Témoignage de volontaire : « le Congé Solidaire® est une expérience très enrichissante, motivante et valorisante »

Journaliste dans la presse quotidienne, Benoît H est parti en Equateur en juin dernier pour une mission de Congé Solidaire® de protection de la biodiversité. Il revient avec nous sur ses motivations, son quotidien sur place et son ressenti après la mission.

Planète Urgence (P.U) : Comment avez-vous connu le Congé Solidaire® et Planète Urgence ? 

Benoît H (B.H) : Je suis actuellement, et depuis juin 2017, en congé sabbatique. A partir de décembre de l’année dernière, j’avais pris la décision de m’engager durant mon temps libre de manière plus concrète dans l’environnement et la protection de la biodiversité, sujets qui me tiennent à cœur. A titre personnel, je souhaite d’ailleurs me réorienter professionnellement dans le domaine de la protection des animaux. Je me suis alors renseigné sur Internet sur les types de missions proposées et c’est par hasard que je suis tombé sur le site de Planète Urgence qui m’a immédiatement séduit en raison du type de projet proposé et de la philosophie de l’association. J’avais envie de connaître les différentes structures qui travaillent dans ce domaine et de me faire de l’expérience sur le terrain. Ainsi, je suis entré en contact avec l’association  et j’ai pu échanger, entre autre, sur la variété des missions proposées.

P. U : Quelles étaient vos motivations pour réaliser une mission de solidarité ? 

B.H : M’engager en faveur de la protection de la biodiversité constituait une de mes principales motivations. De plus, une discussion avec une amie qui connaissait Planète Urgence m’avait rassuré quant au sérieux de l’organisme et conforté dans ma décision. Quant à la mission de suivi de la faune et de l’avifaune dans la Réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne, celle-ci correspondait parfaitement à mes envies et à ma philosophie. L’infrastructure, le projet et le lieu correspondaient à ce que je recherchais.

P.U : Quelle était votre mission et pourquoi ce choix ? (contexte et résultats attendus de la mission)

B.H : Ma mission d’une quinzaine  de jours en Equateur s’est déroulée en plein milieu de la Réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne, riche en biodiversité animale et végétale. L'objectif de cette mission de biodiversité en Equateur était de recenser  et de faire un état des lieux des populations de grands mammifères (singes, jaguars et tapirs entre autre) mais également d’observer et  de recenser  les différents reptiles et amphibiens présents. La forêt amazonienne est un milieu très riche, unique, hors du temps, dans lequel il est très intéressant d’évoluer. 

P.U : Pensez-vous avoir atteint les objectifs fixés pour la mission? Si oui, pourquoi ? 

B.H : Oui. L’objectif était d’observer et de recenser. Les nombreux résultats nous ont permis d’établir un état des lieux des différents types de populations à un moment précis : nous avons repéré un grand nombre de singes et avons observé quotidiennement des traces de jaguars (notre guide Roberto en a même vu un lors d’un transect, ce qui est peu commun). Par rapport aux reptiles et les amphibiens, nous avons récolté de très bons résultats (sur les grenouilles par exemple) ce qui est  révélateur de leur bonne santé et d’un environnement sain. Dans cet espace, beaucoup d’espèces sont encore méconnues car c’est un « environnement vierge » dans lequel il n’y a pas trop d’impact humain. Dans l’ensemble, nos observations et nos résultats sont plutôt positifs.

Sur le plan personnel, cette expérience fût extraordinaire, notamment le contact avec les autres volontaires partis en mission. Il y avait une bonne ambiance, une bonne répartition des tâches et tout le monde allait dans le même sens. J’étais très heureux d’évoluer dans ce type d’environnement que je connaissais  un peu puisque j’avais déjà effectué une mission de volontariat au Costa Rica qui consistait à observer et répertorier les tortues marines aux côtés de biologistes. Cette mission m’a conforté dans l’idée de consacrer plus de temps et d’énergie dans ce type de projet lié à la biodiversité.

P.U : En quelques mots, comment décririez-vous votre expérience du Congé solidaire® ?

B.H : Très enrichissante. Je trouve que c’est génial de proposer à des gens de partir sur des petites périodes (cela correspond bien à ce que les gens peuvent et sont prêts à faire). C’est un très beau projet et concept, très motivant et valorisant : dans pas mal d’entreprises les gens sont démotivés, car pas assez valorisés. Cela permet de vivre autre chose et c’est très important de disposer de ce genre d’opportunité. Le Congé solidaire® permet aussi de se revaloriser dans un cadre pas forcément facile et inconnu. Personnellement, cela m‘a motivé dans l’idée de creuser davantage dans le domaine de l’environnement et de la protection de la biodiversité et m’a davantage conforté dans ma volonté de réorientation.

P.U : Avez-vous été soutenu par votre entreprise ?  

B.H : Non. Je suis parti en individuel. Mais, quand je reviendrai au bureau au mois de février, je ferai part à la direction de ce type de projet. Je suis journaliste dans la presse quotidienne. C’est un  milieu très prenant et éprouvant et c’est typiquement le type de projet qui peut intéresser certains de mes collègues. D’ailleurs, en discutant autour de moi, je m’aperçois que peu de gens connaissent cette possibilité mais semblent très intéressés.  

P.U : Souhaiteriez-vous repartir en Congé solidaire ® ?

B.H : Oui, a priori toujours dans la biodiversité ou pourquoi pas les missions de formations pour adultes. Quand ? Comment ? Je ne sais pas… car je vais reprendre le travail et j’ai d’autres projets. Mais je le garde dans un coin de ma tête. Partir en Afrique m’intéresserait également car j’ai un attachement profond pour ce continent  (par exemple au Bénin ou au Zimbabwe). D’ailleurs les  premières missions qui m’avaient intéressé parmi  celles proposées par Planète Urgence étaient  les missions de biodiversité au Zimbabwe qui, à l’époque, étaient en stand-by. D’autant que la langue ne constitue plus un frein vu que je me suis rendu en Afrique du Sud où j’ai effectué une mission de réhabilitation et de protection des animaux sauvages pendant un mois. L’Asie aussi m’intéresserait bien, cela n’est pas fermé.

P.U : Si vous deviez conseiller quelqu'un intéressé par le Congé solidaire®, que lui diriez-vous? 

B.H : Tout d’abord je partagerais mon expérience, car ce type de projet intéresse mais suscite des questions, des réticences,  par exemple au sujet des conditions d’hygiène. Je répondrais aux questions éventuelles. J’insisterais également sur l’apport professionnel et humain (valorisant, enrichissant, dépaysant). Même si c’est juste quelques jours, cette expérience fait ressortir les qualités et compétences des gens, avec par exemple le travail en équipe. Cependant, ce ne sont pas des vacances ! Les conditions sont un  peu sommaires et le rythme de la mission est assez soutenu. La mission en Equateur est assez physique mais on le sait avant de partir, on est bien préparé. Planète Urgence est un organisme très sérieuse avec  une bonne philosophie ce qui est très important pour les gens car beaucoup veulent avoir la certitude de partir avec une structure dont l’organisation est cadrée. Ayant l’habitude de voyager, ce  n’était pas forcément mon cas, mais d’autres peuvent avoir besoin de cela.

P.U : Des remarques supplémentaires ? 

B.H : Je vous remercie car c’est exactement ce que je recherchais. Vous avez répondu à 200 % à mes besoins et attentes. Je  vais continuer à relayer l’information pour que d’autres personnes partent en mission en Congé solidaire® et qui, je l’espère, s’enrichiront et prendront autant de plaisir que moi. Concernant Planète Urgence, je pense que beaucoup de nouveaux projets sont à venir. Continuez à œuvrer comme  vous le faîte, vous le faîte très bien.

Tout comme Benoit, partez en mission de biodiversité ! N’hésitez pas à postuler en ligne !

 

Rédacteur : Aude Mouyanaga

Source : Planète Urgence (France)

Date de publication : 23/11/2017

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