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Planète Urgence
 
       
 
N° 1245
INDE
Pondicherry
 
 
Santé
First aid training
 
   
1 mission programmée
Urgent
Départ
Durée
Choix
En 2010*
* Les dates et la durée (en moyenne 16 jours) de cette mission dépendent des disponibilités tant du (des) volontaire(s) que des bénéficiaires.

Pour davantage d'information, n'hésitez pas à contacter le coordinateur de mission.
Si vous souhaitez poser votre candidature sur ce projet, le coordinateur de mission vous demandera un CV.16 j*
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
INDE
Ministère des Affaires Etrangères - Conseils aux Voyageurs -
Nom des bénéficiaires : Creche Workers (teachers & help workers)
 
Nombre de participants : 30
 
Niveau des participants : Teachers : secondary level, Help workers : primary level
 
Formation des participants : The creche workers don't have a good level in english : PSDF will arrange a translator.
 
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Historique du projet : People’s Social Development Foundation (PSDF) was created in 1999 by a self motivated group of intellectuals to work in Pondicherry with the eager of voluntarism and Dalit ideology and development activities. Areas of operation are poor Dalit villages in Pondicherry and villages of Cuddalore and Villupuram (Districts in Tamil Nadu). These working areas are considered among the poorest regions of the state. This region of the rural India have been neglected by the state and by the mainstream development agencies. The PSDF had born considering the challenges of the region to reckon with.

PSDF wanted to help poor women and to take care of their children. PSDF opened 3 first creches on its own budget, before receiving now the support of state Social welfare Board.

Objective of the PSDF :
- To create awareness in all spheres in order to change the social and economic position of the most vulnerable section in the society, irrespective of sex, caste, religion and politics in favour of developments and peace.
- To promote the status of education, Health, welfare and social security of the downtrodden people.
- To support the women community to express their needs and empower them in their over all development through Self Help Group’s.
- To develop the knowledge, skills and attitudes of youths, women and children through formal and non-formal education and child development programmes.
- To bring economic self-reliance among the people below the poverty line in rural areas, by motivatiing them to take incomes generation self-employment ventures through economically viable, eco-friendly and agro based small-scale industries.

Activities done by PSDF :
PSDF is running 8 Creche Centres in the Rural areas of Pondicherry : 1 at 20 kilometers from Pondicherry and 7 creches in urban slum. 2 education teachers per Creche Centers take care of children . There are 25 children per creche, they come from the same village and are aged 1 year to 5 years old.

Creche operating :
- Creche centers open at 9.00 A.M. to 5.P.M,
- The mother, who are going for daily labor, bring her child and handed over to the crèche teacher,
- The children stay in the centre till evening when his mother pick him up : noon 12.P.M. lunch is be provided in the centre ; after the lunch the children take a sleep ; between 4.P.M to 5.P.M. children are allowed to play in front of the centre.

The teachers are Secondary School level (it is enough for Pre Kinter Karden School. They were appointed for society, educationally and culturally very backward families in remote villages. Presently, in the creche centers, they are teaching moral stories, basic alphabet, rhymes, numerical, sports. They also provide meals at noon to the children.
 
Objectif final : Teachers don't have any medical knowledge in child care (children from 1 to 5 years). The objective is to improve the knowledge of the teachers and helpers in medical knowledge and First Aid.
 
Intervention du volontaire : First aid training, the security evaluation & the security instructions for each creche.

PSDF needs training the creche workers on how to give first aid to the children in order to resolve problems like : choking, bleeding, unconscious (or not breathing), trauma (wounds, burns ...), protection (ex : harmful products out of reach of children, sharp objects out of reach of children ..).

The creche workers also want to know how the sick children can be identified and what should they do in that case (like fever and cold and breathing problems). Today, there are about 15 cases of sickness per creche. The sick are essentially cough and cold, viral fever, chicken kunaiya fever (the type of sicknesses is depending on the season, for example in the wet season there are more cold and mosquito).

In this training, should also be done :
- for each creche, the volunteer of Planete Urgence will do an evaluation concerning the security of the creche,
- for each creche, process information concerning the assistance (who call, when and why) and security instructions must be implemented : the volunteer can help PSDF to do it. In each creche a poster which re-call all the instructions & process will be hanged up on the wall.
 
Aéroport / Lieu d'arrivée : Chennai - madras
 
Condition d'hébergement et d'intendance : Guest house in Pondicherry
 
Organisation : The first week will focalise on the first aid training for the 7 creches. It will be 14 beneficiaries. The second week will be on the security evaluation & the security instructions for 7 creches. A second mission will take place for the 8 others creches with the same goals than the first mission.
 
Aucun rapport de cette même mission
Et aucun rapport sur une mission au bénéfice du même partenaire
Et les 5 derniers rapports sur une mission du même domaine
5 rapports de mission de projets similaires
Nom du bénévole
Projet
Date
15-03-2010
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Formation en pleine air donc bien adaptée car besoin d'espace pour ce genre de formation.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Matériel à disposition satisfaisant : paperboard, lecteur dvd, tv, mannequin. J'avais emporté avec moi une trousse de premier secours donc j'avais tout le matériel pour la formation.

Solution apportée à un problème matériel :

Le matériel sur place est en très bon état. J'ai juste acheté des cahiers et stylos pour leur permettent de prendre des notes.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Yves Pascal Honla : Délégué général d'AGROTOUR
Jean Baptiste Dinegha : Remplacent du délégué général en cas d'absence
Moutamal Silvére Joseph : membre d'AGROTOUR
loka moudourouy samuel felix : membre d'AGROTOUR
Christelle Deugoué : a suivi la formation en vu de devenir guide pour AGROTOUR
Wouafe sila émilie
Batep bassom rodrigue
Bessong arsene rostan
Bebissemegne delphine
Telep sonia elise: membre AGROTOUR

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Les groupes ont étaient formés avant mon arrivé en fonction des disponibilités de chaque participant.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Exposé théorique démonstration et pratiques des gestes par chaque participant.

Quels outils de travail ?

J'ai utilisé le guide de formation des secouristes français et l'ai laissé à AGROTOUR à la fin de la formation.

Quelle a été la réaction des participants  ?

Ce guide est plus un support pour le formateur car c'est une formation à 95% pratique.

Quels conseils pour le successeur ?

S'adapter avec les matériaux locaux.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Pour le premier groupe, 4 personnes étaient là pour un recyclage. Pour les autres personnes, tout était nouveau.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Ces connaissances leur permettront de sauver des vies.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Formation aux gestes de premiers secours de guides de circuits agrotouristiques.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Formation du lundi au vendredi de 9h à12h30
L'après-midi, point sur la mâtiné, mise en pratique et visites.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Logement :dans un petit hôtel avec un lit, une télé, une douche, un toilette, un lavabo et un ventilateur donc bien sur ce point mais pas d'eau courante tout les jours. Quand il n'y avait pas d'eau courante, on me ramenait 2 seaux d'eau pour la journée : suffisant pour se laver et laver son linge.

La nourriture : étant assez difficile, j'appréhendai ce moment mais tout c'est très bien passé.
Le poisson, riz, manioc, pâte et banane plantain sont la nourriture principale pour les repas.
Pour le petit déjeuner : café, thé, omelette, pain, lait, avocat, tomates...

Pour le travail : pas de problème rencontré. Mes guides ont su me fournir tout ce dont j'avais besoin et j'ai aussi acheté un peu de matériel (cahiers, stylos, photocopies, cartes de sauveteur secouriste réalisées sur place, etc).

Relationnel : Je suis quelqu'un de très sociable et les gens là-bas sont ouverts. On peut parler de tout sans tabous.

Anecdotes : en ville, je voulais prendre des photos de femmes en train de mettre des arachides en bouteilles. Quand elles ont vu que je prenais des photos, elles se sont mises à crier "le blanc est méchant, le blanc est méchant". Chose qui a fait rire mon guide qui m'a alors expliqué que certaines personnes avaient peur des blancs et des photos.

Imprévus : petit souci sur mon billet d'avion départ prévu de DOUALA le 29 mars à 22h30, arrivé à Paris le 29 mars à 6h chose impossible.
J'ai donc contacté PU qui m'a envoyé par mail un nouveau billet avec départ le 29 mars et arrivé le 30 mars vérifier bien vos billets avant de partir.
Prévoyez aussi de bonnes chaussures car vous serez amené a faire de longues marches sous une chaleur harassante.

Que vous a apporté cette mission ?

Cette mission m'a permis de vivre une relation humaine formidable et m'a ouvert les yeux sur les réalités de l'Afrique.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui cette mission a été conforme à mes attentes car je voulais vivre les réalités de l'Afrique. Plonger dans ce contexte et vivre dans une famille d'accueil est le meilleur moyen.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Une volonté collective et commune de changer des inégalités, des injustices, des déséquilibres entre certains pays.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Cette mission m'a permis de développer mon savoir et de le mettre en application. Ce qui m'a permis de m'améliorer dans ce domaine.

30-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Travail au niveau du kiosque du village : lieu d’accueil des touristes : bien pour de petits groupes mais vite à l’étroit si trop nombreux.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Pas d’équipement pour la formation aux gestes de premiers secours : session précédente : matériel apporté par le volontaire (mannequins). Pour ma mission : mise en situation (plus de mannequins), travail sur un poupon pour les gestes concernant les enfants. 2 valisettes avec matériel de premier secours laissé par le volontaire précédent. Ai complété par l’achat d’une boite de compresses et d’une boite de gants.

Solution apportée à un problème matériel :

Ne s'applique pas

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
15

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Ne s'applique pas

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Guides: Mathiasl, Petit Bertin, Jean, Patron, Crépin, Florent
Propriétaires Tatas: Joël, Patron, Bertin, Emile, Valentin
Président de l'association: Parfait
Les 4 cuisinières membres de l'association
La femme du Maitre

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Deux groupes:
un groupe de femmes et un groupe d'hommes

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Jeu de rôles, mises en situation

Quels outils de travail ?

tissus pour bandages, bois pour garrots,

Quels conseils pour le successeur ?

Apporter un mannequin si possible (mais c'est difficile: problème de prêt, de transport).
Penser à demander quels sont les besoins en terme de gants et compresses

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Les formateurs ont appris à former leurs collègues et à être ainsi autonomes.

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

1- Les formateurs à Koussoucoingou vont pouvoir organiser régulièrement des formations au sein du village, pour tous les diplômés, afin de ne pas oublier les gestes appris. Un rythme d’une session d’une journée tous les 4 mois me semble raisonnable.
2- Les formateurs vont pouvoir organiser des sessions pour de nouveaux participants si d’autres personnes du village sont intéressées.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

-Reconnaître un arrêt cardio-respiratoire et débuter une réanimation par massage cardiaque externe et ventilation, chez un adulte et un enfant selon l’âge.
-Mise en position latérale de sécurité
-Prise en charge d’une plaie hémorragique : réalisation d’une compression directe, points de compression et pose de garrot
-Réalisation d’une désobstruction des voies aériennes supérieures : claques dans le dos et compressions abdominales (manœuvre de Heimlich) chez l’adulte, et technique chez l’enfant de moins de 1 an.
-Prise en charge des brûlures thermiques.

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

1- Évaluer les résultats de la mission précédente auprès des écoguides et des cuisinières.
2- Rendre autonome les participants en perfectionnant certains d’autres eux afin qu’ils deviennent à leur tour des formateurs.
3- Réalisation d’un livret avec des photos mettant en scène les différentes situations abordées au cours de la formation (en cours)

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Deux groupes de travail :
-un groupe de femmes (les cuisinières et les femmes chargées de la corvée d’eau)
-un groupe d’homme (les guides et les propriétaires des Tatas).
Les matins : travail avec les femmes
Les après-midi : travail avec les hommes.

Première semaine: évaluation des acquis de la formation des 15 jours précédents
Deuxième semaine: formation de ''formateurs'' en geste de premiers secours, afin qu'ils puissent être autonomes.

La mission et moi...

Témoignage personnel

Nous avons été très bien accueillis aussi bien par ECOBENIN que par les habitants de Koussoucoingou et les membres de La Perle de l’Atacora.
Bien que rudimentaires (absence d’électricité, toilettes sèches), les conditions de vie ont été largement supportables. Nous avions bien été informés avant le départ de ces conditions et sur place, tout a été organisé afin que nous nous sentions bien durant ces 15 jours.
La formation en elle-même s’est déroulée dans de bonnes conditions logistiques et relationnelles, les participants étant très demandeurs de cette formation. Leur implication a été totale, malgré la période délicate des récoltes. Il m’a été possible d’effectuer certaines randonnées afin de me rendre compte des difficultés liées au terrain et des incidents pouvant survenir, pour adapter ma formation.
Grâce à la moto de l’association du village, j’ai pu découvrir Boukombe et faire une pause dans mon programme de formation.
Cette mission a été une belle expérience.

Que vous a apporté cette mission ?

J'espère d'abord qu'elle a plus apporté aux participants qu'à moi...
Elle m'a permis de tester:
-mes capacités d'adaptation en milieu ''difficile''
-ma méthode d'enseignement et de me remettre en question lorsque celle-ci n'était pas adaptée

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

oui

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Apporter des connaissances afin de permettre aux populations locales d'être autonomes.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Relativiser, la patience, l'adaptation, la prise de parole en public

15-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Le partenaire a fait de son mieux pour une bonne formation.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

J'ai apporté le matériel pédogo pour cette formatiion car il n'y a rien là bas pour le secourisme.

Solution apportée à un problème matériel :

Nous avons mis au point avec les moyens du bord un matériel adapté à leur culture.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
20

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Tout le monde était là mais les transports sont très difficile là-bas. Il y a eu un peu de retard mais on a fait avec.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Oui atelier de groupe mais surtout 90 % de pratique et ça ils ont aimés.

Quels outils de travail ?

Les outils de secourisme que j'ai apporté

Quelle a été la réaction des participants  ?

Oui très car ils n'on jamais vu ça et cela a motivé tout le monde.

Quels conseils pour le successeur ?

Un seul conseil... il faut qu'il soit moniteur secouriste car la suite est sur du recyclage et seul un moniteur peut valider un tel programme.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Connaissances complètes sur le secourisme

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Sauver une vie avec un geste simple mais qu'il faut connaitre parfaitement.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

Que dire sur eux... ils ont été très présents et leurs pratiques exellentes.

Objectif initial et suite à donner.

Appréciation Générale...

La mission et moi...

Témoignage personnel

J'ai choisi de vivre 15 jours dans leur culture, je n'ai donc rien à dire sur ce point là sauf que je suis prêt à retourner là-bas pour une aide et leur aporter un plus comme eux m'en ont apportés.

Que vous a apporté cette mission ?

Un autre regard sur notre monde... ceux du nord, d'arrêter de se plaindre car il faut de temps en temps regarder dans l'assiette des autres.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Oui car je voulais qu'ils voients leur entourages différemrents et que leur vision soit preventive. Et bien, ils m'ont tous dit que ces gestes les rassurraient pour eux et leurs familles.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Insuffisante pour les besions de notre planète.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Se contenter de ce que l'on a et arrêté de se plaindre pour un rien.

02-11-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

Une salle propre et spacieuse avec ventilation, climatisation... à proximité tout ce qu'il faut pour préparer le thé et s'aérer en discutant sous un arbre... j'ai conscience encore une fois d'être privilégié, surtout en comparaison avec les copains qui interviennent sur d'autres missiions...
Nous sommes dans la salle de réunion et de formation du Planning Familial;

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Il y a un paper board maison qui convient parfaitement; j'ai amené des rouleaux de papier des marqueurs, des supports, des post-it (pour travaux de groupe en Métaplan) je laisserai tout ce qui reste en partant. Il y a aussi un téléviseur et un lecteur de DVD que j'utiliserai

Solution apportée à un problème matériel :

Je suis venu avec un maximum de supports: des tirages que j'avais conçus, des prospectus (sida, contraception) des préservatifs (masculins et féminins) et également un exemplaire pour chacun du DVD'' Moussa le taximan'' que j'ai dupliqué et qui s'avérera très utile pour eux pour lancer le débat dans leurs réunions

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
10

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

Sans objet

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Les filles:
Hawaé
Mariam Banou
Mariam Samaké
Fanta
Aîchata

Les garçons
Abdoul Salam
Adama Maîga
Urbain
Ali Coulibaly
Belco Coulibaly

Je n'ai pas conservé les noms de famille des participants, ils sont membres de l'association des pairs éducateurs de la jeunesse de MOPTI (APEJM) et leur fonction est d'être des intervenants dans le domaine de l'éducation à la santé de la vie sexuelle. Nous avons travaillé le premier jour sur leurs motivations et leurs attentes:
Un des mots clé, dans ce qui les a poussé à être pairs éducateur: ''servir'' Plusieurs filles parlent de la prise de conscience qui s'est faite en voyant des toutes jeunes camarades se retrouver enceintes et ainsi , faute de contraception et par ignorance, hypothéquer toute leur vie par l'arrivée d'un enfant non désiré et trop tôt.

Les attentes : maitriser les connaissnces sur le sujet (contraception, procréation, cycle de la femme, IST, VIH sida) mais également prendre la parole en public, animer une réunion, utiliser laudio visuel, organiser un débat, gérer son stress devant un groupe .

Constitution des groupes : Combien ? Critères de répartition ? Objectifs ?

Certains travaux se sont faits en sous-groupe : du binome au groupe de cinq; les sous groupes se sont faits pour des études de cas . Exemple : analyser le rapport ONU-SIDA relatif au Mali, monter une check list pour préparer une réunion de sensibilisation à un groupe de jeunes,
Egalement pour préparer des jeux de rôle et des saynettes;
Les groupes se constituaient par affinité ou suivant mes recommandations.
Le but est de faire émerger des idées, de provoquer la participation de tous, de renforcer l'assurance et la confiance en soi de chacun en leur permettant de prendre des responsabilités dans les sous groupes.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

Pédagogie active et participative pour permettre à chacun de s'approprier les techniques d'animation : nous avons travaillé avec des exercices de groupes en utilisant des outils tels que le brain storming, le METAPLAN, les jeux de rôle, les études de cas, les cartes heuristiques, etc . Les travaux de groupe étaient progressivement animés par les participants.
Nous utilisons aussi les 13 petits films de ''Moussa le taximan'' qui servent de support pour lancer un débat sur divers thèmes relatifs au vih sida
Les exposés théoriques sont limités à quelques apports sur la matière traitée (reproduction, ist, vih sida) les connaissances sont vérifiées régulièrement en posant des questions à chacun sur tous ces points, cela se déroule comme un jeu

Quels outils de travail ?

Voir ci dessus film à sketches (un exemplaire du film remis à chacun)
j'ai également fait des tirages
je leur remets des brochures de AIDES ou du CRIPS (prévention sida)

ces supports vous seront envoyés

Quelle a été la réaction des participants  ?

j'en suis convaincu

Quels conseils pour le successeur ?

Les pairs éducateurs sont des jeunes adultes et de grands adolescents et comme tous les ados ont beaucoup d'interrogations autour de la sexualité, de la relation amoureuse, des rapports filles /garçons. Il est important de laisser s'exprimer tout ces questionnements, de parler sans tabous et de ne pas ramener la sexualité à la simple foncion biologique reproductive. Parler aussi de désir, de sentiments, de communication de couple, de sexualité responsable et respectueuse de l'autre.
Utiliser l'humour pour aborder ces questions: les jeunes apprécieront (parfois nous avons vécu de grands fou-rires)
Il est important de comprendre que dans ce mini groupe mixte se déroule en direct une évolution que la société malienne est en train de vivre : la place des femmes qui est en train de changer, la revendication de celles-ci (du moins pour les plus instruites) à un droit à la contraception, à être l'égale de l'homme, le rejet des archaismes de la société traditionnelle (mariages précoces et forcés, excision, etc), le droit au plaisir et à être respectées.
Il faut donc être conscient de toutes ce contexte qui transparaît dans les échanges . Ne pas oublier que les pairs-éducateurs sont des agents de changement et que leur rôle plus ou moins implicite est justement de favoriser les évolutions de la société malienne

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Ils connaissaient tous plus ou moins, parfois assez bien, les mécanismes de la procréation, les moyens de contraception, l'utilité du préservatif, le vih/Sida, par contre ce qu'ils découvrent et intègrent, c'est tout ce qui concerne la communication: en inter-individuel (conduire un entretien, reformuler, développer une écoute active, établir une relation d'aide) en animation de réunion (faire participer, faire s'exprimer, réguler, faire des apports, animer un débat, conduire des jeux de rôles, jouer une saynète, etc...) ou plus globalement comment génerer de l'intérêt sur le sujet (concours d'affiche prévention SIDA, remise de prospectus de sensibilisation, etc).
Les participants ont également été amenés à travailler sur une définition de leur rôle : quelle est la mission du pair -éducateur, où elle commence, où elle finit, quels sont leurs partenaires pour les aider dans cette mission...

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

Etre mieux à même d'exercer le rôle qui est attendu d'eux : compétences développées, confiance renforcées, comportement mieux adapté, rôle plus clair, confiance en soi accrue...
et donc ils pourront avoir un impact, une influence positive sur les jeunes filles et garçons pour une sexualité responsable.
Comme nous avons également mis en évidence les principaux obstacles qu'ils pourront rencontrer (préjugés, poids des traditions, mariages forcés et précoces, pratique de l'excision, archaismes,, machisme, ignorance, intégrisme, etc) , ils seront plus à même d'y faire face en situation réelle et de savoir comment gérer.
Les autorités du Mali s'efforcent de faire évoluer la société traditionnelle malienne et elles souhaitent s'appuyer sur des relais comme les pairs-éducateurs comme de véritables agents de changement auprès de la jeunesse.

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

*Organiser des interventions et des réunions : aller négocier avec un directeur de lycée, aller dialoguer avec les responsables d'un ''grin'', coordonner l'action avec les autres acteurs (médecins, associations, centres de santé) définir un objectif et un déroulement, en fonction de l'objectif: preparer une documentation et des supports: dépliants, préservatifs , film, imprimés, exercices.
*Utiliser les moyens audio-visuel: projection de film, paper board, supports ''métaplan''
*Animer la réunion , avec tout ce que cela implique en terme d'échanges, de régulation, d'apports,
En terme d'apports, par exemple , utiliser le tableau pour présenter de façon visuelle : les IST, le VIH-SIDA (transmission, évolution, dépistage, prévention, conséquences sociales et économiques) l'anatomie et la physiologie sexuelle de la femme et de l'homme, les modes de contraception
*Animer des mises en situation, des saynètes en intervenant au besoin pour jouer certains rôles
* Faire le bilan d'une intervention: debriefing, compte rendu, reporting
* Travailler en équipe avec les autres pairs-éducateurs: réunions ''méthodologie'', échange de pratiques et dans certains cas co-animation;

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Formation des pairs-éducateurs en santé de la reproduction
Il s'agit de former des relais qui vont eux même sensibiliser des jeunes de leur classe d'age (dans les ''grins'' ou les lycées) à la contraception, aux risques liés aux IST dont le VIH Sida. Sur ce dernier point : maitriser les connaissances sur la propagation, l'évolution, le dépistage du VIH ainsi que sur la prévention de la maladie et le suivi des personnes séropositives. Parallèlement, il s'agissait de former ces relais à la communication et à l'animation de réunions.

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Les journée de travail débutent à 8h45, jusqu'à 13h30; certains jours, mes stagiaires interviennent en milieu scolaire l'après midi pour faire de la sensibilisation , nous nous rendons ensemble au lycée ou au collège de 15h à 17h , avec un debriefing à la fin si le temps le permet (sinon on fait l'analyse de la réunion le lendemain).

Le rituel, c'est de commencer la journée en faisant du ''back trackage'' , retour sur la veille, comme j'aime bien un peu provoquer, je leur dit que je perds la mémoire et que j'ai complètement oublié ce qu'on a travaillé la veille... ça marche très bien et en plus c'est très relax pour moi!

Je m'efforce de varier les modes d'animation et j'évite de faire de trop grands exposés au bénéfice de travaux de groupe de jeux de rôle et d'études de cas. J'alterne également avec des exercices ludiques, des contes , des exercices de crativité (un slogan, une affiche sur le sida)des études de cas.

Il me semble important de maintenir un bon rythme qui privilégie la diversité. Dans les séquences un peu théoriques (exposé sur les iST par exemple) je réalise qu'un ou deux décrochent et s'endorment (certains doivent faire plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre la salle) . Une des clés est de ne pas garder la parole trop longtemps et de les solliciter au maximum; Eviter absolument les séquences ''conférences''.

Tous les jours, à la pause Mariam , (il y a deux Mariam dans le groupe) me prépare un thé et un petit en-cas; nous discutons tous ensemble sous un arbre dans la cour et j'apprends ainsi beaucoup sur la socité malienne: la place des femmes, la religion, le gouvernement et l'évolution des lois sur la famille et la santé, le système de cousinage (castes et règles non-écrites), les peuples qui composent le Mali, etc ...


La mission et moi...

Témoignage personnel

Au risque d'énoncer un lieu commun mais de façon très sincére je considère que cette mission a été une formidable expérience très enrichissante au plan humain.
Parce que la formule de Congé Solidaire, en étant ainsi immergé dans la réalité quotidienne de ces populations du Sud, permet d'authentiques rencontres et de salutaires prises de conscience.
En me rendant sur mon lieu de formation, tous les gens dans la rue me saluaient, j'étais au début très surpris et puis j'ai vite appris à faire de même: à engager facilement la conversation et à demander pour les personnes que je connaissait s'ils avaient bien dormi, comment allait leur famille, lles enfants, le travail, etc ... ce sont les usages et j'y vois comme une sorte d'accueil positif et spontané que chacun établi au contact de l'autre. Un signe de reconnaissance; des usages que nous avons perdu dans nos pays;
Le dernier jour, le président de l'association m'a remercié chaleureusement , en retour, sans l'avoir préparé, j'ai dis à ces filles et ces garçons avec qui j'avais partagé cette expérience que c'était surtout à moi de remercier car ce que j'avais reçu d'eux et des gens de Mopti n'avait pas de prix : leur accueil, leur convivialité, la confiance qu'ils m'avaient accordée, leur enthousiasme, leur énergie, leurs rires... je leur ai dit également que si le Mali est un des pays les plus pauvres en terme de produit intérieur brut, il est d'après mois le plus riche que je connaisse pour les qualités humaines de sa population.
Laisser mon petit groupe et les gens de Mopti a été un moment difficile et j'ai très envie d'y retourner un jour.
Les conditions de séjour étaient idéales (hébergement, nourriture, lieu de formation, etc)
La présence simultanée d'autres volontaires (Martine, Christiane, Marlène,Jean--Pierre et les autres) était également rassurante et chaleureuse; idem pour Sory Traoré .
Evidemment le séjour a été rempli d'une foule d'imprévus (c'était prévisible!)
Je me souviens d'une situation où les jeunes de mon groupe (ce sont de grands ados) s'étaient un peu chamaillés à propos d'une canette de coca disparue, le ton montait et je ne savais pas comment gérer mais j'ai vu que dans le groupe, tout naturellement (c'est la règle dans la société malienne ) un jeune a joué le médiateur, a apaisé les tensions et le conflit a très vite était réglé, chacun réalisant qu'il reposait sur un malentendu. J'étais impressionné mais j'ai eu confirmation que même les ''grins'' (groupes de jeunes camarades) fonctionnent avec toutes ces règles implicites propres à la société malienne .
Je me suis rendu compte également que le groupe se structurait suivant des rôles assez bien répartis: un(e) leader, un griot, un ''imam'', une maman, etc . Quand à moi, je crois qu'ils m'avaient attribué le rôle de l'ancien, le sage.... une répartition un peu comme dans ce village dogon que j'ai eu l'occasion de visiter.
Les séances avec pose de préservatifs sur un objet suggestif en bois ont été l'occasion de grands fous rires. Et comme tous les ados, ils étaient pleins d'idées préconçues sur la sexualité et de croyances parfois très originales: ''est ce que c'est vrai qu'un homme qui a des relations intimes dans une pièce climatisée peut devenir impuissant? '' m'a demandé un jeune
Quand j'ai répondu: ''oui, tu n'as pas tort mais il faut que la clim soit vraiment réglée très trés basse... '' tout le monde a éclaté de rire.
J'ai été impressionné par la maturité des jeunes filles du groupe, leur volonté et leur engagement a faire évoluer les choses au Mali, notamment pour le statut de la femme et son émancipation . A mon sens ce sont elles, qui sont le ferment du changement .

Que vous a apporté cette mission ?

J'ai répondu à cette question dans la rubrique précédente
Je peux rajouter également que j'ai réalisé au Mali, dans cette région du Sahel, à quel point les bouleversements climatiques pouvaient mettre en péril toute ces populations: qu'une année les pluies ne viennent pas (cela s'est déjà produit) et ce sera une catastrophe: chez nous pays du nord , responsable du réchauffement climatique les conséquence directes restent encore peu visibles, par contre, là bas, les gens sont en première ligne pour en subir les effets désastreux. J'ai en effet visité une ferme avec des jardins communautaires tenue par des femmes veuves ou séparées (association DEMESSO) et la présidente m'a expliqué cette question de l'eau, des puits et sa hantise de la séchesse.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

elle les a dépassées. Ce que je ne pouvais pas savoir , c'est que cette mission allait être pour moi expérience d'évolution personnelle.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Une formidable oportunité d'échange ; Donner un peu de son temps et de ses compétences et recevoir énormément en retour; C'est aller à la rencontre d'hommes et de femmes vivant dans des conditions précaires et partager un peu de leur existence, découvrir leur culture, les liens de solidarités qui les unissent, se sentir proche, au fond , malgré les différents modes de vie.Une prise de conscience que nos avenirs sont liés et que nous sommes embarqués sur le même navire.
La solidarité internationale, c'est un véritable partage, qui fonctionne dans les deux sens.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

Dans mon quotidien, ce que je me suis mis à faire en premier lieu, c'est de témoigner de mon expérience, d'oser parler à mon travail et à mes connaissances de valeurs auxquelles je suis attachées et que j'ai pu concrétiser dans cette mission: solidarité, ouverture à l'autre, engagement. Maintenant, je peux dire en connaissance de cause : oui chacun a la possibilité d'agir concrètement pour l'humanitaire et chacun peut se rendre sur place pour conduire une mission et mesurer les résultat tangibles de son action.
Je me suis beaucoup investit dans la prépartion du projet ; c'etait un peu un défi dans la mesure ou je ne suis pas un professionnel de la santé; Et j'ai le sentiment d'avoir réussi; Etre capable de relever ce type de défi va me servir dans bien d'autres projets. J'ai l'impression d'avoir acquis de l'assurance et de la sérénité, qui sont des ressources très puissantes dans bon nombre de siituations professionnelles ou privées.
Cette expérience me permet également de prendre du recul par rapport à des préoccupations de mon quotidien que je trouve maintenant souvent bien dérisoires.par raport aux problèmes qui se posent en Afrique

20-07-2009
Les supports matériels utilisés sur le terrain
salle, équipements à disposition...)
Remarques sur la salle ?

J'ai eu la chance d'instruire ma formation dans les locaux de l'ONG WALE. J'ai travaillé dans des conditions idéales avec tout le matériel nécessaire (grande salle avec climatisation). C'était également très confortable.

Remarques sur l'équipement mis à disposition, sur l'état du matériel ?

Un paperboard était à disposition. J'ai acheté sur place le rouleau de papier.
J'avais acheté à Paris le matériel de base pour écrire (feutres...).
J'avais pris mon oprdinateur, et l'ONG WALE m'a prêté également un rétroprojecteur.

Pour la préparation culinaire du vendredi de la deuxième semaine, tout le matériel nécessaire a été mis à disposition.

Les bénéficiaires de la mission.
Nombre de bénéficiaires :
12

Existe-t-il un écart important entre les effectifs annoncés/inscrits/présents ?

13 personnes inscrites, 12 participants

Motivations personnelles des participants par rapports à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?

Liste des participants
1. Djeneba Coumaré, coordinatrice de l'association
2. Saran Camara, conseillère
3. Korotoumou Keita, animatrice
4. Abdoulaye Coulibaly, animateur
5. Dicko Dena, conseiller
6. Isaga Kosso, animateur
7. Bintou Coulibaly, animatrice
8. Mariam Drabo, animatrice
9. Assétou Traoré, animatrice
10. Lala Keita, conseillère
11. Check O Koumaré, assistant social
12. Lamine Seck, coursier


A la suite des besoins et des attentes exprimés par les participants, la formation initiale a été adaptée en «Formation en Nutrition et Hygiène & Alimentation des personnes vivant avec le VIH/SIDA » afin d'intégrer leur souhait de connaitre la nutrition adaptée également aux personnes portant la maladie du VIH.

Méthodologie de travail...

Quelle méthode pédagogique ?

La méthode pédagogique utilisée était un mélange de :
- cours théoriques,
- causeries,
- questions / réponses (notamement sur les sujets évoqués la veille),
- cours participatifs (en ateliers en 2 groupes de 6 personnes pour la réalisation de posters illustrés sur les principaux thèmes de la formation),
- démonstration culinaire (le deuxième vendredi) et dégustation.

Quels outils de travail ?

Le principal outil qui m'a été conseillé par les précédentes volontaires de Danone (un GRAND MERCI à elles !) = ''Guide de Nutrition Familiale'', FAO 2005
Et également le Guide ''Vivre au mieux avec le Sida'' (manuel sur les soins et le soutien nutritionnels, à l'usage des personnes vivant avec le sida, ouvrage trouvable en ligne l'ouvrage en-ligne à http://www.fao.org/docrep/006/Y4168F/Y4168F00.HTM
Voir aussi www.fao.org/hivaids). Ces 2 livres étaient mes bibles !

Egalement des recettes du Mali qui m'ont servi de base de discussions avec mes participants, pour des calculs de prix de revient et la réalisation !
Source : santediabetemali.org

Quelle a été la réaction des participants  ?

Oui, je pense qu'au début de la formation, ils ont été surpris de devoir être actifs et participer à des ateliers, mais finalement ils ont fait le feed-back suivant :
1. Motivation et assiduité des participants
2. Travaux de groupe
3. Participation active des participants
4. Choix des contenus et des thèmes abordés
5. Préparation d’un plat

Quels conseils pour le successeur ?

A priori, pas de nécessité de faire une suite à cette formation. Je leur ai laissé sur place des ouvrages (imprimés et reliés). Egalement le power-point (de 150 diapos environ, synthèse de ces 15 jours de formation) qu'ils peuvent utiliser si ils deviennent à leur tour formateurs.

Réalisations...
Quelles nouvelles connaissances ont-été acquises ?

Le groupe de participants m’a fait le feed-back suivant :
1. Notions d’hygiène
2. Catégorisation des aliments
3. Notions d’alimentation
a. pour la femme enceinte et allaitante,
b. des enfants de 0 à 6 mois et de 6 mois à 36 mois
4.Importance de l’allaitement maternel
5. Connaissance de la malnutrition des adultes, des enfants, des PVVIH (personnes vivant avec le VIH)
6. Le rôle des aliments
7.Les nouvelles recettes

Quelle utilité auront ces nouvelles connaissances ?

1. Mettre les connaissances en pratique (club d’observance, animation publique, autres associations)
2. Se réorganiser pour équilibrer les repas quotidiens
3. Modifier de temps à autres nos habitudes alimentaires
4. Former nos familles et les membres associatifs en bambara

Quel impact concret dans leur travail au jour le jour ?

1. Mettre en pratique les connaissances acquises durant les séances d’animation
2. Diminuer le taux de malnutrition (familles, associations)
3. Améliorer l’alimentation des patients
4. Utiliser ces notions lors des repas communautaires et les activités culinaires

Objectif initial et suite à donner.
Rappel de l'objectif initial de la mission :

Formation en nutrition infantile : « Formation en nutrition et repas pour les enfants de 0 à 6 ans dans un ''clos d'enfants'' »
1. Promotion de l’hygiène
2. Catégorisation des aliments
3. Alimentation
a. Alimentation de la femme enceinte ou allaitante
b. Alimentation de l’enfant entre 0 et 6 mois
c. Alimentation de l’enfant entre 6 et 36 mois
4. Mise en pratique

Appréciation Générale...
Tableau de bord (+ éventuelles remarques)

Jour 1 :
- Prise de contact
- Présentations
* des participants
* choix des horaires
* des thèmes abordés pendant les 2 semaines de la mission
- Recueil des attentes des participants
- Début de la formation : Promotion de l'hygiène

Jour 2 :
- Présentations des nouveaux thèmes abordés pendant les 2 semaines de la mission (présenation revue et adaptée) et validation des participants
- Suite de la formation
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Les différents aliments
* Les différents nutriments
* Le rôle des nutriments
* Les risques de la malnutrition
* Catégorisation des aliments
* Energétiques (riches en sucres (glucides) et en gras (lipides))
* Constructeurs (ou de croissance) (riches en protéines)
* Protecteurs (riches en vitamines et minéraux)
* Intégration des différents aliments

Jour 3 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Appplication en atelier : Catégorisation des aliments
- Alimentation de la femme enceinte ou allaitante

Jour 4 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Application en atelier : Catégorisation des aliments
- Alimentation de l’enfant entre 0 et 6 mois

Jour 5 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Alimentation de l’enfant entre 6 et 36 mois

Jour 6 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Comment le VIH/Sida cause la malnutrition
- La nutrition : une priorité pour les personnes et les familles vivant avec le VIH/SIDA

Jour 7 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Besoins alimentaires particuliers des personnes vivant avec le VIH/Sida

Jour 8 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Faire face aux complications dues au VIH/SIDA
- Certains aliments doivent être consommés ou évités en fonction des symptômes (diarrhée, manque d’appétit, maux de bouche ou de gorge)

Jour 9 :
- Reprise de la veille, causeries, questions / réponses
- Démonstrations culinaires
- Causeries
- Calcul prix de revient
- Application en atelier

Jour 10 :
- Fin de la session avec réunion de clôture (présence de Aboudoulaye Doumbia)
- Remise attestations
- Application culinaire
* Courses au marché
* Démonstration culinaire
- Dégustation

La mission et moi...

Témoignage personnel

Cette expérience était vraiment riche et enrichissante.
Je suis venue former des participants sur un domaine qui n'est pas ma spécialité, mais sur lequel je me suis beaucoup documentée avant de partir. J'ai appris beaucoup avant mon départ, mais j'ai également appris beaucoup avec mes participants lors des causeries et des questions/réponses auxquels nous nous adonnions chaque jour !
Mes participants étaient très curieux, avaient soif d'apprendre et sont restés très réceptifs lors de nos discussions plus générales et qui allaient au delà de la nutrition.
Pour ma part, j'ai découvert grâce à eux, une petite partie de l'Afrique, ses coutumes, les Maliens et de leurs façons de vivre...

Que vous a apporté cette mission ?

J'ai découvert une petite partie de l'Afrique, de ses coutumes,
Egalement les Maliens et de leurs façons de vivre...

A-t-elle été conforme à vos attentes ?

Je n'avais pas d'attentes spécifiques, juste envie qu'ils aient appris quelque chose et qu'ils puissent l'appliquer, en changeant un peu leurs habitudes alimentaires...
Pour ma part, j'ai forcément une vision différente de l'Afrique et ça me plait !

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ?

Pouvoir échanger sur des projets de développement en faisant en sorte que les projets soient relayés à la population locale dans les pays où ils sont développés.

Quels acquis pensez-vous être transposables dans votre quotidien ?

L'écoute...
La patiente...
et l'assurance que nos acquis aient été compris et enregistrés par les personnes formées.

« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »
Amadou Hampâté Bâ
Extrait du document « Donner pour agir ? » issu du site Internet du Ritimo (Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale).

« Donner des vêtements, de la nourriture, des médicaments sont des réflexes courants envers les plus démunis. D'autant plus quand on vit dans des pays riches où l'on a plus qu'il ne faut, et que l'on se sépare souvent d'objets dont on se dit qu'ils pourraient servir à d'autres. Malheureusement, tout n'est pas si simple dans ce domaine, et si le don semble la forme la plus naturelle de la solidarité, il n'est pas forcément la meilleure et il peut même quelquefois être la pire.

C'est un étonnant paradoxe, mais certains gestes de générosité peuvent en effet nuire à leurs bénéficiaires. Les dons peuvent être inappropriés, inadaptés, dangereux, polluants, destructeurs de l'économie locale, etc. Ils peuvent également créer des relations de pouvoir, générer des comportements d'assistés, augmenter les inégalités, alimenter les marchés noirs… Autant de choses auxquelles on ne pense pas forcément quand on vide ses placards, ses rayons ou ses entrepôts.

Le don de matériel est rarement une solution pour être solidaire de façon plus efficace et responsable. Et si l'on fait un don, il faut que ce soit un don réfléchi, basé sur une demande précise émanant du ou des bénéficiaires et non une opportunité de donner des choses dont on ne veut plus ou dont on ne sait plus quoi faire. »

(Source : Ritimo - novembre 2006)
Planète Urgence adhère à cette réflexion, c'est pourquoi nous vous demandons de respecter les mentions ci-dessous :
  • Dons strictement interdits : médicaments, lunettes, dons en argent, cadeaux aux partenaires et aux bénéficiaires, vêtements neufs ou usagés, vêtements et jouets pour bébé, chaussures, livres.

  • Dons autorisés : photos.
Les besoins matériels spécifiques doivent obligatoirement faire l'objet d'une validation de la part des coordinateurs de missions.

Comme alternative aux collectes sauvages, nous vous proposons de collecter des fonds pour nos programmes Kits Scolaires ou Reforestation. Accès direct à la page de don de notre site Internet: www.planete-urgence.org/vous/
Règlement intérieur des volontaires de Planète Urgence en mission
Article 1 - Mission de Planète Urgence

Planète Urgence, association française de solidarité internationale, regroupe des individus et des entreprises contribuant à la mise en œuvre de projets solidaires et écologiques basés sur la transmission et l'échange de compétences à des fins de développement et de protection de l’environnement.

Conformément au cadre du programme Congés Solidaire de l'association, chaque volontaire intervient lors d'une mission d'une durée de deux à trois semaines en faveur d'un partenaire local agissant au sein d'un pays, tous deux sélectionnés par Planète Urgence.

Article 2 - Respect du cadre de la mission

Le volontaire part dans le cadre d’une mission préparée et définie avec un objectif de programme précis qui induit :
  • le respect de cet objectif et des activités correspondantes, ce qui impose de ne pas se disperser, par exemple, en répondant à d'éventuelles sollicitations périphériques au programme.
  • de savoir s’intégrer et adapter sa personnalité aux contraintes du groupe et de la vie en collectivité : respect des horaires de coucher et de repas, respect du sommeil etc..
Les missions se déroulant dans différents lieux d'accueils et de vie (maison des volontaires, hôtels, chez l’habitant, campement en brousse...), il est obligatoire :
  • de respecter ces sites (jeter les détritus dans les endroits appropriés / les récupérer si il n'y a pas dispositif adapté, remplacer le matériel cassé...)
  • de respecter les consignes mises en place par les partenaires locaux. Ces derniers sont souverains dans l’encadrement des missions.
Article 3 - Respect des coutumes et des populations locales

Ne pas oublier que nos valeurs ne sont pas universelles ni forcement les plus adaptées à des contextes éloignés des nôtres. Ce qui ne signifie pas non plus que nous devons les abandonner : il faut simplement être humble et tolérant, respecter la diversité culturelle et les populations rencontrées.

Ne pas oublier que la notion du temps peut être très différente d’un continent à l’autre.

Porter une tenue vestimentaire adaptée à la culture du pays. Non seulement, cela favorise les contacts mais c’est aussi le moyen de se protéger de la chaleur du soleil, du vent et des insectes. Les tenues trop courtes, trop dénudées, trop moulantes peuvent choquer les populations et les équipes locales. Les critères en matière vestimentaire varient d’une culture à l’autre et il n’est pas toujours simple de les déchiffrer : se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

Dans tous les cas, porter des vêtements propres, non déchirés, est un signe de respect à l’égard des populations.

Demander l’accord préalable aux personnes concernées pour toutes prises de photo et bien se renseigner auprès du représentant local en matière de restriction ou d’interdiction.

Plus particulièrement, le volontaire devra strictement :

S'abstenir de prendre ou d'acheter en souvenir des animaux ou parties d’animaux (os, dent, crâne, peaux etc) ou de cueillir des plantes. S'approprier ces spécimens peut par ailleurs entraîner de sérieux problèmes, notamment aux douanes.

S’abstenir d’acquérir et/ou consommer tout type de drogues ; en matière d'alcool consommer modérément et en dehors des heures travail en mission.

S'abstenir de tout prosélytisme religieux ou politique.

Ne pratiquer aucun tourisme sexuel, ni pression ou harcèlement de cet ordre.

De tels agissements peuvent être lourds de conséquence pour les étrangers mais également par extension pour l'association Planète Urgence et les employeurs et associations partenaires du Congés Solidaire. Ils peuvent conduire, selon les lois en vigueur dans le pays concerné, à des peines de prison et à la fin des partenariats solidaires établis par Planète Urgence.

Le non-respect par le volontaire de ces consignes pourra motiver une rupture unilatérale de l’engagement par Planète Urgence.

NB : La consommation de cigarettes peut être mal vue dans certains pays ou régions, surtout pour les femmes. Se renseigner auprès du représentant local de Planète Urgence.

A noter que dans la plupart des sites d’intervention de Planète Urgence :
  • l’eau est une ressource rare et précieuse. Une majeure partie de la population n’a pas accès à un réseau d’eau potable. Il est demandé de s’adapter à cette problématique locale en économisant au maximum l’eau.
  • La gestion des déchets n’est pas systématiquement une priorité. Il est donc demandé de rapporter les déchets polluants tels que piles, lingettes, flacons de produits d'hygiène, appareils photos jetables, rasoirs jetables, tous types de spray (anti-moustique, déodorant, etc.), les sacs, emballages et bouteilles plastiques etc..
  • Si vous fumez : même en ville ne laissez pas vos mégots au sol et soyez vigilant quant aux risques d'incendie.
Article 4 - Sécurité
  • S’informer, auprès du représentant local de Planète Urgence, des règles de sécurité en vigueur.
  • Transport moto :
    • Interdiction formelle à Bamako (Mali).
    • Déconseillé sur tous les autres lieux de mission sans casque adapté.
    • Interdiction formelle de se faire transporter à moto par les bénéficiaires des missions, quelque soit le lieu.
  • S’abstenir de circuler en voiture durant la nuit (sauf en cas de nécessité extrême) et de conduire toute sorte de véhicule.
  • Rester calme et faire preuve de retenue si vous êtes pris à parti.
Article 5 - Dons individuels

«La main de celui qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne», Amadou Hampâté Bâ

Interdiction de faire des dons personnels directement dans le cadre de la mission en dehors des besoins du projet répertoriés et validés par le coordinateur de mission.(Ex : dons d'argent, de médicaments et de vêtements). (Cf. Charte du Don)

Article 6 - Port du gilet de travail

Obligation de porter le gilet Planète Urgence, remis par le représentant local en début de mission, pour faciliter l’identification du volontaire.

Prendre soin de son gilet et le restituer en état à la fin de la mission au partenaire local. En cas de perte ou de détérioration, une participation financière sera demandée pour la confection d’un nouveau gilet.

Lavage du gilet à chaque fin de mission par le partenaire local.
 
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