1 mission programmée
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Urgent |
Départ |
Durée |
Choix |
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En 2010* |
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* Les dates et la durée (en moyenne 16 jours) de cette mission dépendent des disponibilités tant du (des) volontaire(s) que des bénéficiaires.
Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le coordinateur de mission. |
Si vous souhaitez poser votre candidature sur ce projet, le coordinateur de mission vous demandera un CV.16 j* |
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Nom des bénéficiaires : Teachers of SPECT |
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Nombre de participants : 10 |
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Formation des participants : The participants are the full time teaching staff of St Peter Paul Special residential higher secondary school. They teach various subjects to the children and are all well qualified for teaching formal education to the disabled children.
As the teachers and children are not aware of English, an translator will assist the volunteer as well as the participants during the training. |
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| Historique du projet : St. Peter Paul Educational and Cultural Trust (SPECT) is a registered educational and charitable trust formed by five members.
About the School :
St.Peter Paul Special Residential Higher Secondary School for physically disabled children was initiated in 1995 in order to address the educational needs of the disabled children (physically disabled children, drop outs from schools, orphans and semi-orphans).
There are 95 disabled children studying in the school. It has been recognized by the Special Commissioner for Rehabilitation of the disabled, Government of Tamilnadu (without financial support). SPECT is running through local contributions and outstanding support by sympathizers.
The children :
The children are hailing from families of below poverty line. Most of the parents are daily wages and their little earnings are not enough for their daily bread. Parents are not interested with their children education. Moreover, due to lack of transportation facilities for the disabled children (wheel chairs, tri-cycles) the children can not continue their education. So a lot of them abandon after their primary education.
The staff members of the school identifies the disabled children through house visits from the target area (during the summer holidays). The target children are those who are staying in home without getting education. The staff explains to the parents of disabled children the importance of education.
Formal Education :
The children are taught through formal education designed by the Department of school education. Classes (15 children per classes) are conducted from 6th standard to 12th standards. The fact to be 15 per class is a good thing for the teacher, because it allows to concentrate more individually with the children, with regard to their progress in education. Since 1995, a total of 450 children with various kinds of disabilities have been enrolled in the school.
Residential Home :
A separate hostel, building for the boys and girls, has been constructed in the school premises. Each child has been accommodated in the allocated places. The management takes care both boys and girls. Some recreation facilities like indoor games and television have been provided to the disabled children in the residential home itself.
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Objectif final : SPECT would like to include in the curriculum dance classes for children with disabilities. In order to do so, it is necessary to train the 10 teachers from SPECT to dance classes.
This course has two objectives :
- in the short term, awakening disabled children to dance,
- in the long term, provide more professional opportunities for children who can incorporate dance troops after their studies. |
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Intervention du volontaire : In the school there are children with various kinds of disabilities : physically challenged, deaf & dumb and mentally retarded. Teachers needs to be trained on a variety of group dances. These dances should be suitable to the disabled children, according to their disability.
It is the volunteer to decide what type of dance must train teachers according to the handicaps of children. |
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Aéroport / Lieu d'arrivée : Chennai - madras |
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Condition d'hébergement et d'intendance : in St.Peter Paul Special Residential Higher Secondary School, in Mugaiyur Village.
SPECT provide single bed stay room with wireless internet, mosquito net, sanitary facilities (cold shower).
Indian & European food according to the expectation of the volunteer.
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Moyens mis en oeuvre : SPECT can provide paints, brushes, hard board, glass and other materials for painting and colour papers for handicrafts training.
The training will take place in a large hall with proper ventilation and electrification. |
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Remarques : A car will be available for the local travel. |
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Aucun rapport de cette même mission Et aucun rapport sur une mission au bénéfice du même partenaire Et les 5 derniers rapports sur une mission du même domaine |
| 5 rapports de mission de projets similaires |
Nom du bénévole |
Projet |
Date |
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07-06-2010
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Les supports matériels utilisés sur le terrain salle, équipements à disposition...) |
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| Remarques sur la salle ?
Théâtre, bibliothèque, salle de travail, bureaux etc. |
| Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?
Ordinateur portable et imprimante à disposition, salle de classe, tableau, etc. |
| Solution apportée à un problème matériel :
Excellent |
Les bénéficiaires de la mission. |
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Nombre de bénéficiaires : |
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Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?
Plusieurs élèves ont joint le groupe seulement dans la deuxième semaine à cause des examens, mais ça n'a pas posé un problème. |
Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?
Astuces pour travailler avec les enfants et leur apprendre et transmettre la culture locale. |
Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?
Dans la première semaine, on a constitué deux groupes - littéraire et créative (moitié-moitié) pour pouvoir préparer le spectacle en fin du programme. Le groupe littéraire a écrit la pièce de théâtre et le groupe créative a préparer la déco, musique, danses, etc.
Tous les jours, on a également divisé chaque cours en deux moitiés - théorie (1h30) et pratique (2h30) pour garder une bonne équilibre et de permettre aux élèves de répéter la pièce.
On a profité des après midis pour faire des séances supplémentaires (ex: cours de dance), d'aller avec les élèves pour inviter les membres de la communauté au spectacle et de leur aider à préparer le décor, etc. |
Méthodologie de travail... |
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Quelle méthode pédagogique ?
On a fait chaque jour un cours théorique (cf. compte rendu ci joint) suivi par des exercices pratiques (jeux, activités de groupe) et des répétitions du spectacle qu'on a présenté en fin de programme. |
| Quels outils de travail ?
On a travaillé en classe sur le tableau noir, et puis à la fin du programme on a donné un compte-rendu des cours.
Pour le décor de la pièce, un des élèves a peint un tableau qui restera au centre culturel.
Nous avons aussi filmé le spectacle et l'enverra au centre pour qu'ils le gardent dans la bibliothèque. |
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Quels conseils pour le successeur ?
Nous avons donné les conseils suivant à notre classe pour pérenniser leurs activités, donc ça serait bien que le successeur puisse continuer dans ce sens...
• Désigner 2 responsables du groupe d’encadrants
• Désigner un secrétaire général qui rapporte à la hiérarchie
• Organiser des réunions hebdomadaires (par exemple tous les lundis)
• Identifier des pôles d’expertises (chants, medias, littérature..) pour initier des projets dans ce domaine
• Faire connaître les actions auprès d’un large public (tables rondes, portes ouvertes, spectacles, déplacements dans des écoles…)
• Identifier des experts qui peuvent intervenir (griots, chanteurs…) et collaborer avec d’autres projets culturels
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| Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?
La présentation à l'autre
Les règles de comportements avec un enfant
La définition de la culture
Les outils pour transmettre sa culture
Le rôle de l'encadrant
Comment monter une pièce de théâtre et de pérenniser les activités d'une troupe théâtrale. |
Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?
Ces nouvelles connaissances permettront aux élèves de prendre le rôle d'encadrant pour les colonies des vacances au centre culturel. |
Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?
En dehors des apports théoriques qui ont permis de préparer les élèves pour leur travail cette été, le programme leur a aussi permis de se réunir en ''troupe théâtrale'' pour monter des pièces et des spectacles dans la communauté. |
Objectif initial et suite à donner. |
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| Rappel de l'objectif initial de la mission :
L’Institut Culturel Somba est une fondation associative créée en juillet 2007 définit comme un centre de réflexion, de recherche, d’analyse sociale destiné à
- Promouvoir et préserver la culture locale
- Promouvoir le développement socio-économique à travers la promotion d'activités culturelles et artistiques
- Permettre la mise en place d’un espace d’expression autonome et structurée.
L’Institut Culturel Somba poursuit divers objectifs liés à la mission qu’il s’est donné :
- Devenir un espace de réflexion critique;
- Favoriser le développement de la conscience critique dans le mouvement populaire;
- Aider à l’émergence du sens de la confrontation, du débat et de l’esprit de rigueur dans les démarches politiques. |
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Témoignage personnel
On a toutes les deux passé une super mission, plein de découvertes et surtout de belles histoires. Nous avons beaucoup apprécié la gentillesse de tous qui nous ont accueilli sur place et la disponibilité d'Arthur, qui nous a beaucoup facilité la mission avec son soutien. Les rencontres avec les élèves étaient enrichissants et on a vraiment beaucoup aimé le fait de pouvoir échanger avec eux -- on restera en contact !
Merci à tous donc pour une expérience de rêves !
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Que vous a apporté cette mission ?
Beaucoup ! Surtout une nouvelle appréciation pour une autre manière de vivre, tout un autre monde... et des échanges humaines enrichissantes. |
A-t-elle été conforme à vos attentes ?
Oui complètement. |
Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?
Un acte basé sur l'échange et le partage entre deux cultures pour rendre plus équitable les relations Nord-Sud... une nécessité ! |
Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?
L'importance de transmettre sa culture et de raconter des histoires.
Le valeur des échanges culturels et l'importance de s'engager dans des projets solidaires. |
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12-04-2010
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Les supports matériels utilisés sur le terrain salle, équipements à disposition...) |
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| Remarques sur la salle ?
Salle ventilée et située de telle manière qu'il y a avait un petit courant d'air. |
| Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?
Salle de classe avec tableau noir. Achat de craies, bloc-notes, crayons de papier et stylos bille.
L'utilisation du tableau m'a semblé suffisante. |
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Les bénéficiaires de la mission. |
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Nombre de bénéficiaires : |
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Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?
RAS |
Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?
12 participants. Tous n'ont pas participé à des camps chantiers organisés par 2ADIB. Les ''habitués'' des camps voulaient savoir mieux gérer la relation avec les volontaires européens venus dans les camps chantier. Concernant les personnes non initiées, elles souhaitaient faire cette formation au cas où elles intègreraient les camps chantiers. |
Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?
Groupes de 3-4 sans critère de répartition. Par contre, les groupes restaient les mêmes tout au long de la formation. L'objectif du travail de groupe : que tout le monde travaille, ait son mot à dire. |
Méthodologie de travail... |
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Quelle méthode pédagogique ?
Cf. détail du planning de formation.
En gros : souci de mêler théorique et cas pratique pour un apprentissage plus ludique, qui me semble plus efficace. La théorie ne faisait jamais l'objet d'une séance entière. |
| Quels outils de travail ?
Travail uniquement basé sur des photocopies d'extraits de thèses, ouvrages de référence
- Marc Thomas, Acquérir une compétence interculturelle : des processus d'apprentissages interculturels au quotidien, mémoire de DESS de psychologie, 2000.
- Edward T. Hall, La danse de la vie : temps culturel, temps vécu.
- Michel Sauquet, Grille d'observation des déterminants socio-culturels des manières d'être et d'agir de l'autre, 2009. DOCUMENT TRANSMIS PAR MARIE-FRANCE MARECHAL
- Glossaire de T-Kit 4, L'apprentissage interculturel. DOCUMENT TRANSMIS PAR MARIE-FRANCE MARECHAL
- Deux témoignages de volontaires de Planète Urgence étant partis en mission soutien scolaire au Mali
- Françoise Abdel-Fattah, Représentations interculturelles et identités en présence dans l'enseignement de la culture française en Jordanie, thèse de doctorat, 2006. |
| Quelle a été la réaction des participants ?
Oui surtout au mélange entre théorie et pratique. |
Quels conseils pour le successeur ?
Être concret. Commencer par des mises en situation pour que les stagiaires soient plus réceptifs à la théorie (qu'ils auront vu pendant la mise en pratique), cela attise leur intérêt. L'inverse me semble compliqué et plus ennuyeux. |
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| Tableau de bord (+ éventuelles remarques)
Mission du 12 au 23 avril 2010.
Lundi : rencontre des bénéficiaires, la plupart membres de l'association 2 ADIB, les autres sont des enseignants, éventuellement intéressés par l'animation des camps chantier organisés par l'association.
Personnes présentes : Boubacar Touré (référent PU) ; 12 stagiaires et moi-même.
Organisation de la session de formation après avoir écouté les objectifs qu'ils souhaitent atteindre. Il s'agit de pouvoir gérer au mieux la relation interculturelle avec les volontaires européens venus participer aux camps chantier.
Définition du planning : tous les jours de 15h à 17h30. La plage horaire est restreinte en raison d'un décalage dans les vacances scolaires qui ont été avancées, les enseignants n'étaient donc plus en vacances et travaillaient le matin jusqu'à 13h. Malgré cette contrainte; la motivation est au rendez-vous (pour preuve, leur assiduité. Lorsque les personnes ne pouvaient pas participer à une journée, j'étais prévenue. Cela ne s'est produit que deux ou trois fois, avec une personne différente à chaque fois).
Je propose un plan de formation qui a été validé, il n'évoluera qu'à la marge au cours du séjour.
Mardi 13/04 : grande partie de la séance est consacrée à l'expression de leur difficultés rencontrées avec les volontaires afin que je puisse mieux cerner leurs besoins. Après coup, je me rends compte que je n'ai pas assez fait parler l'ensemble du groupe car j'apprends à la fin de la séance que tous n'ont pas fait l'expérience des camps chantier. Cette information me permet de recentrer un peu le programme en ne centrant pas mon propos sur les témoignages de PU comme je l'avais prévu à la base. Mais cette étape était indispensable car j'ai pu tout au long de la formation y faire référence pour qu'ils comprennent mieux ce que je voulais exposer, exprimer. Donc c'était quand même une étape primordiale.
Dans un second temps, j'ai fait lire un court extrait d'un texte par un stagiaire à l'ensemble du groupe. Je n'ai pas préparé de questions pour travailler le texte. Il s'agissait de leur montrer à quel point nos faits et gestes sont incorporés en nous, à tel point que nous n'y prêtons plus attention. Cette expérience est, je le pense au départ, un peu un échec car chacun aurait aimé avoir eu le texte (je l'avais prévu pour plus tard, j'aurais dû leur donner de suite).
Journée donc très constructive pour faire les ajustements (les stagiaires diront d'ailleurs lors de l'évaluation finale, que le début était tâtonnant par rapport à la suite. Ce premier jour de tâtonnement est nécessaire et fait partir intégrante de la relation interculturelle, de la prise de connaissance entre le formateur et les stagiaires. A ce propos, le président de 2ADIB m'indique qu'il aurait souhaité être en contact avec le formateur avant son arrivée pour décider ensemble du programme. J'ai répondu que cette journée ''tâtonnante'' était de tout façon inévitable, inhérente à la rencontre interculturelle et surtout que je ne pouvais pas leur donner les solutions dès le premier jour.
Mercredi 14/04 : séance découpée à peu près en deux parties.
Partie pratique : jeu interculturel autour de la notion de préjugés/représentations/clichés : un groupe (3 personnes) travaille sur l'Europe positive'', il s'agit de donner des mots qui leur semblent caractériser l'Europe de manière positive). Un autre groupe de 3 personnes qui travaille sur ce qui caractérise selon eux l'Europe négative. Le dernier groupe travaille sur les représentations des Européens sur l'Afrique selon des Africains. De mon côté, j'inscris au tableau des valeurs européennes et d'un autre des préjugés sur l'Afrique. Après un temps de réflexion nous inscrivons les résultats de chaque groupe et en discutons ensemble. Cela permet un échange riche fait de questions, de réponses, de réactions, etc.
Partie théorique : la seconde partie est consacrée à de la théorie autour des notions d'identité collective et ses différentes composantes (Nation, territoire, groupe ethnique, langue, culture et la religion) en montrant que l'identité collective donnait donc une certaine vision du Monde, singulière. Un second point est abordé : les obstacles à la relation interculturelle : notions d'éthnocentrisme et de préjugés/clichés et représentations (en somme la notion de catégorisation) : mise en lien avec le jeu interculturel fait juste avant. Le dernier théorique aborde la définition succincte de l'interculturel centré sur les différentes phases liées à la rencontre interculturelle (pour toujours avoir à l'esprit la demande de l'association) : choc culturel et acculturation.
Jeudi 15/04 : le groupe a énormément apprécié le travail en groupe car il permet à l'ensemble des stagiaires de participer. Cette technique sera alors, dès que possible, utilisée. Cette séance est consacrée à l'étude d'un texte d'une page et demi environ. Il est extrait d'une thèse où l'auteur relate ses premières impressions lorsqu'il arrive en Centreafrique et retrace l'évolution de sa pensée. En somme, les différentes phases de la relation interculturelle y sont abordées. La partie théorique qui a été vue le jour précédent va pouvoir être mise en pratique. 3 groupes seront constitués, 5 questions posées et répartit entre les groupes.
Question 1 : découpage du texte en 3 parties (qui représentaient ce qui a été vu la veille : choc culturel, acculturation, altérité, etc)
Question 2 : illustrer par des extraits tirés du texte les concepts d'éthnocentrisme, de représentation-cliches-préjugés, de choc culturel et d'acculturation.
Question 3 : trouver dans le texte les conditions citées pour que la relation interculturelle réussisse.
Question 4 : relever les obstacles à la relation interculturelle
Question 5 : illustrer, à travers le texte, les sentiments suivants : choc, perte d'identité, frustration, honte.
Au delà de ces questions, j'avais relever des points spécifiques dans le texte pour poursuivre : l'auteur qui est autant choqué par le comportement culturel de ses collègues, pourtant de son culture, que par les comportement des centrafricains ; travail sur les valeurs ; amorce sur les différences d'appréhender le temps, l'espace, la religion, en bref les différents rapports au monde selon notre culture.
16/04 : évaluation à mi-parcours qui durera environ une demie-heure.
Jeu interculturel : Aline en Europe et autres données pour mieux comprendre les Français.
Inscription au tableau de divers de mes comportements et plus globalement sur des données globales sur la société française à connaitre pour mieux appréhender les réactions des volontaires (on reste donc toujours dans l'optique de l'association de mieux comprendre les comportements, réactions des volontaires). Les exemples ont donc été réfléchis
Aline en Europe (Extrait) :
Ne boit pas d'eau en bouteille (contrairement à ce qu'elle fait en Afrique)
N'a ni voiture, ni moto, ni vélo
A un accès Internet illimité, est sur Internet en permanence (au travail, chez elle)
Ne mange presque pas de viande
A l'habitude de la vitesse : peut effectuer 1000 kilomètres en train en 10 h (Bamako Ségou prend 4h en bus)
Données générales sur la France (extrait) :
5 semaines de vacances
Interdiction de klaxonner
Utilisation d'une serviette pour manger
Lundi 19/04 : fin du jeu interculturel ''Aline en Europe'' + partie théorique : notions autour de l'acquisition de la compétence interculturelle.
L'expérience interculturelle : rappel autour du choc culturel, acculturation, éthnocentrisme : leurs méfaits mais aussi les bénéfices d'une telle expérience. Approfondissement des différentes phases (choc, acculturation, stabilité)
La compétence interculturelle : faire face à étrangeté ; une compétence en perpétuel devenir (les multiples voyages permettent une expérience de lus en plus importante) ; une compétence exigeante personnellement car elle demande d'avoir un certain recul sur soi, sa propre culture et donc ses propres comportements ; la compétence est nécessairement collective car on est dans une relation mettant deux cultures en relation.
L'exercice de la compétence interculturelle : notions de savoir-penser et de savoir-être.
Mardi 20/04 : travail à partir de deux témoignages de volontaires PU partis en mission soutien scolaire au Mali. Travail en groupe de 3. 2 groupes traitent d'un des témoignages, le troisième travaille sur le second témoignage.
Question 1 : Quelles sont les réactions des volontaires concernant les conditions de vie?
Question 2 : Que retiennent les volontaires de leur mission?
Question 3 : Relever les clichés, représentations, préjugés, etc
Question 4 : Relever les valeurs attribuées aux Maliens et réagissez
Question 5 : Quelles sont vos réactions quant aux activités proposées
Question 6 : Quel est votre sentiment général sur ces témoignages?
Mercredi 21/04 : travail sur des extraits d'un ouvrage de T. Hall, anthropologue
Travail en groupe de 3. Chaque groupe traite une question
Question 1 : identifier les différents rapports : temps, espace, religion, etc
Question 2 : identifier les attitudes éthnocentriques, préjugés, etc
Question 3 : quelles sont les solution pour une meilleure gestion de la relation interculturelle
Sur demande de l'association, travail sur le canevas d'une fiche ''Avant Départ'' à lire par chacun des futurs volontaires. Un travail sur ce qui était déjà disponible (Charte) et sur ce qui pourrait être améliorer (les gestion de l'eau : l'eau en bouteille plombe le budget de l'association. Réflexion autour d'une meilleure incitation à utiliser les pastilles Micropur, etc)
Jeudi 22/04 : Synthèse de la formation à travers quelques questions à traiter par groupe de 3
Question 1 : quelles sont les 6 composantes de l'identité collective?
Question 2 : Quels sont les deux concepts faisant obstacle à la relation interculturelle?
Question 3 : Qu'est-ce qui peut aider à identifier ce qui empêche la bonne gestion de la relation interculturelle
Partie théorique : les stratégies pour gérer la relation interculturelle (distance culturelle, expression des ressentis, des tensions ; les processus : décentration personnelle, etc.
Conclusion sur un paragraphe consacré aux volontaires : ce n'est pas parce qu'on est volontaires, motivés, qu'on échappe aux choc culturel et qu'on est capable d'avoir assez de recul sur nous-mêmes. La relation interculturelle doit sans cesse être remise en cause, retravaillée.
Vendredi 23/04 : évaluation finale. L'association est en attente pour la formation PU FLE. Elle est intéressée par une formation ''gestion de site Internet''.
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Que vous a apporté cette mission ?
L'envie de retourner au Mali pour continuer à échanger avec ses habitants. |
A-t-elle été conforme à vos attentes ?
Plus que ça encore (je crois que j'ai fait le même commentaire l'an passé concernant ma mission au Cameroun). Je savais que dans tous les cas la mission serait au delà de mes espérances mais là, c'était vraiment une expérience inoubliable car j'ai échangé pendant la formation avec des gens de ma génération, pas de barrière de la langue (ou très peu). |
Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?
Transmettre des compétences pour diminuer la dépendance des pays du sud à l'égard du Nord+ s'aider les uns les autres à s'ouvrir d'avantage au monde via l'échange. |
Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?
Au risque de me répéter : consommer moins et de manière plus intelligente ; continuer à réfléchir à un mode de vie moins consumériste (au niveau de l'espace, de l'énergie, etc.).
Ne plus courir après le temps, du moins, essayer de mieux le gérer. |
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05-04-2010
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Les supports matériels utilisés sur le terrain salle, équipements à disposition...) |
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| Remarques sur la salle ?
La salle de réunion a servi pour la formation. Elle servait également de salle pour le déjeuner pris en commun. |
| Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?
Le petit tableau blanc a été remplacé par un grand tableau blanc grâce à l'in-put. |
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Les bénéficiaires de la mission. |
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Nombre de bénéficiaires : |
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Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?
Les participants souhaitent continuer à se former sur le projet professionnel de l'élève; comment aider les élèves à déterminer des choix professionnels, afin d''éviter les abandons en cours de formation. |
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Méthodologie de travail... |
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Quelle méthode pédagogique ?
Apports théoriques l'après-midi entre adultes et application des exercices le matin dans les différentes classes avec un retour sur les travaux d'élèves l'après-midi pour étayer les théories étudiées. |
| Quels outils de travail ?
Les cahiers pédagogiques sur la motivation (revue pédagogique)
Classeur sur l'estime de soi
fichiers utilisés par les conseillers d'orientation psychologues à propos de l'éducation des choix et de l'orientation, choix des métiers. |
| Quelle a été la réaction des participants ?
Les participants ont été réceptifs aux outils proposés car nous avons mis en place des exercices d'application dans les classes à partir de ces outils. |
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| Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?
Un apport théorique sur la pédagogie de projet, de défi, le statut de l'erreur, les profils d'élèves,la pédagogie de la réussite, l'auto-évaluation par le biais des compétences transversales. |
Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?
Création d'un programme d'activités en lien avec l'objectif
créations d'outils utilisables dans les classes (jeu de l'oie sur l'estime de soi, questionnaires qui suis-je adaptés aux niveaux des élèves)
Montage d'un dossier contenant les travaux des élèves ainsi que leur projet. |
Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?
Que les jeunes prennent conscience de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font pour qu'ils appréhendent le moins possible leur avenir. |
Objectif initial et suite à donner. |
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| Rappel de l'objectif initial de la mission :
Former les éducateurs à la restauration de l'estime de soi par la motivation, en aidant les jeunes à monter leur projet individuel et professionnel. |
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| Tableau de bord (+ éventuelles remarques)
Tous les jours :
Le matin co-intervention dans les classes avec les Éducateurs : mise en pratique avec les élèves de ce qui a été vu en théorie l'après-midi, la veille.
jour 1 Matin : mise au point des objectifs avec Madame Mia
Après-midi Brainstorming sur la motivation; quelles sont les représentations de chacun?
Jour 2 matin :
Visite de l'atelier de menuiserie ''Felana''. Je suis accueillie par les jeunes de 16 à 18 ans. Ils se présentent timidement en français. Nous essayons de communiquer. C'est Elysé un jeune issu de la formation tourisme qui traduit. Je leur fait écrire leur présentation en français puis c'est à mon tour de me présenter en malgache. Pas facile!
Leur cahier est rempli de dessins très technique, des plans de réalisations en menuiserie
jour 2 après-midi :
Explicitation du vocabulaire pédagogique non compris la veille.
Théorie sur la pédagogie de projet, le sens dans les apprentissages, l'évaluation formative.
Connaissance de soi : le jeu du portrait chinois.
Jour 3 matin :
Classe des petits. Avec Tiana nous mettons en pratique et adaptons le jeu du portrait chinois: Si j'étais un fruit , je serais...parce que c'est ...Ils connaissent beaucoup de fruits et disent pourquoi ils choisissent ce fruit (c'est sucré, parfumé, délicieux, amer...) Ensuite les moyens de transport. Émergent alors quelques idées de métiers pour quand ils seront plus grand. Expression Orale puis dessins qui représentent ce que chacun a dit.
jour 3 après-midi :
Théorie sur la pédagogie du défi
Explicitation des termes vus la veille.
Le statut de l'erreur, la pédagogie de la réussite.
Attitudes de l'enseignant pour susciter la motivation chez les élèves
Tenir compte des intérêts des élèves, être authentique, relever un défi en balisant les étapes, donner aux élèves la possibilité de faire des choix.
Questionnaire ''qui suis-je'' plus développé pour les plus grands.
Jour 4 Matin :
mise en situation chez les grands de la formation tourisme.
Préparation orale : l'accueil d'un touriste à l'aéroport en français.
Situation théâtrale :jeu de rôle 2 par 2. Les jeunes endossent tour à tour le rôle du touriste et du guide. Présentation, formules de politesse...
Préparation écrite des pancartes. Les jeunes partent aussitôt en situation réelle, ils vont accueillir le nouveau stagiaire qui vient sur l'ONG.
jour 4 après-midi :
Bilan de la première semaine. les stagiaires se mettent par groupe de 2 ou 3 et doivent répondre aux questions:
Qu'est-ce que j'ai appris cette semaine?
Comment vais-je motiver mes élèves ?
Quelles activités vais-je leur proposer pour les motiver ?
Qu'est-ce que la motivation pour moi ?
Qu'est-ce que je n'ai pas compris ?
Qu'est-ce que je vais modifier ou garder dans ma pratique pour motiver les jeunes ?
Les échanges ont été fructueux. Chacun a pu verbaliser, à l'aide des volontaires traducteurs , ses représentations, ses idées.
jour 5 matin :
Visite de l'atelier de tissage Vony. Entretien avec Simone et Joseph sur leurs préoccupations au sujet des filles qui ne sont pas forcément motivées ou qui abandonnent en cours de formation. Échanges sur les fonctionnements des systèmes de formations professionnelles en France et à Madagascar. Points communs et différences. Je commence à reconstituer l'organigramme du fonctionnement de Manda. Indispensable pour démarrer ma deuxième semaine sur le projet professionnel.
Jour 5 après-midi :
Réflexion sur les compétences transversales : citoyenneté dans le groupe, autonomie et attitudes scolaires (prendre des initiatives, mener un travail à son terme,..) :auto-évaluation pour aider l'élève à se positionner dans le groupe et par rapport à lui-même.
Puis activité menée avec les éducateurs transposables avec les élèves :
Quel métier auriez vous aimé (aimeriez vous) exercer ?
En quoi consiste ce métier ?
Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier ?
Quelles matières scolaires sont nécessaires ?
Quelles études quels diplômes ?
Principe du rêve à la réalité.
Jour 6 Matin :
Classe ASAMA 1
mise en application avec Hery dans sa classe du questionnaire connaissance de soi : ma couleur préférée, mon animal préféré, mon moyen de transport, ma fleur,... L'éducateur traduit les questions en malgache, et me traduit les réponses des élèves en français. Ensuite, les élèves sont venus lire leurs textes devant la classe, en malgache.
Jour 6 après-midi :
Comment formaliser le parcours de l'élève par écrit ?
Discussion et comparaison autour des systèmes éducatifs français et malgaches.
Travail de réflexion autour de la fleur de vie : les besoins fondamentaux d'un être humain.
Explication du vocabulaire se trouvant sur les différentes fiches et exercices de travail, qui constitueront le dossier individuel de l'élève :
- Qui suis-je (connaissance de soi)
-le parcours de l'élève (d'où je viens, le parcours scolaire ou autre...)
-je m'intéresse à...(les centres d'intérêts de l'élève)
-les adjectifs qui me qualifient
-mes talents
-questionnaire sur les métiers
-les différentes étapes pour le projet d'orientation
Jour 7 matin
classe ASAMA 2 de Hervé
Questionnaire sur ''le métier qui m'intéresse''. le questionnaire est traduit en malgache. Les élèves ont déjà quelques idées sur ce qu'ils aimeraient faire plus tard. Ils rédigent tous un petit texte illustré de dessins qu'ils viennent lire devant les autres.
Quel métier auriez vous aimé (aimeriez vous) exercer ?
En quoi consiste ce métier ?
Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier ?
Quelles matières scolaires sont nécessaires ?
Quelles études quels diplômes ?
Principe du rêve à la réalité.
Jour 7 après-midi :
Retrouver les compétences transversales (sociales civiques et citoyennes) à partir d'une activité : l'origami
Jour 8 après-midi :
Organisation de l'après-midi en 3 groupes.
Un groupe travaille sur une programmation d'activités de la classe des petits aux classes des ateliers professionnels
Un groupe travaille sur la création de différents exercices, activités à mettre en place dans les classes pour constituer le portfolio individuel.
Un troisième groupe réfléchit à la mise en place concrètement de la forme que prendra le dossier individuel de l'élève (quels documents, organisation...)
Jour 9 matin :
Bilan avec la directrice
Jour 9 après-midi
Organisation de l'après-midi en 3 groupes.
Un groupe travaille sur une programmation d'activités de la classe des petits aux classes des ateliers professionnels
Un groupe travaille sur la création de différents exercices, activités à mettre en place dans les classes pour constituer le portfolio individuel.
Un troisième groupe réfléchit à la mise en place, concrètement de la forme que prendra le dossier individuel de l'élève (quels documents, organisation...)
Remise des diplômes aux participants
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Que vous a apporté cette mission ?
La connaissance d'une autre culture, la rencontre de personnes formidables courageuses et professionnelles. |
A-t-elle été conforme à vos attentes ?
Oui et au-delà |
Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?
Un échange de compétences dans l'écoute et le respect des besoins et attentes de chacun . |
Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?
Plus de sérénité et de patience dans la façon d'enseigner auprès de mes élèves.
Savoir surmonter les difficultés de la vie quotidienne avec calme.
Ne pas se compliquer la vie tant que l'on a de quoi se nourrir, se soigner, et que l'on est bien entouré et aimé.
Savoir apprécier les choses simples de la vie. |
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07-12-2009
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Les supports matériels utilisés sur le terrain salle, équipements à disposition...) |
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| Remarques sur la salle ?
la formation s'est déroulée dans la seule salle commune existante à l'ONG. elle sert également de cantine aux éducateurs. La salle était correcte, assez grande, propre, ventilée. Seul le bruit m'a gêné, mais les participants ne semblaient pas entendre les enfants crier à l'extérieur d'autant que les fenêtres étaient toujours ouvertes. |
| Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?
tableau blanc, marqueurs.
craie et tableaux noirs dans les classes d'enseignements pour les élèves. |
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Les bénéficiaires de la mission. |
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Nombre de bénéficiaires : |
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Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?
deux groupes de 7 personnes.
je dispensais la même formation aux deux groupes, un le matin, l'autre l'après midi pour qu'il puisse y avoir une continuité dans l'accueil des enfants et adolescents.
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Méthodologie de travail... |
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Quelle méthode pédagogique ?
J'exposais sur un sujet choisi ensemble chaque jour.
je notais au tableau, ils prenaient des notes.
En fin de semaine, j'ai distribué des plaquettes fournies par le planning familial sur les différents sujets abordés. |
| Quels outils de travail ?
plaquettes planning familial
livres sur la sexualité expliquée aux adolescents
100 préservatifs masculins et 50 préservatifs féminins et tampons périodiques. |
| Quelle a été la réaction des participants ?
ils se sont jetés sur les plaquettes que je n'avais pas en quantité suffisante vu le poids (j'avais 12kgs de doc). J'ai promis d'envoyer un complément de plaquettes dès que possible |
Quels conseils pour le successeur ?
être du métier (médecin, infirmière) pour pouvoir répondre à des questions plus techniques. |
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| Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?
beaucoup de connaissances de base sur la sexualité bien que la majorité du personnel se situe ente 25 et 50 ans et aient eu même des enfants. |
Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?
formation et information en direction des jeunes recueillis par l'ONG. Prévention. |
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Objectif initial et suite à donner. |
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| Rappel de l'objectif initial de la mission :
Sensibilisation à l'éducation sexuelle |
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| Tableau de bord (+ éventuelles remarques)
1ere semaine : formation des éducateurs sur différents thèmes choisis ensemble
lundi matin :visite des différents lieux gérés par L'ONG qui forme et insère des adolescents.
Après-midi : réunion de préparation de la formation avec tous les éducateurs à former. choix des thèmes à aborder. Élaboration des groupes car la formation se faisaient en deux groupes de 7 personnes, un groupe le matin et l'autre l'après midi.
mardi : la virginité, la première fois.
mercredi : les règles, l'avortement
jeudi : IST, SIDA, préservatif (distribution, explication), grossesse
vendredi : violences sexuelles, viol, mariages forcés.
2ème semaine :
j'ai fait le tour des différents sites pour former les adolescents particulièrement sur le SIDA, et les maladies sexuellement transmissibles. Très bonne écoute des jeunes et mise en place de scenettes sur ce qu'ils avaient retenu de la formation. Les scenettes ont été présentées lors de la fête de Noël.
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Témoignage personnel
j'ai reçu un accueil très chaleureux de la part de tout le personnel quel que soit son niveau dans la hiérarchie de l'ONG et des enfants.Je me suis sentie acceptée comme l'une des leurs.
La formation a été très suivie avec assiduité et professionnalisme, rigueur et ponctualité. Ce qui a permis (bien que le sujet ait pu paraitre tabou au départ) à chacun de se dévoiler personnellement avec beaucoup d'humour et de bonne humeur.
l'ensemble du personnel a été très chaleureux, s'inquiétait de moi, m'a escorté sur les différents sites, m'a expliqué, informée.
Certains ont pris très au sérieux ma fonction et le contenu de la formation au point de venir m'exposer leurs problèmes gynécologiques ou de couples en aparté.
J'en ai été très touchée et ai essayé de répondre au mieux à leurs attentes en précisant bien que je ne suis pas médecin.
Cette mission m'a demandé un investissement personnel important puisque j'ai du me former en France auprès du planning familial compte tenu du sujet à aborder qui n'avait rien à voir avec mes connaissances professionnelles ou personnelles (BAFA demandé au départ) en tous cas pas pour assurer une formation de 2 semaines.
J'ai abordé ma mission avec calme et serennité et j'ai élaboré le programme en fonction des documents (12kgs apportés) et de la demande des participants.
Je veux bien devenir ambassadrice de PU dans la mesure de mes disponibilité.
Cette expérience m'a enrichie et m'a permis de donner une nouvelle orientation à ma vie. |
Que vous a apporté cette mission ?
Je relativise notre vie d'occidentaux nantis et toujours en quete d'objets non indispensables. |
A-t-elle été conforme à vos attentes ?
Cette mission a été complètement conforme à mes attentes. je m'inquiétais de savoir si j'allais tenir le coup psychologiquement. j'ai tenu et je m'étais beaucoup préparée à ce que j'allais trouver là-bas. j'ai pris beaucoup de contacts avec d'anciens volontaires avant de partir. |
Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?
La solidarité nationale, c'est un échange entre les peuples du Nord et du Sud, car j'ai apporté une formation, un savoir, mais j'ai également beaucoup reçu de ses gens qui ont leur sourire comme seule richesse mais qui n'en sont pas avares. |
Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?
Je vais travailler sur le superflu, toutes ses choses dont on peut se passer et qui nous paraissent pourtant indispensables... |
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02-11-2009
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Les supports matériels utilisés sur le terrain salle, équipements à disposition...) |
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| Remarques sur la salle ?
Bien sûr des lieux assez limité, mais avec lesquels nous avons finalement bien fonctionné.
Pas de ventilation certes, des escaliers sans garde corps un peu dangereux (le premier jour j'ai failli chuter) mais on s'habitue et on s'adapte. Nous avons tapissé les murs de tous ce que nous avons travaillé pendant la quinzaine. Et le local est devenu sinon une ''belle'' salle de classe, du moins un espace très investi, en tous les cas à mes yeux. |
| Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?
Le strict minimum: tables et chaises et un support de paper board (tableau Paddex).
J'ai apporté tout le matériel de France. Rouleau de paper board, craie, feutre crayons, cahiers... Pas un problème. |
| Solution apportée à un problème matériel :
Pour les déplacements à l'extérieur sur des lieux de pratique nous nous sommes débrouillés avec les véhicules des stagiaires ou les transports en commun et à pied.
Nous n'avons pas rencontré de problèmes particuliers. Mon scotch n'ayant pas une adhésion suffisante sur les murs de l'Aslad nous avons trouvé un scotch adapté. Donc à prévoir ultérieurement; il faut des choses robustes. |
Les bénéficiaires de la mission. |
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Nombre de bénéficiaires : |
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Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?
Il y a eu un participant en plus des dix prévus initialement. Cela n'a pas été un problème. Une collègue de PU avait une attestation de stage supplémentaire vierge qu'elle m'a donné.
La personne avait été refusée sur un autre stage auquel elle avait postulé. Du coup Boubacar Sidibè lui a proposé de se joindre à nous, ce qui était à notre convenance à tous, ainsi que pour elle, compte tenu de son investissement. |
Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?
La demande portée par Boubacar Sidibé, responsable de l'ASLAD, se situait à trois niveaux : une demande d'aide et de conseil social et familial, des clarifications des principaux traits de conduites et des personnalités et enfin, une approche en psychologie génétique et clinique de l'enfant et de l'adolescent.
Plus particulièrement il ressortira des quêtes de compréhension sur les structures familiales à partir de cartes et de génogrammes familiaux dans la famille européenne et la famille africaine. Un travail de comparaison sur les ressemblances et les différences de structures et surtout sur l'approches des points de souffrances qui se manifestent par des troubles de santé ou de comportements.
Des attentes comparatives des modèles d'éducation. Le modèle africain reste très empreint de punitions, de dureté voire assez violent. D'autres modèles sont-ils possibles ?
Des questions importantes sur l'identité de couple, (monogamie, polygamie)
D'où de nombreuses interrogations sur les fonctions familiales susceptibles de favoriser ou au contraire de nuire à de la parentalité...
A partir de l'éducabilité cognitive, beaucoup de demandes, de réflexions sur la façon d'enseigner, sur l'acquisition des apprentissages
Demande sur l'importance de la langue dans l'éducation, dans l'enseignement..;
et j'en passe des nombreuses questionnements qui émergeaient au fil des débats et des tâches.
L'éducabilité cognitive mise en pratique semble avoir été une grande découverte qui a suscitée beaucoup d'intérêt (l'enjeu culturel y étant moindre).
Je dirais la même chose sur sur la découverte d'une éducation non plus édifiée sur du ''dressage comportemental'' mais sur l'accès à du sens de ce qui émerge et qui en appelle à la prise en compte d'une souffrance, d'une blessure ou d'un trauma éventuels.
Comprendre, mettre du sens afin d'accéder à une approche plus clinique de l'acte éducatif. |
Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?
Nous avons toujours fonctionné avec les onze personnes constituants le même groupe. |
Méthodologie de travail... |
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Quelle méthode pédagogique ?
La méthodologie utilisée a été plurielle. Il y a eu des exposés théoriques pour initier des réflexions et débats au sein du groupe.
Ces débats ont été étayés par divers témoignages, illustrations concrètes et métaphores qui ont eux mêmes pu servir de support à des jeux de rôles.
Par ailleurs il y a eu des mises en pratique tel que le travail à partir de cartes familiales et d'un génogramme d'une famille Bambara qu'une participante a effectué en séance.
Nous avons également travaillé en éducabilité cognitive avec des supports concrets et pratiques, en présence de tâches de P.E.I. (programme d'enrichissement instrumental) à effectuer.
Chaque jour, le démarrage consistait à réactualiser ce qui avait été fait le ou les jours précédents.Nous avons attaché beaucoup d'importance à la coordination et au lien entre les choses abordées et les tissage des différents champs d'applications du structuralisme que nous avons explorés. |
| Quels outils de travail ?
Photocopies de planches de travail en P.E.I. de Reuven Feueurstein (Israël)
arte familiale et génogramme sur paper board
Textes sur des pratiques en Afrique de l'ouest, publiés dans la revue internationale de thérapie familiale. (textes sur une expérience de formation au Sénégal, texte de Jean Philippe Tsala Tsala sur une situation au Cameroun, ainsi qu'une étude d'Omar Sylla sur l'évolution du couple en milieu africain...)
Photocopies de textes que j'ai publié dans diverses revues dont plus particulièrement le dernier, de cette année, qui aborde la question de l'autorité parentale. |
| Quelle a été la réaction des participants ?
Oui, il s'agit d'outils simples auxquels chacun était habitué. |
Quels conseils pour le successeur ?
S'il y avait une reconduction d'une telle formation, il ne faudrait pas qu'elle se fasse dans l'immédiat. Il apparaît important de laisser à chacun le temps d'engranger tout cet apport et éventuellement de l'expérimenter dans sa pratique.
Une formation en adéquation avec celle-ci pourrait dans un second temps servir de réactivation des acquis, réaffirmer des prises de conscience de nouvelles modélisations de travail abordées. Encore faudrait-il qu'elle se situe dans le même prolongement théorique. Les approches en psychologie sont diverses et complexes. Il serait donc important de les recentrer sur un cheminement et des objectifs en adéquation avec ce qui a été fait. |
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| Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?
Il s'agissait d'un approfondissement des acquis. En réalité, je crois que cela a été un temps de découverte pour la plupart des participants qui ont pu confronter leurs propres connaissances, leur méthodes avec celles abordées lors de la formation.
Certes il y a eu la découverte de nouveaux concepts tant sur le champ du groupe d'appartenance et du travail familial, que sur le champ du particulier. Des concepts analytiques, de nosographie, systémiques comme de pédagogie ont été abordé, mais ont surtout été mis à débat, en référence à la différence de culture. Un travail de comparaison et d'ajustements permanents s'est effectué.
Au bout du compte, je dirais que le plus important aura été la prise de conscience de l'intérêt de la complexité au dépens de la linéarité d'un raisonnement. Dès lors une éducation où l'on cherche à comprendre le sens de ce qui se manifeste avant de le redresser, de remettre sur les rails l'enfant ou l'adolescent qui est anomique, qui transgresse... par une attitude stricte et cadrante voire coercitive a fait l'unanimité. (le sens d'un signe, d'un symptôme pour comprendre avant d'agir)
Il s'agit en quelque sorte de l'accès à ce qu'est une démarche clinique d'un acte éducatif.
Sur le plan des apprentissages scolaires les participants ont pu mettre en pratique toute la dimension cognitive d'un apprentissage qui facilite l'assimilation d'un contenu à apprendre. (comment mettre à l'index le rabâchage des connaissances et donner priorité à l'idée simple qui fait le slogan du P.E.I. ''réfléchir avant d'agir'')
La priorité donnée à l'esprit critique des points de vue, des à priori, des idées toutes faites et à la non prédictibilité a jalonné notre cheminement.
Si comme je le pense tous les concepts abordés n'ont pas foncièrement été retenus,bien qu'écrit sur le cahier, l'esprit qui les porte a par contre, à mon avis, été assimilé. Et c'est cela qui m'importe le plus. |
Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?
Je pense ou plutôt j'espère que l'esprit du structuralisme aura imprégné chacun. Pour certains j'en suis absolument convaincu, pour d'autres plus discrets je ne peux me prononcer.
Cependant il est sûr que d'aucun ne partira à son travail en réduisant la perception du monde, de la réalité observée à un simple regard linéaire où ce qui est va de soi. Si comme le dit Claparède ''l'intelligence pourrait se réduire à la compétence d'autocritique'' je crois que chaque participant aura accepté cette valeur, cette croyance fondamentale.
L'acte éducatif, l'acte d'enseignement des participants à la formation en portera sûrement la teinte.
De manière plus pratique, des outils comme les cartes familiales qui dessinent l'état des lieux d'une structure familiale, le génogramme qui contribue au travail familial avec les bénéficiaires d'un soutien, les tâches d'éducabilité cognitives etc...sont des outils directement applicables, au même titre que certaines techniques d'entretien. |
Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?
Plus qu'une application concrète c'est plus la manière d'aborder l'autre dans son espace professionnel qui est à prendre en considération, ce qui n'en est pas moins pragmatique.
Comme en France, le retour d'une formation va induire du mouvement , des questionnements partagés qui vont s'inscrire de manière progressive dans les structures professionnelles. Il est fort probable que les participants de l'Aslad, assez nombreux à la formation, portés par leur responsable Boubacar Sidibé tireront un meilleur parti de la formation, car cela s'inscrira dans une continuité. Ce sera plus difficile pour ceux qui se retrouveront seul dans leurs équipes de travail. Ils seront à l'instar du candide, ceux qui vont oser ou non apporter leurs avis, leurs interrogations.. C'est toujours une affaire de contexte.
Cependant les enseignantes pourront créer leurs propres tâches d'apprentissage transférables et applicables en groupe (Le grand nombre d'enfants dans les classes restera toujours un problème et il oblige à un type d'encadrement bien particulier avec tous ses effets secondaires) |
Objectif initial et suite à donner. |
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| Tableau de bord (+ éventuelles remarques)
Comme des personnes venaient de loin, nous avons fait le choix d'une formation continue du matin jusqu'au début d'après midi. Certains avaient des activités par la suite comme Soleimane Diabaté, le formateur en mécanique et les institutrices de ''jardin d'enfant''...
Le planning des activités, se faisait en fonction de l'intensité des échanges, des intérêts particuliers et du groupe autour de l'articulation des trois champs d'application que j'ai choisi de traiter à partir d'un support central, générique qu'est le structuralisme en psychologie. Structuralisme dont le père qu'est Lévy Strauss nous rappelle toujours que chaque culture est d'égale valeur. Trois champs d'exploration que sont d'une part, le champ du particulier avec les références analytiques mis au débat à partir des questions culturelles; d'autre part, le champ du groupe d'appartenance avec les questions familiales et de couple (première, deuxième.. femme et les enfants qui résultent de ces structures familiales.. vastes débats)
Et enfin, l'éducabilité cognitive avec des tâches plus concrètes où le culturel n'intervenait que peu. Cela venait questionner malgré tout les manières d'apprendre, les apprentissages et bien sûr les questions linguistiques (Bambara et autres, en préférence de la langue héritée de l'époque coloniale)
Une pause en cours de matinée vers 10 heures nous était bénéfique.
L'observation au jardin d'enfant Baréma Bocoum où travaille Maïmona Daffé, s'est déroulée pendant une première partie d'une matinée. Après un échange avec la directrice de l'école qui nous a accueillis, nous avons ensemble débattu au local de l'Aslad. |
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Témoignage personnel
Au départ, il y a toujours une appréhension. En ce qui me concerne elle se situait surtout face à l'incertitude de savoir si j'allais parvenir à rejoindre des personnes dont j'ignorais presque tout. Serai-je sur la même longueur d'onde et est ce que mes préparations vont modestement être à la hauteur de l'enjeu.
Dès le second jour j'ai été rassuré car j'ai rencontré des gens dynamiques, intéressés et surtout très actifs pour prendre appui sur la théorie afin d' alimenter des questionnements fondamentaux pour eux. J'entends par là la position des femmes dans les couples, dans la société; femmes qui saisissaient cet espace comme une forme d'agora, d'espace à palabres où l'on peut se dire et avancer des points de vue en public, en allant jusqu'à confronter les hommes dans leurs certitudes. Tout cela s'effectuera dans le respect de l'autre et des débats contradictoires comme du cadre posé en préalable. A vrai dire si cela m'a passionné j'avoue avoir été surpris dans un premier temps. La capacité des femmes, leur spontanéité, non seulement à prendre la parole mais, à jouer la scène en m'incluant dans les jeux de rôle que je proposais, en s'impliquant dans la présentation d'un génogramme de leur propre famille m'a surpris. Finalement cette compétence est analogue aux espaces de formation en France où les femmes se montrent plus à l'aise pour s'impliquer personnellement.
Nos échanges d'histoires comiques et de contes, ainsi que des références à l'histoire de personnes connues telles que la cantatrice Oumou Sangaré ont été des moments forts de nos rencontres.
J'ai été également surpris par la compétence à remplir une fonction programmée au départ. Aisi Dramane a été étonnant dans sa rigueur à tenir le cadre, à organiser la sortie au jardin d'enfant. A l'inverse Sidiki, le ''maître du thé'', comme nous l'appelions entre nous, pouvait me déconcerter dans ses priorités à remplir cette fonction à des moments clefs de la formation.
J'ai trouvé en Boubacar Sidibé non seulement un soutien important mais quasiment un co-intervenant africain. Sa connaissance partielle de la culture française où il a fait un bref séjour, son bon niveau de formation personnelle, a permis de jeter de nombreux ponts dans l'entre deux des deux cultures.
Bien sûr le niveau du groupe était hétérogène. Certaines personnes, à l'image de l'enseignement reçus dans les écoles, avaient tendances dans un premier temps à plaquer un savoir de manière plutôt abstraite, à vouloir copier clairement et prendre des notes sur leur cahier sans nécessairement intégrer les acquis. Mais, assez vite la majorité a été aspirée par la dynamique du groupe qui se nourrissait essentiellement de la compétence cognitive fondamentale qui consiste à faire les liens, à relier pour saisir, pour comprendre. Les diverses illustrations, les cartes familiales et les applications concrètes favoriseront cela.
L'essentiel pour moi restera la dynamique du groupe initiée par Boubacar et Fatoumata qui donnera à cette formation tout son allant.
Le fait de tapisser la pièce de toutes les feuilles de paper board, favorisera le mouvement ,les retours et les liens entre les différentes choses abordées.
Les imprévus principaux seront liés à la découverte qu'il y a plein de ponts à faire entre nos cultures et que nous partageons essentiellement notre état d'être humain vivant en société, même si les conditions de vie et de travail ne sont pas du tout les mêmes. D'ailleurs pour certaines personnes qui devaient se lever tôt pour se rendre dans les locaux de l'ASLAD, la fatigue pouvait se faire sentir épisodiquement. Mais quelle énergie et qu'elle désir d'apprendre et de partager les points de vue!
Même si les conditions de travail n'étaient pas terribles au regard de l'état très vétuste des locaux (salle de travail, couloirs, escaliers dangereux car pas finis, latrines très basiques...) j'en garde une image plaisante. Ce que nous y avons mis a nettement pris le dessus sur les apparences. N'est-ce pas un peu cela l'Afrique! Nous avons partagés beaucoup de moments de bonheur à nous y retrouver. |
Que vous a apporté cette mission ?
Difficile de résumer en quelques mots ce que m'a apporté cette mission tant elle a été riche.
Au niveau humain j'ai fait des rencontres exceptionnelles que j'espère prolonger quelque peu si cela correspond à un intérêt partagé. Avec Boubacar nous avons l'intention si le temps, la distance qui nous sépare nous le permet également, de rédiger un texte sur ce que nous avons partagé pendant cette période de formation ''réciproque''. En effet je crois en avoir autant appris que chaque membre du groupe. Cela a été pour moi un expérience fantastique, chaleureuse et humaine.
Habitué par mon travail à faire des pas de côté, à contextualiser ce que je vis, je crois quand même être assez satisfait de penser avoir été à la hauteur de l'enjeu. Il est vrai que j'avais passé beaucoup de temps à préparer ma mission. Je voulais être à la hauteur non seulement de mon engagement mais, surtout à celle des espérances que je supposais de la part des bénéficiaires. Le bilan de fin de formation, même s'il a été un peu bâclé, aura été pour moi un moment fort.
Cette expérience restera pour moi une grande découverte. De plus le fait d'être vite repéré par les habitants de Mopti comme quelqu'un qui travaille modifie totalement les liens. Il est vrai que j'ai eu plaisir à traîner mes guêtres un peu partout et ainsi à faire beaucoup de rencontres. Un peu en parallèle de la mission cette imprégnation de la ville, de ses habitants à intensifié l'intérêt de ce séjour.
Finalement, je dirais qu'en toute humilité nous pouvons apporter et recevoir beaucoup. C'est toujours une affaire de réciprocité, à l'instar du travail thérapeutique que je pratique quotidiennement. |
A-t-elle été conforme à vos attentes ?
Amplement conforme, voire au delà de mes espérances. Je n'osais imaginer que cela se passerait si bien. A priori ça n'est quand même pas évident de transmettre des connaissances en psychologies dans un univers apparemment si différent du nôtre, de notre culture. La satisfaction est amplement à la hauteur des appréhensions initiales, voire bien plus. |
Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?
Thèse difficile à laquelle je répondrai tout simplement qu'il s'agit de la compétence de chaque être humain à se retrouver et à favoriser humblement une unité au cœur de nos ressemblances et de nos différences. La résultante serait quelque chose, un point de rencontre en surplomb, qui transcende les individus qui souhaitent cette réunion. En tous les cas la solidarité internationale pour moi sera toujours affaire de réciprocité. Ce qui me renvoie à cette phrase d'Amadou Hampaté Bâ que j'ai découverte à PU ''la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit''. D'où l'importance d'être attentif à l'équilibre du don et du sentiment de dette pour qu'il y ait vraiment solidarité et par conséquent autonomie des uns vis à vis des autres. En fait cela me renvoie aux dimensions étiques de mon métier. |
Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?
Comme je viens de le dire précédemment, j'ai passé mon temps à faire des liens entre ce que je vivais au Mali et ce que je vis au quotidien. Il y a beaucoup d'analogies.
Je rappelle au passage que ''faire les liens pour comprendre'' a été le leitmotiv de la formation et cela a toujours participé à mon cheminement personnel. Il est plus qu'utile de transférer ce qu'on intègre dans différents contextes de la vie. L'humilité et surtout la patience (attente longue des jonctions en taxi brousse..) est une bonne formation quand on vient d'un pays pressé, trop pressé (aspiré par l'événementiel ou la fuite en avant).
L'acquis principal sera sans doute une accentuation de ma capacité à relativiser les choses en me référant principalement aux caractéristiques fondamentales susceptibles d'émerger d'un contexte, d'une structure de vie. |
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« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »
Amadou Hampâté Bâ |
Extrait du document « Donner pour agir ? » issu du site Internet du Ritimo (Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale).
« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.
C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.
Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »
(Source : Ritimo - novembre 2006) |
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
- Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.
- Dons autorisés : photos.
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.
Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation. Accès direct à la page de don de notre site Internet: www.planete-urgence.org/vous/ |
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Règlement intérieur des volontaires de Planète Urgence en mission |
Article 1 - Mission de Planète UrgencePlanète Urgence, association française de solidarité internationale, regroupe des individus et des entreprises contribuant à la mise en œuvre de projets solidaires et écologiques basés sur la transmission et l'échange de compétences à des fins de développement et de protection de l’environnement. Conformément au cadre du programme Congés Solidaire de l'association, chaque volontaire intervient lors d'une mission d'une durée de deux à trois semaines en faveur d'un partenaire local agissant au sein d'un pays, tous deux sélectionnés par Planète Urgence. Article 2 - Respect du cadre de la missionLe volontaire part dans le cadre d’une mission préparée et définie avec un objectif de programme précis qui induit : - le respect de cet objectif et des activités correspondantes, ce qui impose de ne pas se disperser, par exemple, en répondant à d'éventuelles sollicitations périphériques au programme.
- de savoir s’intégrer et adapter sa personnalité aux contraintes du groupe et de la vie en collectivité : respect des horaires de coucher et de repas, respect du sommeil etc..
Les missions se déroulant dans différents lieux d'accueils et de vie (maison des volontaires, hôtels, chez l’habitant, campement en brousse...), il est obligatoire : - de respecter ces sites (jeter les détritus dans les endroits appropriés / les récupérer si il n'y a pas dispositif adapté, remplacer le matériel cassé...)
- de respecter les consignes mises en place par les partenaires locaux. Ces derniers sont souverains dans l’encadrement des missions.
Article 3 - Respect des coutumes et des populations localesNe pas oublier que nos valeurs ne sont pas universelles ni forcement les plus adaptées à des contextes éloignés des nôtres. Ce qui ne signifie pas non plus que nous devons les abandonner : il faut simplement être humble et tolérant, respecter la diversité culturelle et les populations rencontrées. Ne pas oublier que la notion du temps peut être très différente d’un continent à l’autre. Porter une tenue vestimentaire adaptée à la culture du pays. Non seulement, cela favorise les contacts mais c’est aussi le moyen de se protéger de la chaleur du soleil, du vent et des insectes. Les tenues trop courtes, trop dénudées, trop moulantes peuvent choquer les populations et les équipes locales. Les critères en matière vestimentaire varient d’une culture à l’autre et il n’est pas toujours simple de les déchiffrer : se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence. Dans tous les cas, porter des vêtements propres, non déchirés, est un signe de respect à l’égard des populations. Demander l’accord préalable aux personnes concernées pour toutes prises de photo et bien se renseigner auprès du représentant local en matière de restriction ou d’interdiction. Plus particulièrement, le volontaire devra strictement : S'abstenir de prendre ou d'acheter en souvenir des animaux ou parties d’animaux (os, dent, crâne, peaux etc) ou de cueillir des plantes. S'approprier ces spécimens peut par ailleurs entraîner de sérieux problèmes, notamment aux douanes. S’abstenir d’acquérir et/ou consommer tout type de drogues ; en matière d'alcool consommer modérément et en dehors des heures travail en mission. S'abstenir de tout prosélytisme religieux ou politique. Ne pratiquer aucun tourisme sexuel, ni pression ou harcèlement de cet ordre. De tels agissements peuvent être lourds de conséquence pour les étrangers mais également par extension pour l'association Planète Urgence et les employeurs et associations partenaires du Congés Solidaire. Ils peuvent conduire, selon les lois en vigueur dans le pays concerné, à des peines de prison et à la fin des partenariats solidaires établis par Planète Urgence. Le non-respect par le volontaire de ces consignes pourra motiver une rupture unilatérale de l’engagement par Planète Urgence. NB : La consommation de cigarettes peut être mal vue dans certains pays ou régions, surtout pour les femmes. Se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence. A noter que dans la plupart des sites d’intervention de Planète Urgence : - l’eau est une ressource rare et précieuse. Une majeure partie de la population n’a pas accès à un réseau d’eau potable. Il est demandé de s’adapter à cette problématique locale en économisant au maximum l’eau.
- La gestion des déchets n’est pas systématiquement une priorité. Il est donc demandé de rapporter les déchets polluants tels que piles, lingettes, flacons de produits d'hygiène, appareils photos jetables, rasoirs jetables, tous types de spray (anti-moustique, déodorant, etc.), les sacs, emballages et bouteilles plastiques etc..
- Si vous fumez : même en ville ne laissez pas vos mégots au sol et soyez vigilant quant aux risques d'incendie.
Article 4 - Sécurité- S’informer, auprès du représentant local de Planète Urgence, des règles de sécurité en vigueur.
- Transport moto :
- Interdiction formelle à Bamako (Mali).
- Déconseillé sur tous les autres lieux de mission sans casque adapté.
- Interdiction formelle de se faire transporter à moto par les bénéficiaires des missions, quelque soit le lieu.
- S’abstenir de circuler en voiture durant la nuit (sauf en cas de nécessité extrême) et de conduire toute sorte de véhicule.
- Rester calme et faire preuve de retenue si vous êtes pris à parti.
Article 5 - Dons individuels«La main de celui qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne», Amadou Hampâté Bâ Interdiction de faire des dons personnels directement dans le cadre de la mission en dehors des besoins du projet répertoriés et validés par le coordinateur de mission.(Ex : dons d'argent, de médicaments et de vêtements). (Cf. Charte du Don) Article 6 - Port du gilet de travailObligation de porter le gilet Planète Urgence, remis par le représentant local en début de mission, pour faciliter l’identification du volontaire. Prendre soin de son gilet et le restituer en état à la fin de la mission au partenaire local. En cas de perte ou de détérioration, une participation financière sera demandée pour la confection d’un nouveau gilet. Lavage du gilet à chaque fin de mission par le partenaire local. |
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