrain.

En ma présence, les journalistes ont fait l'effort d'appliquer mes conseils.
Hélas, quand je suis revenue le vendredi soir (alors que la mission avait été clôturée à midi), le journal d'information n'était constitué que d'éléments que nous avions écartés la veille, d'informations erronées et d'éléments mal ordonnancés... aucun journaliste n'était allé au cybercafé pour collecter les informations habituelles !

Ainsi, je pense que mon intervention a été plus que ponctuelle et je crains que si les journalistes n'y mettent pas plus de bonne volonté, on n'arrive jamais à un résultat satisfaisant.

Dans le même sens, j'ai constaté qu'il ne restait pas grand chose des conseils et des cours diffusés par Jacques Revon en 2006 : certains éléments étaient affichés sur les murs mêmes de la radio et pourtant, aucun journaliste ne les appliquait...

Enfin, j'ai constaté que certains participants ne s'appliquaient pas à progresser et ne suivaient pas mes conseils, ou n'étaient pas attentifs, mais attendaient simplement que je fasse le travail à leur place (!). J'ai donc dû faire quelques sermons, ce à quoi je ne m'attendais pas face à une population d'adultes.

Concernant les conditions de vie, je pense que c'est toujours un choc de constater la situation dans laquelle la population locale vit, mais nous en sommes finalement relativement préservés via l'ONG...ce que j'ai presque regretté puisque je suis allée manger dans des maquis plus typiques à plusieurs reprises, pour m'imprégner davantage de la culture locale.

Grâce au directeur de la radio, qui a été un hôte exceptionnel, j'ai eu la chance de pouvoir visiter Natitingou et plusieurs journalistes m'ont invité chez eux ou chez leur famille le soir (dès le premier jour, j'ai été conviée à l'anniversaire d'un technicien). Mes interlocuteurs ont été pour moi une mine d'or dur le Bénin et il me semble difficile à présent de partir en voyage sans rencontrer vraiment des autochtones.

Certains se sont mêmes occupés de moi pendant la suite de mon séjour (que j'ai prolongé de 15 jours tant cette première expérience m'a satisfaite !).

Enfin, je pense qu'il a régné une super entente entre les volontaires et j'ai fait beaucoup de belles rencontres parmi eux.

Vivement la prochaine mission, donc !

Que vous a apporté cette mission ?

Du recul sur la vie quotidienne, l'envie de découvrir d'autres horizons.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui !
Je n'avais pas beaucoup d'attente car c'était pour moi un type de voyage totalement inédit.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

''La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit'', dit-on en Afrique.
Je pense que la main qui donne reçoit tout autant !

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

La patience, la tolérance, une ouverture d'esprit au quotidien, et surtout, du recul (nos petits soucis d'occidentaux, face à ce que vivent les béninois tous les jours, sont vraiment à relativiser).

« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »
Amadou Hampâté Bâ
Extrait du document « Donner pour agir ? » issu du site Internet du Ritimo (Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale).

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Ritimo - novembre 2006)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.

  • Dons autorisés : photos.
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation. Accès direct à la page de don de notre site Internet: www.planete-urgence.org/vous/
Règlement intérieur des volontaires de Planète Urgence en mission
Article 1 - Mission de Planète Urgence

Planète Urgence, association française de solidarité internationale, regroupe des individus et des entreprises contribuant à la mise en œuvre de projets solidaires et écologiques basés sur la transmission et l'échange de compétences à des fins de développement et de protection de l’environnement.

Conformément au cadre du programme Congés Solidaire de l'association, chaque volontaire intervient lors d'une mission d'une durée de deux à trois semaines en faveur d'un partenaire local agissant au sein d'un pays, tous deux sélectionnés par Planète Urgence.

Article 2 - Respect du cadre de la mission

Le volontaire part dans le cadre d’une mission préparée et définie avec un objectif de programme précis qui induit :
  • le respect de cet objectif et des activités correspondantes, ce qui impose de ne pas se disperser, par exemple, en répondant à d'éventuelles sollicitations périphériques au programme.
  • de savoir s’intégrer et adapter sa personnalité aux contraintes du groupe et de la vie en collectivité : respect des horaires de coucher et de repas, respect du sommeil etc..
Les missions se déroulant dans différents lieux d'accueils et de vie (maison des volontaires, hôtels, chez l’habitant, campement en brousse...), il est obligatoire :
  • de respecter ces sites (jeter les détritus dans les endroits appropriés / les récupérer si il n'y a pas dispositif adapté, remplacer le matériel cassé...)
  • de respecter les consignes mises en place par les partenaires locaux. Ces derniers sont souverains dans l’encadrement des missions.
Article 3 - Respect des coutumes et des populations locales

Ne pas oublier que nos valeurs ne sont pas universelles ni forcement les plus adaptées à des contextes éloignés des nôtres. Ce qui ne signifie pas non plus que nous devons les abandonner : il faut simplement être humble et tolérant, respecter la diversité culturelle et les populations rencontrées.

Ne pas oublier que la notion du temps peut être très différente d’un continent à l’autre.

Porter une tenue vestimentaire adaptée à la culture du pays. Non seulement, cela favorise les contacts mais c’est aussi le moyen de se protéger de la chaleur du soleil, du vent et des insectes. Les tenues trop courtes, trop dénudées, trop moulantes peuvent choquer les populations et les équipes locales. Les critères en matière vestimentaire varient d’une culture à l’autre et il n’est pas toujours simple de les déchiffrer : se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

Dans tous les cas, porter des vêtements propres, non déchirés, est un signe de respect à l’égard des populations.

Demander l’accord préalable aux personnes concernées pour toutes prises de photo et bien se renseigner auprès du représentant local en matière de restriction ou d’interdiction.

Plus particulièrement, le volontaire devra strictement :

S'abstenir de prendre ou d'acheter en souvenir des animaux ou parties d’animaux (os, dent, crâne, peaux etc) ou de cueillir des plantes. S'approprier ces spécimens peut par ailleurs entraîner de sérieux problèmes, notamment aux douanes.

S’abstenir d’acquérir et/ou consommer tout type de drogues ; en matière d'alcool consommer modérément et en dehors des heures travail en mission.

S'abstenir de tout prosélytisme religieux ou politique.

Ne pratiquer aucun tourisme sexuel, ni pression ou harcèlement de cet ordre.

De tels agissements peuvent être lourds de conséquence pour les étrangers mais également par extension pour l'association Planète Urgence et les employeurs et associations partenaires du Congés Solidaire. Ils peuvent conduire, selon les lois en vigueur dans le pays concerné, à des peines de prison et à la fin des partenariats solidaires établis par Planète Urgence.

Le non-respect par le volontaire de ces consignes pourra motiver une rupture unilatérale de l’engagement par Planète Urgence.

NB : La consommation de cigarettes peut être mal vue dans certains pays ou régions, surtout pour les femmes. Se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

A noter que dans la plupart des sites d’intervention de Planète Urgence :
  • l’eau est une ressource rare et précieuse. Une majeure partie de la population n’a pas accès à un réseau d’eau potable. Il est demandé de s’adapter à cette problématique locale en économisant au maximum l’eau.
  • La gestion des déchets n’est pas systématiquement une priorité. Il est donc demandé de rapporter les déchets polluants tels que piles, lingettes, flacons de produits d'hygiène, appareils photos jetables, rasoirs jetables, tous types de spray (anti-moustique, déodorant, etc.), les sacs, emballages et bouteilles plastiques etc..
  • Si vous fumez : même en ville ne laissez pas vos mégots au sol et soyez vigilant quant aux risques d'incendie.
Article 4 - Sécurité
  • S’informer, auprès du représentant local de Planète Urgence, des règles de sécurité en vigueur.
  • Transport moto :
    • Interdiction formelle à Bamako (Mali).
    • Déconseillé sur tous les autres lieux de mission sans casque adapté.
    • Interdiction formelle de se faire transporter à moto par les bénéficiaires des missions, quelque soit le lieu.
  • S’abstenir de circuler en voiture durant la nuit (sauf en cas de nécessité extrême) et de conduire toute sorte de véhicule.
  • Rester calme et faire preuve de retenue si vous êtes pris à parti.
Article 5 - Dons individuels

«La main de celui qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne», Amadou Hampâté Bâ

Interdiction de faire des dons personnels directement dans le cadre de la mission en dehors des besoins du projet répertoriés et validés par le coordinateur de mission.(Ex : dons d'argent, de médicaments et de vêtements). (Cf. Charte du Don)

Article 6 - Port du gilet de travail

Obligation de porter le gilet Planète Urgence, remis par le représentant local en début de mission, pour faciliter l’identification du volontaire.

Prendre soin de son gilet et le restituer en état à la fin de la mission au partenaire local. En cas de perte ou de détérioration, une participation financière sera demandée pour la confection d’un nouveau gilet.

Lavage du gilet à chaque fin de mission par le partenaire local.
 
Mon dossier est vide
Rechercher...
• Formation d'adultes (227)
• Appui éducatif (34)
• Etude Faune & Flore (14)
• Pays
Retour à la page d'accueil
Accès direct au projet
Accédez à votre espace
Un oubli ? Cliquez-ici
RSS
AddInto

 

| Mentions légales | Recommander ce site | Ajouter à mes favoris | FAQ Missions | Nous contacter | Recrutement |
© Planète Urgence 2000-2010