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Planète Urgence
 
       
 
N° 1244
MALI
MOPTI
 
 
Santé
Formation en santé de la reproduction en faveur d'une association feminine
 
   
Urgent
Départ
Durée
Choix
Missions suspendues au Mali
Aucune mission planifiée actuellement
Si vous souhaitez poser votre candidature sur ce projet, le coordinateur de mission vous demandera un CV.
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
MALI
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
Les missions au Mali
sont suspendues à l'heure actuelle.


N'hésitez pas à consulter les missions
"Santé"
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Nom des bénéficiaires : Les filles mères de l'association feminine AAPFM
 
Nombre de participants : 10
 
Niveau des participants : Les bénéficiaires parlent et écrivent toutes le français.
 
Formation des participants : Leur niveau d'étude va du fondamental au secondaire. Cette formation sera la première du genre et il s'agira de former des formatrices capables de démultiplier cette sensibilisation.
 
Motivation des participants : Grâce à cette sensibilisation, les jeunes filles et les femmes maitrisent mieux leurs cycles, leur souhait de procréation et appréhendent mieux les questions de sexualité entre femmes et hommes.
 
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Historique du projet : L'association malienne AAPFM (Association Artisanale et de Production des Femmes de Mopti) rassemble plus de 200 femmes et jeunes filles reparties en sept corps de métiers : la poterie, la teinture, la saponification, la maroquinerie, le séchage et la commercialisation du poisson, la transformation de pâte alimentaire et le petit commerce. Ces femmes mènent également des activités d'animation et de sensibilisation socioéducative en matière de protection de l'environnement, de l'hygiène, de l'assainissement, en santé reproductive et droits et devoir de la femme...
 
Objectif final : Sensibiliser les femmes de l'AAPFM à la santé de la reproduction.

L'objectif vise ensuite à ce que ces notions soient démultipliées aux autres membres de l'association. En effet, l'AAPFM organise régulièrement des causeries, des discussions entre bénéficiaires de l'association mais également auprès des femmes du quartier.

Résultats attendus : un changement de comportement positif est adopté en matière de protection et prévention :
- les naissances sont espacées,
- la santé de l'enfant et de la maman sont preservés.
 
Intervention du volontaire : La présence du volontaire doit permettre de sensibiliser :
- au concept de la santé de la reproduction,
- à l'anatomie et physiologie des organes genitaux de l'homme et de la femme,
- aux grossesses non désirées et avortements provoqués,
- à la contraception ( planning familial ),
- aux maladies sexuellement transmissibles/ VIH/SIDA,
- aux pratiques à risques.
 
Condition d'hébergement et d'intendance : Hébergement dans un hôtel aux normes occidentales. Repas pris soit en individuel ou avec le groupe des femmes participantes.
 
Moyens mis en oeuvre : Un espace sera réservé dans les locaux de l'association le temps de la mission. Un tableau et un support paperboard sont disponibles sur place. Dans la préparation de la mission, et au moyen de la somme input mise à disposition, le volontaire devra prévoir : rouleau et feutres paperboard (peuvent s'acheter sur place), des supports et des affiches en lien avec le sujet, les différents moyens de contraception (à se procurer sur place).
 
Organisation : A valider le 1er jour avec les participants. Mission de 10 jours du lundi au vendredi. Evaluation en fin de 1ère semaine avec notre représentant. Puis évaluation finale et remise des attestations le dernier jour.
 
Aucun rapport de cette même mission
Et les 5 derniers rapports sur une mission au bénéfice du même partenaire
Et les 5 derniers rapports sur une mission du même domaine
5 rapports de mission de projets au bénéfice du même partenaire
Nom du bénévole
Projet
Date
28-06-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

petite salle, ventilée par le jeu de courants d air....
peu adaptée si cours traditionnels ( 1 seule table), très bien pour les jeux de rôles et cours pratiques.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

1 paper board et son rouleau de papier + feutres.

Solution apportée à un problème matériel :

ce matériel a été acheté par PU sur place à valoir sur l IN PUT.
papier et feutres sont très onéreux à Ségou, il me semblerait plus judicieux que les futurs volontaires potentiels viennent équipés c est autant d argent qui sera mis dans d autres besoins sur place pour l association

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
8

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

12 étaient prévues, 7 ou 8 chaque jour.
3 ne sont venues que les 2 premiers jours car l'une mariait sa fille en fin de première semaine à Bamako et les 2 autres l'ont accompagnée.....
1 est tombée malade.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Chacune des 8 participantes actives est membre de l association, sans fonction précise.
Elles fabriquent et vendent leurs créations par le biais de la boutique de l association très motivées et après avoir suivi une première initiation au marketing, leurs attentes par rapport à cette deuxième session étaient : trouver plus de clients...


Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

reprise des fondamentaux du marketing et extension à leurs besoins : savoir vendre.
présentation des produits dans la boutique, connaissance de la concurrence, présentation de l Association dans les différents hôtels...
Jeu de rôles sur la présentation de lasso, la visite des ateliers, l accueil du client, la présentation des produits dans la boutique et au client, du travail fourni, des objections du clients,

Quels outils de travail ?

aucun support, chaque jour je préparais pour le lendemain en fonction de notre avancement

Quels conseils pour le successeur ?

grande adaptabilité, bonne connaissance du sujet à traiter pour savoir très vite l adapter au jour le jour.

 

 

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

la formation a eu lieu de 10h à 14h chaque jour, à la demande des participantes et en accord avec le correspondant PU à Ségou.
Cela semble peu à priori, mais en fait il est très difficile de capter leur attention au delà de 4 heures.
Elles se lèvent très tôt et dès 12h certaines commencent à s endormir....
Avant 10h, il est impossible que toutes soient présentes.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Avant le départ, j avais fait part de mes inquiétudes quant à cette deuxième session en marketing.... en effet la volontaire précédente avait bien posé les fondamentaux et mené un travail remarquable avec les membres de l association qui ont suivi sa formation.
C est ainsi que le premier jour, sans être stressée, j étais inquiète sur les attentes des participantes.
Après les présentations de rigueur, la mise au point du règlement, j en suis venue aux attentes ...
avoir des clients, voici leur réponse unanime !!!
Je leur ai bien expliqué que le marketing n était pas une clef magique et que si tout était en place, les clients viendraient...
Du coup j ai repris au début, jouant à Mme la cliente et faisant un état de leur connaissances et de leur savoir faire une à une.
Les niveaux sont très hétérogènes tant en connaissance et compréhension du français que motivation et implication.
Le rapport de mission personnel vous éclairera sur ces différents points.
Sur le ressenti de ces 15 jours : ces femmes sont méritantes, non seulement elles s occupent de leur foyer, mais elles travaillent au sein de l Association pour avoir des ressources elles n arrêtent pas beaucoup... ce qui donne des situations étonnantes et drôles : endormissement pendant le cours enfants présents, famille qui passe,....
Dès le premier jour elles m ont invitée à partager leur repas du midi : un moment privilégié où l on échangeait sur tous sujets, j ai été invitée également à un mariage, finalement ce fut à 4 que nous avons participé, passant dune rue à l autre, dune maison à l autre.... Le tout enveloppé d une musique assourdissante sur laquelle j ai su danser, à leur grande fierté !
J ai du aller au jardin d enfant, la veille de leur vacances scolaires afin de faire des photos des différentes classes.. les pauvres bout de choux se demandaient bien ce que je faisais là...
Durant ces 15 jours j ai vraiment été associée à une partie de leur vie quotidienne, la chose la plus merveilleuse c est quelles ont toujours le sourire, elles rient de (presque) tout ! elles font feu de tout bois.. et elles ont des idées bien arrêtées, parfois un peu trop... Quand elles ne souhaitent pas comprendre, elles sont malignes, elles s arrangent pour noyer le poisson et passer à autre chose.
Il faut rester très vigilante pour garder le cheminement.
Je souhaite de tout coeur leur avoir apporter du pratico pratique, c est ce dont elles ont besoin.
Elles travaillent superbement bien et réalisent des produits très beaux et qui plaisent à la clientèle des touristes ou expat, elles ont pas mal d avance sur d autres associations, elles ne doivent pas le perdre.
Aujourdhui seule la présidente en a réellement conscience.

Que vous a apporté cette mission ?

Ecoute - patience - adaptabilité - souplesse

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

tout à fait, je m attendais à cette dichotomie entre leurs attentes et la réalité du quotidien

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

un échange et un partage afin de permettre une aide constructive au pays accueillant

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

chaque année j accueille 2 nouveaux stagiaires au sein de mon service, j ai utilisé et j utiliserai certaines des méthodes pratiquées..

15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

La salle est petite mais satisfaisante compte tenu du nombre de personnes; elle est ventilée.
Mais pas de table pour les stagiaires

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Paperboard

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
4

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

4 stagiaires au lieu de 5 (le 1er jour)

Avant mon départ, 10 personnes étaient inscrites. En définitive, seul le noyau dur a assisté à la formation ce qui était très bien pour ce type de formation.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Fatoumata MAIGA: comptable,
Aïssata DIAKITE: secrétaire
Mariétou KOUMARE: tapissière
Astou N'DIAYE: agent commercial

Les attentes sont :
Amélioration des pratiques actuelles
La négociation avec le client / convaincre le client (à la boutique comme à l’extérieur)
La promotion des produits (notamment à l’extérieur mais pas les moyens de se déplacer
Définir une politique commerciale
La publicité / communication
Est évoqué la demande de financement (montage de projet. Je leur propose d’aborder ce thème en fin de formation s’il nous reste du temps).
Ces attentes dans le but d’augmenter les ventes = réussite de la coopérative

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Cas pratiques, Jeux de rôles, brainstorming. Ensuite, on écrivait les conclusions sur paperboard

Quels outils de travail ?

Nous avons constitué les supports ensemble à partir de ce qu'elles avaient fait, leur situation et leur besoin. Le support a été remis à la fin de la formation.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Oui, la formation s'est basée sur du concret (le tapis) et ceci a permis (je pense) une meilleure compréhension et une meilleure assimilation des cours.

Quels conseils pour le successeur ?

Écoute et adaptation.
Il ne faut pas partir avec des cours ''fixés''. Leurs besoins sont différents de ce qu'on peut imaginer avant le départ ! d'où l'importance de faire beaucoup de cas pratiques et de jeux de rôles pour bien comprendre où sont les besoins. Les cours théoriques à 100% ne sont pas (à mon goût) la meilleure solution pour ce type de formation. De plus, cette méthode de travail permet vraiment de créer une dynamique de groupe, une vraie participation des stagiaires. Pour le volontaire, cette méthode demande plus de travail au jour au jour puisqu'il faut préparer les cours au jour le jour et en faire des supports.
Attention également à l'interprétation des mots. Même si elles parlent et écrivent bien le français, nous avons vraiment des interprétations différentes des mots. Il faut bien prendre le temps de reformuler et de leur demander ce qu'elles ont compris.

 

 

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

1er jour: connaissance, définition des attentes de chacun
Puis tous les jours, à l'arrivée, débriefing de ce qui a été vu la veille et le jour même débriefing de ce qui a été vu dans la journée
Cours de 9 h à 13h 30, Repas avec les stagiaires
Préparation des cours au fur et à mesure du déroulé de la formation et remise d'un support de formation à la fin de la formation
Formation basée sur des jeux de rôles, brainstorming
Ce qui a été vu: accueil du client, présentation de la coopérative et des des étapes de fabrication du tapis, de l'oignon, aménagement de la boutique, la vente, les peurs du client et comment communiquer auprès de qui

La mission et moi...

Témoignage personnel

Très belle expérience qui est avant tout un super échange culturel. RAS sur l'encadrement Planète urgence. L'hébergement : un petit coin de paradis au bord du fleuve Niger.

Que vous a apporté cette mission ?

Un enrichissement culturel, de la confiance en soi et aussi un peu de sagesse !

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui, tout à fait

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

L'échange et le partage de connaissances

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Le fait d'apprendre à vivre, de profiter de tous les moments même si la vie est parfois ''difficile''.Un sourire donné sera certainement un sourire rendu !

15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Nous étions à l'extérieur à l'ombre d'un préau installées sur quelques chaises et une grande natte ce qui convenait tout à fait pour l'activité.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

La salle qui contient les machines à coudre était occupée pour une formation de couture animée par un tailleur malien à l'intention des jeunes filles/femmes. Les quelques coutures ont été faites à l'heure du déjeuner.

Solution apportée à un problème matériel :

J'avais apporté du tissus et cotons. Nous avons trouvés suffisamment d'aiguilles sur place.
Pour reproduire les motifs, les participantes ont préférés utiliser du carbone qui a été acheté dans une papeterie (2000Fcfa les 10 feuilles si je me rappelle bien).

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
13

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

15 annoncées : pas d'écart important.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Le but de la mission et leurs motivations étaient d'acquérir les différents points de broderie pour pouvoir réaliser des ouvrages qu'elles peuvent présenter et vendre dans leur boutique.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Après une démonstration collective, je suivais les points des plus avancées et remontrais individuellement à celles qui en avaient besoin pour commencer.

Quels outils de travail ?

J'ai apporté les documents ci-dessous et ai laissé de nombreuses photocopies :
- du livre ''broderies traditionnelles'' de Céline Le Belz.
- des magazine ''les idées de marianne'', ''le point de croix''

Quelle a été la réaction des participants  ?

Elles ont été très intéressées par les différents modèles que j'ai apportés sur place.

Quels conseils pour le successeur ?

J'ai axé ma mission sur la broderie, domaine sur lequel mes compétences sont plus développées. Une prochaine mission pourrait être consacrée au tricot. J'ai laissé quelques modèles de tricot simples ainsi que les explications illustrées des différents points.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

La maîtrise des points de tige, avant, de passé plat, de bouclette, de chaînette, de neux.
La pratique du point de croix (ce point effectué sur du lin leur pose des difficultés) du passé plat empiétant. Le point de grébiche est maîtrisé par Oumou.
Le report d'un modèle sur le tissu.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

J'espère qu'elles vont confectionner des étuis pour téléphone et des napperons pour vendre dans leur boutique comme elles le souhaitaient.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Apprendre de nouvelles techniques et modèles de broderie.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Je retrouvais mes ''mamas'' du club des mères vers 8h30-9h le matin jusqu'au environ de 13h.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Le premier jour, je suis prête et impatiente de les rencontrer. Je suis chaleureusement reçue par Maïmouna Traoré dite Maïé, la présidente de l’association « le club des mères ». Les présentations et la discussion commencent dans le jardin d’enfant. Bien que ce ne soit pas une école, les enfants apprennent ici l’alphabet et des contes. Nous rejoignons la cour et nous nous installons sous le préau. Elle paraît très intéressée par les modèles. Peu à peu, le groupe s’agrandit d’une dizaine de femmes. Elles sont impatientes de commencer. Je montre les points de base. Je commence par le point avant et le point de tige qu’elles exécutent sur des morceaux de jeans que j’ai apporté. Excepté deux ou trois d’entre elles, je pense que les autres découvrent la broderie. Ensuite, nous passons au point de croix. C’est plus compliqué pour les participantes. Pour faciliter l’apprentissage, je trace deux lignes parallèles sur les tissus. Après l’avoir de nouveau montré à chacune, peu à peu, elles progressent. Pour le déjeuner, Maïé m’invite chez elle. Je me hasarde à déjeuner maladroitement avec les doigts.
Le lendemain, je leur montre les points de chaînette et de bouclette. Elles sont intéressées mais très bavardes et ne regardent pas réellement mon premier exemple mais plutôt celui que je brode sur leur tissu. L’apprentissage n’est pas très rapide mais j’ai tout mon temps, je suis patiente.

Les jours qui suivent, je leur propose de broder leurs initiales. Cette idée les séduit. Après avoir choisi les caractères qui leur plaisent, elles doivent les décalquer, recopier le motif sur l’envers du calque et le reproduire sur le lin. La plupart d’entre elles ne connaissent visiblement pas le calque et certaines doutent que cela puisse fonctionner. Pour certaines, je reporte le motif sur le tissu. Les motifs visibles sur les tissus convainquent les dernières réticences. La plupart des initiales se composent de point de tige, de passé plat et de point de noeud. Je leur montre les points qu’elles ne connaissent pas encore. Après avoir choisi les couleurs de coton, elles commencent leurs lettres avec application. Lorsque Hamidou notre chauffeur vient me chercher, elles me gardent quelques minutes afin que je donne mon avis et quelques conseils avant le lendemain. Lorsque je ne déjeune pas chez Maïé, Abdoulaye le référent Planète Urgence nous invite avec Annick (qui est en mission soutien scolaire) à déjeuner chez lui. Nous rejoignons ensuite Karine qui anime une formation marketing pour un atelier de tapis puis rentrons sur l’hôtel.

En raison de la fête de la naissance du prophète qui a lieu le lendemain samedi, le premier vendredi, les femmes de l’association préparent des beignets qu’elles vendront à cette occasion. Nous mettons donc de coté la broderie ce jour-là et je suis conviée à la préparation. A leur demande, je prends des photos des différentes étapes de fabrication. Elles utilisent de la farine de blé qu’elles mélangent dans une grande bassine avec les bras à de la levure, du sucre et de l’eau. Les boulettes sont formées avec les doigts au-dessus des récipients d’huile en ébullition sur différents foyers. Les femmes sont assises en cercle autour des foyers. La cour est très enfumée et nos yeux pleurent. Ce jour-là, la fondatrice de l’association m’est présentée. Cette femme, qui a eu des responsabilités politiques importante est restée simple et très accueillante.

Grâce à nos guides Abdoulaye et Hamidou, le samedi nous visitions le barrage de Markala et Sarkala qui sert à irriguer les cultures de riz. Le dimanche, nous partons en pirogue visiter un village de poterie. Ces poteries sont recouvertes de foin auquel on met le feu pour les faire cuire.

Certaines participantes de l’atelier comme Safiatou et Oumou ont bien avancé sur leurs ouvrages pendant le week-end. La deuxième semaine, je leur propose de confectionner un étui avec un petit motif. La plupart d’entre elles ayant un téléphone portable, ce sera un étui pour téléphone. Je découpe le tissu et elles choisissent le modèle. Les modèles contiennent des points de tige, passé plat simple et empiétant et de nœud. J’explique à chacune que les bordures du tissu doivent servir pour les coutures mais certaines d’entre elles doivent recommencer le motif car il n’est pas centré. A leur demande, elles utilisent maintenant du papier carbone pour appliquer les motifs. Je revoie les points qu’elles ne connaissent pas avec celles qui n’étaient pas présentes en fin de semaine dernière. La plupart acquiert de la dextérité et les broderies des étuis avancent. Certaines ne viennent pas tous les jours. L’une d’entre elle m’explique que trois femmes sont présentes à la maison et qu’elle ne peut venir que lorsque ce n’est pas son tour de préparer le repas et de s’occuper du mari. A cause des discussions et des absences, les mêmes choses doivent être répétées plusieurs fois. Certaines commencent ensuite des coussins.
C’est déjà vendredi le dernier jour. Je montre le point de grébiche à Oumou. Elle brode bien et pourra être un soutient pour le groupe. Je réponds au dernières questions. Maïé m’indique les noms de famille et les orthographes de chacune pour les attestations de formation. Kadiatou brode les derniers motifs traditionnels du débardeur que j’ai commandé il y a quelques jours. C’est beau. Je découvre qu’elles ont aussi coupé un pantalon, c’est très gentil. Un joueur de tam-tam est présent et nous dansons avec amusement sur différents rythmes. Nous déjeunons ensembles puis je remets les attestations.

C’est un moment solennel, elles sont fières de ce diplôme. Je suis heureuse d’avoir participer à ce projet riche en échange et partage. Je pense que leur boutique va se diversifier. Les au-revoirs sont riches en émotion.

Que vous a apporté cette mission ?

Le plaisir de partager une activité artistique et manuelle que j'aime, de transmettre un savoir-faire qui peut améliorer les revenus de l'association le club des mères et de ses membres attachantes.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui, un vrai bonheur.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

J'ai découvert la culture africaine.

15-02-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Petite salle bien ventilée et pas trop chaude. Conditions agréables pour moi. Par contre pas de table pour les bénéficiaires qui n'avaient pas de table.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Equipement ok : paperboard avec recharge de papier disponibles. Beaucoup de marqueurs apportés par les volontaires précédentes et moi même.

Solution apportée à un problème matériel :

Pas de souci

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
6

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Le groupe était petit donc j'ai toujours travaillé avec tout le monde. J'ai alterné théorie et beaucoup d'exercices. En milieu j'ai fait un quizz pour voir ce qui avait été retenu.

Quels outils de travail ?

Tous les jours, j'ai constitué un support de formation avec tout ce que nous avions vu dans la journée ainsi que les exercices et les corrigés. Le dernier jour, j'avais imprimé une copie pour chaque participante et nous l'avons revu tous ensemble.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Les participantes étaient contentes d'avoir un support de formation pour référence.

Quels conseils pour le successeur ?

Repartir de ce support de formation, vérifier que les fondamentaux ont été compris mais surtout mis en place...

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Je crois que l'acquis principal sera la gestion des stocks qui les intéressait particulièrement.
Par ailleurs, elles ont compris ce que peut leur apporter une bonne tenue de la comptabilité, par contre, je ne suis pas sûre qu'elles puissent mettre en place les process pour arriver à une compta fiable.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Améliorer la visibilité sur les comptes de la coopérative.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

- Gestion des stocks de laine, teinture....
- comptabilité par activité

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Comprendre la comptabilité
Améliorer la tenue de la comptabilité de la coopérative
Bien ''faire les calculs''.

Sachant qu'il n'y avait pas de comptabilité en place mais seulement un journal de caisse, mais connu par une seule personne. L'idée était d'étendre les connaissances à l'équipe ''d'encadrement'' de la coopérative.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Les cours était programmés le matin de 9h à 13h, et la 2° semaine je restais l'après midi à la coopérative pour travailler sur le support de formation ou avec un bénéficiaire en particulier qui était un peu plus en avance par rapport aux autres. Je l'ai aidé à définir le fichier excel de suivi de sa compta.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Comme toujours formidable expérience.

Que vous a apporté cette mission ?

Expérience formidable

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Tout à fait.

15-02-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Au regard des moyens disponibles, les moyens fournis ont été corrects. Sory m'a fourni immédiatement des marqueurs et des feuilles de paperborad pour pouvoir faire mes posters. Le local de l'association n'est pas alimenté en électricité et ne contient pas de table ni une arrivée d'eau à l'intérieur, ce qui est préjudiciable aux conditions de fabrication et de conservation des produits mais cela concerne des investissements importants (sauf pour les tables) qui concerne l'infrastructure de l'association.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

- 4 seaux plastiques pour le nettoyage
- 8 tamis d'ouvertures différentes avec cadre en bois
- 4 bassines en plastiques
- 2 grands plats ronds en plastique
- 1 bassine en émail
- 3 saladiers métalliques
- 2 plats ronds métalliques
- 1 louche, 1 écumoir
- 1 marmite malienne de volume utile environ 5 L
- 1 foyer à bois
- 1 seau en plastique cylindrique avec couvercle
- 4 demi calebasses (peut être plus)
- 1 thermomètre à pointe digital acheté par Anne Lise
- des bandelettes pH pour vérifier l'acidification
- 2 verres doseur 1L et un 1/2 litre avec différentes graduations (sucre, farine, eau...)

Solution apportée à un problème matériel :

Avec la somme input mise à disposition :
- difficultés au conditionnement : achats de 2 entonnoirs (600FCFA)
- manque de matériel pour nettoyage : 5 tampons abrasifs pour 1000 FCFA
- brassage du yaourt : 1 fouet métallique à 600 FCFA
- conservation des yaourts après fabrication : glacière à 10 000 FCFA
- moulage du fromage frais : passoire en plastiques : 4 pour 1600 FCFA
- difficultés pour le coulage des bonbons aux balanitès (dattes du désert) : moule à 1500 FCFA
- achats de conditionnements pour les produits finis : 200 bouteilles plastiques de 200 mL à 11250 FCFA, 40 pots en verre avec couvercle pour 2000 FCFA

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

En moyenne, 10 femmes sont présentes chaque jour. Je ne connais pas d'explication, des raisons m'étaient données à chaque fois en cas de départ précoce. Au total 12 femmes ont suivi au moins 8 jours de formation (appréciation subjective)

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Je pense ne pas faire d'erreur mais j'ai eu beaucoup de mal à mémoriser leur visage et leur nom et j'ai commis l'erreur de ne pas les noter lors de la remise des attestations.

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Aucun groupe constitué par contre pendant les séances pratiques les femmes semblaient trouver ''naturellement'' leur place dans les tâches (préparation du matériel, nettoyage, allumage du feu, ...)

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

cf. planning de travail quotidien
2/3 de pratique qui est le meilleur moyen pour impliquer toutes les participantes
1/3 de théorie sous la forme d'une présentation sur paperboard

Préparée à l'avance sous forme de dessin, pas de groupe constitué par manque de traductrice mais cela pourrait être une bonne méthode pour permettre à tout le monde de s'exprimer ?

Quels outils de travail ?

Exposé sous forme de dessins avec commentaires oraux (photos des paperboard disponibles)

Quelle a été la réaction des participants  ?

Cela avait au moins le mérite de rassembler tout le monde, certaines femmes se tenaient un peu éloignées sans doute à cause de la barrière de la langue. Support peu profitable car beaucoup de femmes sont malheureusement analphabètes.

Quels conseils pour le successeur ?

Il peut être utile pour nouer quelques liens de venir avec un petit lexique bambara français pour son usage personnel http://pagesperso-orange.fr/jdtr/struc/bamfran.htm, cela m'a été utile en tout cas. Prendre peut être quelques photos qui sont plus parlantes que des dessins ? car la symbolique des objets peut être différente ?

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

- méthodes de conservation des aliments
- points critiques à améliorer sur la transformation du lait en yaourt : nettoyage des bouteilles, protection du lait/yaourt une fois bouilli et fermenté, précautions au conditionnement tout cela pour maximiser la durée de conservation du yaourt, conservation au frais dès que possible
- temps de cuisson de la confiture : pas trop longue pour préserver le fruit et son goût, retournement au conditionnement pour pasteuriser le pot
- méthode de travail des balanitès pour obtenir une pâte puis ajout de sucre pour couler un ''bonbon'' (pâte de fruits)
- présures végétales à utiliser pour obtenir du fromage frais : papaye verte (suc de la peau ou morceaux de peau) ou sève figuier (sinon macérat de tiges vertes)
- fabrication de pain à la farine de blé : pétrissage, pousses, façonnage, cuisson

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Possibilité de diversifier les productions par rapport à des produits déjà existants sur le marché (ex. : yaourts)
Démonstration de la possibilité de faire de nombreux produits à partir du peu de moyens disponibles
Précautions à prendre pour fabriquer un produit conservable plus longtemps

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Proposer plus de produits pas seulement aux commerçants mais aussi aux hôtels, se démarquer de l'offre déjà proposée par les autres associations

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Apporter des compléments de formation sur l'hygiène dans la transformation du lait en yaourt, travailler le conditionnement, travailler sur la période conservation des yaourts et avancer sur l'obtention du certificat par le laboratoire national.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

chaque journée était décomposée de la sorte :
le matin seul :
- repérage de matériel sur le marché et dans les échoppes de Sévaré
- repérage des produits fabriqués par les associations ''concurrentes'' dans les échoppes
- achat de petit matériel utile aux femmes
- préparation de la partie ''théorique'' de l'après midi sous forme de posters imagés

l'après midi : travail avec les femmes de 15h à 18h (en pratique souvent 15H30-18H30) :
- arrivée progressive des participantes
- discussion courte et informelle autour du programme de la séance
- activités pratiques de fabrication (1H-1H30) commençant souvent par le nettoyage du matériel
- partie théorique avec Sira comme traductrice
- fin de l'activité pratique
- rangement du matériel et fermeture du local

La mission et moi...

Témoignage personnel

Les conditions de vie à Sévaré sont extrêmement agréables, notamment par l'accueil exceptionnel qui nous est réservé par Sory (référent PU) et Baba (guide et taximan) d'une part et Mrs Camara à l'hotel Teranga que je remercie encore ici. La chaleur étant présente à cette époque de l'année (fin février), il est déconseillé pour nous toubabs de vivre entre 11h et 15h à l'extérieur, encore moins au soleil.
Le relationnel avec les gens est très bon car ils sont très ouverts et on arrive même à communiquer avec les femmes qui ne parlent pas français : par les gestes, les sourires, les regards et en apprenant quelques mots de Bambara ;-)
Concernant les vendeurs de cadeaux ou les enfants qui demandent des cadeaux, je recommande de bien suivre le module sur le don de P.U qui m'a été très utile... Les vendeurs sont persévérants mais respectueux, ils aiment aussi discuter ce qui est agréable pour trouver de la compagnie en chemin !
Les imprévus sont fréquents mais comme nous sommes au Mali, ils n'en sont pas, ils font partis de la vie quotidienne. J'attendais régulièrement les femmes une demi-heure au début des séances mais cela n'est pas dérangeant; il faut toujours prendre le temps de commencer à travailler. Nous avons attendus 7 heures l'avion au retour mais c'était aussi à cause de la tempête en France. Les anecdotes sont nombreuses mais ne peuvent être toutes écrites car je n'ai pas un talent d'écrivain, ça se raconte comme au Mali !

Que vous a apporté cette mission ?

L'ouverture d'esprit, relativiser la notion de temps, reprioriser les valeurs, la dénombrilisation de l'occidental, il n'y a pas que l'Europe et les USA dans la vie, il y a le monde !

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

OUI et bien au delà

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

La solidarité internationale est une action trop confidentielle à développer qui mérite à être expérimentée tant par les habitants du Nord que du Sud. La solidarité internationale, c'est le partage de tout pour mieux vivre sur la planète.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

La communication, l'écoute de l'autre ET sa compréhension (ou une tentative tout du moins)

5 rapports de mission de projets similaires
Nom du bénévole
Projet
Date
15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Formation en pleine air donc bien adaptée car besoin d'espace pour ce genre de formation.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Matériel à disposition satisfaisant : paperboard, lecteur dvd, tv, mannequin. J'avais emporté avec moi une trousse de premier secours donc j'avais tout le matériel pour la formation.

Solution apportée à un problème matériel :

Le matériel sur place est en très bon état. J'ai juste acheté des cahiers et stylos pour leur permettent de prendre des notes.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Yves Pascal Honla : Délégué général d'AGROTOUR
Jean Baptiste Dinegha : Remplacent du délégué général en cas d'absence
Moutamal Silvére Joseph : membre d'AGROTOUR
loka moudourouy samuel felix : membre d'AGROTOUR
Christelle Deugoué : a suivi la formation en vu de devenir guide pour AGROTOUR
Wouafe sila émilie
Batep bassom rodrigue
Bessong arsene rostan
Bebissemegne delphine
Telep sonia elise: membre AGROTOUR

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Les groupes ont étaient formés avant mon arrivé en fonction des disponibilités de chaque participant.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Exposé théorique démonstration et pratiques des gestes par chaque participant.

Quels outils de travail ?

J'ai utilisé le guide de formation des secouristes français et l'ai laissé à AGROTOUR à la fin de la formation.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Ce guide est plus un support pour le formateur car c'est une formation à 95% pratique.

Quels conseils pour le successeur ?

S'adapter avec les matériaux locaux.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Pour le premier groupe, 4 personnes étaient là pour un recyclage. Pour les autres personnes, tout était nouveau.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Ces connaissances leur permettront de sauver des vies.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Formation aux gestes de premiers secours de guides de circuits agrotouristiques.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Formation du lundi au vendredi de 9h à12h30
L'après-midi, point sur la mâtiné, mise en pratique et visites.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Logement :dans un petit hôtel avec un lit, une télé, une douche, un toilette, un lavabo et un ventilateur donc bien sur ce point mais pas d'eau courante tout les jours. Quand il n'y avait pas d'eau courante, on me ramenait 2 seaux d'eau pour la journée : suffisant pour se laver et laver son linge.

La nourriture : étant assez difficile, j'appréhendai ce moment mais tout c'est très bien passé.
Le poisson, riz, manioc, pâte et banane plantain sont la nourriture principale pour les repas.
Pour le petit déjeuner : café, thé, omelette, pain, lait, avocat, tomates...

Pour le travail : pas de problème rencontré. Mes guides ont su me fournir tout ce dont j'avais besoin et j'ai aussi acheté un peu de matériel (cahiers, stylos, photocopies, cartes de sauveteur secouriste réalisées sur place, etc).

Relationnel : Je suis quelqu'un de très sociable et les gens là-bas sont ouverts. On peut parler de tout sans tabous.

Anecdotes : en ville, je voulais prendre des photos de femmes en train de mettre des arachides en bouteilles. Quand elles ont vu que je prenais des photos, elles se sont mises à crier "le blanc est méchant, le blanc est méchant". Chose qui a fait rire mon guide qui m'a alors expliqué que certaines personnes avaient peur des blancs et des photos.

Imprévus : petit souci sur mon billet d'avion départ prévu de DOUALA le 29 mars à 22h30, arrivé à Paris le 29 mars à 6h chose impossible.
J'ai donc contacté PU qui m'a envoyé par mail un nouveau billet avec départ le 29 mars et arrivé le 30 mars vérifier bien vos billets avant de partir.
Prévoyez aussi de bonnes chaussures car vous serez amené a faire de longues marches sous une chaleur harassante.

Que vous a apporté cette mission ?

Cette mission m'a permis de vivre une relation humaine formidable et m'a ouvert les yeux sur les réalités de l'Afrique.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui cette mission a été conforme à mes attentes car je voulais vivre les réalités de l'Afrique. Plonger dans ce contexte et vivre dans une famille d'accueil est le meilleur moyen.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Une volonté collective et commune de changer des inégalités, des injustices, des déséquilibres entre certains pays.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Cette mission m'a permis de développer mon savoir et de le mettre en application. Ce qui m'a permis de m'améliorer dans ce domaine.

30-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Travail au niveau du kiosque du village : lieu d’accueil des touristes : bien pour de petits groupes mais vite à l’étroit si trop nombreux.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Pas d’équipement pour la formation aux gestes de premiers secours : session précédente : matériel apporté par le volontaire (mannequins). Pour ma mission : mise en situation (plus de mannequins), travail sur un poupon pour les gestes concernant les enfants. 2 valisettes avec matériel de premier secours laissé par le volontaire précédent. Ai complété par l’achat d’une boite de compresses et d’une boite de gants.

Solution apportée à un problème matériel :

Ne s'applique pas

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
15

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Ne s'applique pas

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Guides: Mathiasl, Petit Bertin, Jean, Patron, Crépin, Florent
Propriétaires Tatas: Joël, Patron, Bertin, Emile, Valentin
Président de l'association: Parfait
Les 4 cuisinières membres de l'association
La femme du Maitre

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Deux groupes:
un groupe de femmes et un groupe d'hommes

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Jeu de rôles, mises en situation

Quels outils de travail ?

tissus pour bandages, bois pour garrots,

Quels conseils pour le successeur ?

Apporter un mannequin si possible (mais c'est difficile: problème de prêt, de transport).
Penser à demander quels sont les besoins en terme de gants et compresses

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Les formateurs ont appris à former leurs collègues et à être ainsi autonomes.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

1- Les formateurs à Koussoucoingou vont pouvoir organiser régulièrement des formations au sein du village, pour tous les diplômés, afin de ne pas oublier les gestes appris. Un rythme d’une session d’une journée tous les 4 mois me semble raisonnable.
2- Les formateurs vont pouvoir organiser des sessions pour de nouveaux participants si d’autres personnes du village sont intéressées.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

-Reconnaître un arrêt cardio-respiratoire et débuter une réanimation par massage cardiaque externe et ventilation, chez un adulte et un enfant selon l’âge.
-Mise en position latérale de sécurité
-Prise en charge d’une plaie hémorragique : réalisation d’une compression directe, points de compression et pose de garrot
-Réalisation d’une désobstruction des voies aériennes supérieures : claques dans le dos et compressions abdominales (manœuvre de Heimlich) chez l’adulte, et technique chez l’enfant de moins de 1 an.
-Prise en charge des brûlures thermiques.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

1- Évaluer les résultats de la mission précédente auprès des écoguides et des cuisinières.
2- Rendre autonome les participants en perfectionnant certains d’autres eux afin qu’ils deviennent à leur tour des formateurs.
3- Réalisation d’un livret avec des photos mettant en scène les différentes situations abordées au cours de la formation (en cours)

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Deux groupes de travail :
-un groupe de femmes (les cuisinières et les femmes chargées de la corvée d’eau)
-un groupe d’homme (les guides et les propriétaires des Tatas).
Les matins : travail avec les femmes
Les après-midi : travail avec les hommes.

Première semaine: évaluation des acquis de la formation des 15 jours précédents
Deuxième semaine: formation de ''formateurs'' en geste de premiers secours, afin qu'ils puissent être autonomes.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Nous avons été très bien accueillis aussi bien par ECOBENIN que par les habitants de Koussoucoingou et les membres de La Perle de l’Atacora.
Bien que rudimentaires (absence d’électricité, toilettes sèches), les conditions de vie ont été largement supportables. Nous avions bien été informés avant le départ de ces conditions et sur place, tout a été organisé afin que nous nous sentions bien durant ces 15 jours.
La formation en elle-même s’est déroulée dans de bonnes conditions logistiques et relationnelles, les participants étant très demandeurs de cette formation. Leur implication a été totale, malgré la période délicate des récoltes. Il m’a été possible d’effectuer certaines randonnées afin de me rendre compte des difficultés liées au terrain et des incidents pouvant survenir, pour adapter ma formation.
Grâce à la moto de l’association du village, j’ai pu découvrir Boukombe et faire une pause dans mon programme de formation.
Cette mission a été une belle expérience.

Que vous a apporté cette mission ?

J'espère d'abord qu'elle a plus apporté aux participants qu'à moi...
Elle m'a permis de tester:
-mes capacités d'adaptation en milieu ''difficile''
-ma méthode d'enseignement et de me remettre en question lorsque celle-ci n'était pas adaptée

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

oui

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Apporter des connaissances afin de permettre aux populations locales d'être autonomes.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Relativiser, la patience, l'adaptation, la prise de parole en public

15-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Le partenaire a fait de son mieux pour une bonne formation.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

J'ai apporté le matériel pédogo pour cette formatiion car il n'y a rien là bas pour le secourisme.

Solution apportée à un problème matériel :

Nous avons mis au point avec les moyens du bord un matériel adapté à leur culture.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
20

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Tout le monde était là mais les transports sont très difficile là-bas. Il y a eu un peu de retard mais on a fait avec.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Oui atelier de groupe mais surtout 90 % de pratique et ça ils ont aimés.

Quels outils de travail ?

Les outils de secourisme que j'ai apporté

Quelle a été la réaction des participants  ?

Oui très car ils n'on jamais vu ça et cela a motivé tout le monde.

Quels conseils pour le successeur ?

Un seul conseil... il faut qu'il soit moniteur secouriste car la suite est sur du recyclage et seul un moniteur peut valider un tel programme.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Connaissances complètes sur le secourisme

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Sauver une vie avec un geste simple mais qu'il faut connaitre parfaitement.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Que dire sur eux... ils ont été très présents et leurs pratiques exellentes.

Objectif initial et suite à donner.

Appréciation Générale...

La mission et moi...

Témoignage personnel

J'ai choisi de vivre 15 jours dans leur culture, je n'ai donc rien à dire sur ce point là sauf que je suis prêt à retourner là-bas pour une aide et leur aporter un plus comme eux m'en ont apportés.

Que vous a apporté cette mission ?

Un autre regard sur notre monde... ceux du nord, d'arrêter de se plaindre car il faut de temps en temps regarder dans l'assiette des autres.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui car je voulais qu'ils voients leur entourages différemrents et que leur vision soit preventive. Et bien, ils m'ont tous dit que ces gestes les rassurraient pour eux et leurs familles.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Insuffisante pour les besions de notre planète.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Se contenter de ce que l'on a et arrêté de se plaindre pour un rien.

02-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Une salle propre et spacieuse avec ventilation, climatisation... à proximité tout ce qu'il faut pour préparer le thé et s'aérer en discutant sous un arbre... j'ai conscience encore une fois d'être privilégié, surtout en comparaison avec les copains qui interviennent sur d'autres missiions...
Nous sommes dans la salle de réunion et de formation du Planning Familial;

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Il y a un paper board maison qui convient parfaitement; j'ai amené des rouleaux de papier des marqueurs, des supports, des post-it (pour travaux de groupe en Métaplan) je laisserai tout ce qui reste en partant. Il y a aussi un téléviseur et un lecteur de DVD que j'utiliserai

Solution apportée à un problème matériel :

Je suis venu avec un maximum de supports: des tirages que j'avais conçus, des prospectus (sida, contraception) des préservatifs (masculins et féminins) et également un exemplaire pour chacun du DVD'' Moussa le taximan'' que j'ai dupliqué et qui s'avérera très utile pour eux pour lancer le débat dans leurs réunions

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Sans objet

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Les filles:
Hawaé
Mariam Banou
Mariam Samaké
Fanta
Aîchata

Les garçons
Abdoul Salam
Adama Maîga
Urbain
Ali Coulibaly
Belco Coulibaly

Je n'ai pas conservé les noms de famille des participants, ils sont membres de l'association des pairs éducateurs de la jeunesse de MOPTI (APEJM) et leur fonction est d'être des intervenants dans le domaine de l'éducation à la santé de la vie sexuelle. Nous avons travaillé le premier jour sur leurs motivations et leurs attentes:
Un des mots clé, dans ce qui les a poussé à être pairs éducateur: ''servir'' Plusieurs filles parlent de la prise de conscience qui s'est faite en voyant des toutes jeunes camarades se retrouver enceintes et ainsi , faute de contraception et par ignorance, hypothéquer toute leur vie par l'arrivée d'un enfant non désiré et trop tôt.

Les attentes : maitriser les connaissnces sur le sujet (contraception, procréation, cycle de la femme, IST, VIH sida) mais également prendre la parole en public, animer une réunion, utiliser laudio visuel, organiser un débat, gérer son stress devant un groupe .

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Certains travaux se sont faits en sous-groupe : du binome au groupe de cinq; les sous groupes se sont faits pour des études de cas . Exemple : analyser le rapport ONU-SIDA relatif au Mali, monter une check list pour préparer une réunion de sensibilisation à un groupe de jeunes,
Egalement pour préparer des jeux de rôle et des saynettes;
Les groupes se constituaient par affinité ou suivant mes recommandations.
Le but est de faire émerger des idées, de provoquer la participation de tous, de renforcer l'assurance et la confiance en soi de chacun en leur permettant de prendre des responsabilités dans les sous groupes.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Pédagogie active et participative pour permettre à chacun de s'approprier les techniques d'animation : nous avons travaillé avec des exercices de groupes en utilisant des outils tels que le brain storming, le METAPLAN, les jeux de rôle, les études de cas, les cartes heuristiques, etc . Les travaux de groupe étaient progressivement animés par les participants.
Nous utilisons aussi les 13 petits films de ''Moussa le taximan'' qui servent de support pour lancer un débat sur divers thèmes relatifs au vih sida
Les exposés théoriques sont limités à quelques apports sur la matière traitée (reproduction, ist, vih sida) les connaissances sont vérifiées régulièrement en posant des questions à chacun sur tous ces points, cela se déroule comme un jeu

Quels outils de travail ?

Voir ci dessus film à sketches (un exemplaire du film remis à chacun)
j'ai également fait des tirages
je leur remets des brochures de AIDES ou du CRIPS (prévention sida)

ces supports vous seront envoyés

Quelle a été la réaction des participants  ?

j'en suis convaincu

Quels conseils pour le successeur ?

Les pairs éducateurs sont des jeunes adultes et de grands adolescents et comme tous les ados ont beaucoup d'interrogations autour de la sexualité, de la relation amoureuse, des rapports filles /garçons. Il est important de laisser s'exprimer tout ces questionnements, de parler sans tabous et de ne pas ramener la sexualité à la simple foncion biologique reproductive. Parler aussi de désir, de sentiments, de communication de couple, de sexualité responsable et respectueuse de l'autre.
Utiliser l'humour pour aborder ces questions: les jeunes apprécieront (parfois nous avons vécu de grands fou-rires)
Il est important de comprendre que dans ce mini groupe mixte se déroule en direct une évolution que la société malienne est en train de vivre : la place des femmes qui est en train de changer, la revendication de celles-ci (du moins pour les plus instruites) à un droit à la contraception, à être l'égale de l'homme, le rejet des archaismes de la société traditionnelle (mariages précoces et forcés, excision, etc), le droit au plaisir et à être respectées.
Il faut donc être conscient de toutes ce contexte qui transparaît dans les échanges . Ne pas oublier que les pairs-éducateurs sont des agents de changement et que leur rôle plus ou moins implicite est justement de favoriser les évolutions de la société malienne

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Ils connaissaient tous plus ou moins, parfois assez bien, les mécanismes de la procréation, les moyens de contraception, l'utilité du préservatif, le vih/Sida, par contre ce qu'ils découvrent et intègrent, c'est tout ce qui concerne la communication: en inter-individuel (conduire un entretien, reformuler, développer une écoute active, établir une relation d'aide) en animation de réunion (faire participer, faire s'exprimer, réguler, faire des apports, animer un débat, conduire des jeux de rôles, jouer une saynète, etc...) ou plus globalement comment génerer de l'intérêt sur le sujet (concours d'affiche prévention SIDA, remise de prospectus de sensibilisation, etc).
Les participants ont également été amenés à travailler sur une définition de leur rôle : quelle est la mission du pair -éducateur, où elle commence, où elle finit, quels sont leurs partenaires pour les aider dans cette mission...

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Etre mieux à même d'exercer le rôle qui est attendu d'eux : compétences développées, confiance renforcées, comportement mieux adapté, rôle plus clair, confiance en soi accrue...
et donc ils pourront avoir un impact, une influence positive sur les jeunes filles et garçons pour une sexualité responsable.
Comme nous avons également mis en évidence les principaux obstacles qu'ils pourront rencontrer (préjugés, poids des traditions, mariages forcés et précoces, pratique de l'excision, archaismes,, machisme, ignorance, intégrisme, etc) , ils seront plus à même d'y faire face en situation réelle et de savoir comment gérer.
Les autorités du Mali s'efforcent de faire évoluer la société traditionnelle malienne et elles souhaitent s'appuyer sur des relais comme les pairs-éducateurs comme de véritables agents de changement auprès de la jeunesse.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

*Organiser des interventions et des réunions : aller négocier avec un directeur de lycée, aller dialoguer avec les responsables d'un ''grin'', coordonner l'action avec les autres acteurs (médecins, associations, centres de santé) définir un objectif et un déroulement, en fonction de l'objectif: preparer une documentation et des supports: dépliants, préservatifs , film, imprimés, exercices.
*Utiliser les moyens audio-visuel: projection de film, paper board, supports ''métaplan''
*Animer la réunion , avec tout ce que cela implique en terme d'échanges, de régulation, d'apports,
En terme d'apports, par exemple , utiliser le tableau pour présenter de façon visuelle : les IST, le VIH-SIDA (transmission, évolution, dépistage, prévention, conséquences sociales et économiques) l'anatomie et la physiologie sexuelle de la femme et de l'homme, les modes de contraception
*Animer des mises en situation, des saynètes en intervenant au besoin pour jouer certains rôles
* Faire le bilan d'une intervention: debriefing, compte rendu, reporting
* Travailler en équipe avec les autres pairs-éducateurs: réunions ''méthodologie'', échange de pratiques et dans certains cas co-animation;

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Formation des pairs-éducateurs en santé de la reproduction
Il s'agit de former des relais qui vont eux même sensibiliser des jeunes de leur classe d'age (dans les ''grins'' ou les lycées) à la contraception, aux risques liés aux IST dont le VIH Sida. Sur ce dernier point : maitriser les connaissances sur la propagation, l'évolution, le dépistage du VIH ainsi que sur la prévention de la maladie et le suivi des personnes séropositives. Parallèlement, il s'agissait de former ces relais à la communication et à l'animation de réunions.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Les journée de travail débutent à 8h45, jusqu'à 13h30; certains jours, mes stagiaires interviennent en milieu scolaire l'après midi pour faire de la sensibilisation , nous nous rendons ensemble au lycée ou au collège de 15h à 17h , avec un debriefing à la fin si le temps le permet (sinon on fait l'analyse de la réunion le lendemain).

Le rituel, c'est de commencer la journée en faisant du ''back trackage'' , retour sur la veille, comme j'aime bien un peu provoquer, je leur dit que je perds la mémoire et que j'ai complètement oublié ce qu'on a travaillé la veille... ça marche très bien et en plus c'est très relax pour moi!

Je m'efforce de varier les modes d'animation et j'évite de faire de trop grands exposés au bénéfice de travaux de groupe de jeux de rôle et d'études de cas. J'alterne également avec des exercices ludiques, des contes , des exercices de crativité (un slogan, une affiche sur le sida)des études de cas.

Il me semble important de maintenir un bon rythme qui privilégie la diversité. Dans les séquences un peu théoriques (exposé sur les iST par exemple) je réalise qu'un ou deux décrochent et s'endorment (certains doivent faire plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre la salle) . Une des clés est de ne pas garder la parole trop longtemps et de les solliciter au maximum; Eviter absolument les séquences ''conférences''.

Tous les jours, à la pause Mariam , (il y a deux Mariam dans le groupe) me prépare un thé et un petit en-cas; nous discutons tous ensemble sous un arbre dans la cour et j'apprends ainsi beaucoup sur la socité malienne: la place des femmes, la religion, le gouvernement et l'évolution des lois sur la famille et la santé, le système de cousinage (castes et règles non-écrites), les peuples qui composent le Mali, etc ...


La mission et moi...

Témoignage personnel

Au risque d'énoncer un lieu commun mais de façon très sincére je considère que cette mission a été une formidable expérience très enrichissante au plan humain.
Parce que la formule de Congé Solidaire, en étant ainsi immergé dans la réalité quotidienne de ces populations du Sud, permet d'authentiques rencontres et de salutaires prises de conscience.
En me rendant sur mon lieu de formation, tous les gens dans la rue me saluaient, j'étais au début très surpris et puis j'ai vite appris à faire de même: à engager facilement la conversation et à demander pour les personnes que je connaissait s'ils avaient bien dormi, comment allait leur famille, lles enfants, le travail, etc ... ce sont les usages et j'y vois comme une sorte d'accueil positif et spontané que chacun établi au contact de l'autre. Un signe de reconnaissance; des usages que nous avons perdu dans nos pays;
Le dernier jour, le président de l'association m'a remercié chaleureusement , en retour, sans l'avoir préparé, j'ai dis à ces filles et ces garçons avec qui j'avais partagé cette expérience que c'était surtout à moi de remercier car ce que j'avais reçu d'eux et des gens de Mopti n'avait pas de prix : leur accueil, leur convivialité, la confiance qu'ils m'avaient accordée, leur enthousiasme, leur énergie, leurs rires... je leur ai dit également que si le Mali est un des pays les plus pauvres en terme de produit intérieur brut, il est d'après mois le plus riche que je connaisse pour les qualités humaines de sa population.
Laisser mon petit groupe et les gens de Mopti a été un moment difficile et j'ai très envie d'y retourner un jour.
Les conditions de séjour étaient idéales (hébergement, nourriture, lieu de formation, etc)
La présence simultanée d'autres volontaires (Martine, Christiane, Marlène,Jean--Pierre et les autres) était également rassurante et chaleureuse; idem pour Sory Traoré .
Evidemment le séjour a été rempli d'une foule d'imprévus (c'était prévisible!)
Je me souviens d'une situation où les jeunes de mon groupe (ce sont de grands ados) s'étaient un peu chamaillés à propos d'une canette de coca disparue, le ton montait et je ne savais pas comment gérer mais j'ai vu que dans le groupe, tout naturellement (c'est la règle dans la société malienne ) un jeune a joué le médiateur, a apaisé les tensions et le conflit a très vite était réglé, chacun réalisant qu'il reposait sur un malentendu. J'étais impressionné mais j'ai eu confirmation que même les ''grins'' (groupes de jeunes camarades) fonctionnent avec toutes ces règles implicites propres à la société malienne .
Je me suis rendu compte également que le groupe se structurait suivant des rôles assez bien répartis: un(e) leader, un griot, un ''imam'', une maman, etc . Quand à moi, je crois qu'ils m'avaient attribué le rôle de l'ancien, le sage.... une répartition un peu comme dans ce village dogon que j'ai eu l'occasion de visiter.
Les séances avec pose de préservatifs sur un objet suggestif en bois ont été l'occasion de grands fous rires. Et comme tous les ados, ils étaient pleins d'idées préconçues sur la sexualité et de croyances parfois très originales: ''est ce que c'est vrai qu'un homme qui a des relations intimes dans une pièce climatisée peut devenir impuissant? '' m'a demandé un jeune
Quand j'ai répondu: ''oui, tu n'as pas tort mais il faut que la clim soit vraiment réglée très trés basse... '' tout le monde a éclaté de rire.
J'ai été impressionné par la maturité des jeunes filles du groupe, leur volonté et leur engagement a faire évoluer les choses au Mali, notamment pour le statut de la femme et son émancipation . A mon sens ce sont elles, qui sont le ferment du changement .

Que vous a apporté cette mission ?

J'ai répondu à cette question dans la rubrique précédente
Je peux rajouter également que j'ai réalisé au Mali, dans cette région du Sahel, à quel point les bouleversements climatiques pouvaient mettre en péril toute ces populations: qu'une année les pluies ne viennent pas (cela s'est déjà produit) et ce sera une catastrophe: chez nous pays du nord , responsable du réchauffement climatique les conséquence directes restent encore peu visibles, par contre, là bas, les gens sont en première ligne pour en subir les effets désastreux. J'ai en effet visité une ferme avec des jardins communautaires tenue par des femmes veuves ou séparées (association DEMESSO) et la présidente m'a expliqué cette question de l'eau, des puits et sa hantise de la séchesse.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

elle les a dépassées. Ce que je ne pouvais pas savoir , c'est que cette mission allait être pour moi expérience d'évolution personnelle.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Une formidable oportunité d'échange ; Donner un peu de son temps et de ses compétences et recevoir énormément en retour; C'est aller à la rencontre d'hommes et de femmes vivant dans des conditions précaires et partager un peu de leur existence, découvrir leur culture, les liens de solidarités qui les unissent, se sentir proche, au fond , malgré les différents modes de vie.Une prise de conscience que nos avenirs sont liés et que nous sommes embarqués sur le même navire.
La solidarité internationale, c'est un véritable partage, qui fonctionne dans les deux sens.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Dans mon quotidien, ce que je me suis mis à faire en premier lieu, c'est de témoigner de mon expérience, d'oser parler à mon travail et à mes connaissances de valeurs auxquelles je suis attachées et que j'ai pu concrétiser dans cette mission: solidarité, ouverture à l'autre, engagement. Maintenant, je peux dire en connaissance de cause : oui chacun a la possibilité d'agir concrètement pour l'humanitaire et chacun peut se rendre sur place pour conduire une mission et mesurer les résultat tangibles de son action.
Je me suis beaucoup investit dans la prépartion du projet ; c'etait un peu un défi dans la mesure ou je ne suis pas un professionnel de la santé; Et j'ai le sentiment d'avoir réussi; Etre capable de relever ce type de défi va me servir dans bien d'autres projets. J'ai l'impression d'avoir acquis de l'assurance et de la sérénité, qui sont des ressources très puissantes dans bon nombre de siituations professionnelles ou privées.
Cette expérience me permet également de prendre du recul par rapport à des préoccupations de mon quotidien que je trouve maintenant souvent bien dérisoires.par raport aux problèmes qui se posent en Afrique

22-06-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Une grande salle ventilée avait été mise à notre disposition pour la formation. La salle pouvait être fermée à clé et j'avais un jeu de clé au cas où j'aurais voulu préparer la salle avant l'arrivée des participants.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Un ordinateur portable avec souris, une clé USB et un rétroprojecteur ont été mis à ma disposition pour la formation ainsi que des feuilles blanches pour que les participants puissent prendre des notes.
Les suggestions pour la prochaine personne qui ira sur la mission : arriver avec un stock de stylos et si possible s'arranger pour pouvoir imprimer les supports juste avant la formation.

Solution apportée à un problème matériel :

Le matériel fourni était opérationnel. Pour info, j'étais partie en mission avec mon ordinateur portable personnel mais il n'était pas compatible avec le rétroprojecteur donc le partenaire m'a gracieusement prêté un ordinateur pour la formation.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
20

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Aux prémices de préparation à la mission, 13 personnes étaient annoncées et puis il y a eu une évolution vers une liste de 28 personnes et au final, 20 personnes ont été formées.
Daniel n'a pas souhaité que 28 personnes soient forcés afin que la formation puisse garder un bon niveau d'interactivité et afin d'éviter le côté cours magistral.
Un effectif de 20 personnes en formation a permis de donner un bon équilibre à la formation car j'oscillais entre slides d'informations, de rappels et/ou d'apport de connaissances et jeux, questions et études de cas.
Avec moins de participants, il aurait surtout fallu axer l'animation sur des études de cas et avec plus de participants, il aurait fallu faire du cours magistral en passant à côté des moments de réflexion des participants.

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

OSSINE Paulin Agent d'Hygiène(AH) Pehunco
N'KOUE B. Basile AH CS Cobly
KANTCHAGOU Dénis AH CSC Kérou
BABA-BODY Walidatou AH CSC Ouaké
SANGA N. Dieudonné AH HZ Kouandé
NOUGOUTE T. Daniel AH CSC Cobly
KANKANHOUIN Bienvenu AH Materi
DASSATE Sika AH CSC N'GOU
YANTEKOUA Pascaline AH DDS Atacora
YOTTO N. Nestor AH DDS Atacora
YANTIKOUA Honoré AH DDS Atacora
CHABI Dassagate Marc AH CHD Atacora
BASSE Zaliatou AH Hôpital de zone Natitingou
ZOUNTCHEGBE Ninon Technicien d'Agent d'Hygiène (THA) Hôpital de zone Natitingou
KOUAGOU Sidonie AH Boukoumbé
DA-ALLADA Francis THA ZS/Bassila
AVODEA Calixte THA ZS/Tanguiéta
SANGA S. B. Georges Agent d'Hygiène et d'Assainissement (AHA) Toucountouna
TCHANSI Benoît AHA Copargo

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

En général, 5 voire 6 groupes étaient formés. Sur les premiers jeux, je les ai laissé choisir leur groupe et au fur et à mesure de l'avancée des formations, j'ai souhaité mixer les groupes de manière à gagner en homogénéité au niveau des travaux menés.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Jeux permettant d'introduire l'exposé théorique puis cas pratiques par groupe pour vérifier la bonne compréhension des modules et la mise en application de la théorie

Quels outils de travail ?

Fiches techniques, tableaux, schémas, liens Internet, photocopies

Quelle a été la réaction des participants  ?

Les fiches techniques, les schémas et les tableaux ont été les plus pertinents et les plus intéressants pour les participants car ces supports

Quels conseils pour le successeur ?

Eviter trop de théorie et surtout axer la pédagogie sur du jeu et de l'interactivité. Ne pas hésiter à utiliser des fiches mémos qui seront beaucoup plus utiles aux participants que la totalité des slides.

 

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

L'objectif initial de la mission était de former des agents d'hygiène et d'assainissement de la région de l'Atacora-Donga à la gestion des déchets biomédicaux.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

La première semaine :
Lundi : rencontre avec le partenaire sur place, discussion et préparation des visites sur terrain.
Mardi matin : visites de différents services du centre hospitalier départemental et de l'hôpital de zone de Natitingou, visite de la clinique Sainte Bakita à Natitingou
Mardi après-midi : visite du CSC de Tanguieta
Mercredi : visite de l'hôpital de référence de Kouande, visite de la clinique Nassiera et de la clinique Saint-Luc à Natitingou
Jeudi matin : visite de l'hôpital de zone -ordre de Malte de Djougou
Jeudi après-midi : visite du CSC de Toucoutouna (?)
Vendredi : débriefing des visites et réaménagement des modules de formation

La deuxième semaine :
Lundi matin :
8h30-9h45 : point rapide avec le partenaire et derniers ajustements puis présentation à l'ensemble des participants à la formation par Mr Bernard Matchi et Daniel.
10h -12h30 : démarrage de la formation : Tour de table, définition des DBM (1ère partie)
lundi après-midi
(15h-17h) : définition et classification des DBM

Mardi matin:
9h-10h30 : gestion des DBM au Bénin
10h45 - 12h30 : Rappel sur les DBM => fin de l'exercice commencé en première journée.
Mardi après-midi :
15h - 17h : Principes de base de gestion des DBM => exercice

Mercredi matin:
9h-11h : cas de gestion des DBM sur le terrain => visite de l'hôpital de zone de Natitingou
11h15 - 12h30 : description d'un plan de gestion adéquat aux déchets triés dans cet hôpital
Mercredi après-midi :
15h-16h : Débriefing de la mise en situation et préparation d'un plan de gestion des DBM adapté à leurs centres de santé respectifs

Jeudi matin:
9h-11h : Prévention des risques
11h-12h30 : Etude de cas (Glazoué + Lycée Coulibaly) par groupe
Jeudi après-midi:
15h-15h45 : Retour sur la responsabilité de l'agent dans la bonne gestion des DBM et sur l'utilité de sensibiliser tous les acteurs de la chaîne
15h45 -17h : Correction des études de cas et proposition d'outils de reporting

Vendredi matin :
9h-10h : que faire en cas de ?
10h - 12h30 : Conclusion de la formation et distribution de documentation pour aller plus loin
Evaluation de la formation
Vendredi après-midi :
Questions subsidiaires
Débriefing final avec le partenaire.

La mission et moi...

Que vous a apporté cette mission ?

Une vision un peu plus simple de la vie. J'ai vraiment eu l'impression d'être un petit peu utile mais je me suis rendue compte qu'au delà de la mission de formation, il fallait aussi des moyens et également que les participants puissent travailler avec un ingénieur à la mise en place d'incinérateurs adéquats à leurs contraintes.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

La mission a été conforme à mes attentes dans la mesure où je voulais échanger

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

La solidarité internationale est un échange de connaissances dans la mesure où le volontaire apporte des compétences techniques à des bénéficiaires et que ces bénéficiaires apportent quant à eux un savoir-vivre.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Le fait de relativiser, prendre de la distance ou prendre les choses du bon côté et avec calme.

« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »
Amadou Hampâté Bâ
Extrait du document « Donner pour agir ? » issu du site Internet du Ritimo (Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale).

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Ritimo - novembre 2006)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.

  • Dons autorisés : photos.
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation. Accès direct à la page de don de notre site Internet: www.planete-urgence.org/vous/
Règlement intérieur des volontaires de Planète Urgence en mission
Article 1 - Mission de Planète Urgence

Planète Urgence, association française de solidarité internationale, regroupe des individus et des entreprises contribuant à la mise en œuvre de projets solidaires et écologiques basés sur la transmission et l'échange de compétences à des fins de développement et de protection de l’environnement.

Conformément au cadre du programme Congés Solidaire de l'association, chaque volontaire intervient lors d'une mission d'une durée de deux à trois semaines en faveur d'un partenaire local agissant au sein d'un pays, tous deux sélectionnés par Planète Urgence.

Article 2 - Respect du cadre de la mission

Le volontaire part dans le cadre d’une mission préparée et définie avec un objectif de programme précis qui induit :
  • le respect de cet objectif et des activités correspondantes, ce qui impose de ne pas se disperser, par exemple, en répondant à d'éventuelles sollicitations périphériques au programme.
  • de savoir s’intégrer et adapter sa personnalité aux contraintes du groupe et de la vie en collectivité : respect des horaires de coucher et de repas, respect du sommeil etc..
Les missions se déroulant dans différents lieux d'accueils et de vie (maison des volontaires, hôtels, chez l’habitant, campement en brousse...), il est obligatoire :
  • de respecter ces sites (jeter les détritus dans les endroits appropriés / les récupérer si il n'y a pas dispositif adapté, remplacer le matériel cassé...)
  • de respecter les consignes mises en place par les partenaires locaux. Ces derniers sont souverains dans l’encadrement des missions.
Article 3 - Respect des coutumes et des populations locales

Ne pas oublier que nos valeurs ne sont pas universelles ni forcement les plus adaptées à des contextes éloignés des nôtres. Ce qui ne signifie pas non plus que nous devons les abandonner : il faut simplement être humble et tolérant, respecter la diversité culturelle et les populations rencontrées.

Ne pas oublier que la notion du temps peut être très différente d’un continent à l’autre.

Porter une tenue vestimentaire adaptée à la culture du pays. Non seulement, cela favorise les contacts mais c’est aussi le moyen de se protéger de la chaleur du soleil, du vent et des insectes. Les tenues trop courtes, trop dénudées, trop moulantes peuvent choquer les populations et les équipes locales. Les critères en matière vestimentaire varient d’une culture à l’autre et il n’est pas toujours simple de les déchiffrer : se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

Dans tous les cas, porter des vêtements propres, non déchirés, est un signe de respect à l’égard des populations.

Demander l’accord préalable aux personnes concernées pour toutes prises de photo et bien se renseigner auprès du représentant local en matière de restriction ou d’interdiction.

Plus particulièrement, le volontaire devra strictement :

S'abstenir de prendre ou d'acheter en souvenir des animaux ou parties d’animaux (os, dent, crâne, peaux etc) ou de cueillir des plantes. S'approprier ces spécimens peut par ailleurs entraîner de sérieux problèmes, notamment aux douanes.

S’abstenir d’acquérir et/ou consommer tout type de drogues ; en matière d'alcool consommer modérément et en dehors des heures travail en mission.

S'abstenir de tout prosélytisme religieux ou politique.

Ne pratiquer aucun tourisme sexuel, ni pression ou harcèlement de cet ordre.

De tels agissements peuvent être lourds de conséquence pour les étrangers mais également par extension pour l'association Planète Urgence et les employeurs et associations partenaires du Congés Solidaire. Ils peuvent conduire, selon les lois en vigueur dans le pays concerné, à des peines de prison et à la fin des partenariats solidaires établis par Planète Urgence.

Le non-respect par le volontaire de ces consignes pourra motiver une rupture unilatérale de l’engagement par Planète Urgence.

NB : La consommation de cigarettes peut être mal vue dans certains pays ou régions, surtout pour les femmes. Se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

A noter que dans la plupart des sites d’intervention de Planète Urgence :
  • l’eau est une ressource rare et précieuse. Une majeure partie de la population n’a pas accès à un réseau d’eau potable. Il est demandé de s’adapter à cette problématique locale en économisant au maximum l’eau.
  • La gestion des déchets n’est pas systématiquement une priorité. Il est donc demandé de rapporter les déchets polluants tels que piles, lingettes, flacons de produits d'hygiène, appareils photos jetables, rasoirs jetables, tous types de spray (anti-moustique, déodorant, etc.), les sacs, emballages et bouteilles plastiques etc..
  • Si vous fumez : même en ville ne laissez pas vos mégots au sol et soyez vigilant quant aux risques d'incendie.
Article 4 - Sécurité
  • S’informer, auprès du représentant local de Planète Urgence, des règles de sécurité en vigueur.
  • Transport moto :
    • Interdiction formelle à Bamako (Mali).
    • Déconseillé sur tous les autres lieux de mission sans casque adapté.
    • Interdiction formelle de se faire transporter à moto par les bénéficiaires des missions, quelque soit le lieu.
  • S’abstenir de circuler en voiture durant la nuit (sauf en cas de nécessité extrême) et de conduire toute sorte de véhicule.
  • Rester calme et faire preuve de retenue si vous êtes pris à parti.
Article 5 - Dons individuels

«La main de celui qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne», Amadou Hampâté Bâ

Interdiction de faire des dons personnels directement dans le cadre de la mission en dehors des besoins du projet répertoriés et validés par le coordinateur de mission.(Ex : dons d'argent, de médicaments et de vêtements). (Cf. Charte du Don)

Article 6 - Port du gilet de travail

Obligation de porter le gilet Planète Urgence, remis par le représentant local en début de mission, pour faciliter l’identification du volontaire.

Prendre soin de son gilet et le restituer en état à la fin de la mission au partenaire local. En cas de perte ou de détérioration, une participation financière sera demandée pour la confection d’un nouveau gilet.

Lavage du gilet à chaque fin de mission par le partenaire local.
 
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